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La Putain qui valait trois milliards

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ACJ

unread,
Mar 24, 1997, 3:00:00 AM3/24/97
to

Les contes de fées existent!

Vous souvenez-vous du film " Pretty Woman " dans lequel une jeune
prostituée au grand cœur (Julia Roberts) tombait amoureuse d'un séduisant
milliardaire (Richard Gere), lequel, véritable Prince Charmant et Pygmalion
à ses heures, transformait cette Cendrillon un peu frustre et au parler
rudimentaire en authentique dame du monde au langage châtié par la seule
magie de l'argent ?

Simple conte de fées me direz-vous, impossible en effet d'imaginer qu'un
milliardaire, qui pourrait s'offrir les top-models les plus en vue, perde
son temps avec semblable souillon si ce n'est pour " tirer un coup de temps
en temps " et à la condition expresse de s'entourer de toutes les mesures
prophylactiques nécessaires…

Et bien vous avez tout faux !, la Belgique, terre d'héroïsme et patrie du
surréalisme en tout genre, peut légitimement s'enorgueillir d'une perle
supplémentaire à sa couronne en la présence de Rita Verstraeten, catapultée
héritière universelle du magnat de la cigarette belge Roger Gosset.

Coiffeuse de formation, Mademoiselle Rita ne met pas longtemps à comprendre
que notre monde cruel n'offre finalement qu'un avenir relativement limité à
une spécialiste des shampooings et autres Brushings. Cédant aux sirènes de
l'économie libérale, cette experte en travaux pratiques embrasse rapidement
une carrière de call-girl, autrement plus rémunératrice et de nature à
préserver un peu plus longtemps la douceur de ses blanches mains dont elle
fait paraît-il grand usage…

Entrant dans la putasserie comme d'autres en religion, " Sainte Rita ", qui
est comme chacun sait la patronne des causes désespérées ( !), gravit un à
un les échelons de la Gloire et de la Réussite, qui la voient notamment
jeter son dévolu sur Basri Bajrami, truand notoire et lieutenant de Patrick
Haemers, aujourd'hui condamné à la prison à vie.

Pour une femme comme Rita, la fréquentation romantique et sur un plan
horizontal de la grande truanderie, aux pantalons truffés de calibres 44',
constitue certes une expérience très enrichissante et qui l'emmène sans
aucun doute au 7ème Ciel, un fantasme nettement plus excitant que la
compagnie monotone du premier employé des Postes venu, mais elle reste
néanmoins entachée de redoutables inconvénients, liés en particulier au
caractère, disons " aléatoire ", de cette profession aventureuse.

Si l'orgasme le plus intense n'a qu'un temps, les diamants, comme chacun
sait - et Rita la première -, sont froids mais éternels… A 27 ans, et bien
que déjà mariée et mère d'une petite fille de cinq ans, Rita ne désespère
pas de mettre un jour la main (et le reste en prime) sur le bon filon… En
1990, la chance se présente enfin, sous les traits de Roger Gosset, que lui
a présenté un des ses clients, Jean De Keersmaecker, conseiller financier
du premier nommé.

Entre cette " Sainte Rita " des Temps Modernes, émérite tailleuse de pipes
de son état, et le patron des cigarettes Saint Michel (çà ne s'invente pas
!), la rencontre est forcément… fumante !. Certes l'heureux élu, triste
ermite valétudinaire ne mangeant pour ainsi dire que du fromage et surtout
avouant déjà 67 hivers sur l'impitoyable bascule de la Vie, ne présente
finalement que peu de ressemblances avec le sémillant Richard Gere, mais sa
fortune personnelle de près de trois milliards de francs belges ( !), dont
les 2/3 déjà dissimulés sur des comptes luxembourgeois, mérite bien
quelques petits sacrifices…

D'autant plus que, comme dans tous les contes de fées, le Prince Charmant a
le bon goût de trépasser rapidement, officiellement d'un " arrêt cardiaque
" (çà ne s'invente pas non plus !) non sans avoir quelques mois plus tôt
modifié son testament au bénéfice exclusif de l'ex-shampouineuse…

A l'époque, la Justice belge, dont même les papous ont depuis longtemps
appris à apprécier l'efficacité et l'imagination sans pareille, n'estime
cependant pas intéressant de mener une quelconque enquête, ce qui n'empêche
nullement les médisances d'aller bon train – les gens sont si jaloux – mais
s'il fallait croire toutes les rumeurs…

Peut-être la belle histoire de la " putain qui valait trois milliards " se
serait-elle arrêtée là si Rita, devenue femme respectée à défaut d'être
respectable, s'était contentée de vivre tranquillement de ses rentes sans
trop attirer l'attention sur elle. Mais hélas, Cendrillon est dépensière…

Et rancunière.

Le 11 décembre 1996 en effet, Rita quitte la Belgique pour sa propriété de
Ténériffe ; le lendemain Hayat Bakkali, la maîtresse de son mari, également
call-girl – le monde est décidément bien petit -, est assassinée en sortant
de son domicile de Lovenjoel, petite commune située à quelques kilomètres
seulement de la villa de Grez-Doiceau appartenant à Rita…

Cette fois la Justice belge commence à bouger et à se demander si le
meurtre d'Hayat Bakkali n'aurait pas été commandité par une Rita de moins
en moins en odeur de sainteté, suivant cette étrange logique de la jalousie
qui n'appartient qu'aux femmes, ou parce cette rivale en savait trop, sur
les circonstances exactes de la mort de Roger Gosset bien sûr, mais aussi,
et peut-être surtout, sur les fameux comptes luxembourgeois…

Car entre-temps, le fisc belge est entré dans la danse.

Dans le cadre de l'enquête sur la méga-fraude de la Kredietbank
luxembourgeoise, les maigres effectifs du juge Leys sont parvenus, avec une
patience de fourmi et une obstination digne d'éloges en regard du peu de
moyens qui leur sont alloués et du manque total d'enthousiasme de leur
hiérarchie, à cibler quelques heureux champions de l'évasion fiscale, et
notamment la belle Rita.

Connaissant la rapacité légendaire de l'administration fiscale de notre
beau pays dès qu'il s'agit d'affaires d'héritages, et habilement conseillée
par… Jean de Keersmacker, devenu entre-temps son " homme de confiance
personnel " (délicat euphémisme), Rita s'est en effet bien gardée, après le
décès de Roger Gosset, d'évoquer les deux milliards déjà dissimulés par
Gosset dans la capitale grand-ducale…, se contentant plus modestement de
reconnaître l'existence des 800 millions " blanc-bleu-belges ", et
condescendant seulement, du bout de ses lèvres mutines, à s'acquitter des
droits de succession y relatifs.

Une fraude de deux milliards…

Mais Rita a des goûts de luxe et rien n'est trop beau ni trop cher pour
l'ancienne coiffeuse devenue Bégum au pays des Schtroumpfs mangeurs de
frites…

Le testament de Roger lui impose-t-il de continuer à habiter sa propriété "
afin d'y perpétuer son souvenir après sa mort " (sic) ?, qu'à cela ne
tienne : Rita s'empresse de la mettre en vente et de filer au Grand Duché
pour reprendre contact avec les anciens conseillers de l'industriel et
surtout avec les deux milliards qui dorment paisiblement dans les coffres
(ou plutôt dans les ordinateurs) de la Kredietbank, s'offrant au passage
une petite montre Cartier (une babiole à 1.500.000 FB) pour l'aider dans
son nouvel emploi de femme d'affaires…

Rita sait aussi être généreuse, à ses heures, comme en témoigne cette
Ferrari 355 qu'elle offre à son mari… pour la lui reprendre lorsque
celui-ci la quitte au profit d'Hayat Bakkali, ce n'est pas parce qu'on est
pute qu'on a forcément grand coeur.

