J'ai appris à compter en breton selon la méthode traditionnelle, à savoir en
base 20 (40 = daou-ugent = 2 x 20...) et avec l'objet compté entre les
unités et les dizaines, centaines...(ex : daou lur tregont), or j'ai lu ce
week-end dans le cours de breton de Ouest France ("A la petite école de
breton" de Martial Ménard) qu'il existe une méthode moderne basée sur la
base 10 comme en français (ugent, tregont, pergont, pemont, c'hwegont,
seikont, eikont, naogont, kant) où l'ordre des mots est
centaines/dizaines/unités/objet compté (ex : tregont daou lur).
1. Quelle est votre position face à cette modernisation du système de
comptage ? (sans doute pour en faciliter l'enseignement et l'utilisation
face aux contraintes de calcul : il n'est pas facile d'apprendre et
d'utiliser en même tant une nouvelle langue et une nouvelle base de calcul)
2. Quelle est la méthode employée actuellement dans les écoles de langue
bretonne (Diwan et autres) ?
Les arguments de M. Ménard sont que les autres langues celtiques ont fait
de même et "si certains traditionalistes s'en offusquent, on peut rappeler
que l'ancienne langue avait le terme "pimmunt" pour 50, et que, bien
souvent, ce que l'on croit être ancien est relativement récent dans
l'histoire des langues."
@:-) Stéphane
Merci du renseignement ! J'utiliserai donc cette méthode.
>Le plus difficile est peut être de dire triwec'h et non
>eitek pour 18, une fois partis sur leur lancée.
Pourtant elle existe (toujours d'après M. Ménard) cette version de 18
réguliaire dans l'ancien breton, de même qu'une autre forme : Dou nau
(aujourd'hui daounav) pour 2 x 9 (comme en gallois : deunaw).
>Pour le reste, personne n'a imaginé uniformiser la
>numération française en remplaçant soixante-dix par septante,
>quatre-vingt par octante, etc... en se disant que c'était trop
>compliqué à apprendre en base 20 ou illogique.
C'est vrai pour la majorité de la France, mais le Nord et la Belgique l'on
fait.
>Pour la position des unités dans les nombres, c'est un peu
>comme la place du verbe dans la phrase, quand on apprend
>une langue par immersion tout semble normal; il faut éviter de
>l'apprendre par comparaison avec une langue de référence qui n'a
>aucune raison d'être davantage la "norme".
O.K.
>C'est sans doute difficile pour les adultes, mais pas pour les
>jeunes enfants.
C'est effectivement là qu'est le problème pour moi, je suis déjà trop vieux
pour apprendre facilement !
@:-) Stéphane
>Questions d'un bretonnant néophyte aux bretonnants chevronnés :
>
>J'ai appris à compter en breton selon la méthode traditionnelle, à savoir en
>base 20 (40 = daou-ugent = 2 x 20...) et avec l'objet compté entre les
>unités et les dizaines, centaines...(ex : daou lur tregont),
"daou lur ha tregont" ?
>1. Quelle est votre position face à cette modernisation du système de
>comptage ? (sans doute pour en faciliter l'enseignement et l'utilisation
>face aux contraintes de calcul : il n'est pas facile d'apprendre et
>d'utiliser en même tant une nouvelle langue et une nouvelle base de calcul)
Ce système est très ancien (comme le dit Ménard). Il a dû arriver avec
la culture latine...
A ma connaissance, ce sytème est peu utilisé (et l'autre l'est bien
souvent très mal :-) ; il est néanmoins très pratique pour les numéros
de téléphone.
p.b.
>
>DD a écrit dans le message <3619CDAD...@enst-bretagne.fr>...
>>Dans les écoles Diwan, les enfants apprennent à compter
>>avec le système traditionnel (base 20).
>
>Merci du renseignement ! J'utiliserai donc cette méthode.
>
>>Le plus difficile est peut être de dire triwec'h et non
>>eitek pour 18, une fois partis sur leur lancée.
>
>Pourtant elle existe (toujours d'après M. Ménard) cette version de 18
>réguliaire dans l'ancien breton, de même qu'une autre forme : Dou nau
>(aujourd'hui daounav) pour 2 x 9 (comme en gallois : deunaw).
>
>>Pour le reste, personne n'a imaginé uniformiser la
>>numération française en remplaçant soixante-dix par septante,
>>quatre-vingt par octante, etc... en se disant que c'était trop
>>compliqué à apprendre en base 20 ou illogique.
>
>C'est vrai pour la majorité de la France, mais le Nord et la Belgique l'on
>fait.
Rectification, on a toujours employé septante et nonante. Ce sont les
Français qui sont passé de 70 à soixante-dix, et de 90 à
quatre-vingt-dix, pour je ne sais plus quelle raison officielle.
Djuskas di Waloneye / Salutations wallonnes,
--
Stéfâne Dowet, dispu 1978, Nam(e)ur, Waloneye (EU)
My European page is at http://www.ping.be/federal-europe/index2.htm
|Let's make the EU more democratic - vote YES to Amsterdam
The European Parliament consists of 212 PES, 200 EPP,
41 ELDR, 36 UE, 35 GUE, 28 Green, 20 ERA, 18 IEdN, 36 ind
--- NON au rattachisme à la France ---
>>Pour le reste, personne n'a imaginé uniformiser la
>>numération française en remplaçant soixante-dix par septante,
>>quatre-vingt par octante, etc... en se disant que c'était trop
>>compliqué à apprendre en base 20 ou illogique.
>
>C'est vrai pour la majorité de la France, mais le Nord et la Belgique l'on
>fait.
>
Si le Nord c'est la Suisse je suis d'accord; mais si c'est le département du Nord,
les gens qui disent septante y ont la réputation d'être belges, c'est ce que j'ai cru
remarquer jusqu'alors.
Ma seule connaissance du Nord (en France, pas en Suisse :-) ) se limite à
une dizaine de personnes, tous de la même famille. Or tous les membres de
cette famille se singularisent du français académique par un joyeux accent
et des termes bien à eux : ouvrir ou fermer la télé...et septante et nonante
(uniquement pour les plus de 40 ans, il est vrai). Pourtant, il ne sont pas
plus belges que moi, malgré leur goût prononcé pour les frites !
Ken ar c'hentañ.
@:-) Stéphane
>
Ce sont des anciens Belges :-)
le Nord (59), c'est une partie de la Flandre et du Hainaut !
Martin Granger
margr...@hotmail.com
Bernard.Leguy a écrit: