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Quel est le vrai breton ?

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Marc Ennaji

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Jun 23, 1999, 3:00:00 AM6/23/99
to
Les langues parlees en Bretagne, au cours des siecles, ont ete un
ensemble disparate de dialectes plus ou moins nombreux selon l'epoque.
D'une region a l'autre de la Bretagne, les differences linguistiques ont
ete, et demeurent tres importantes. L'influence gallo romaine a ete en
general forte - plus que ce qu'on a cru longtemps -, et meme
predominante pendant des siecles dans certains coins de Bretagne, qui
ont en consequence parle une langue differente de ce qui etait pratique
ailleurs en Bretagne. Une langue litteraire a bien existe, mais est
restee une langue de lettrés ulra minoritaires, d'ailleurs truffee de
mots latins et francais.
Qui d'entre nous ne connait aucun Breton de l'ancienne generation, qui ,
pourtant parfaitement bretonnant, pourra vous confirmer qu'il ne
comprend goutte au breton parle aux informations regionales (par
exemple) ?
Faut il tolere plus longtemps cette marginalisation de certains de nos
grands peres et grands meres ?

Quelle est donc la langue qui a reussi a s'autoproclamer "breton", et a
reclamer reconnaissance officielle par la Charte, tandis que les autres
langues bretonnes resteront dans l'ombre, et d'ailleurs pourquoi a t
elle ete choisie parmi les autres ?
Faut il donc continuer a utiliser cette "simplification" - dans le
meilleur des cas - qui consiste a parler de "LA langue bretonne" ? Ou
faut il accepter la diversite et la richesse linguistique bretonne pour
ce qu'elle est, et parler DES langues - ou dialectes - bretons ? Car
enfin, n'est ce pas nier l'identite des autres et promouvoir un
jacobinisme regionaliste mal venu, que de vouloir que l'un de ces
dialectes usurpe en quelque sorte le titre de langue bretonne unique ?

Reflechissons a ce probleme, car il porte en germe de futures
frustrations, et pourrait peut etre meme provoquer la secession du pays
gallo de la prochaine Bretagne independante, ou la secession du Tregor
et d'autres regions de Bretagne peu enclines - on le serait a moins !!!
- a supporter ce rouleau compresseur Grand Breton, centralisateur et
inique, eradicateur des cultures.

Vive le Tregor libre !


Erwan LE QUILLIEC

unread,
Jun 23, 1999, 3:00:00 AM6/23/99
to
C'est bizarre, j'ai l'impression que vous faîtes dans la provocation. Non,
ce n'est pas possible, ce ne peut être le même Marc Ennaji, celui que nous
connaissons et aimons tant sur soc.breton, non, pas possible, vraiment.
Encore une usurpation d'identité ?

Erwan

Pierre-Yves ILY

unread,
Jun 23, 1999, 3:00:00 AM6/23/99
to
tu n'es vraiment pas à une connerie bête et conne près!
PY

Marc Ennaji a écrit:

Fabris Le roy

unread,
Jun 23, 1999, 3:00:00 AM6/23/99
to

Marc Ennaji a écrit dans le message <37711D90...@club-internet.fr>...

Marc : provocation débile qui prouve que tu as une méconnaissance incroyable
du sujet...
Moi, néo bretonnant, je n'ai jamais eu de mal à comprendre les vieux
bretonnants... et vice versa. Le premier truc qu'on te repond c'est : "n'eo
ket ar memes brezhoneg" , ça n'est pas le meme breton... mais ça ne les
empeche pas de converser pendant 1 heure avec toi dans la foulée.
Le mythe du "je ne comprend pas ton breton", je l'ai souvent entendu se
faire défendre par des gens qui commencent le breton et, vexés de ne pas
comprendre, prefere dire : c'est pas le meme breton.
Les seuls que je ne comprenaient pas, si tu leur demandaient de parler
français tu ne comprenais rien non plus... Question de dentier :-))
Connais tu le nombre de Français pratiqué dans l'hexagone? Plus d'une
centaine!
Ose meme me dire que tu ne comprends pas un Qubequois! Et pourtant quelles
différences!
Mais bon, je me suis fais niqué, c'était de la provoc facile! (digne de la
mienne!)
Fabris

Tristan Gegaden

unread,
Jun 23, 1999, 3:00:00 AM6/23/99
to
On Wed, 23 Jun 1999 22:21:58 +0200, "Fabris Le roy"
<war...@club-internet.fr> wrote:

Oui, d'ailleurs j'ai hésité à répondre...mais finalement laissé
tomber.

Tristan
__________________________________________________
Evit plijout d'an holl. Eo dleet bezan fur ha foll
To please everybody, one has to be wise and crazy

Laurent & Yoshiko OHIER

unread,
Jun 23, 1999, 3:00:00 AM6/23/99
to
In article <37711D90...@club-internet.fr>, Marc Ennaji
<ro...@club-internet.fr> wrote:

> Les langues parlees en Bretagne, au cours des siecles, ont ete un
> ensemble disparate de dialectes plus ou moins nombreux selon l'epoque.