Etablie dans la banlieue chic de Grez-Doiceau, Rita se sent cependant
quelque peu à l'étroit dans sa somptueuse villa et se prend à rêver de
grands espaces, dame !, avec les deux milliards qui l'attendent…

N'importe quelle héritière un tant soit peu intelligente préférerait se
mettre définitivement à l'abri des rigueurs de l'Hiver et du Fisc belges
réunis en s'exilant vers un de ces innombrables Edens ensoleillés aux
impôts si légers qu'ils en deviennent quasi aériens, mais pas Rita !. La
vision de ces liasses de billets donne des vertiges à l'ancienne coiffeuse
qui rêve d'Hollywood et se prend pour une héroïne de soap-opera tirant sa
revanche d'un avenir par trop banal : à quoi bon en effet être la pute la
plus riche de Belgique si c'est pour devoir se cacher aux yeux des jaloux
?, l'argent est fait pour être dépensé sans compter dans le plus pur style
nouveau riche : rien ne saurait être trop beau ni trop clinquant,
l'important c'est que " çà en jette ! "

Voitures de sport, résidences secondaires, yachts et amants rémunérés
(juste retour des choses) commencent à s'accumuler mais ce n'est pas encore
assez pour s'estimer remboursée de ses jeunes années de baise tarifée,
certaines taches disparaissent en effet difficilement, à moins de voir
grand.

Et d'y mettre le prix.

Début 1995, Rita contacte alors un bureau d'architectes qui, pour la "
modique " somme de 4.000.000 de francs ( !) lui dressent les plans de son
futur palais pharaonique : une villa bâtie sur trois niveaux totalisant
près de 4.600 m2 (soit la superficie d'un terrain de football), vingt-trois
pièces, huit salles de bains, sept WC, une piscine intérieure, un sauna,
une salle de squash (mon rêve !), un manège privé pour ses chevaux avec
pistes, boxes et logements, six garages, des logements annexes de 412 m2,
une conciergerie, une piscine extérieure,… et même un sauna pour ses
chevaux (Rita adore les longues chevauchées…) ainsi qu'un studio
d'enregistrement pour son petit ami du moment, Pedro Marin, ex-intime du
chanteur Claude François, et à n'en pas douter future étoile du showbiz…

Le gros œuvre a lui seul est estimé à cent soixante millions de francs
belges et c'est là que le bât blesse : bien que " largement suffisants " en
regard des besoins d'une ville ruandaise de taille moyenne, les revenus
officiels de Rita en Belgique sont inférieurs au coût du projet !, seule
solution, rapatrier une partie du pactole luxembourgeois, mais comment s'y
prendre sans attirer l'attention des odieux agents du fisc ?

Pourtant Rita ne doute de rien !, quelques retouches de Tipex sur l'un ou
l'autre document officiel arrangeront bien cela !, ce n'est plus Pretty
Woman mais la Veuve Joyeuse ou Madame Sans Gêne…

De leurs côtés, les comités de riverains se mobilisent contre pareille
politique de " grands travaux ", des recours sont introduits, le dossier
fait grand bruits et traîne en longueur jusqu'à ce que l'arrestation de
Rita la semaine dernière, pour fraude fiscale, y mette un terme
vraisemblablement définitif.

" Qui trop embrasse mal étreint ". Confrontée à l'inconfort de sa cellule
et à la perspective de l'épouvantable redressement fiscal qui l'attend
(sans parler d'autres suites judiciaires éventuelles), l'ex-coiffeuse peut
à loisir méditer sur les étranges caprices du destin qui, plusieurs années
durant, fit d'elle…

… la putain qui valait trois milliards.

