Loeiz
Arf. Toi, tu as loupé le fil intitulé " Bon, et les choses
importantes ?".
Ken tuchant :-)
HG
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/
"loeizig" <loe...@orange.fr> a écrit dans le message de news:
483a811d$0$865$ba4a...@news.orange.fr...
" Mais ils ne sont que le reflet du déficit de volonté politique de nos “grands élus”,
lui-même conséquence du désintérêt de la grande majorité des Alsaciens pour leur langue et
de leurs rapports complexes, et complexés, avec leur histoire et leur identité.
La vérité n’est pas toujours agréable à entendre."
Remplacer Alsaciens par Bretons et tout est dit . Je me souviens d'avoir écrit sur ce forum,
au moins à deux reprises : le sort du breton est entre les mains des Bretons .
Donc s'ils se désintéressent de son sort le breton mourra . C'est exactement ce qui se passe
actuellement .
(Voir le pourcentage électoral du "vote breton " dans les différents scrutins témoignant du
peu d'intérêt des électeurs de Bretagne pour leur "identité").
La vérité n'st pas toujours agréable à entendre.....
> Donc s'ils se désintéressent de son sort le breton mourra . C'est exactement ce qui se passe
> actuellement .
Et si on imposait la scolarité en anglais, y aurait-il vraiment
beaucoup de Français pour s'en plaindre? Posez-vous cette question
d'abord.
> (Voir le pourcentage électoral du "vote breton " dans les différents scrutins témoignant du
> peu d'intérêt des électeurs de Bretagne pour leur "identité").
Ce qui voudrait dire que tout Breton s'intéressant à son "identité"
doit obligatoirement "voter breton", le "vote breton" étant par
définition le vote ppour un parti autonomiste ou indépendantiste, le
vote pour tout autre parti étant non-breton (voire anti-breton?).
On ne pourrait pas être breton, fier de l'être, parler sa langue, la
promouvoir, et voter pour le PS, le Modem et l'UMP????
> La vérité n'st pas toujours agréable à entendre.....
Ce qui est très désagréable à lire, ce sont vos raisonnements à la
noix.
Je pense au contraire que l'apathie de la population, qu'on constate
en Alsace et en Bretagne, est provoquée par le système français. Nos
élus ne nous représentent pas.
Actuellement, dans les pays occidentaux, ce n'est pas l'opinion
populaire qui fait les gouvernements ; ce sont les gouvernements et
les mass médias qui font l'opinion (ou l'absence d'opinion). Autrement
dit, les gouvernements/médias empêchent l'opinion populaire de se
former et de s'exprimer.
= Une scolarité *uniquement en anglais* ? Dans l'état actuel des choses ce serait un tollé
contre et vous le savez très bien .
>> (Voir le pourcentage électoral du "vote breton " dans les différents scrutins témoignant du
>> peu d'intérêt des électeurs de Bretagne pour leur "identité").
> Ce qui voudrait dire que tout Breton s'intéressant à son "identité"
> doit obligatoirement "voter breton", le "vote breton" étant par
> définition le vote ppour un parti autonomiste ou indépendantiste, le
> vote pour tout autre parti étant non-breton (voire anti-breton?).
= Je le pense effectivement ce qui ne veut pas dire comme vous essayez de me le faire dire
que tout autre vote serait "non-breton voire anti-breton" ;
Pour ne rien vous cacher je ne pense pas que l'UMP de Sarkozy ou le PS placent la Bretagne
parmi leurs préoccupations politiques fondamentales. Et vous ?
> On ne pourrait pas être breton, fier de l'être, parler sa langue, la
> promouvoir, et voter pour le PS, le Modem et l'UMP????
= Pourquoi pas mais dans ce cas on vote pour des partis fortement intégrés à la sphère
politique française.
>
>> La vérité n'est pas toujours agréable à entendre.....
>
> Ce qui est très désagréable à lire, ce sont vos raisonnements à la
> noix.
= Ce qui est très désagréable à lire c'est votre perpétuelle agressivité de roquet.
= Inexact . Quand un problème politique ou économique touche réellement et profondément les
préoccupations des citoyens, ils se manifestent fortement quoi que dise le gouvernement et
les médias . Regardez l'actualité .
> > On ne pourrait pas être breton, fier de l'être, parler sa langue, la
> > promouvoir, et voter pour le PS, le Modem et l'UMP????
>
> = Pourquoi pas mais dans ce cas on vote pour des partis fortement intégrés à la sphère
> politique française.
Et alors? La promotion de la langue et de la culture bretonnes peuvent
être importantes pour beaucoup de monde, ça n'empêche pas que ce ne
sera pour presque personne le seul critère pour choisir ses élus. De
même qu'on peut être préoccupé par les problèmes environnementaux et
ne pas voter pour les Verts.
> = Ce qui est très désagréable à lire c'est votre perpétuelle agressivité de roquet.
Les niaiseries m'énervent et si vous écrivez des niaiseries, c'est pas
de ma faute. Quant à l'agressivité, chacun ici sait que je ne suis pas
le seul à faire les frais de la vôtre: Vignaud naguère, Tepod
aujourd'hui envers lequel vous manquez du respect le plus
élémentaire...
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/
"Éole" <eol...@lavache.com> a écrit dans le message de news:
88499c6a-95a6-495d...@k30g2000hse.googlegroups.com...
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/
"loeizig" <loe...@orange.fr> a écrit dans le message de news:
483a811d$0$865$ba4a...@news.orange.fr...
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/
"T. Gwilhmod" <fa...@eo.bzh> a écrit dans le message de news:
483f0fd1$0$864$ba4a...@news.orange.fr...
= Petit prétentieux
et si vous écrivez des niaiseries, c'est pas
> de ma faute. Quant à l'agressivité, chacun ici sait que je ne suis pas
> le seul à faire les frais de la vôtre: Vignaud naguère, Tepod
> aujourd'hui envers lequel vous manquez du respect le plus
> élémentaire...
= Sauf que c'est Vignaud qui a commencé à m'attaquer . Quant Tepod à je me suis contenté de
l'appeler par son nom . Si pour vous c'est un manque de respect ....
Enfin et pour clore ce fil du moins en ce qui me concerne il est facile de trouver sur le
Net de nombreux messages ou vous vous colletez avec les uns et les autres .
Vous étiez parait-il en analyse . Le résultat n'est pas fameux...
FIN .
> = Sauf que c'est Vignaud qui a commencé à m'attaquer . Quant Tepod à je
> me suis contenté de l'appeler par son nom . Si pour vous c'est un manque
> de respect ....
Ce qui est moins facile avec vous et moi, il faut en convenir. Mais si
Tepod préfère la forme bretonne de son nom et de son prénom, dites-moi
ce qu'il vous en coûte de l'appeler ainsi?
Il ne s'agit ni de respect ni d'irrespect mais seulement d'une envie
d'être déplaisant. Je vois que sur ce "newsgroup" c'est la règle: il
faut à tout prix attaquer les autres, les dénigrer, les humilier, les
insulter (dans mon cas c'est hgr et F.Tual qui s'en chargent et ils le
font avec un certain talent, l'un en breton, l'autre ne français).
Je pense que je resterai pas longtemps sur ce groupe. Je ne serai pas le
seul à le quitter car à quoi bon perdre son temps?
K.
C'est exactement ce qu'ils veulent : occuper le terrain, enlever aux gens
comme nous ce formidable instrument qu'est SCB, car lorsque vous pulbiez sur
SCB les moteurs comme Google mémorisent vos textes et vos textes peuvent
être lus bien après.
Non, à mon avis, il faut rester mais "se défendre" comme vous disiez,en em
zifenn pa vezer taget : expéditeurs bloqués.
TG
> Je vois que sur ce "newsgroup" c'est la règle: il faut à tout prix
> attaquer les autres, les dénigrer, les humilier, les insulter
Vous trouvez digne votre post en racine de fil contre Hervé en utilisant son
père ?
Quant aux attaques, saint-contributeur, votre première réponse à mon
encontre a été que je n'avais de breton que le nom (venant de vous,
l'anonyme) au motif que je voudrais une Bretagne "brune". Puis à la lecture
déformée de 2-3 posts, j'étais déjà qualifié de gauchiste franchouillard ...
Et après vous décernez des diplômes de vrais "bretons aimant leur pays" et
donnez des leçons de savoir-vivre sur usenet ?
Trois réacs xénophobes n'assumant pas leurs patronymes suffisent à noircir
l'échange sur la Bretagne de leurs obsessions sur les immigrés, les
avortements, la pornographie, le satanisme exponentiel, tout en déniant aux
autres leur "bretonitude", en poussant des cris de pucelles effarouchées dès
qu'on se rebiffe et si possible en étant bien mesquins sur des comptes à
régler avec un paternel qui vous emmerde bien. Mon honneur est bien au
contraire de me retrouver en communauté d'opinion parmi des personnes aussi
estimables qu'Hervé, Pierrick et Damien, qui sont bien plus actifs que moi
en matière de culture bretonne, sans qu'ils me dénient un seul instant cette
qualité partagée et profondément inscrite en moi que je suis Breton et
heureux de l'être. Or cette conception rabougrie que vous avez de la
Bretagne est incompatible. On pourrait en discuter respectueusement tout en
actant nos désaccords, mais la cause première de l'incapacité à en débattre
sereinement réside en ce que votre conception de la Bretagne est fondée sur
l'exclusion (les immigrés, les non chrétiens, les nés de parents non bretons
depuis x générations, les bretons non bretonnants), quand la nôtre est
ouverte et accueillante, bien plus sincèrement chrétienne et charitable que
les portes-croix revendiqués ici. Et quand un contradicteur est Breton de
souche qui parle breton, vous trouvez le moyen de l'exclure quand même au
motif que ce gauchiste ne discrimine pas toutes les catégories citées
précédemment. Vous pensez qu'il est aisé de converser avec des gens qui
commencent par ne pas reconnaître autrui dans sa liberté identitaire ?