Dito pour n'importe quelle langue.

> D'une region a l'autre de la Bretagne, les differences linguistiques ont
> ete, et demeurent tres importantes. L'influence gallo romaine a ete en
> general forte - plus que ce qu'on a cru longtemps -, et meme
> predominante pendant des siecles dans certains coins de Bretagne, qui
> ont en consequence parle une langue differente de ce qui etait pratique
> ailleurs en Bretagne. Une langue litteraire a bien existe, mais est
> restee une langue de lettrés ulra minoritaires, d'ailleurs truffee de
> mots latins et francais.
> Qui d'entre nous ne connait aucun Breton de l'ancienne generation, qui ,
> pourtant parfaitement bretonnant, pourra vous confirmer qu'il ne
> comprend goutte au breton parle aux informations regionales (par
> exemple) ?
> Faut il tolere plus longtemps cette marginalisation de certains de nos
> grands peres et grands meres ?

Le français s'est unifié par l'enseignement. C'est ce qu'on tente de faire
chez Diwan (par exemple). Il ne s'agit pas de marginaliser, mais
d'évoluer. le problême est qu'on dispose de beaucoup moins de temps pour
évoluer, car le breton est resté une langue orale beaucoup plus longtemps
que le français.

>
> Quelle est donc la langue qui a reussi a s'autoproclamer "breton", et a
> reclamer reconnaissance officielle par la Charte, tandis que les autres
> langues bretonnes resteront dans l'ombre, et d'ailleurs pourquoi a t
> elle ete choisie parmi les autres ?

Il n'y a pas d'autres langue bretonne, mais des prononciations
différentes, et un peu de vocabulaire différent. La base grammaticale est
la même partout. Le Cornouaillais, le Leonais et le trégorrois sont
relativement proches e prononciation, seul le Vannetais se distingue
vraiment. Sans doute pour les raisons que tu as évoqué plus haut (contact
gallo-romain plus poussés...)

> Faut il donc continuer a utiliser cette "simplification" - dans le
> meilleur des cas - qui consiste a parler de "LA langue bretonne" ? Ou
> faut il accepter la diversite et la richesse linguistique bretonne pour
> ce qu'elle est, et parler DES langues - ou dialectes - bretons ? Car
> enfin, n'est ce pas nier l'identite des autres et promouvoir un
> jacobinisme regionaliste mal venu, que de vouloir que l'un de ces
> dialectes usurpe en quelque sorte le titre de langue bretonne unique ?

Rien ne t'empêche de conserver la prononciation locale qui t'intérèsse. Si
tu vex chuinter comme les vannetais, vas-y. Mais ce qu'on apprends à
l'école, c'est bien une base grammaticale que l'on est obligé d'unifier.
T'es tu posé la question en entendant tel ou tel patois français, si leur
locuteur se plaignait de ne rien comprendre à la télé française? Non
bien-sûr, parceque ces locuteurs sont allés à l'école, et y ont entendu le
français "classique", qui est un parler local lui aussi au départ. C'est
ce processus qu'il convient de mettre en place en Bretagne, avant qu'il ne
soit trop tard. La tradition orale n'est plus suffisante dans notre
société, pour conserver notre culture. Elle n'est surtout plus possible,
dès qu'on refuse aux gens le droit d'utiliser leur langue tout les jours.
Or tout les jours veut dire à l'école, en entreprise, en famille, dans les
administrations. On nous interdit la dernière, on refuse des suventions
pour la première; dans ces conditions, la deuxième et la troisième ne
peuvent pas exister

Laurent Ohier

Nicolas Le Sourd

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to
Et pourtant, beaucoup de neo-bretonnants sont en mesure de converser
avec des locuteurs de n'importe quelle variante :
- Il suffit de ne pas y mettre de la mauvaise volontée.
- Lire et écrire le breton y aide énormément.
- L'écriture surunifiée, plus éthymologique, intègre les variétés de
prononciation.
Il se trouve que beaucoup de bretonnants ont été privés de leur langue
car elle fut tout simplement interdite dans les écoles. Mais j'espère
que je ne t'apprend rien. Cela a amené les gens à méconnaitre le breton
dans son ensemble, c'est à dire parlé par des centaines de milliers
d'individus. L'usage de la langue a été restreint au cercle privé. Des
attitudes de rejet des autres variantes ou un complexe par rapport à un
éventuel "vrai" breton sont naturellement nées (c'est le cas en
vannetais). Quand les gens sont cultivés et informés, il y a
soudainement moins de problèmes. Ne serait-il pas là, d'ailleurs, le
problème français ?
Une conscience forte de sa culture, et surtout une participation à cette
culture, ne permettrait-elle pas de mieux envisager les différences.
N'est-ce pas un peu d'instruction qui soignerait l'abruti de la banlieue
parisienne qui tire sur ses voisins un peu bruyants (selon des faits
divers récents) ? Que propose ce gars là ? rien ! A part dire que lui,
il est français. Et pour moi, c'est du vide. Nous sommes plusieurs à
proposer chacun un morceau de la variété culturelle de cette planète,
qui sa musique, qui sa langue, etc. Mais il existe des systèmes
politiques rouillés qui le nient.
Nicolas

Marc Ennaji wrote:
>
> Les langues parlees en Bretagne, au cours des siecles, ont ete un
> ensemble disparate de dialectes plus ou moins nombreux selon l'epoque.

> D'une region a l'autre de la Bretagne, les differences linguistiques ont
> ete, et demeurent tres importantes. L'influence gallo romaine a ete en
> general forte - plus que ce qu'on a cru longtemps -, et meme
> predominante pendant des siecles dans certains coins de Bretagne, qui
> ont en consequence parle une langue differente de ce qui etait pratique
> ailleurs en Bretagne. Une langue litteraire a bien existe, mais est
> restee une langue de lettrés ulra minoritaires, d'ailleurs truffee de
> mots latins et francais.
> Qui d'entre nous ne connait aucun Breton de l'ancienne generation, qui ,
> pourtant parfaitement bretonnant, pourra vous confirmer qu'il ne
> comprend goutte au breton parle aux informations regionales (par
> exemple) ?
> Faut il tolere plus longtemps cette marginalisation de certains de nos
> grands peres et grands meres ?
>

> Quelle est donc la langue qui a reussi a s'autoproclamer "breton", et a
> reclamer reconnaissance officielle par la Charte, tandis que les autres
> langues bretonnes resteront dans l'ombre, et d'ailleurs pourquoi a t
> elle ete choisie parmi les autres ?

> Faut il donc continuer a utiliser cette "simplification" - dans le
> meilleur des cas - qui consiste a parler de "LA langue bretonne" ? Ou
> faut il accepter la diversite et la richesse linguistique bretonne pour
> ce qu'elle est, et parler DES langues - ou dialectes - bretons ? Car
> enfin, n'est ce pas nier l'identite des autres et promouvoir un
> jacobinisme regionaliste mal venu, que de vouloir que l'un de ces
> dialectes usurpe en quelque sorte le titre de langue bretonne unique ?
>

Marc Ennaji

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to
Nicolas Le Sourd wrote:

> Et pourtant, beaucoup de neo-bretonnants sont en mesure de converser
> avec des locuteurs de n'importe quelle variante :
> - Il suffit de ne pas y mettre de la mauvaise volontée.

Curieux, vraiment bizarre... tant de reponses et pratiquement pas un pour
admettre qu'il existe et a existe des grosses differences entre les
differents bretons parles. On invoque ici "la mauvaise volonte" des
bretonnants ne comprenant pas le "breton officiel". On m'accuse de
"provocation". Est ce donc la une maniere de nier les differences, qui
existent bel et bien, ne leur deplaise ? On n'ose le croire...
Je recois par voie privee des mails (pourquoi pas publiquement ? un peu de
courage...) me confirmant que les grands parents de certains d'entre nous ici
ne comprennent effectivement RIEN au "breton officiel", ce qui rejoint
d'ailleurs ce que me disait feu ma propre grand mere, bretonne de naissance
et de langue maternelle. Mais sans doute toutes ces personnes y mettent elles
de la "mauvaise volonte" ?

Petit rappel utile : le "breton moderne", dit aussi "surunifie", existe a
peine depuis la derniere guerre, et est principalement du a l'action de
l'occupant nazi, qui l'a mis en place et favorise au detriment des autres
parlers bretons. Pour ce faire, beaucoup d'expressions francisantes ont
d'ailleurs ete purement et simplement eradiquees, de facon volontaire, du
vocabulaire utilise pendant des siecles par les Bretons. Vous ne me croyez
pas ? Verifiez.

Je m'etonne que tant de gens ici soient tombe dans le panneau de ma dite
"provoc'". Car tomber dans ce panneau signifiait ici non pas repondre, ce qui
est plutot louable en soi, mais reprendre ce meme discours "niveleur des
differences", "negateur de l'existence et de l'identite des autres", pour
parler des autres dialectes bretons, que celui qu'on reproche d'ordinaire aux
"jacobins".


