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CENTENAIRE DE LA NAISSANCE D'ÉTIENNE D. CHARLIER

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Ghislaine Charlier

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Jun 8, 2004, 1:22:46 PM6/8/04
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LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE D'ÉTIENNE D. CHARLIER

Né à Aquin le 12 juin 1904. Fils de Danton Charlier et de sa
femme, née Gervinus Girault. Première enfance à l'anse à Veau, chez
les époux Numa Casti qui l'avaient adopté après la mort de sa mère.
Commence ses études à l'école Nationale de l'Anse-à-Veau. En 1916, il
les continue à Port-au-Prince, au Petit Séminaire Collège
Saint-Martial. Après le baccalauréat, en 1924, il s'inscrit à l'École
de Droit. Ayant obtenu sa licence en 1927, il prend part à la
fondation de La nouvelle Ronde qu'il gère jusqu'à ce que la revue
cesse de paraître, en avril 1926. En septembre 1928, il part pour les
Etats-Unis où il poursuit ses études juridiques à l'Université
Columbia. Part pour la France en 1929. Soutient sa thèse de doctorat
le 30 mai 1932 à la Faculté de Droit de Paris : De l'aménagement du
principe de la liberté individuelle du travail en Droit Français.

De retour en Haïti au mois de septembre 1932, il prononce des
conférences sur l'économie dirigée dont il plaide la cause. Se lie
avec Jacques Roumain et fait partie de son groupe. Fait paraître en
brochure une conférence qu'il n'avait pu prononcer : Fascisme et
Nazisme ou Socialisme Scientifique (1934). Milite contre la dictature
de Sténio Vincent. Est nommé professeur à l'École de Droit sous
Lescot en 1942. Il y enseigne le droit international privé,
l'économie politique, le droit civil et la procédure civile. Le 9
janvier 1946, il démissionne pour marquer sa solidarité avec la grève
générale dont il est l'un des dirigeants, puisqu'il est membre du
Front Démocratique constitué dans l'illégalité en avril 1945. Membre
du Comité de Salut Public créé à la prise du pouvoir par le Comité
Exécutif Militaire. Collabore de nouveau à La Nation dont Max
Hudicourt avait repris la publication le 22 janvier. Est l'un des
signataires de l'acte de constitution du Parti Socialiste Populaire,
membre de son premier Bureau Provisoire. Candidat du PSP au Sénat
lors des élections générales de 1946, lesquelles étaient truquées.
Réinstallé à l'École de Droit. L'un des signataires du Manifeste du
Comité de Défense Nationale, il fut emprisonné durant 15 jours et
révoqué de son emploi de professeur à l'École de Droit. Milite au
PSP. Écrit dans La Nation devenu l'organe de ce parti, et dont il fut
le gérant responsable. Directeur du journal théorique du Parti, Le
PSP, lequel eut seulement quelques numéros. Fut Secrétaire-général du
PSP du 1er mars 1947 à l'interdiction du parti le 29 décembre 1950.
Auteur de l'Aperçu sur la formation historique de la Nation Haïtienne,
paru en 1954.

Étienne D. Charlier fut l'un des dirigeants de la lutte contre
la dictature de Paul Magloire. Après la chute de celui-ci, il
combattit pour l'instauration d'un gouvernement démocratique. Membre
fondateur de l'Alliance Démocratique Haïtienne, de l'équipe qui
dirigeait son journal, L'Haïtien Libéré, où il publie des articles
très appréciés. Arrêté au mois de novembre 1957, Charlier passa 37
jours au Jolibois, cachot tristement célèbre, construit spécialement
pour le leader nationaliste Joseph Jolibois sous Vincent. Il dut se
cacher quatre fois, dont l'une huit mois d'affilée. La dernière fois,
il dut se mettre à couvert du 22 novembre au 22 décembre 1960, et put
reprendre ses activités grâce aux démarches d'un de ses frères, ami de
François Duvalier. Il mourut subitement cinq jours plus tard, le 27
du même mois, d'un choc anaphylactique consécutif à une injection
contenant du souffre.

Étienne D. Charlier et son groupe ont constamment, à la suite
de Jacques Roumain, poussé à la fondation de divers syndicats, leur
ont prodigué conseils et assistance. Ainsi, à la fin de sa vie en
pleine dictature, E. Charlier écrivit sous un pseudonyme des articles,
parfois humoristiques, dans le journal de l'Intersyndicale, Auberge.
Le président de cette fédération était Ulrich Joly.


P.S. Comme on peut le voir ici, Étienne n'a jamais été député ni
sénateur. Si certains le confondent avec son frère Philippe Charlier,
c'est par ignorance ou par malice.

Cette préface n'a pas pu paraître parce qu'elle était destinée à une
réédition qui s'est avérée impossible faute d'argent aussi bien pour
sa famille que pour ses éditeurs éventuels.

PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION DE L'APERÇU SUR LA FORMATION HISTORIQUE
DE LA NATION HAÏTIENNE D'ÉTIENNE D. CHARLIER

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Le livre que l'on va lire a paru en 1954, aux éditions " Les
Presses Libres ", à Port-au-Prince. L'impression fut payée par une
souscription à laquelle participa tout ce qu'Haïti comptait, à
l'époque, d'historiens, de professeurs d'Histoire et d'amateurs
d'Histoire d'Haïti. La correction d'épreuves fut assurée par la
famille, au sens étroit. C'est-à-dire, dans l'ordre : ma grand-mère,
ma mère, l'auteur (qui, en 1954, avait tout juste quarante ans), mes
trois frères Daniel, Jacques et Max, et votre serviteur. Je venais
d'avoir dix ans. Daniel en avait quatorze, Jacques neuf, et Max,
cinq. Nos parents n'ont jamais estimé que nous étions " trop petits "
pour nous occuper de choses sérieuses. Je leur en suis, pour ma part,
on ne peut plus reconnaissant.

L' "Aperçu" d'Étienne Charlier a donc été introuvable pendant
plus de trente ans. C'est assez paradoxal, vu le large succès
d'estime du livre, et le fait qu'il a représenté, pour des générations
d'élèves de rhétorique, un véritable Saint-Graal : le seul ouvrage
d'histoire d'Haïti couvrant entièrement le programme du Baccalauréat
1ère partie. D'innombrables jeunes, à ce que l'on me dit, l'ont
vainement cherché, pour n'en trouver, dans le meilleur des cas, que
des chapitres ou des photocopies de chapitres. Certains aussi - les
plus chanceux - en ont acheté, à des prix prohibitifs, une copie en
plus ou moins mauvais état qu'ils se dépêchaient aussitôt de " battre
" d'une couverture à l'autre, en vue de l'examen. La parution de
cette édition vient enfin changer un état de choses désastreux pour
nos jeunes, dont l'admirable patriotisme mérite d'être nourri et
soutenu par la meilleure des formations possibles. C'est-à-dire, par
une connaissance aussi complète et aussi raisonnée que possible de
l'Histoire d'Haïti. Un peuple sans histoire est un peuple sans
mémoire, a dit un philosophe. Nous avons une histoire exemplaire,
tant par ses succès que par ses échecs. Pour magnifier ceux-ci, et
minimiser ceux-là, il nous faut absolument connaître nos racines. Le
livre d'Étienne Charlier n'est certainement pas l'alpha et l'oméga de
la science historique. Mais c'est le travail d'un historien
scrupuleusement honnête, d'un esprit analytique dont le lecteur, plus
de trente ans après la première parution de l'ouvrage, ne peut
s'empêcher d'admirer la dévotion à la vérité. Pour nos jeunes, et
aussi pour nos moins jeunes, une telle lecture ne peut être qu'un
enrichissement.