Comment un échange sain et respectueux est-il possible dans ces conditions ?
Alors, rassurez-vous : scb en a vu d'autres, et moi aussi.
Traduisez vos bons conseils en actes, cessez de nous assénez des conneries
haineuses qui me font honte et représentent si mal la Bretagne, et alors on
va pouvoir discuter. Croyez-moi. Mais vous laisser squatter scb et donner à
penser que le silence vaudrait consentement face aux horreurs proférées ici,
jamais !
F.
> Vous trouvez digne votre post en racine de fil contre Hervé en utilisant son
> père ?
Contre Hervé? Plutôt un réponse d'auto-défense contre des insultes
immatures.
> Quant aux attaques, saint-contributeur, votre première réponse à mon
> encontre a été que je n'avais de breton que le nom (venant de vous,
> l'anonyme) au motif que je voudrais une Bretagne "brune". Puis à la lecture
> déformée de 2-3 posts, j'étais déjà qualifié de gauchiste franchouillard ...
Votre nom est breton , vous ne parlez pas breton et n'avez même pas
l'air de vouloir le faire, vous êtes partisan de l'arrivée d'immigrés
non Européens, vous êtes en phase avec le discours politiquement correct
de la gauche bobo française. Mais peut-être ne l'assumez-vous pas?
> Trois réacs xénophobes n'assumant pas leurs patronymes suffisent à noircir
> l'échange sur la Bretagne de leurs obsessions sur les immigrés, les
> avortements, la pornographie, le satanisme exponentiel, tout en déniant aux
> autres leur "bretonitude"
Je n'en fais pas partie, je présume, n'ayant jamais rien écrit sur le
thème (complexe) de l'avortement, ayant déclaré que la pornographie ne
me dérangeait pas mais devait être une affaire d'adultes. Quant aux
voyous qui ont profané des lieux sacrés de notre patrimoine, ils
méritent le mépris.
Ma Bretagne est aussi ouverte que la vôtre, sans doute même davantage
car elle m'a accepté. La vôtre me rejette.
K.
> Votre nom est breton , vous ne parlez pas breton et n'avez même pas l'air
> de vouloir le faire
Qu'en savez-vous ?
Ce n'est pas parce que je n'ai pas le niveau pour converser ici en breton
que je ne fais rien. Je n'ai d'ailleurs pas à vous le justifier. Vous me
faites seulement un procès d'intention.
> vous êtes partisan de l'arrivée d'immigrés non Européens
Je ne fais pas de la fermeture des frontières l'alpha et l'omega de mon
opinion politique. C'est légèrement différent. Cela dit, oui, un type
d'origine africaine qui serait un bon voisin en Bretagne me sera toujours
plus sympathique qu'un salaud blanc. Si en plus le premier se passionne pour
la Bretagne, s'y sent chez lui jusqu'à se sentir Breton : bienvenue ! S'il
se sent de sa terre natale et partage sa culture avec moi tout en
s'intéressant à la mienne : bienvenue aussi !
> vous êtes en phase avec le discours politiquement correct de la gauche
> bobo française.
L'humanisme social n'est pas plus une valeur française que la xénophobie est
une valeur bretonne.
> Je n'en fais pas partie, je présume, n'ayant jamais rien écrit sur le
> thème (complexe) de l'avortement, ayant déclaré que la pornographie ne me
> dérangeait pas mais devait être une affaire d'adultes.
C'est exact et dans mon élan, si c'est ce que j'ai donné à penser, je vous
prie de m'en excuser. C'est juste que ceux qui concentrent les débats de
"culture.breton" sur ces thèmes sont pour vous les seuls patriotes de ce
news... D'où une confusion somme toute compréhensible, non ?
> Ma Bretagne est aussi ouverte que la vôtre, sans doute même davantage car
> elle m'a accepté.
Ouverte à qui ?
Votre Bretagne vous a accepté parce que vous vous l'êtes recréée de façon à
ce qu'elle vous soit compatible, pas telle qu'elle est en réalité.
F.
> Ce n'est pas parce que je n'ai pas le niveau pour converser ici en breton
> que je ne fais rien. Je n'ai d'ailleurs pas à vous le justifier.
Je vous l'accorde bien volontiers.
> Cela dit, oui, un type
> d'origine africaine qui serait un bon voisin en Bretagne me sera toujours
> plus sympathique qu'un salaud blanc. Si en plus le premier se passionne pour
> la Bretagne, s'y sent chez lui jusqu'à se sentir Breton : bienvenue ! S'il
> se sent de sa terre natale et partage sa culture avec moi tout en
> s'intéressant à la mienne : bienvenue aussi !
Présenté de cette façon on ne peut qu'être d'accord, mais cette vision
des choses est bien angélique. Vous parlez de cas individuels alors que
moi j'évoquais un phénomène général.
> C'est exact et dans mon élan, si c'est ce que j'ai donné à penser, je vous
> prie de m'en excuser. C'est juste que ceux qui concentrent les débats de
> "culture.breton" sur ces thèmes sont pour vous les seuls patriotes de ce
> news... D'où une confusion somme toute compréhensible, non ?
Les patriotes sont d'une grande diversité, vous savez!
> Ouverte à qui ?
> Votre Bretagne vous a accepté parce que vous vous l'êtes recréée de façon à
> ce qu'elle vous soit compatible, pas telle qu'elle est en réalité.
Je vis et travaille en Bretagne et pour moi la Bretagne n'est donc pas
une entité virtuelle. Cela étant, la Bretagne telle qu'elle est ne me
plaît pas toujours, je la voudrais davantage attachée à ses racines,
davantage bretonne en fait, mais également ouverte sans toutefois être
disposée à se faire envahir bien sûr.
Mais je suppose que chacun se fait une idée du pays où il vit, et même
des autres pays. Chacun a le droit d'avoir en soi-même "son"
Angleterre", "son" Espagne, "sa" Russie, "son" Irlande, parfois
éloignées des réalités.
K.
> Je vis et travaille en Bretagne et pour moi la Bretagne n'est donc pas une
> entité virtuelle. Cela étant, la Bretagne telle qu'elle est ne me plaît
> pas toujours, je la voudrais davantage attachée à ses racines, davantage
> bretonne en fait, mais également ouverte sans toutefois être disposée à se
> faire envahir bien sûr.
> Mais je suppose que chacun se fait une idée du pays où il vit, et même des
> autres pays. Chacun a le droit d'avoir en soi-même "son" Angleterre",
> "son" Espagne, "sa" Russie, "son" Irlande, parfois éloignées des réalités.
Eh bien voyez-vous, je manque de temps ce matin pour vous répondre
précisément mais cette fois, je trouve que vous proposez une bonne base de
discussion, même si je sais d'avance qu'on ne va pas être d'accord. Creusons
tout cela avec un effort de courtoisie et sans dénier à l'autre d'être ce
qu'il est. Ca marchera mieux et ça aura une sacrée vertu : celle de
recentrer scb sur son sujet plutôt que de se faire balader sur des délires
"christianistes" et racistes.
Les racines et ce que signifie être "davantage breton" restent à définir. En
fonction de la réponse, l'intérêt d'y revenir ou de faire évoluer ce
référentiel peut aussi être un objet de débat. Enfin, il n'est pas inutile
de chercher à convenir de ce qui nous rassemble sous cette qualité d'être
Breton.
F.
>
> Les racines et ce que signifie être "davantage breton" restent à définir. En
> fonction de la réponse, l'intérêt d'y revenir ou de faire évoluer ce
> référentiel peut aussi être un objet de débat. Enfin, il n'est pas inutile
> de chercher à convenir de ce qui nous rassemble sous cette qualité d'être
> Breton.
Sur ce point on risque d'être en désaccord,parce que pour moi être
Breton suppose un héritage (génétique et / ou culturel), une volonté
d'être Breton, une réelle imprégnation de la langue et / ou de la
culture bretonne.
Un Mohammed El Birouti*, né à Briec de l'Odet, n'est pas Breton, de même
que Ronan Huon, né à Saint-Omer, n'était pas C'hti ;-)
K.
* le prénom et le nom sont fictifs
> Un Mohammed El Birouti*, né à Briec de l'Odet, n'est pas Breton
Même s'il apprend le breton?
Eole, si vous ou moi apprenons l'arabe, changerons-nous pour autant de
nationalité? Pour ma part, non, pour vous c'est à vous de choisir.
K.
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/
"Kernevad" <kern...@breizh.eu> a écrit dans le message de news:
484136f4$0$835$ba4a...@news.orange.fr...
TG : voilà quelque chose de constructif de la part de Fabrice Tual "Il n'est
pas inutile de chercher à convenir de ce qui nous rassemble sous cette
qualité d'être breton". J'applaudis des deux mains et des deux pieds. C'est
ce que j'essaye de faire depuis des années. Encore récemment dans le fil
"parcelles de vérité".
Voici mon analyse en deux mots :
D'abord faire la distinction entre Bretonité du point de vue géographique et
bretonité du point de vue du "coeur".
Puisque la Bretagne n'a plus d'existence politique depuis longtemps, les
critères sont impossibles : aucun papier n'attribue la qualité d'être
breton. Reste la volonté, ce que j'appelle les Bretons de coeur.
Evidemment interviennent d'autres éléments, comme le nom et le sang, la
provenance géographique etc... Mais je serai moins intransigeant que
Kernevad sur ce point : est breton qui le veut, selon "la découverte ou
l'ignorance".
Et maintenant ainsi défini , le Breton ne peut être breton que de coeur
puisqu'il n'y a pas de marqueur légal objectif, on peut parler de ce qui
soustend, qu'est ce qui motive cette adhérence du coeur. Là, j'ai déblayé le
terrain dans le fil "parcelles de vérité".