J.Y. Le Touze

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to

Marc Ennaji <ro...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
37726528...@club-internet.fr...
C'est évident qu'il y a des différences entre le breton parlé au nord , au
sud , à l'est ou à l'ouest ; étant gwenedour , je suis bien placé pour le
savoir .....et alors ? qu'est-ce que ça peut bien faire ?Le seul problème ,
c'est la diminution des locuteurs ! La survie de toute langue passe par son
enseignement et l'enseignement passe par un minimum d'uniformisation . Le
français est passé par là ; le breton aussi . Il n'y a là rien
d'extraordinaire . On perd en originalité locale , en folklore , et on gagne
en efficacité ....C'est ainsi .
Quand au couplet sur l'orthographe nazi , j'aimerais savoir ce que l'état
allemand aurait eu à gagner dans cette histoire en pleine guerre mondiale
?C'est peut-être donner trop d'importance à un fait quelque peu marginal
l'unification des orthographes du breton) durant cette période agitée...et
surtout c'est reprendre un blabla du PC (et des jacobins locaux ) qui
pourtant est mal placé pour faire de la polémique sur le sujet , lui qui
était aux ordres de "l'étranger".
Enfin , pour en finir avec ces mensonges "racistes et polémistes ", je crois
savoir d'après mes bouquins et d'après la rumeur que l'unification en
question a commencé au XVIIIème siècle (Grégoire de Rostrenen) , s'est
amplifiée au XIXème ( Le Gonidec et consorts) et a abouti au XXème siècle
avec de premiers accords entre 1900 et 1908 , entre 1930 et 1941 , puis par
un fait accompli dans les années 80 et 90 .....Mais tout celà ce n'est sans
doute que de la propagande pour ME ?

D'une manière plus générale , j'aimerais savoir pourquoi la langue bretonne
se devrait de garder l'ensemble de ses tournures dialectales alors que le
français les a évacuées aussi sec ; le folklore c'est bon pour les Bretons ,
une langue moderne c'est fait pour les Français ( on dirait de la
poésie.....mais si , mais si).


Quant au fait que des expressions francisantes soient supprimées de la
langue bretonne , quoi de plus normal ? Le breton en était arrivé à un
niveau lamentable ; il y avait urgence à le remettre debout .....Quant au
français , la loi Toubon n'est-elle pas là pour le protéger des" microbes
anglo-saxons" ?


Bref , le discours du sieur ME relève d'un niveau extrèmement bas que l'on
peut , d'ailleurs , retrouver de temps à autre dans Le Pays Breton , journal
du camarade stalinien Le Lagadec......


En résumé , qui est ME et pour qui roule-t-il ?

PS : je répète ma question de la semaine dernière : pour ME , que
représentent la Bretagne , sa culture et ses langues ? Merci d'avance pour
une réponse claire .......
>

Bye.

JYLT

Fabris Le roy

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to

Marc Ennaji a écrit dans le message <37726528...@club-internet.fr>...

J'ai envie de te dire des tas de gros mots tant tu es de mauvaise foi, et
tant tu ne connais pas l'histoire de la langue bretonne :-)
Arrete de prendre les articles de Charlie Hebdo pour une bible...

Fabris

Marc Ennaji

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to
J.Y. Le Touze wrote:

> C'est évident qu'il y a des différences entre le breton parlé au nord , au
> sud , à l'est ou à l'ouest ; étant gwenedour , je suis bien placé pour le
> savoir .....et alors ? qu'est-ce que ça peut bien faire ?

Ca ne fait rien : c'etait simplement un rappel d'un fait qu'on occulte un peu
trop facilement.Je repose donc ma question : est il acceptable que le discours
sur la "defense DU breton" - outre la simplification, voire la manipulation,
que ce terme represente - se traduise en fait par la defense d' UN breton et
par l'oubli des autres dialectes ? Puisque le discours est bien celui de la
defense des langues, patrimoines de l'humanite, comment accepter que les autres
dialectes se perdent ?
Faudra t il revendiquer les subventions publiques, si la Charte des langues est
adoptee, pour la preservation de TOUS les dialectes bretons, ou bien d'un
seul, le "breton officiel", que sont loin de parler tous les bretons
bretonnants (et encore moins l'ensemble des Bretons : tous dialectes confondus,
environ 10% des bretons sont bretonnants) ? Dans le cas d'une reponse positive,
faut il aussi demander a ce que la Charte s'applique pour les dizaines de
dialectes repertories en France ?


> Quand au couplet sur l'orthographe nazi , j'aimerais savoir ce que l'état
> allemand aurait eu à gagner dans cette histoire en pleine guerre mondiale

Relisez vos livres d'histoire. Les nazis ont systematiquement favorise le
separatisme dans les pays qu'ils ont occupe, pour creer des micro-etats
nationalistes a leur botte. Creer un etat breton independant unitaire passait
forcement par l'unification prealable des langues parlees en Bretagne, et donc
l'eradication des dialectes "minoritaires" au profit d'une langue bretonne
officielle, qu'ils ont imposee comme ils ont pu, et qu'ils ont allegrement
trafiquee avec l'aide de complices nationalistes bretons. Exactement la meme
logique d'hegemonie linguistique que celle que que vous reprochez aux
revolutionnaires francais de 1789.

> Le breton en était arrivé à un niveau lamentable ; il y avait urgence à le
> remettre debout .....