Je m'en voudrais cependant de ne pas signaler qu'un autre
historien, Trinidadien celui-là, a fait au moins aussi bien que
Charlier. Je veux parler de C.L.R. James. Son Histoire de la
révolution anti-esclavagiste de Saint-Domingue, " les Jacobins Noirs "
(paru en 1938) mérite, à côté du présent ouvrage, une place au chevet
de tout étudiant sérieux de l'histoire d'Haïti. Et nos professeurs du
secondaire pourront avec profit exercer les jeunes esprits dont ils
ont la charge en leur assignant, par exemple, des sujets de
dissertation comparant et discutant les jugements respectifs de ces
deux auteurs. Par ailleurs, ils trouveront, dans ces deux synthèses
d'une période-clé de notre vie nationale, bien des sujets de
réflexion, qu'il leur sera loisible de transformer en sujets de
discussion, de devoirs et d'examen. Je soulignerai, en passant, que
la parution de cette édition de l' "Aperçu" coïncide avec le

Bicentenaire de la Révolution Française (1789). Faut-il encore
rappeler qu'Haïti, " fille bâtarde de colons et de la mer " selon le
poète, et fille lointaine de l'Afrique Occidentale, est aussi fille de
la Bastille, de Valmy et de la Convention? Parce que le bonheur
était, brusquement, une idée neuve en Europe, parce que tout
soudainement, un peuple de serfs, d'artisans et de boutiquiers
expliquait au monde, à coups de baïonnettes et de proclamations, qu'il
en avait assez des rois, de la noblesse et de sa misère, certains,
parmi nos ancêtres, osèrent penser l'impensable : leur Liberté. Et
ils ne se contentèrent pas de seulement y penser…

L'histoire qu'a écrit Étienne Charlier est celle de leur
combat. Ce n'est pas, quoiqu'on puisse dire, une simple réédition,
réussie celle-là, de la fameuse révolte de Spartacus contre l'Empire
Romain (écrasée par les légions de Rome en l'an 71 avant le Christ).
Les conditions n'étaient pas les mêmes. Et, à Saint-Domingue au
XVIIIe siècle, le mot " esclave " ne voulait plus dire la même chose.

Pour comprendre l'esclavage dominguois, et, plus largement,
l'esclavage des Noirs sur le continent américain, il faut comprendre
la colonisation espagnole, l'extermination, qui se déroule encore
aujourd'hui (Brésil) des Indiens, les luttes entre les différentes
puissances colonialistes (Portugal, Espagne, Hollande, Angleterre,
France). Il faut aussi comprendre les conditions qui permirent le
premier pillage de l'Afrique et l'infâme Traite des Noirs. Mais il
faut surtout comprendre ce qui sous-tend tous ces différents
phénomènes : le développement, à partir sans doute de la fin du XVe
siècle, du capitalisme en Europe Occidentale. Et dans le cadre de ce
développement, l'importance capitale de l'or de l'Amérique, de cet or
qui, à Hispaniola, fut la cause première de l'extermination des
Taïnos.

L'or d'Hispaniola épuisé, les premiers colons passeront à la
flibuste : c'est-à-dire au vol à main armée, en haute mer, des métaux
précieux volés au Pérou et au Mexique par les gentlemen-cambrioleurs
espagnols. Puis l'on découvrira, pour le malheur des Africains et de
l'Afrique, une autre espèce d'or : le sucre de canne.

Or, argent, ou sucre, le sens du processus est le même. C'est
une exploitation à outrance du Nouveau Continent, de ses habitants, et
de l'Afrique en tant que réservoir d'esclaves, en vue du transfert, à
une échelle monstrueuse, des capitaux qui allaient, dans un premier
temps, rendre possible l'accumulation primitive capitaliste en Europe,
et, dans un second, la célèbre " Révolution Industrielle "
occidentale, c'est-à-dire la consolidation définitive du capitalisme
européen.

Il s'agit, économiquement parlant, d'un transfert massif de
capital approprié, par la force des armes, en Amérique et en Afrique,
à l'Europe de l'Ouest. C'est là le fin mot de l'histoire. Et c'est
aussi ce que des générations d'historiens des pays " civilisés " ont
tenté d'effacer de la mémoire des peuples du Tiers-Monde.

L'accumulation primitive du capital, le développement du
capitalisme en Europe et la révolution industrielle se sont produits
dans le cadre de l'exploitation à outrance du reste du monde, de
l'Amérique et de l'Afrique en particulier, par le colonialisme
européen. Et, à Saint-Domingue, dans le cadre d'un esclavage
inhumain, instauré et maintenu dans le but exclusif de transférer le
plus de richesses possible à la " métropole " - - à la France.

L' " Aperçu sur la Formation Historique de la Nation Haïtienne
" est l'histoire d'une rupture : pour la première fois, un peuple
non-blanc, esclave de surcroît, osait se soulever, jeter à la mer les
colons et proclamer son Indépendance. C'était la première
décolonisation de ce qui était sans doute, déjà, le Tiers-Monde, ou
mieux, la " périphérie " du " centre " ouest-européen.

Tadeusz Lepkowski, historien polonais, dans son excellente
étude sur l'histoire d'Haïti, regrette qu'Étienne Charlier se soit
arrêté, dans son livre, au symbolique Premier Janvier 1804. Il pense
que la formation de la nation Haïtienne ne se termine pas à la
proclamation de l'Indépendance. Je crois qu'Étienne Charlier aurait
été tout-à-fait d'accord. Notons, en effet, qu'il intitulait son
livre " Aperçu sur la formation historique de la nation haïtienne " et
non " La formation historique de la nation haïtienne ". Je ne crois
pas que l'importance de l'Ordonnance de Charles X (1825) ait pu
échapper à Charlier. Mais je sais que, d'une part il était pressé de
faire paraître son livre l'année du cent-cinquantenaire de
l'Indépendance (1954), et que de l'autre, il était préoccupé par les
coûts d'impression d'un ouvrage déjà assez volumineux, et qu'il
fallait publier par les moyens du bord. A l'époque, un historien
indépendant devait se publier soit tout seul, soit par souscription,
ou laisser son manuscrit " à la critique rongeuse des souris ".
Étienne Charlier a pu, grâce à ses amis, à ses connaissances, et aussi
à des adversaires politiques qui n'ont pas hésité à souscrire, faire
publier l' "Aperçu". Ses autres manuscrits n'ont pas eu cette chance.
On peut les compter parmi les victimes du cyclone duvaliérien. Pour
revenir à Lepkowski, il est donc clair que, d'un point de vue
strictement historique, il a parfaitement raison : une étude complète
de la formation historique de la nation Haïtienne devrait aller
jusqu'à la contractation de la Dette de l'Indépendance, et sans doute
même jusqu'à la révolution de 1843, voire la sécession Dominicaine de
1844.