Enfin, une fois bien interiorisée cette appartenance de coeur au peuple
breton, on peut parler des marqueurs objectifs qui révèlent cette identité :
1. Premièrement la langue bretonne. quelqu'un bretonnant de naissance est,
de facto, breton, même s'il le nie. C'est inscrit dans son être du fait m^me
de sa langue maternelle. De ce fait, Per Jakez helias était breton.. meme si
ce fut objectivement un écrivain français, un patriote français qui n'a pas
joué le rôle qu'il aurait dû pour réveiller son peuple. C'est bien le
contraire qu'il fît, l'endormant avec ses histoires du passé, confortant les
images d'Epinal de la Bretagne dans l'imaginaire français.
2. Le Nom. Dans mon cas personnel, la réécriture de mon patronyme en breton
a été la conséquence logique et concrète de ma nationalité assumée. Je crois
par ailleurs en l'influence du prénom sur la vie de ceux qui les portent. Il
faudrait demander l'avis d'un psy, mais étant donné que ce prénom est choisi
par les parents et que le nom est breton à n'en pas douter dans une très
grande proportion encore en Bretagne, s'appeler Herve Gourmelon n'est pas
anodin. S'appeler Tual non plus; Mon fils Erle Jakez Youenn Mari a une
véritable carte d'identité gravée dans ses prénoms, référence à nos origines
basses cornouaillaises, à son oncle et arrière grand oncle acteurs du
mouvement breton, à son grand père et au patron secondaire de la Bretagne
patron des prêtres bretons, enfin référence à Mari, Reine des Saints et
Saintes de Bretagne et honorée partout chez nous dans de multiples églises
et chapelles, telle une robe de mille éclats.... Chaque année avec mes 200
élèves, je leur révèle l'origine de leur nom.Je me souviens d'une Véronique
Le Pendu toute fière de rectifier une erreur répandue sur son nom ,
découvrant que c'est dérivé de Penn et de Du.... Le Nom, c'est l'héritage,
le sang, mais aussi la cause efficiente pour faire sa vie qui est incrite :
"tu es breton mon fils", et en religion, dieu t'a créé dans ce
conditionnement qu'il a trouvé bon pour toi....
3. Une multitudes d'autres choses objectives peuvent êtres posées qui
affirment de facto cette identité bretonne. Chez certain, cela procède de
l'héritage, chez d'autres c'est du volontarisme. C'est moins naturel mais
c'est plus méritoire donc "plus vrai". Ainsi pour la langue, je disais à mon
voisin que moi c'est de ma faute si je parle breton, et lui ce n'est pas de
sa faute : il la parle du fait que c'est sa langue maternelle. En parlant
breton, il est breton mais ce n'est pas volontaire, il n'y a pas
d'intention.
3.1. Les sabots (moi je les trouve pratiques pour aller au jardin, plus
prtaiques que les bottes)
3.2. La vaisselle de Quimper. elle sert aux grandes occasion (du Keraluc
peint à la main dans la famille depuis 80 ans). Le jour de leur è ans, mes
enfants ont eu droit à leur bol de faïence de Quimper, avec un homme ou une
femme en habits national dans le fond, selon leur sexe.
3.3 le berceau, l'armoire, la commode : meubles hérités des parents
3.4. l'album photo, l'arrière grand oncle André membre du premier PNB sur
les genoux de sa nourrice en coiffe ;
3.5 Mes filles ont chacune un kabig , moi un kaban/casquette , mon épouse un
manteau type irlandais ;
3.6 une bouteille de cidre le dimanche ; une en réserve en cas de visite
imromptue ;
3.7 Bouteilles d'eau minérale "Menez Are", Wisky "Ed Du", Yod kerc'h,
Stripoù munut, Kig ha Fars, krampouezh bep gwener noz...
3.8 Le Gwenn-ha-du flotte sur un mât à l'extérieur, bien en vue ;
3.9 BZH sur les voitures
3.10 Autocollant en breton pour refuser la pub dans la boite aux lettres ;
d'autres à l'entrée pour signifier qu'on ne parle que breton ici "Brezhoneg
Amañ / Brezhoneg mar plij")
3.11 Utilisation du breton systématiquement au téléphone en répondant ;
quand on sonne ; dans les commerces, en classe m^me ,
3.12 noms bretons aux animaux domestiques , aux bateaux (un dériveur et un
habitable) ; appeler le nom des champs alentours (ainsi que les croix) par
leur nom breton ;
3.13 chèques en breton uniquement ; rédaction des adresses en breton
uniquement aussi ; utilisation de tampons "LIZHER" ; "BREZHONEG YEZH
OFISIEL, YA, HOGEN ER GER DA GENTAN"
3.14 Prier en breton uniquement ; prier les saints breton particulièrement ;
prière pour les vocations en breton ; complies en breton sur airs latins le
dimanche soir en famille, lectio divina en breton etc etc...
3.15 etc etc... à complèter.
Je le suis un peu éloigné du sujet en traitant des point objectifs qui
dénotent une identité bretonne revendiquée et pas seulement "naturelle". Je
pense qu'il y a énormément à dire (sujet très vaste et passionnant)
4. du point de vue "naturel", il fadrait aussi analyser ce que est
révélateur d'une "bretonitude" dans la société bretonne car là je n'ai
abord" que la famille :
4.1 : le nom des entreprises , produits et institutions qui sont quelquefois
volontairement bretons "Sav Eol", par exemple "Breizh cola", Pedenn Zul...
4.2. : une certaine manière d'apréhender la solidarité où en bretagne le
réseau associatif est autrement plus développé qu'en France. Le poids du
secteur mutualiste...
4.3. Le poids de l'enseignement dit catholique...
4.4. La charge identitaire des départements, une sorte de "chauvinisme" bien
breton, ne serait-ce que dans ma manière d'aborder les gens ou le temps
qu'il faut piur s'intégrer dans une commune...
Fondamentalement tout de meme, je pense que le seul marqueur vraiment
déterminant est bien entendu l'attitude par rapport à la langue. Meme pour
des hauts bretons, la langue bretonne est le marqueur de l'identité bretonne
quoi que l'on essaye aujourd'hui de brouiller ce repère simple et si vrai :
est breton celui qui parle breton.
TG
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/
"Kernevad" <kern...@breizh.eu> a écrit dans le message de news:
48413e40$0$873$ba4a...@news.orange.fr...
> > Même s'il apprend le breton?
>
> Eole, si vous ou moi apprenons l'arabe, changerons-nous pour autant de
> nationalité?
Si j'apprends l'arabe chez moi, cela ne fait évidemment pas de moi un
Arabe. On parle de quelqu'un qui est né et vit en Bretagne.
et puis aussi un esprit fidèle. Le mentalité bretonne évolue mais moins
rapidement que d'autres. Elle a mis un long temps à renier la foi chrétienne
et à passer à gauche, et malgré les désillusions de la gauche caviar je ne
serais pas étonné de la voir à gauche pour un bon moment encore.
Au niveau écclésial, on sait que c'est en Bretagne qu'on a trouvé les plus
sur soutiens à une certaine interprétation de vatican II qui a provoqué
l'autodestruction de l'Eglise (dixit Paol VI) ;
Il faudrait aussi faire une typologie par région qui serait passionnante :
Le sujet est qu'est ce qui définit un breton, mais pour cela on doit etudier
qu'est ce qui définit un leonard, un trégorois, un cornouaillais, un
vannetais, il y a pas mal de choses à dire, notamment au plan spirituel.
Au plan spirituel, il faudra aborder aussi la "spiritualité bretonne",
autrement dit la façon spécifique qu'on les breton :
1. de comprendre la révélation chrétienne ;
2. de la vivre (culte des morts, des saints, de la VM, chapelles, eglises,
pardons)...
Au plan social : la répartition de la population ville/campagne les
quartiers autour des chapelles.... Restes sd'une société rurale en
décomposition peut-être mais qui expliquent certains traits du breton
d'aujourd'hui je pense.
On ne peut pas être breton si on n'est pas blanc.
De toute façon, les français qui s'installent en Bretagne ne
deviennent pas bretons non plus. Comment est-il possible de voir la
différence entre un Breton et un Français mais de ne pas la voir entre
un Breton et un Arabe ? Comment est-il possible de ne pas voir la
différence entre l'Europe de nos grands-parents, peuplée uniquement
d'Européens, et l'Europe actuelle qui ressemble de plus en plus au
tiers-monde, et où il devient de plus en plus dangereux de sortir de
chez soi à mesure que la proportion de blancs diminue ? Marseille n'a
plus rien à voir avec ce qu'elle était il y a 50 ans !
Conclusion: Eole nous prend pour des cons.
= Là on discute du sexe des anges . Puis-je faire observer sans me faire traiter de jacobin
qu'il n'y a pas de nationalité bretonne . La nationalité est une notion juridique et dès
lors il est possible et cela s'est vu que certaines personnes non arabes puissent changer de
nationalité et obtenir la nationalité d'un pays arabe. Exemple un des précédents évêques
d'Alger, Mgr Duval .
> = Vous avez partiellement raison . Sauf que je doute que Gwilhmod soit la forme bretonne de
> Guillemot . Mais enfin..
Oh, RLM, le spécialiste du breton maintenant!
> C'est pour moi une réponse à ses extracons et à la France qui est mon pays insultée par le
> terme Extracon.
Réflexion qui prouve que tu ne comprends toujours rien aux idées de
Tepod. A-wechoù diwar-benn "Extracon" e komz, a-wechoù diwar benn
"France", ha n'eo ket un degouezh.
Eh bien si, Gwilhmod correspond à la graphie moderne du nom Guillemot.
Mais pourquoi s'acharner sur les façons d'écrire le nom de TG alors
qu'il est l'un des seuls ici à utiliser son vrai nom? N'y a-t-il pas
assez de choses à dire sur ses idées souvent rétrogrades pour s'en
prendre en plus à son identité?
K.
> On ne peut pas être breton si on n'est pas blanc.
Mat e krog an dra-se...
> De toute façon, les français qui s'installent en Bretagne ne
> deviennent pas bretons non plus.
Gant an dra-se ret e vije kregiñ marteze... Bon, je sens mon breton
très peu assuré, je préfère continuer en français que massacrer la
langue de Hersart de la Villemarqué.