Pourquoi, parceque certains dialectes comportaient un peu trop de mots non
celtes, et - bien pire - francais, ce qui deplaisait aux nationalistes bretons
?Qu'appelez vous "lamentable" ? Qu'il y ait eu plusisurs dialectes, justement ?
Voila un discours bien jacobin...


> Quant au français , la loi Toubon n'est-elle pas là pour le protéger des"
> microbes
> anglo-saxons" ?

La loi Toubon, qui pretend traquer les anglicismes - entre autres - et les
eradiquer de la langue francaise, est une anerie pure et simple. Si on devait
enlever de la langue francaise les mots d'origine etrangere, il ne resterait
plus grand chose, et ce serait un appauvrissement enorme de la langue
francaise. Je m'etonne que vous vous revendiquiez de cette loi pour justifier
l' "epuration" des dialectes bretons. Est ce donc la la logique du nationalisme
breton, qui pretend refaire a l'echelle regionale ce qu'elle reproche a l'Etat
francais d'avoir fait par le passe ?

> Bref , le discours du sieur ME relève d'un niveau extrèmement bas que l'on
> peut , d'ailleurs , retrouver de temps à autre dans Le Pays Breton , journal
> du camarade stalinien Le Lagadec......

Vous preferez sans doute Breizh Info et son bouquet de fascistes ?Ainsi pour
vous, parler de l'existence ( et de la survie aleatoire ) des autres dialectes
bretons est d'un niveau bas ? Je pensais que vous auriez plus de consideration
pour la preservation du patrimoine culturel breton, de TOUT le patrimoine. La
question ne merite donc pas d'etre posee selon vous ? Et si oui quelles sont
vos solutions ?


> En résumé , qui est ME et pour qui roule-t-il ?

Bonne question et je vous remercie de me l'avoir posee. Mais pour qui je roule
et ce que je roule ne vous regarde pas, tant que ce n'est pas depenalise.

> PS : je répète ma question de la semaine dernière : pour ME , que
> représentent la Bretagne , sa culture et ses langues ? Merci d'avance pour
> une réponse claire .......

>

Ah, tout de meme : "ses" langues... je vois qu'il y a de l'evolution. Prenez
garde, toutefois, a votre vocabulaire fractionniste, on en a envoye au bucher
pour moins que ca.

Ce que represente la culture bretonne pour moi, eh bien c'est bien simple : je
suis pour l'eradication totale de toute trace de cette culture a la solde de
l'etranger judeo-celte, qui nous a envahi au IVeme siecle et pretend maintenant
faire la loi en profitant de notre hospitalite bienveillante, ces fumiers
d'lapins. Je denonce vivement cette annexion rampante du berceau de notre
histoire a nous les vrais Francais charentaises-beret-baguette-litron qu'on
demande rien a personne. Je souhaite la construction d'un Mac Drive sur le site
de Ploumanach, car j'ai souvent un petit creux quand je reviens du footing,
pardon de la course a pied. Je prone l'interdiction de tout festnoz, je veux
dire fete de nuit, qui ne programme pas au moins 75% de groupes de reggae, de
reguet, j'adore le reguet, mais du jaze ferait aussi l'affaire, mais par le
frite jaze car ca me gonfle. Je souhaite ardemment l'uniformisation totale des
cultures, des modes de pensees et tenues vestimentaires, avec une preference
pour le port de minijupes obligatoire a partir du mois de fevrier. Exemption
pour les tres gros gabarits qui se contenteront de la djellaba, de la gelabat,
obligatoire. Chevenement me semble un peu mollasson, je l'avoue, je le
soupconne de faire a l'occasion de l'entrisme pour le compte de Combat Breton.
Je reponds a vos attentes d'une facon claire, j'espere ?

ChRogel21

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to
Marc Enaji a skrivas :

Petit rappel utile : le "breton moderne", dit aussi "surunifie", existe a
peine depuis la derniere guerre, et est principalement du a l'action de
l'occupant nazi, qui l'a mis en place et favorise au detriment des autres
parlers bretons. Pour ce faire, beaucoup d'expressions francisantes ont
d'ailleurs ete purement et simplement eradiquees, de facon volontaire, du
vocabulaire utilise pendant des siecles par les Bretons. Vous ne me croyez
pas ? Verifiez.

Il y a une legere confusion entre la question de l'orthographe qui a ete
modifiee en 1655, 1840, 1906,
1941 (et aussi 1955 mais pour s'opposer a la precedente) et celle du lexique.
L'epuration lexicale date de Le Gonidec (vers 1840) et a ete globalement
acceptee par le clerge apres
1870 : les cantiques que certains de nous ont chante (ou chantent encore) sont
a peu pres exempts de
mots issus du francais litteraire, mais pas de ceux du francais du Moyen-Age
cependant).
Il y a des controverses sur la maniere dont se sont fragmentes les dialectes,
etant donne que le breton
a toujours dispose d'un ou deux standards litteraires et que les ecrits
dialectaux sont rares avant le 18e.
Le standard vannetais apparait en meme temps, mais avant l'orthographe etait
unifiee sur toute la
Bretagne.
Certains ont cru pouvoir en deduire que les differences dialectales sont venus
tardivement, mais c'est
negliger le fait qu'un standard est presque toujours un compromis entre
plusieurs manieres de parler.