--
The Oldest And Strongest Emotion Of Mankind Is Fear

Howard Philips Lovecraft

Agnes Lam

unread,
Mar 25, 1997, 3:00:00 AM3/25/97
to

In <01bc384e$edf82b40$c901...@alajo.skynet.be> "ACJ" <A...@online.be>

ecrit comme d'habitude de forts longs textes interessants:



>
>Cette fois la Justice belge commence à bouger et à se demander si le
>meurtre d'Hayat Bakkali n'aurait pas été commandité par une Rita de
moins
>en moins en odeur de sainteté, suivant cette étrange logique de la
jalousie
>qui n'appartient qu'aux femmes,

Le texte est interessant mais, excusez-moi, ici, cher ami, vous vous
mettez le doigt dans l'oeil! OJ n'aurait-il pas truicide son ex-epouse
et son ami pour les memes raisons?? (je parle de jalousie..)

>
>… la putain qui valait trois milliards.


Etait-elle rousse?

Agnes

ACJ

unread,
Mar 25, 1997, 3:00:00 AM3/25/97
to

Agnes Lam <agne...@ix.netcom.com> a écrit dans l'article
<5h7k80$d...@sjx-ixn7.ix.netcom.com>...

> In <01bc384e$edf82b40$c901...@alajo.skynet.be> "ACJ" <A...@online.be>
>
> ecrit comme d'habitude de forts longs textes interessants:
>
Encore !, c'est bon de s'entendre dire çà.....

> >Cette fois la Justice belge commence à bouger et à se demander si le
> >meurtre d'Hayat Bakkali n'aurait pas été commandité par une Rita de
moins
> >en moins en odeur de sainteté, suivant cette étrange logique de la
jalousie
> >qui n'appartient qu'aux femmes,

>

> Le texte est interessant mais, excusez-moi, ici, cher ami, vous vous
> mettez le doigt dans l'oeil! OJ n'aurait-il pas truicide son ex-epouse
> et son ami pour les memes raisons?? (je parle de jalousie..)
>

Disons que c'est une petite réaction miso...

> >
> >… la putain qui valait trois milliards.
>
>

> Etait-elle rousse?
>
Hélas non !

ACJ

Des

unread,
Mar 28, 1997, 3:00:00 AM3/28/97
to

ACJ écrivait:

>
> Les contes de fées existent!
>
> Vous souvenez-vous du film " Pretty Woman " dans lequel une jeune
> prostituée au grand cœur (Julia Roberts) tombait amoureuse d'un séduisant
> milliardaire (Richard Gere), lequel, véritable Prince Charmant et Pygmalion
> à ses heures, transformait cette Cendrillon un peu frustre et au parler
> rudimentaire en authentique dame du monde au langage châtié par la seule
> magie de l'argent ?

Très agréable film par ailleurs. J’ai pris grand plaisir à le découvrir.

(CUT)

> Coiffeuse de formation, Mademoiselle Rita ne met pas longtemps à
> comprendre que notre monde cruel n'offre finalement qu'un avenir
> relativement limité à une spécialiste des shampooings et autres Brushings.
> Cédant aux sirènes de l'économie libérale, cette experte en travaux pratiques
> embrasse rapidement une carrière de call-girl, autrement plus rémunératrice
> et de nature à préserver un peu plus longtemps la douceur de ses blanches
> mains dont elle fait paraît-il grand usage…

Histoire de quitter le shampooing pour les bigoudis...

> Entrant dans la putasserie comme d'autres en religion, " Sainte Rita ", qui
> est comme chacun sait la patronne des causes désespérées ( !), gravit un à
> un les échelons de la Gloire et de la Réussite, qui la voient notamment
> jeter son dévolu sur Basri Bajrami, truand notoire et lieutenant de Patrick
> Haemers, aujourd'hui condamné à la prison à vie.