> Marseille n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était il y a 50 ans !
> Conclusion: Eole nous prend pour des cons.
Ceux que je prends pour cons, c'est les cons, et ça s'écrit en trois
lettres, chacun peut le voir et comprendre.
Vous, Alfred, je ne vous prends pas pour un con. Je pense que vous
vous trompez, que vous considérez les choses sous un mauvais angle.
C'est différent. Mais vous parlez de Marseille, et bien sûr en tant
qu'Occitan (mais pas Marseillais) je me sens interpellé, de toute
façon je pense qu'une partie des remarques que je vais vous proposer
peut nourrir la réflexion des Bretons.
Tout d'abord, je suis navré, pour vous, de constater que vous ne
pouviez pas prendre plus mauvais exemple.
Marseille est une ville métisse de par ses origines même, par
définition en quelque sorte: http://marseille.pytheas.free.fr/navig/massalia/massalia.htm
Marseille a toujours accueilli des communautés d'immigrés, juifs,
Grecs, Arméniens, Italiens, Corses...
Aujourd'hui, la plupart des figures de l'occitanisme marseillais,
celles que l'on connaît un peu partout dans le pays en tout cas,
portent des patronymes italiens: http://www.cardabelle.fr/occitan-auteurs-casanova.htm
http://oc.wikipedia.org/wiki/Claudi_Bars%C3%B2tti
C'est à Marseille que des "Italiens" et un "Parisien" (je suppose que
vous les qualifieriez ainsi) ont inventé le rap occitan:
http://www.massilia-soundsystem.com/accueil/index.html
Tout cela a été possible grâce à une sociabilité toute "méridionale",
dans laquelle les immigrés du Sud de la Méditerranée ont trouvé leur
place. Non pas qu'il n'y ait pas de frictions, de difficultés,
d'incompréhension, mais ce n'est pas par hasard si à Marseille, il
n'est de voitures brûlées que quand de jeunes cons ont trop regardé à
la télé ce qui se passe dans le 93.
Marseille n'est plus une ville occitane par sa langue (et dès la fin
du XIXème siècle), mais elle n'est toujours pas une ville française,
et c'est ça qui m'intéresse. Elle nourrit un solide anti-parisianisme
qui s'exprime notamment (mais pas seulement) à travers le soutien de
TOUT LE MONDE au club de foot http://www.marseillais-du-monde.org/credo.php3
C'est la bourgeoisie qui a vendu Marseille une première fois, mais
sans pouvoir anéantir l'identité de la ville, pourtant caricaturée par
Pagnol au grand plaisir de l'Extracon (ben oui, je m'y mets aussi).
C'est aujourd'hui l'État qui à travers l'aménagement urbain essaie (et
arrive malheureusement assez bien) à anéantir cette identité: on vire
les cabanons pour construire des immeubles de bureaux, on fait venir
par le TGV des gens du Nord dont il est douteux qu'ils s'intégreront
jamais, puisqu'on peut désormais très bien habiter à Marseille et
travailler à Lyon, voire à Paris!!!
Et on continue officiellement à tourner en dérision l'accent
marseillais jusque sur les ondes de France Inter, et tout le monde
trouve ça normal.
Seul un pouvoir régional fort, soucieux avant tout de l'intérêt de la
Provence et de ses habitants, au service du développement économique
dans le progrès social et le respect de l'environnement, pourra mettre
un terme à cette menace qui pèse sur la ville.
A galon,
Eole
= Pas plus que vous.
>
>> C'est pour moi une réponse à ses extracons et à la France qui est mon pays insultée par le
>> terme Extracon.
>
> Réflexion qui prouve que tu ne comprends toujours rien aux idées de
> Tepod. A-wechoù diwar-benn "Extracon" e komz, a-wechoù diwar benn
> "France", ha n'eo ket un degouezh.
= Certes quand les "idées" de Tepod s'expriment sous la forme d'une insulte .
>> Les racines et ce que signifie être "davantage breton" restent à définir.
>> En fonction de la réponse, l'intérêt d'y revenir ou de faire évoluer ce
>> référentiel peut aussi être un objet de débat. Enfin, il n'est pas
>> inutile de chercher à convenir de ce qui nous rassemble sous cette
>> qualité d'être Breton.
> Sur ce point on risque d'être en désaccord,parce que pour moi être Breton
> suppose un héritage (génétique et / ou culturel), une volonté d'être
> Breton, une réelle imprégnation de la langue et / ou de la culture
> bretonne.
Je retrouve de la disponibilité pour vous apporter un début de réponse. Cela
a du coup permis quelques (rares) réactions donnant des éléments sinon
pertinents, du moins utiles à la conduite de cette réflexion. D'abord,
partons de votre propos. Il demeure à mon sens extrêmement ambigu.
Je peine à concevoir qu'on puisse accepter tout à la fois l'idée d'un
héritage culturel et d'un héritage génétique, tant le caractère
scientifiquement restrictif du second semble contraire à la marge de
manoeuvre que laisse le premier...
Selon vous donc (et reprenez-moi si je déforme votre opinion), être Breton
s'hérite de ses ancêtres. C'est une histoire de sang et de culture transmise
entre générations, d'où sans doute la cohérence avec l'idée de "racines" que
vous utilisez par ailleurs.
Il faudrait définir ce que vous qualifieriez d'héritage culturel : faut-il
parler breton et lequel ? Faut-il parler une langue de Bretagne, y compris
qui ne soit pas le breton ? Faut-il être dépositaire de ce très riche
imaginaire fort peu littéraire pour le transmettre à ses enfants ? Doit-il
inclure sa dimension très religieuse, atypiquement mystique par un alliage
hétérodoxe de canon romain et de paganisme ? Est-il terrien ou marin ? Se
traduit-il par un "revival" celtique aussi sympathique que grandement
artificiel, ou relève-t-il d'une imprégnation plus récente de
l'évangélisation ?
Quoi qu'il en soit, vous serez en situation d'exclure l'essentiel des
personnes se disant bretonnes aujourd'hui tout autant pour des raisons
géographiques (nées ou vivant en Bretagne) que "génétiques" (né de parents
bretons). En effet, la Bretagne se caractérise historiquement par une
absence de monolinguisme. Il s'en déduit que si le nationalisme breton
devait s'appuyer sur une langue unique, outre le fait regrettable qu'il
opérerait exactement de la même manière que le si galvaudé jacobinisme
français, il ne pourrait en aucun cas tendre vers une réalité linguistique
passée, mais il instrumentaliserait uniquement la langue à des fins
politiques de différenciation, pour ne pas dire de discrimination, à
commencer par la moitié des Bretons qui n'ont pas d'ancêtres brittophones.
Précisez par ailleurs de qui s'hérite cette culture qui reste à qualifier.
Faut-il en outre comprendre qu'il nous faut à la fois la posséder et avoir
la "volonté d'être Breton", ou acceptez-vous d'admettre que quiconque se
voulant Breton puisse l'être, y compris sans avoir hérité d'une culture
bretonne ou de ces si étranges "gènes" sur lesquels il nous faudra revenir ?
Dans le premier cas (le plus probable), vous restreignez encore votre champ
d'application et commencez à confiner la Bretagne dans une réserve d'indiens
; dans le second, vous invalidez vos premières propositions fondées sur
l'héritage...
Les gènes donc... Combien d'ascendants bretons vous faut-il ? Un suffit-il ?
Les deux parents ? Doit-on remonter aux grands-parents (trois, quatre ?) ?
Faut-il être en mesure de produire un arbre généalogique au moins identifié
jusqu'aux registres d'états-civils les plus anciens ?
Bref, vous ne serez jamais en mesure de qualifier ce qu'est être Breton de
cette façon. Votre approche n'a qu'un seul objectif et qu'un seul pouvoir :
celui de qualifier qui ne peut pas être Breton.
Le fameux "patriote" qui fait de vous un modéré - pour reprendre votre
expression - y introduit une idée de race. Le Breton ne peut alors qu'être
blanc. Je suppose donc que le couple breton qui adopte un enfant noir n'en
fera jamais un Breton. Qu'il ait ou pas la volonté d'être Breton, qu'il soit
né ici, qu'il connaisse éventuellement le breton ne changerait rien : il
sera à jamais exclu de cette qualité. Permettez-moi de vous dire que c'est
parfaitement antinomique avec l'avenir politique radieux que ces racistes
imaginent à une Bretagne indépendante. Notons par ailleurs que l'abbé Tepod
tient sur ce plan un discours déjà bien différent car théoriquement plus
ouvert. Certes, il se déclare furieusement contre l'immigration mais accepte
dans l'absolu qu'un jeune originaire d'ailleurs puisse choisir d'être
Breton. Vous y voyez une contradiction ? Moi aussi puisque ce discours prive
la Bretagne d'une source de nouveaux Bretons.
Mais c'est là que Tepod Gwilhmod la résoud par un projet de société
parfaitement cohérent qui ne semble cette fois pas plus vous convenir qu'à
moi : le retour à une société familiale féconde fondée sur le catholicisme.
Puisque la "conversion" à la "britanitude" est concevable mais dans le même
temps qu'on préfère rester entre soi, le seul moyen de rétablir un
inévitable déficit démographique ne peut passer que par un retour à une
société où la femme reprend ce rôle si décisif dans lequel elle excelle :
une matrice à produire sans fin plein de petits Bretons du Seigneur. La
culture bretonne ne peut donc se déduire qu'à partir de ce prisme. Certes
l'origine celtique est utile pour justifier une différentiation culturelle
et historique, mais de même qu'on a christianisé les menhirs, il importe de
faire de la Bretagne la fille cadette de l'Eglise (la première place est
prise...) et de démarrer son histoire par l'évangélisation.