Christian Rogel

Gildas Hamel

unread,
Jun 24, 1999, 3:00:00 AM6/24/99
to
In article <37726528...@club-internet.fr>, Marc Ennaji
<ro...@club-internet.fr> wrote:

[troc'h]


> courage...) me confirmant que les grands parents de certains d'entre nous ici
> ne comprennent effectivement RIEN au "breton officiel", ce qui rejoint
> d'ailleurs ce que me disait feu ma propre grand mere, bretonne de naissance
> et de langue maternelle. Mais sans doute toutes ces personnes y mettent elles
> de la "mauvaise volonte" ?
>

Qu'est-ce que vous entendez par "breton officiel"?
Les abadennoù à la télé dans les années 60-70-80
ne semblaient pas poser de problème aux bretonnants
que je connaissais. Leur sujet, c'est autre chose.
Il faudrait savoir si on parle de rejet d'un certain
type de langage, ou rejet (ou indifférence) de contenu?
Il y avait également un phénomène de rejet d'accent
(accent français en breton).
D'autre part, des bretonnants de naissance qui avaient appris
à lire autrefois (en général grâce au catéchisme), du moins
dans les régions KLT, n'avaient pas de grand problème à lire
ce qui se publiait dans ce que vous appelez le breton
officiel, qui n'a jamais existé d'ailleurs, puisque le
pouvoir de l'imposer n'existe pas et que ce qu'on a est
en réalité le fruit de compromis et de beaucoup de
travail, sur une longue période (les bretonnants
qui ont appris à lire ne trouvent pas grande
difficulté à lire des textes des xviii-xixe,
un peu comme les scolarisés français mis en présence
de textes du xvi-xviie dans l'épel original). Mais même
ceux et celles qui savaient lire (je parle des bretonnants
de naissance) avaient tendance à ne pas lire, et
surtout à ne pas lire breton, pour des
raisons diverses que je n'ai pas le temps d'exposer ici.
Disons pour faire bref que l'évacuation du breton de l'école
de la République l'a isolé comme langue, parce qu'il fallait
faire apprendre leur leçon de nationalisme français à tout le
monde (après 1870!). Si la nation était depuis le xviiie
la seule base légitime de l'état (et non la conquête, etc...),
il fallait bien faire coïncider nation et état,
à toute force: d'où enseignement de masse d'*une* histoire et
langue françaises, et élimination ou marginalisation +/- soft
de toute autre nation.
Au sujet des différences dialectales parlées, j'ajoute que les témoignages
de bretonnants sont nombreux attestant de leur surprise
à se voir compris autrefois dans les autres régions
de la Bretagne (toujours dans le domaine KLT, mais il y a
effectivement un plus grand pas à faire pour le vannetais).

> Petit rappel utile : le "breton moderne", dit aussi "surunifie", existe a
> peine depuis la derniere guerre, et est principalement du a l'action de
> l'occupant nazi, qui l'a mis en place et favorise au detriment des autres
> parlers bretons. Pour ce faire, beaucoup d'expressions francisantes ont
> d'ailleurs ete purement et simplement eradiquees, de facon volontaire, du
> vocabulaire utilise pendant des siecles par les Bretons. Vous ne me croyez
> pas ? Verifiez.
>

Vous lisez "Imbourc'h"? vous m'étonnez (:-).
Plus sérieusement: il y a autant d'idiolectes qu'il y
a de bretonnants, et pas d'académie ou d'instances "supérieures"
dictant ce que doit être la langue bretonne.
C'est d'ailleurs le sujet de belles empoignades.
Le truc sur l'époque nazie, vous devriez vous renseigner
plus largement, peut-être lire quelque chose sur
le sujet par P. Denez ou d'autres.
Quant au vocabulaire: donnez-nous des exemples
d'éradication, par qui, et des exemples de punitions
infligées à ceux qui n'utilisaient pas le mot orthodoxe.
--Gweltaz Hamel, ucsc

Gwenaëlle Rozec

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
Marc Ennaji en deus skrivet

... kalz a dra dedennus tre.
> ...cultures, des modes de pensees et tenues vestimentaires, avec une preference


> pour le port de minijupes obligatoire a partir du mois de fevrier. Exemption
> pour les tres gros gabarits qui se contenteront de la djellaba, de la gelabat,
> obligatoire. Chevenement me semble un peu mollasson, je l'avoue, je le
> soupconne de faire a l'occasion de l'entrisme pour le compte de Combat Breton.
> Je reponds a vos attentes d'une facon claire, j'espere ?