Il faut, d'autre part, savoir que le présent livre, dès sa
parution provoqua une polémique virulente, qui opposa l'auteur,
d'abord, à Emmanuel C. Paul, qui représentait ce qu'il faut bien
appelé la vision noiriste de l'histoire d'Haïti, puis, assez
bizarrement, à Pierre Hervé, à l'époque membre en vue du Parti
Communiste Français. Cette polémique ne s'est pas terminée avec la
mort de Charlier, le 27 décembre 1960, d'une allergie foudroyante.
L'on en retrouve des échos dans un livre récent, où Roger Dorsinville
nous parle de la " haine sans pardon " qu'aurait voué Charlier à
Toussaint Louverture. Le lecteur peut heureusement, maintenant, juger
sur pièces de l'admiration de l'auteur de ce livre pour " le vieux
renard d'Ennery ". Mais il pourra aussi noter que c'est une
admiration raisonnée, basée sur ce que Louverture a fait, et non sur
une quelconque légende. Charlier a essayé d'évaluer scientifiquement
la première étape de notre Histoire et ses protagonistes. Il a voulu
faire œuvre d'historien, non d'apologiste. C'est ce que les partisans
des deux légendes qui traversent la bibliographie historique haïtienne
ont eu beaucoup de mal à admettre, et encore plus de mal à pardonner.
Car dans nos luttes sociales et politiques, l'Histoire d'Haïti a
toujours été, et est encore, un champ de bataille comme un autre.
Étienne Charlier, en présentant, dans la mesure de ses possibilités,
les héros de notre Indépendance tels qu'ils furent, et non pas tels
que nous aurions voulu qu'ils soient, s'est fait des ennemis dans tous
les camps. Mais il s'est aussi fait des admirateurs, et des
disciples. L'extrême rigueur de son analyse, à mon avis, rendait
toutes ces conséquences contradictoires inévitables. L'homme de
science, 'il veut faire œuvre qui vaille, ne saurait se soucier de
ménager les susceptibilités. Il doit parvenir à la vérité, et la dire
telle quelle, sans passion, mais sans défaillance.

Je ne voudrais pas terminer sans dire quelques mots du premier
préfacier, Thomas Lechaud. Lechaud fut l'un des premiers socialistes
haïtiens. Il avait été gagné au socialisme par un déporté de la
Commune de Paris (1871) qui avait pu s'échapper du camp de
concentration de Cayenne (Guyane Française), où les Versaillais de
Monsieur Thiers l'avaient emprisonné, après la prise de Paris par la
réaction et le massacre des Communards. C'était un homme charmant, un
fougueux patriote, un excellent écrivain, et un cerveau d'une
curiosité insatiable. La dernière fois que je lui ai parlé, en 1958
ou 1959, il avait tenu à se faire expliquer comment une fusée pouvait
placer sur orbite " une lune artificielle ". Je ne suis pas
tout-à-fait certains d'avoir obtenu la moyenne à cet examen-là…

André Charlier


Trois remarques au sujet de l'Aperçu Historique sur la Formation de la
Nation Haïtienne

1. D'après André Charlier, l'auteur n'a pas indiqué dans le
Chapitre I que la commune primitive indienne était en voie de
transformation. Comme l'a mentionné Étienne Charlier, les rois et
princes étaient les seuls à pouvoir posséder jusqu'à vingt épouses.
Ils jouissaient ainsi d'un privilège qui pouvait être l'indice de
l'existence d'une classe dominante en formation. Sans doute en
aurait-il parlé dans la monographie annoncée dans la même note (p.2,
note (2) de l'édition originale) et dont je n'ai pas trouvé trace
après sa mort. Souhaitons qu'un autre entreprenne ce travail
nécessaire.

2. Dans sa réponse à Pierre Hervé, l'auteur avait admis qu'en ce
qui concerne Toussaint Louverture, il aurait dû inverser les termes de
son analyse, en appuyant d'abord sur la nature révolutionnaire de son
action pour ensuite, montrer les faiblesses de ce génie, et le frein
que constituaient celles-ci dans le déroulement même du processus de
la révolution. Charlier projetait, dans l'éventualité d'une
réédition, de modifier son texte dans ce sens, tout en n'y changeant
rien quant au fond qu'il estimait juste. Malheureusement, il est mort
en 1960 sous Duvalier. Je n'ai pas cru devoir procéder au changement
prévu, mais je crois devoir le signaler.


3. Le livre annoncé dans l'Aperçu n'a pas été publié, Charlier en
avait fait six copies, toutes disparues sauf une que détient M. Carl
Braun, directeur d'une banque à Port-au-Prince.

Ghislaine Charlier, Montréal, 3 juin 2004.

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