Ce qui reste paradoxal, c'est que cette culture semble avoir été
essentiellement importé par l'immigration bretonne et ses fameux Saint
fondateurs, des immigrés pas trop préoccupés par les Armoricains de souche,
sauf à la convertir... Et l'alliance de ses clercs bretons (soi-disant
dépositaires de cette culture portée aux nues et socles du projet politique
de notre interlocuteur très, très chrétien) avec le pouvoir aristocratique
puis avec la richesse de la bourgeoisie n'a aucunement favorisé la
cristallisation d'un sentiment breton, la féodalité comme les intérêts
bourgeois ayant plus que contribués à ramener la Bretagne souveraine dans le
giron français avant que n'existe même le concept de nation.
Je rebondis alors sur la réponse de RLM pour lequel la nationalité est une
notion juridique. Il me semble que c'est la restreindre à un fait accompli,
celui du vainqueur de la reconnaissance de ses droits, que ce soit le peuple
émancipé ou celui, oppresseur, qui a maté l'aspiration d'ethnies, cultures,
peuples différents mais n'ayant aucun droit à en faire le fondement de son
organisation sociale. La nation est surtout définie par la volonté positive
de se reconnaître comme membres d'une même communauté, suffisamment
solidaire pour justifier d'avoir la possibilité politique de prendre son
destin en main. Cela dit, cette idée de nation s'est révélée historiquement
criminelle. A la fois récente (parler de nation avant le XVIIIe voire XIXe
siècle est franchement anachronique) et dépassée, cette aspiration à
l'auto-détermination sur la base d'une société nécessairement définie par
son homogénéité n'a pu conduire qu'à l'épuration (car rares sont les
endroits du monde où cette homogénéité culturelle, linguistique existe
naturellement) et à la guerre territoriale. Voilà déjà en quoi je récuse le
nationalisme : c'est d'abord un processus d'exclusion avant de rassembler
ceux qui restent et qui partagent le projet.
Appliqué à la Bretagne, le nationalisme ne peut conduire qu'à la
discrimination non pas seulement et évidemment des "Français" en terre
bretonne (tout aussi complexes à qualifier que les Bretons...) ou encore les
immigrés d'où qu'ils viennent, mais aussi la grande majorité des Bretons
eux-mêmes.
De façon plus générale, à tous ceux que j'ai rencontrés et qui fondent le
caractère Breton sur une nation, une religion ou une race, il m'arrive à
chaque fois de demander à un moment ou à un autre "pourquoi au fond, eux,
VEULENT-ILS absolument être Bretons" ? Les rares réponses - quand il ne
s'agit pas d'esquives ou de hors-sujet, sont embarrassées...
Compte tenu de l'idée que vous vous en faîtes, pourquoi, Kernevad (je n'aime
pas m'adresser à vous par ce masque), voulez-vous absolument être Breton ?
Pourquoi vous acharnez-vous à dénier à d'autres de l'être ? Quelle en est la
cause première ?
Alors si nous revenons à la réalité de la société bretonne, reste-il quelque
chose à défendre, préserver, vivifier ?
Comment expliquer que les Bretons parlent rarement le breton et se sentent
pourtant si breton ?
Comment définir une culture bretonne si revendiquée par cette population
plus athée que la moyenne française sans la ramener de force à la religion ?
Nous y avons nos paysages, nos tempéraments, des sonorités et des musiques,
certainement une histoire commune même si elle ne se trouve ni dans les
manuels scolaires, ni dans les contes nationalistes, sans doute une mémoire
collective de cette histoire comme des agressions à l'identité des ancêtres
et des vexations sociales qui imprègnent davantage les héritages
inter-générationnels que la pratique d'une langue...
La Bretagne n'est pas le terreau de racines qui figent : c'est un port
d'attache, celui des marins ouverts sur le monde et qui ont ramené la
richesse des cultures rencontrés comme des gènes nouveaux, celui des
émigrants vers le nouveau monde, celui des colons prenant possession de la
terre d'autrui en Afrique et ailleurs, celui de la diaspora qui crevait de
faim sur ses terres appauvries et qui a accompagné l'essor industriel venu
de l'est, celui des soldats mobilisés loin de chez eux...
Etre Breton se traduit pour moi nécessairement par une ouverture aux autres
et sur le monde. C'est aussi une forte aspiration à la liberté, souvent
opprimée par un modèle unificateur et d'autant plus exacerbée à chaque
tentative de la brimer. Mais si cela ne se traduit pas politiquement
autrement que par la modération, l'europhilie, le progressisme social, c'est
sans doute parce que le sujet est ailleurs.
Mesurez-vous que, en définissant la culture bretonne par ce qu'elle ne doit
pas être, ou un retour au religieux, ou une uniformisation linguistique, ou
des critères génétiques, cela conduit à dénier à la plupart des Bretons
cette identité qu'ils partagent souvent spontanément, de façon aussi
agressive qu'un nationaliste français la dénigrant pour imposer son modèle ?
Je vous le dis : cette guerre des nationalistes bretons contre les Bretons
eux-même est politiquement absurde et culturellement délétère.
F.
...au fait...Qu'est-ce-qu'un Breton? Et nous voilà à la case Départ.
Pas grave on n'est pas pressé!
"Fabrice Tual" <mon-pre...@free.fr> a écrit
Quiconque se sent l'être. Rassurez-vous, ça n'arrive pas à n'importe qui.
A vous maintenant.
F.
> Je retrouve de la disponibilité pour vous apporter un début de réponse. Cela
> a du coup permis quelques (rares) réactions donnant des éléments sinon
> pertinents, du moins utiles à la conduite de cette réflexion. D'abord,
> partons de votre propos. Il demeure à mon sens extrêmement ambigu.
>
> Je peine à concevoir qu'on puisse accepter tout à la fois l'idée d'un
> héritage culturel et d'un héritage génétique, tant le caractère
> scientifiquement restrictif du second semble contraire à la marge de
> manoeuvre que laisse le premier...
Je rois que j'avais écrit culturel et / ou génétique. En général un peu
des deux.
> Selon vous donc (et reprenez-moi si je déforme votre opinion), être Breton
> s'hérite de ses ancêtres. C'est une histoire de sang et de culture transmise
> entre générations, d'où sans doute la cohérence avec l'idée de "racines" que
> vous utilisez par ailleurs.
Une histoire de sang le plus souvent mais nombre de Bretons très actifs
dans le mouvement culturel ne sont pas Bretons à 100 % et c'est même
peut-être un "plus".
> Il faudrait définir ce que vous qualifieriez d'héritage culturel : faut-il
> parler breton et lequel ? Faut-il parler une langue de Bretagne, y compris
> qui ne soit pas le breton ?
Quel breton? pour moi il y a un breton avec de nombreuse variantes
toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Quant aux parlers
gallos et autres parlers des marges des Bretagne -Pays de la Mée, Pays
de Retz-, celui qui les connaît montre aussi son attachement à son
terroir et donc à la Bretagne.
> Les gènes donc... Combien d'ascendants bretons vous faut-il ? Un suffit-il ?
> Les deux parents ? Doit-on remonter aux grands-parents (trois, quatre ?) ?
> Faut-il être en mesure de produire un arbre généalogique au moins identifié
> jusqu'aux registres d'états-civils les plus anciens ?
Personnellement si je me suis reconnu breton (et je répète pas
exclusivement) c'est parce que j'ai des ancêtres bretons (pas loin de la
moitié) mais j'admets qu'il puisse y avoir des démarches différentes.
> Le fameux "patriote" qui fait de vous un modéré - pour reprendre votre
> expression - y introduit une idée de race. Le Breton ne peut alors qu'être
> blanc. Je suppose donc que le couple breton qui adopte un enfant noir n'en
> fera jamais un Breton. Qu'il ait ou pas la volonté d'être Breton, qu'il soit
> né ici, qu'il connaisse éventuellement le breton ne changerait rien : il
> sera à jamais exclu de cette qualité.
Vous supposez. Eh bien, vous supposez mal en l'occurrence. Ce n'est pas
moi qui ai dit que le Breton devait être blanc, c'est Alfred. Un enfant
adopté, quelle que soit sa couleur pourra être Breton, cela va de soi
pour moi.
Quant à la "race bretonne", je laisse cette notion à Olier Mordrel (qui,
soit dit en passant avait au moins la moitié de ses gênes non bretons,
quel paradoxe!)
K.
> Je crois que j'avais écrit culturel et / ou génétique. En général un peu
> des deux.
Oui tout à fait. Mais je vous explique que je conçois mal qu'on puisse
appréhender l'un avec l'autre.
> Une histoire de sang le plus souvent mais nombre de Bretons très actifs
> dans le mouvement culturel ne sont pas Bretons à 100 % et c'est même
> peut-être un "plus".
C'est souvent le cas effectivement. D'où vient alors la racine, ou
l'héritage ?
> Quel breton? pour moi il y a un breton avec de nombreuse variantes toutes
> aussi intéressantes les unes que les autres. Quant aux parlers gallos et
> autres parlers des marges des Bretagne -Pays de la Mée, Pays de Retz-,
> celui qui les connaît montre aussi son attachement à son terroir et donc à
> la Bretagne.
Ca me va bien. Ca n'ira pas à d'autres...
> Vous supposez. Eh bien, vous supposez mal en l'occurrence. Ce n'est pas
> moi qui ai dit que le Breton devait être blanc, c'est Alfred.
Mais je ne vous l'attribue nullement. Je vous répondais mais j'ai
délibérément nourri la réflexion par les premières réactions en marge de
notre échange, de Bellego, Guillemot et RLM. S'il doit y avoir ambiguïté
dans ma formulation, vous l'avez résolue.
Vos retours sur la suite m'intéressent...
F.
>
> Mais c'est là que Tepod Gwilhmod la résoud par un projet de société
> parfaitement cohérent qui ne semble cette fois pas plus vous convenir qu'à
> moi : le retour à une société familiale féconde fondée sur le catholicisme.
Exact. Ce type de société ne me convient guère.
>
> Appliqué à la Bretagne, le nationalisme ne peut conduire qu'à la
> discrimination non pas seulement et évidemment des "Français" en terre
> bretonne (tout aussi complexes à qualifier que les Bretons...) ou encore les
> immigrés d'où qu'ils viennent, mais aussi la grande majorité des Bretons
> eux-mêmes.
Je crois avoir déjà écrit ici que je ne me considérais pas nationaliste
au sens où on l'entend généralement.
> Compte tenu de l'idée que vous vous en faîtes, pourquoi, Kernevad (je n'aime
> pas m'adresser à vous par ce masque), voulez-vous absolument être Breton ?
> Pourquoi vous acharnez-vous à dénier à d'autres de l'être ? Quelle en est la
> cause première ?
Je suis Breton par héritage et aussi par choix. Je ne refuse pas aux
autres la possibilité de se revendiquer Bretons mais être Breton se
mérite quand même ;-) Il y a une démarche à effectuer surtout quand on
ne naît pas Breton et même quand on naît en bretagne de parents Bretons.
K.
= J'ai beaucoup aimé ce beau texte élégant et parfois même un peu poétique mais dévastateur .
On se retrouve après devant un paysage ou rien n'est resté debout . Et la question demeure :
qu'est-ce qu'être breton ?
J'ai dit que la nationalité est un fait juridique. C'est vrai car c'est le concret des
choses et bien sûr cela ne justifie nulle part qu'une nationalité soit imposée. Toutefois si
l'on s'écarte de cette notion on rentre dans une auberge espagnole ou chacun apporte sa
petite tambouille. C'est bien ce que l'on voit sur ce forum.
"Fabrice Tual" <mon-pre...@free.fr> a écrit
> A vous maintenant.
>
> F.
> On se retrouve après devant un paysage ou rien n'est resté debout . Et
> la question demeure : qu'est-ce qu'être breton ?
> J'ai dit que la nationalité est un fait juridique.
"Comment peut-on être Breton?" écrivait Morvan Lebesque. Un livre à relire.
Les Français ne font pas la différence entre nationalité (broadelezh) et
citoyenneté (keodedadelezh). Cela présente certes l'avantage de ne pas
encourager les discriminations mais entraîne aussi la confusion.
Pourquoi refuser de reconnaître la nationalité bretonne, parfaitement
compatible avec la citoyenneté française?
K.
(de régionalité cornouaillaise, nationalité bretonne et citoyenneté
française)
= Parce que la confusion a été entretenue par certains "nationalistes" bretons comme TG qui
confondent défense de la langue et revendications séparatistes.. *Pour ma part* je ne vois
aucun inconvénient à ce qu'on parle de nationalité bretonne ou poitevine ou alsacienne tant
que l'appartenance à la nation française n'est pas remise en cause .
Pour aller jusqu'au bout de ma pensée , je suis partisan d'une France fédérale à l'image de
la République Fédérale allemande avec des pays (Länder) ou des états (states) pourvus de
gouvernements locaux ayant des attributions étendues dans le cadre d'unétat fédéral type
Etats-Unis ou RFA. C'est à dire une France largement décentralisée .
Dans cette optique je ne vois aucun inconvénient à ce que les languesrégionales soient
langues officielles à côté du français à l'image de ce qui se passe au Royaume -Uni.
Les conflits d'interprétation linguistiques inévitables étant résolus par des modalités à
déterminer .
> Si ce Mohamed El Birouti veut vraiment sincèrement être breton, il le peut.
> en conséquence il essayera de changer de non et prénom pour un pseudo moins
> marqué quand à El Birouti je propose "Ibil Beuz".
Ce qui démontre bien que, malgré tout ce que tu pourra en dire, tu
passes par le prisme de la langue française.
Avec un minimum de culture et moins d'abjection, tu aurais proposé "ar
Beroutat". Petra 'ri ?
p.
> Pour aller jusqu'au bout de ma pensée , je suis partisan d'une France
> fédérale à l'image de
> la République Fédérale allemande avec des pays (Länder) ou des états
> (states) pourvus de
> gouvernements locaux ayant des attributions étendues dans le cadre
> d'un état fédéral type
> Etats-Unis ou RFA. C'est à dire une France largement décentralisée .
> Dans cette optique je ne vois aucun inconvénient à ce que les
> langues régionales soient
> langues officielles à côté du français à l'image de ce qui se passe au
> Royaume -Uni.
> Les conflits d'interprétation linguistiques inévitables étant résolus
> par des modalités à
> déterminer .
---
Finalement nous ne sommes pas si éloignés l'un de l'autre. L'idée
fédérale est celle qu'une bonne partie de l'Emsav défend, en réalité.
K.
(pour une Cornouaille autonome dans une Europe libre)
> = Parce que la confusion a été entretenue par certains "nationalistes" bretons comme TG qui
> confondent défense de la langue et revendications séparatistes.. *Pour ma part* je ne vois
> aucun inconvénient à ce qu'on parle de nationalité bretonne ou poitevine ou alsacienne tant
> que l'appartenance à la nation française n'est pas remise en cause .
> Pour aller jusqu'au bout de ma pensée , je suis partisan d'une France fédérale à l'image de
> la République Fédérale allemande avec des pays (Länder) ou des états (states) pourvus de
> gouvernements locaux ayant des attributions étendues dans le cadre d'unétat fédéral type
> Etats-Unis ou RFA. C'est à dire une France largement décentralisée .
Ce sujet concerne l'organisation interne de la République française.
Il n'est pas étranger au sujet du fil, mais ne saurait s'identifier
complètement à lui.
> Dans cette optique je ne vois aucun inconvénient à ce que les languesrégionales soient
> langues officielles à côté du français à l'image de ce qui se passe au Royaume -Uni.
Ça c'est positif mais ça laisse de côté la question de la Loire-
Atlantique, celle du Pays Basque, celle de la Catalogne-Nord, sans
oublier les problèmes spécifiques à la Corse, et plus globalement
l'absurdité du tracé des régions. Qu'en est-il dans le projet
fédéraliste?
> Je ne faisais que passer. Continuez sans moi.
Oh non ne partez pas.
Sans vous, comment ferons-nous ?
Qu'est-ce-qu'un Breton ?
F.
> Ça c'est positif mais ça laisse de côté la question de la Loire-
> Atlantique, celle du Pays Basque, celle de la Catalogne-Nord, sans
> oublier les problèmes spécifiques à la Corse, et plus globalement
> l'absurdité du tracé des régions. Qu'en est-il dans le projet
> fédéraliste?
>
On a ici un vrai problème: pour moi un projet d'Europe fédérale ne peut
séparer les deux parties de la Catalogne ni les deux parties du pays
Basque et doit rassembler les deux parties de la Bretagne séparées non
pas une frontière d'Etats mais par une limite de régions
administratives. Que reste-il d'un Etat somme toute bien artificiel
comme la France dans un tel projet? La question reste posée. Certes,
plus l'assimilation avance et moins on aura à se poser ce genre de
questions mais il nous reste encore quelques années...
Quant à la partition de la Cornouaille en trois départements, c'est tout
simplement une honte!
K.
Kernev da virviken!
> = Une bonne partie de l'EMSAV, cest qui ?
En fait presque tout l'Emsav sauf Emgann (enfin ce qu'il en reste) et sa
mouvance, et Adsav. Pour être précis il semble qu'une partie du Parti
Breton (vous me direz qu'une partie d'un groupuscule ça devient
difficile à identifier sans microscope) soit plus séparatiste que
fédéraliste et que l'UDB soit tellement inféodée aux idées de la gauche
bien pensante que le fédéralisme doit lui être devenu bien étranger.
K.
(Adunvanomp Kernev-Uhel ha Kernev-Izel!)
= ça fait pas beaucoup de monde ....
> = ça fait pas beaucoup de monde ....
C'est sûr, une partie de peu de monde (une partie de l'Emsav) c'est peu
de chose. Mais les Bretons fédéralistes sommes sans doute encore plus
nombreux que les Bretons séparatistes. Mais je vous l'accorde, les
Bretons qui se satisfont des modèles UMP, ou PS ou Vert ou MODEM ou PCF
(en fait c'est le même modèle peu ou prou)sont dix fois plus nombreux...
K.
(minoritaire de chez minoritaire)
Ce jour dans le Monde, une analyse qui ne nous apprendra pas grand-chose ici
mais qui pose assez simplement le sujet à tout lecteur moins concerné par la
question régionale : "La revanche des langues régionales, par Jean-Louis
Andreani".
http://www.lemonde.fr/opin
ions/article/2008/06/02/la-revanche-des-langues-regionales-par-jean-louis-andreani_1052599_3232.html
F.
= mais à mon avis très objectif ....
> La page n'est plus disponible .
Si, c'est le lien qui se brise en 2 et qu'il faut reconstituer.
L'article est encore en une du monde.fr ce matin, pavé "opinions".
F.
Ça c'est positif mais ça laisse de côté la question de la Loire-
Atlantique, celle du Pays Basque, celle de la Catalogne-Nord, sans
oublier les problèmes spécifiques à la Corse, et plus globalement
l'absurdité du tracé des régions. Qu'en est-il dans le projet
fédéraliste?
TG C'est du pipeau : Rantanplan n'est pas fédéraliste, il dit cela pour se
faire accepter. La preuve c'est qu'il ne vous répondra pas parce qu'il n'est
pas engagé dans un parti fédéraliste. Moi, nationaliste breton catholique je
fais partie d'un parti fédéraliste, et cela ne pose pas de problème. C'est
le meme combat contre le républicanisme extracon dont Ratanplan est un
parfait exemple. La vérité, et nous le savons tous, l'Extracon est
irréformable. On peut, grace à des efforts inouis, arracher des miettes de
son système, mais au fond, et on le voit bien avec la modif de la
constitution, sur le FONDS, ils ne lâchent rien. Ainsi RATANPLAN dit qu'il
est pour la reconnaissance des nations régionales si on ne regette pas
notre appartenance à la nation extracone. Ainsi, Ratanplan dit qu'il est
pour la reconnaissance des langues dites régionales à coté du français, mais
nous savons scientifiquement qu'aucun exemple de ce type ne marche dans le
monde : les langues dites régionales seront finalement complètement digérées
comme c'est le cas actuellement avec seulement 150 familles bretonnantes en
Bretagnen en tout et pour tout.
Raisonnablement, comme l'écrit l'Evangile, il faut etre rusé comme le
serpent et doux comme l'agneau : jouer toutes les cartes sans jamais nous
mentir à nous memes : ce que nous voulons c'est la liberté.
Gouzout a reer mat n'eo ket Kernev ur gwir "vro". Graet e oa a dammoù
diforc'h bras kenetrezo, an unander anezho o vezañ hepken edont dindan an
hevelep eskob, setu aze toud.
E Breizh da zont e vo ret derc'hel kont eus an istor, eveljust, hogen ivez
eus an emdroadur, ha pergen eus ar pezh a vez anvet breman "bassin
d'emploi". Aes eo e Kernev, a zo graet gant kerioù bihan :
- Bro ar C'hap gant Douarnenez
- Bro Vigoudenn
- Kemper
- Kastellin
- Karaez
- Kemperle
Se a glot gant embannadurioù Oust-France n'int ket graet forzh penaos...
>
> TG C'est du pipeau : Rantanplan n'est pas fédéraliste, il dit cela pour se
> faire accepter. La preuve c'est qu'il ne vous répondra pas parce qu'il n'est
> pas engagé dans un parti fédéraliste. Moi, nationaliste breton catholique je
> fais partie d'un parti fédéraliste, et cela ne pose pas de problème. C'est
> le meme combat contre le républicanisme extracon dont Ratanplan est un
> parfait exemple. La vérité, et nous le savons tous, l'Extracon est
> irréformable. On peut, grace à des efforts inouis, arracher des miettes de
> son système, mais au fond, et on le voit bien avec la modif de la
> constitution, sur le FONDS, ils ne lâchent rien. Ainsi RATANPLAN dit qu'il
> est pour la reconnaissance des nations régionales si on ne regette pas
> notre appartenance à la nation extracone. Ainsi, Ratanplan dit qu'il est
> pour la reconnaissance des langues dites régionales à coté du français, mais
> nous savons scientifiquement qu'aucun exemple de ce type ne marche dans le
> monde : les langues dites régionales seront finalement complètement digérées
> comme c'est le cas actuellement avec seulement 150 familles bretonnantes en
> Bretagnen en tout et pour tout.
> Raisonnablement, comme l'écrit l'Evangile, il faut etre rusé comme le
> serpent et doux comme l'agneau : jouer toutes les cartes sans jamais nous
> mentir à nous memes : ce que nous voulons c'est la liberté.
>
= Puisque vous voulez continuer ce petit jeu en m'appelant Ratanplan (astuce idiote du
niveau d'un patronage catho que visiblement vous n'avez pas dépassé) je vais donc continuer
sur le même ton M. Guillemot.
1) Je n'ai à me faire accepter par personne sur un forum et encore moins par un ultracon
comme vous. L'accès à un forum est LIBRE, un mot dont un attardé de la chouannerie comme
vous ne perçoit sans doute pas le sens.
2) Vous n'êtes M. Guillemot pas plus fédéraliste que mes bottes . Vous êtes au contraire un
parfait jacobin breton qui ne rêve que d'une Bretagne cléricale ou la seule langue autorisée
officiellement serait le breton et surtout pas le français ou le Gallo.
3) Que vous mettiez en doute la sincérité de mes opinions m'indiffère . Vous êtes parmi les
participants de ce forum celui dont je souhaite le moins (pour ne pas dire pas du tout)
l'estime .
4) Libre à vous de ne pas croire à la possibilité de coexistence de plusieurs langues sur
un même territoire malgré les nombreux exemples qui existent dans le monde (Finlande, Canada
Suisse ou Floride aux USA par exemple par exemple) . Il y a une certaine cohérence dans
cette attitude avec votre désir jacobin d'imposer une seule langue dans ce pays et votre
haine de la démocratie et de la tolérance.
5) Vous n'êtes M. Guillemot ni rusé ni doux mais comme beaucoup de membres de cette frange
ultraconservatrice de l'église catholique (en abrégé ultracons) à laquelle vous appartenez
un homme agressif et intolérant et à l'occasion insultant .
> Gouzout a reer mat n'eo ket Kernev ur gwir "vro". Graet e oa a dammoů
> diforc'h bras kenetrezo, an unander anezho o vezań hepken edont dindan an
> hevelep eskob, setu aze toud.
Spontusat tra! Kernev ne vefe ket ur gwir vro. Breizh n'eo ket ivez ha
petra lavaret eus Bro-C'hall? Divroad on :-(
> E Breizh da zont e vo ret derc'hel kont eus an istor, eveljust, hogen ivez
> eus an emdroadur, ha pergen eus ar pezh a vez anvet breman "bassin
> d'emploi". Aes eo e Kernev, a zo graet gant kerioů bihan :
> - Bro ar C'hap gant Douarnenez
> - Bro Vigoudenn
> - Kemper
> - Kastellin
> - Karaez
> - Kemperle
>
> Se a glot gant embannadurioů Oust-France n'int ket graet forzh penaos...
Souezhus memestra gwelet Tepod o sevel a-du gant Ouest-France! Petra zo
c'hoarvezet ganeoc'h, Tepod?
K.
Gwir Gerneviz, tud a galon war-sav!
C'est sympa de lire un message dont l'auteur ne m'insulte pas bien
qu'il défende un point de vue diamétralement opposé au mien. Mais le
plus important est le fond du message, et là, vous soutenez
malheureusement la politique criminelle du remplacement de population.
Vous prenez un ton qui se veut moralement supérieur, humaniste,
dépassionné, plein de sagesse, avec pas mal de recul, mais en fait,
votre justification de l'immigration se limite à des considérations
vagues et impressionnistes, sans rapport direct avec la question, et
vous passez sous silence la destruction humaine provoquée par
l'immigration. De plus, on comprend que vous soutenez le remplacement
de population, mais vous n'osez même pas le dire carrément !
À propos de Marseille, je ne connais pas cette ville. Je cite son nom
parce que je sais que vous êtes occitan, et il paraît que Marseille a
maintenant une majorité de non-Européens. Cinquante pour cent de non-
Européens en 2008 (je ne connais pas les chiffres réels), ça veut sans
doute dire 90% dans 40 ans (sauf changement de politique). Les
Marseillais d'origine iront se réfugier ailleurs (mais où ?) et
vivront plus petitement, en ayant moins d'enfants, en sortant moins
dans la rue, et en regardant plus la télé. Je ne comprends pas comment
vous pouvez défendre cette politique.
La télé parisienne, lorsqu'elle nous présente les Marseillais, aime
bien nous montrer en fait des Arabes, qui nous sont vendus comme des
Méditerranéens (c'est à dire des basanés). En réalité, les Provençaux
sont des Européens. Ils sont 100 fois plus proches des Bretons que des
Arabes. Moi-même, qui n'ai jamais mis les pieds à Marseille, je suis
100 fois plus marseillais qu'un Arabe qui y réside. Sauf si on joue
sur les mots en disant qu'un "Marseillais" n'est rien de plus qu'une
"personne habitant à Marseille". Je remarque que dans votre post, vous
n'avez pas dit pourquoi vous souteniez le remplacement de population,
et vous ne dites pas non plus jusqu'où vous voulez aller. Vous ne
fixez pas de limites. Comment se fait-il que vous souteniez cette
politique qui, il y a 50 ans, aurait horrifié vos parents ?
> > On ne peut pas être breton si on n'est pas blanc.
>
> Mat e krog an dra-se...
C'était inutile de citer cette phrase, vu que vous n'y répondez pas
dans votre post.
> Marseille est une ville métisse de par ses origines même,
> par définition en quelque sorte:
> http://marseille.pytheas.free.fr/navig/massalia/massalia.htm
>
> Marseille a toujours accueilli des communautés d'immigrés,
> juifs, Grecs, Arméniens, Italiens, Corses...
Le plus probable est que les Marseillais ont laissé venir ces immigrés
à leur corps défendant. De toute façon, il n'y a pas de continuité
entre ce qui se passe actuellement et ce qui s'est passé à l'époque
des Grecs, ou au 19ème siècle. Dans le temps, on avait des gens qui
venaient d'eux-mêmes en nombres limités, tandis que maintenant, ce
sont les gouvernements européens qui organisent la venue de millions
d'immigrés et favorisent leur reproduction rapide en détournant à leur
profit l'aide sociale qui était censée favoriser la cohésion de la
société européenne. Il n'y a jamais eu à Marseille (ni ailleurs) un
remplacement de population aussi massif qu'aujourd'hui sans que les
gens prennent les armes pour s'y opposer.
Il y a un côté poétique à dire que Marseille est une ville métisse de
par ses origines, et qu'elle a toujours accueilli des communautés
d'immigrés, juifs, Grecs, Arméniens, Italiens, Corses... Mais si on y
réfléchit 2 secondes, c'est complètement idiot d'affirmer qu'un peuple
peut avoir pour tradition de se faire remplacer régulièrement par
d'autres gens. Et puis si les Marseillais sont nombreux à avoir des
parents ou grands-parents italiens, je ne vois pas en quoi ça devrait
être un argument pour faire venir des Arabes à Marseille, étant donné
que la plupart des Marseillais n'ont jamais voulu d'eux, et que les
Italiens ne veulent pas d'eux non plus.
En fait, vous reprenez l'argument fréquemment entendu selon lequel la
race européenne devrait calmement accepter de se faire hara kiri afin
de perpétuer la tradition qui veut que chaque civilisation disparaisse
un jour. Pourquoi ne pas plutôt appliquer ce raisonnement aux pays
arabes et mettre fin à leur existence ?
La réalité historique est probablement que les relations entre
Marseillais et Arabes ont été sanglantes au cours des siècles passés.