Plijout a ra dit ar festoù-noz ("fêtes de nuit" kentoc'h evit bezañ
"constitutionnel") ! Mat eo . Gant ma pado ... Warc'hoazh ne vo ket ken
brezhoneg, da goude kanerien e brezhoneg, da goude sonerien, da goude
festoù-noz. An istor a zo skrivet .

Merde à la France

Marc Ennaji

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
Gwenaëlle Rozec wrote:

> Merde à la France

En Breton s'il vous plait ! Sinon ca perd de son charme.

Gwenaëlle Rozec

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
Marc Ennaji wrote:
>
> Gwenaëlle Rozec wrote:
>
> > Merde ŕ la France

>
> En Breton s'il vous plait ! Sinon ca perd de son charme.

Mar plij dit: Kaoc'h da Vro-Frańs !

Fentusoc'h eo ar pezh a heul:

http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2031-12805-QUO,00.html

ken@vo

Pierre-Yves ILY

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
ma ec'h eus c'hoant :
ma sac'h gant BroC'hall hag an oll jacobined, ha te dreist-oll, mab ar
c'hast.

Marc Ennaji a écrit:

> Gwenaëlle Rozec wrote:
>
> > Merde à la France

Gwenaëlle Rozec

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
Pierre-Yves ILY wrote:
>
> ma ec'h eus c'hoant :
> ma sac'h gant BroC'hall hag an oll jacobined, ha te dreist-oll, mab ar
> c'hast.
>

Ne oas ket oblijet da lavar an dra-se.

Marc Ennaji

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
Gwenaëlle Rozec wrote:

> Kaoc'h da Vro-Frańs !

Je suis emu: je viens d'apprendre ma premiere phrase en breton.


Fabris Le roy

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to

Gwenaëlle Rozec a écrit dans le message <37731C...@club-internet.fr>...

>Ne oas ket oblijet da lavar an dra-se.

Ya, diskar Bro-c'hall a zo un dra : diskar an dud a zo unan all!
Gallout a reomp memes tra arguzenniń en un doare propoc'h memes-tra.
Met, ma'z omp aet skuizh gant lavaroů ar jakobin all, e c'hellfemp tevel ha
pas respont dezhań, mod-se e chomfe eeun da gomz evitań nemetken.. Gwir eo,
eo start chom hep respont dezhań ken lous eo e gomzoů. Kroget am boa, ha
'benn ar fin n'em eus ket kendalc'het!
Adalek hirie, neuze?
Fabris

Laurent & Yoshiko OHIER

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to

> Marc Ennaji wrote:
> >
> > Gwenaëlle Rozec wrote:
> >

> > > Merde ŕ la France


> >
> > En Breton s'il vous plait ! Sinon ca perd de son charme.
>

> Mar plij dit: Kaoc'h da Vro-Frańs !
>
> Fentusoc'h eo ar pezh a heul:


Tiens, une question de vocabulaire me vient ŕ l'esprit: on dit plutôt "
Bro-Frańs" ou "Bro-C'Hall" ?

Laurent Ohier

Laurent & Yoshiko OHIER

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to

> ma ec'h eus c'hoant :
> ma sac'h gant BroC'hall hag an oll jacobined, ha te dreist-oll, mab ar
> c'hast.
>


Ca a le mérite d'être clair !!

Laurent Ohier

Laurent & Yoshiko OHIER

unread,
Jun 25, 1999, 3:00:00 AM6/25/99
to
In article <37735BD7...@club-internet.fr>, Marc Ennaji
<ro...@club-internet.fr> wrote:

> Gwenaëlle Rozec wrote:
>
> > Kaoc'h da Vro-Frańs !
>

> Je suis emu: je viens d'apprendre ma premiere phrase en breton.

Avec celle de Pierre-Yves, ça fera ta deuxičme !!!

Laurent Ohier

TYB

unread,
Jun 26, 1999, 3:00:00 AM6/26/99
to
Salud deoc'h
Ken reizh e vije an eil hag egile.
Bro-C'Hall o vezań, marteze, bro an estrenien (gallaoued, gaulois, gallo ?)
da dostaat ouzh anvioů tud (ar Gall, Le Gall, Le Gallou ... n'eo ket sur e
vije bet an holl anezho frańsizien ) ha c'hoazh ouzh 'le Pays de Galles' (ha
Wales) (en em c'houlenn a ran ha n'eo ket par "gall" da 'estren' e kembraeg
? da wiriekaat).
Bro-Frańs a seblant bezań nevesoc'h (d.s. kanaouennoů eus mare an Dispac'h
Bras (ar Revolusion Vras) pe eus mare Napoleon). Padal n'on ket gouiziek
a-walc'h war an danvez-se, evel lod all war ar forom-mań, evit bezań sur-sur
eus ar pezh a skrivan.
Ken ar c'hentań tro.
Laurent & Yoshiko OHIER <hayash...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
hayash.ohier-2...@tntbrs11-131.abo.wanadoo.fr...

