Le Séisme
J’habite le quartier zéro
En contre sens de la rue infinie.
A l’entrée de ma demeure dévastée sont inscrits
Les sanglots de mes douleurs trépassées.
Ma couche ensanglantée râle comme un blessé
Glanant sur les rives fatidiques du trépas.
Dans l’horloge travesti d’un linceul noir
Chaque minute amène un nouveau cadavre.
Comme les feuilles d’automne
Morts, mourants jonchent le pavé défoncé.
Aujourd’hui fêtent les fossoyeurs
A la danse s’invitent les corbeaux.
Que peut l’homme contre l’enfer
Quand il s’abat sur son front ?
Rony Blain
17 janvier 2012
blai...@yahoo.com