Il me semble que c’était plutôt Haemers son petit ami... Enfin, sans
importance. Soi dit en passant, c’est assez logique que tout se beau
monde se connaîsse. Papa Haemers était patron d’un club privé Av. Louise
(le Happy Few) et tu sais combien la vie nocturne à Bruxelles est pour
le moins interlope. Cela dit, un peu plus loin existait (existe encore,
probablement) aussi un lieu où de vieux riches payaient des jeunes
éphèbes pour rendre hommage à leurs tout aussi jeunes compagnes.
(Véridique !)

> Pour une femme comme Rita, la fréquentation romantique et sur un plan
> horizontal de la grande truanderie, aux pantalons truffés de calibres 44',

> (CUT)

Pas seulement eux... La bande à l’ami Bultot (flics, péjistes...)
sortait aussi dans ces endroits. Comme quoi ! C’est tellement vrai qu’au
mariage de M. Mariavelle (M. Harley Davidson Belgique) avec son
ex(?)-prostituée d’épouse, il y avait autant de flics que truands... Il
est mort assassiné (pour l’argent bien entendu) par sa femme depuis.

> Entre cette " Sainte Rita " des Temps Modernes, émérite tailleuse de pipes
> de son état, et le patron des cigarettes Saint Michel (çà ne s'invente pas
> !), la rencontre est forcément… fumante !. Certes l'heureux élu, triste
> ermite valétudinaire ne mangeant pour ainsi dire que du fromage et surtout
> avouant déjà 67 hivers sur l'impitoyable bascule de la Vie, ne présente
> finalement que peu de ressemblances avec le sémillant Richard Gere, mais sa
> fortune personnelle de près de trois milliards de francs belges ( !), dont
> les 2/3 déjà dissimulés sur des comptes luxembourgeois, mérite bien
> quelques petits sacrifices…

...Ce qui corrobore le postulat suivant : L’argent confère un charme
certain.

(CUT)


> Peut-être la belle histoire de la " putain qui valait trois milliards " se
> serait-elle arrêtée là si Rita, devenue femme respectée à défaut d'être
> respectable, s'était contentée de vivre tranquillement de ses rentes sans
> trop attirer l'attention sur elle. Mais hélas, Cendrillon est dépensière…

Personnellement, j’éprouve du respect pour les péripatéticiennes. C’est
une question de philosophie... ;-) Bien évidement, je n’inclus pas cette
(trop) chère Rita dans mes considérations.

> Et rancunière.

> Le 11 décembre 1996 en effet, Rita quitte la Belgique pour sa propriété de
> Ténériffe ; le lendemain Hayat Bakkali, la maîtresse de son mari, également
> call-girl – le monde est décidément bien petit -, est assassinée en sortant
> de son domicile de Lovenjoel, petite commune située à quelques kilomètres
> seulement de la villa de Grez-Doiceau appartenant à Rita…

La très jolie Hayat travaillait comme gérante d’un des établissements
dont Rita était propriétaire. Il est probable que le mari servait à «
relever les compteurs » pour le compte de cette dernière. Cela crée des
relations de proximité...

> Cette fois la Justice belge commence à bouger et à se demander si le
> meurtre d'Hayat Bakkali n'aurait pas été commandité par une Rita de moins
> en moins en odeur de sainteté, suivant cette étrange logique de la jalousie
> qui n'appartient qu'aux femmes, ou parce cette rivale en savait trop, sur
> les circonstances exactes de la mort de Roger Gosset bien sûr, mais aussi,
> et peut-être surtout, sur les fameux comptes luxembourgeois…

Assez bonne hypothèse... Pourtant, je me demande si notre Rita ne
voulait pas se venger des hommes en maintenant le sien sous sa coupe
grâce à l’argent ?

> Car entre-temps, le fisc belge est entré dans la danse.
>
> Dans le cadre de l'enquête sur la méga-fraude de la Kredietbank
> luxembourgeoise, les maigres effectifs du juge Leys sont parvenus, avec une
> patience de fourmi et une obstination digne d'éloges en regard du peu de
> moyens qui leur sont alloués et du manque total d'enthousiasme de leur
> hiérarchie, à cibler quelques heureux champions de l'évasion fiscale, et
> notamment la belle Rita.