Nicolas Le Sourd

unread,
Jun 28, 1999, 3:00:00 AM6/28/99
to

Marc Ennaji wrote:
>
> Nicolas Le Sourd wrote:
>
> > Et pourtant, beaucoup de neo-bretonnants sont en mesure de converser
> > avec des locuteurs de n'importe quelle variante :
> > - Il suffit de ne pas y mettre de la mauvaise volontée.
>
> Curieux, vraiment bizarre... tant de reponses et pratiquement pas un pour
> admettre qu'il existe et a existe des grosses differences entre les
> differents bretons parles. On invoque ici "la mauvaise volonte" des
> bretonnants ne comprenant pas le "breton officiel". On m'accuse de
> "provocation". Est ce donc la une maniere de nier les differences, qui
> existent bel et bien, ne leur deplaise ? On n'ose le croire...
> Je recois par voie privee des mails (pourquoi pas publiquement ? un peu de
> courage...) me confirmant que les grands parents de certains d'entre nous ici
> ne comprennent effectivement RIEN au "breton officiel", ce qui rejoint
> d'ailleurs ce que me disait feu ma propre grand mere, bretonne de naissance
> et de langue maternelle. Mais sans doute toutes ces personnes y mettent elles
> de la "mauvaise volonte" ?
Néo-bretonnant, ayant commencé par le vannetais, trainant toujours
d'énormes lacunes, je comprend diverses variantes du breton. Mais j'ai
appris à lire et écrire cette langue. A la télévision, j'ai déjà vu R.
Derrien converser avec des vannetisants (de la zone maritime) en
adaptant légèrement son vocabulaire. Ma grand-mère comprenait (!)
Il est simple de te répondre : les variantes ne posent pas de problème
aux bretonnants lettrés.

> Petit rappel utile : le "breton moderne", dit aussi "surunifie", existe a
> peine depuis la derniere guerre, et est principalement du a l'action de
> l'occupant nazi, qui l'a mis en place et favorise au detriment des autres
> parlers bretons. Pour ce faire, beaucoup d'expressions francisantes ont
> d'ailleurs ete purement et simplement eradiquees, de facon volontaire, du
> vocabulaire utilise pendant des siecles par les Bretons. Vous ne me croyez
> pas ? Verifiez.
Je vérifie ! En tout cas, le surunifiée où on écrit "emglev" au lieu de
"emgleo" et "brezhoneg" au lieu de "brezoneg" ou "brehoneg" (vannetais)
me rend bien service. En effet, ce que tu dis me gène, comme l'histoire
du drapeau breton, mais je n'aime pas brandir les drapeaux.

Nicolas Le Sourd

unread,
Jun 28, 1999, 3:00:00 AM6/28/99
to

Marc Ennaji wrote:
>
> Gwenaëlle Rozec wrote:
>

> > Kaoc'h da Vro-Frañs !


>
> Je suis emu: je viens d'apprendre ma premiere phrase en breton.

Je croyais pourtant que tu possédais déjà toute la matière nécéssaire à
tes argumentations.

Nicolas

Romuald Texier

unread,
Jun 28, 1999, 3:00:00 AM6/28/99
to
Bonjour !

Personne ne veut la disparition des "dialectes", que pour ma part
j'appelerai 'variantes', car cela ne gêne pas l'intercomprehension
(avec un bémol pour le vannetais ?), c'est pourquoi le mot dialecte
n'est peut-être pas adapté.

Ces différences contribuent à la richesse de la langue écrite et
parlée actuelle, qui en outre, par les échanges qu'elle permet (revues,
emissions radio, etc...), encourage les influences mutuelles. C'est
l'usage et l'alphabetisation qui unifient la langue, sans l'appauvrir,
mais au contraire, par la synthèse des 'dialectes'. La grammaire fixe
en fait les traits communs à toutes ces variantes, qui font d'elles les
composantes d'une même langue.

Je ne comprends donc pas la position de Marc Ennaji, que j'encourage
vivement à suivre des cours du soir ;-)

--
Romuald Texier
Doctorant
Equipe AÏDA -- Bureau A101
IRISA-INRIA, Campus de Beaulieu, 35042 Rennes cedex, France
Tél: +33 (0) 2 99 84 75 92, Fax: +33 (0) 2 99 84 71 71


Pierre-Yves ILY

unread,
Jun 28, 1999, 3:00:00 AM6/28/99
to
oui, et les dialectes/variantes permettent de s'ouvrir à la diversité
extraodinaire de la langue, à son génie propre. Je trouve fabuleux de
découvrir au fil des cours ou des conversations les mille et une façons
d'exprimer les choses. Cà rajoute de la poésie que les langues académiques
tuent dans l'oeuf par essence.

PY

Romuald Texier a écrit:

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