J’imagine qu’on ne souhaite pas lui donner trop de moyens pour des
raisons objectives... Si Van Rossem a pu « fonctionner » aussi bien, il
y a de bonnes raisons pour cela. Pourtant, déjà à l’époque de sa grande
gloire, il y avait des bruits (très) insistants. Pour la petite
histoire, Van Rossem et Mariavelle se connaissaient.

(CUT)

> Une fraude de deux milliards…
>
> Mais Rita a des goûts de luxe et rien n'est trop beau ni trop cher pour
> l'ancienne coiffeuse devenue Bégum au pays des Schtroumpfs mangeurs de
> frites…

Est-ce un hasard ? Les Schtroumpfs sont aussi « blanc-bleu ».

(CUT)


> (ou plutôt dans les ordinateurs) de la Kredietbank, s'offrant au passage
> une petite montre Cartier (une babiole à 1.500.000 FB) pour l'aider dans
> son nouvel emploi de femme d'affaires…

Mauvaise langue ! C’est pour se consoler, voyons ! Tu ne te rends pas
compte à quel point cette séparation lui a été douloureuse !

> Rita sait aussi être généreuse, à ses heures, comme en témoigne cette
> Ferrari 355 qu'elle offre à son mari… pour la lui reprendre lorsque
> celui-ci la quitte au profit d'Hayat Bakkali, ce n'est pas parce qu'on est
> pute qu'on a forcément grand coeur.

Cela rejoint mon idée selon laquelle elle voulait « posséder » son
homme.

(CUT)


> N'importe quelle héritière un tant soit peu intelligente préférerait se
> mettre définitivement à l'abri des rigueurs de l'Hiver et du Fisc belges
> réunis en s'exilant vers un de ces innombrables Edens ensoleillés aux
> impôts si légers qu'ils en deviennent quasi aériens, mais pas Rita !

J’imagine que l’ami de Keersmaeker a eu envie de retenir la tirelire de
ce côté de l’univers afin de pouvoir encore en profiter. ???!!!!!! Puis,
c’est ici que résident les cibles de son désir de vengeance... Si non,
pourquoi rester ?

>La vision de ces liasses de billets donne des vertiges à l'ancienne coiffeuse
> qui rêve d'Hollywood et se prend pour une héroïne de soap-opera tirant sa
> revanche d'un avenir par trop banal : à quoi bon en effet être la pute la
> plus riche de Belgique si c'est pour devoir se cacher aux yeux des jaloux
> ?, l'argent est fait pour être dépensé sans compter dans le plus pur style
> nouveau riche : rien ne saurait être trop beau ni trop clinquant,
> l'important c'est que " çà en jette ! "

Très logique. La vraie richesse est très discrète.

> Voitures de sport, résidences secondaires, yachts et amants rémunérés
> (juste retour des choses) commencent à s'accumuler mais ce n'est pas encore
> assez pour s'estimer remboursée de ses jeunes années de baise tarifée,
> certaines taches disparaissent en effet difficilement, à moins de voir
> grand. Et d'y mettre le prix.

Ce n’est, évidement, pas le meilleur chemin pour ce refaire une
virginité.

(CUT)


> Pourtant Rita ne doute de rien !, quelques retouches de Tipex sur l'un ou
> l'autre document officiel arrangeront bien cela !, ce n'est plus Pretty
> Woman mais la Veuve Joyeuse ou Madame Sans Gêne…

La veuve noire peut-être ? Tu sais, celle avec une croix sur le dos...

> De leurs côtés, les comités de riverains se mobilisent contre pareille
> politique de " grands travaux ", des recours sont introduits, le dossier
> fait grand bruits et traîne en longueur jusqu'à ce que l'arrestation de
> Rita la semaine dernière, pour fraude fiscale, y mette un terme
> vraisemblablement définitif.

Je n’étais pas au courant de cet aspect des choses...

> " Qui trop embrasse mal étreint ". Confrontée à l'inconfort de sa cellule
> et à la perspective de l'épouvantable redressement fiscal qui l'attend
> (sans parler d'autres suites judiciaires éventuelles), l'ex-coiffeuse peut
> à loisir méditer sur les étranges caprices du destin qui, plusieurs années
> durant, fit d'elle…

Crois-moi, la Belgique aura toutes les peines du monde pour réimporter
les milliards de la mère Rita et les autres dépôts de la K.B.. En fait,
il y a t’il une vraie politique à ce sujet ? ...Sachant qu’il y a même
des ouvriers (oui !) qui ont placé des petits sous au Luxembourg. (Quel
smeerlap ce Louis !) Voir aussi le trésor de guerre des nazis provenant
de Belgique et placé en Suisse. Pourtant, notre dette publique en aurait
bien besoin.


Louis

ACJ

unread,
Mar 28, 1997, 3:00:00 AM3/28/97
to

Des <lou@promethea_arc.be> a écrit dans l'article
<333BE1C7.171E@promethea_arc.be>...
> ACJ écrivait:

> > Entrant dans la putasserie comme d'autres en religion, " Sainte Rita ",
qui
> > est comme chacun sait la patronne des causes désespérées ( !), gravit
un à
> > un les échelons de la Gloire et de la Réussite, qui la voient notamment
> > jeter son dévolu sur Basri Bajrami, truand notoire et lieutenant de
Patrick
> > Haemers, aujourd'hui condamné à la prison à vie.
>
> Il me semble que c’était plutôt Haemers son petit ami...

Exact, mais je l'ai su après !, dans la première version du journal (il
faut bien que je tire mes infos de quelque chose) on parlait de Bajrami,
donc le lieutenant d'Haemers, l'erreur était de bonne foi !

> > Entre cette " Sainte Rita " des Temps Modernes, émérite tailleuse de
pipes
> > de son état, et le patron des cigarettes Saint Michel (çà ne s'invente
pas
> > !), la rencontre est forcément… fumante !. Certes l'heureux élu, triste
> > ermite valétudinaire ne mangeant pour ainsi dire que du fromage et
surtout
> > avouant déjà 67 hivers sur l'impitoyable bascule de la Vie, ne présente
> > finalement que peu de ressemblances avec le sémillant Richard Gere,
mais sa
> > fortune personnelle de près de trois milliards de francs belges ( !),
dont
> > les 2/3 déjà dissimulés sur des comptes luxembourgeois, mérite bien
> > quelques petits sacrifices…
>
> ...Ce qui corrobore le postulat suivant : L’argent confère un charme
> certain.

Encore une illusion romantique qui s'envole !

> > Le 11 décembre 1996 en effet, Rita quitte la Belgique pour sa propriété
de
> > Ténériffe ; le lendemain Hayat Bakkali, la maîtresse de son mari,
également
> > call-girl – le monde est décidément bien petit -, est assassinée en
sortant
> > de son domicile de Lovenjoel, petite commune située à quelques
kilomètres
> > seulement de la villa de Grez-Doiceau appartenant à Rita…
>
> La très jolie Hayat travaillait comme gérante d’un des établissements
> dont Rita était propriétaire. Il est probable que le mari servait à «
> relever les compteurs » pour le compte de cette dernière. Cela crée des
> relations de proximité...

J'adore tes euphémismes !

> > (ou plutôt dans les ordinateurs) de la Kredietbank, s'offrant au
passage
> > une petite montre Cartier (une babiole à 1.500.000 FB) pour l'aider
dans
> > son nouvel emploi de femme d'affaires…
>
> Mauvaise langue ! C’est pour se consoler, voyons ! Tu ne te rends pas
> compte à quel point cette séparation lui a été douloureuse !

C'est ce que disent toutes mes ex...

ACJ

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