Si vous prétendez perpétuer les vieilles traditions, vous devriez vous
armer d'un sabre ou d'un mousquet.
> Aujourd'hui, la plupart des figures de l'occitanisme
> marseillais, celles que l'on connaît un peu partout dans
> le pays en tout cas, portent des patronymes italiens
Le fait que pas mal d'immigrés italiens se soient intéressés à
l'occitan ne peut pas servir à justifier l'immigration arabe. Les
Italiens et les Occitans sont des gens très proches.
> C'est à Marseille que des "Italiens" et un "Parisien" (je
> suppose que vous les qualifieriez ainsi) ont inventé le
> rap occitan:
Ça ne justifie par l'immigration arabe.
> Tout cela a été possible grâce à une sociabilité toute "méridionale",
Quand vous dites "tout cela a été possible", je ne sais pas trop ce
que vous entendez par "tout cela". Toujours est-il que le remplacement
des Marseillais par des Arabes s'inscrit dans la politique de
remplacement racial qui a lieu dans tous les pays européens (USA et
Australie compris). Il n'y a pas de spécificité marseillaise, et ce ne
sont pas les Marseillais qui, par sociabilité méridionale, ont décidé
d'inviter 600,000 Arabes. Les Marseillais ne voulaient pas d'eux,
c'est le gouvernement qui les a fait venir et va continuer à en faire
venir encore bien plus.
En Bretagne aussi, l'UDB (union des débiles bretons) affirme que les
faibles scores électoraux de Le Pen en Bretagne prouvent que les
Bretons sont d'accord pour se faire remplacer par des immigrés. En
réalité, les Européens ne souhaitent nulle part se faire remplacer.
C'est seulement une minorité qui impose cette politique.
> dans laquelle les immigrés du Sud de la
> Méditerranée ont trouvé leur place.
Les Arabes ont déjà leur place en Afrique du Nord et au Moyen Orient.
Ils occupent un territoire aussi large que l'Europe. Le problème est
qu'avec l'immigration arabe, ce sont les Européens qui n'ont plus leur
place. Au nom de quoi approuvez vous cette politique ?
> Non pas qu'il n'y ait pas de frictions, de difficultés, d'incompréhension,
Plutôt que friction et incompréhension, je dirais: viols et agressions
en tous genres. Mais le problème principal est le remplacement de
population.
> mais ce n'est pas par hasard si à Marseille, il n'est
> de voitures brûlées que quand de jeunes cons ont
> trop regardé à la télé ce qui se passe dans le 93.
En Algérie non plus, il n'y a pas de voitures brûlées. C'est la preuve
que ce pays convient bien aux Arabes. Les Européens s'y plaisaient
bien aussi, avant de se faire virer. A quoi attribuez-vous la
criminalité et les viols à Marseille ?
> Marseille n'est plus une ville occitane par sa langue (et
> dès la fin du XIXème siècle), mais elle n'est toujours
> pas une ville française, et c'est ça qui m'intéresse.
On a remplacé la langue occitane par le français, et une bonne partie
des Occitans par des Arabes, mais pour vous, l'important est que les
Arabes qui vivent à Marseille ne se sentent pas français. C'est un
point de vue absurde !
> C'est la bourgeoisie qui a vendu Marseille une
> première fois, mais sans pouvoir anéantir l'identité
> de la ville, pourtant caricaturée par Pagnol au grand
> plaisir de l'Extracon (ben oui, je m'y mets aussi).
Marcel Pagnol était un écrivain d'une grande sensibilité. C'est
dommage qu'il n'ait pas dénoncé la politique destructrice de Paris,
mais ses livres et ses films ne sont sûrement pas une injure à la
Provence et à Marseille. D'ailleurs, en réalisant ses films (avec peu
de moyens, je crois), il a donné un exemple de ce que le centralisme
parisien nous fait perdre. Ses films qui se passent à Marseille et en
Provence me permettent d'avoir une idée de ce qui a été perdu. Il
était temps qu'il les fasse. Personne ne pourrait faire le même
travail aujourd'hui. Que s'est-il passé entre-temps ? Evidemment,
c'est dommage d'avoir vendu en partie la Provence aux Parisiens et aux
riches Européens. Mais la grosse catastrophe est l'immigration arabe
et du tiers-monde. C'est absurde de vous plaindre que Marcel Pagnol a
caricaturé les Marseillais et de ne pas vous émouvoir du remplacement
des Marseillais par des immigrés.
> Et on continue officiellement à tourner en dérision
> l'accent marseillais jusque sur les ondes de France Inter,
> et tout le monde trouve ça normal.
C'est absurde de vous plaindre que France Inter se moque de l'accent
marseillais et de ne pas vous émouvoir du remplacement des Marseillais
par des immigrés. Qu'est ce que ça peut faire que France Inter se
moque de l'accent marseillais ?
> Seul un pouvoir régional fort, soucieux avant tout de
> l'intérêt de la Provence et de ses habitants, au service
> du développement économique dans le progrès social
> et le respect de l'environnement, pourra mettre un terme
> à cette menace qui pèse sur la ville.
Vous êtes syndicaliste ou quoi ?
Dans le monde réel :
intérêt de la Provence = rapatriement des immigrés
développement économique = rapatriement des immigrés
progrès social = rapatriement des immigrés
respect de l'environnement = rapatriement des immigrés
Malheureusement, vous allez continuer à défendre la politique de
remplacement racial.
On May 31, 10:23 pm, Éole <eol...@lavache.com> wrote:
> On 31 mai, 16:13, Alfred <alfred.1...@yahoo.com> wrote:
>
> > On ne peut pas être breton si on n'est pas blanc.
>
> Mat e krog an dra-se...
>
> > De toute façon, les français qui s'installent en Bretagne ne
> > deviennent pas bretons non plus.
>
> Gant an dra-se ret e vije kregiñ marteze... Bon, je sens mon breton
> très peu assuré, je préfère continuer en français que massacrer la
> langue de Hersart de la Villemarqué.
>
> > Marseille n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était il y a 50 ans !
> > Conclusion: Eole nous prend pour des cons.
>
> Ceux que je prends pour cons, c'est les cons, et ça s'écrit en trois
> lettres, chacun peut le voir et comprendre.
>
> Vous, Alfred, je ne vous prends pas pour un con. Je pense que vous
> vous trompez, que vous considérez les choses sous un mauvais angle.
> C'est différent. Mais vous parlez de Marseille, et bien sûr en tant
> qu'Occitan (mais pas Marseillais) je me sens interpellé, de toute
> façon je pense qu'une partie des remarques que je vais vous proposer
> peut nourrir la réflexion des Bretons.
>
> Tout d'abord, je suis navré, pour vous, de constater que vous ne
> pouviez pas prendre plus mauvais exemple.
>
> Marseille est une ville métisse de par ses origines même, par
> définition en quelque sorte:http://marseille.pytheas.free.fr/navig/massalia/massalia.htm
>
> Marseille a toujours accueilli des communautés d'immigrés, juifs,
> Grecs, Arméniens, Italiens, Corses...
>
> Aujourd'hui, la plupart des figures de l'occitanisme marseillais,
> celles que l'on connaît un peu partout dans le pays en tout cas,
> portent des patronymes italiens:http://www.cardabelle.fr/occitan-auteurs-casanova.htmhttp://oc.wikipedia.org/wiki/Claudi_Bars%C3%B2tti
>
> C'est à Marseille que des "Italiens" et un "Parisien" (je suppose que
> vous les qualifieriez ainsi) ont inventé le rap occitan:http://www.massilia-soundsystem.com/accueil/index.html
>
> Tout cela a été possible grâce à une sociabilité toute "méridionale",
> dans laquelle les immigrés du Sud de la Méditerranée ont trouvé leur
> place. Non pas qu'il n'y ait pas de frictions, de difficultés,
> d'incompréhension, mais ce n'est pas par hasard si à Marseille, il
> n'est de voitures brûlées que quand de jeunes cons ont trop regardé à
> la télé ce qui se passe dans le 93.
>
> Marseille n'est plus une ville occitane par sa langue (et dès la fin
> du XIXème siècle), mais elle n'est toujours pas une ville française,
> et c'est ça qui m'intéresse. Elle nourrit un solide anti-parisianisme
> qui s'exprime notamment (mais pas seulement) à travers le soutien de
> TOUT LE MONDE au club de foothttp://www.marseillais-du-monde.org/credo.php3
>
> C'est la bourgeoisie qui a vendu Marseille une première fois, mais
> sans pouvoir anéantir l'identité de la ville, pourtant caricaturée par
> Pagnol au grand plaisir de l'Extracon (ben oui, je m'y mets aussi).
>
> C'est aujourd'hui l'État qui à travers l'aménagement urbain essaie (et
> arrive malheureusement assez bien) à anéantir cette identité: on vire
> les cabanons pour construire des immeubles de bureaux, on fait venir
> par le TGV des gens du Nord dont il est douteux qu'ils s'intégreront
> jamais, puisqu'on peut désormais très bien habiter à Marseille et
> travailler à Lyon, voire à Paris!!!
>
> Et on continue officiellement à tourner en dérision l'accent
> marseillais jusque sur les ondes de France Inter, et tout le monde
> trouve ça normal.
>
> Seul un pouvoir régional fort, soucieux avant tout de l'intérêt de la
> Provence et de ses habitants, au service du développement économique
> dans le progrès social et le respect de l'environnement, pourra mettre
> un terme à cette menace qui pèse sur la ville.
>
> A galon,
>
> Eole
> En réponse à Éole (post de samedi dernier sur soc.culture.breton)
> C'est sympa de lire un message dont l'auteur ne m'insulte pas
Dites-le avec des fleurs :
> vous soutenez malheureusement la politique criminelle (...)
> Vous prenez un ton qui se veut moralement supérieur (...)
> des considérations vagues et impressionnistes (...)
> vous soutenez le remplacement de population, mais vous
> n'osez même pas le dire carrément ! (...)
> c'est complètement idiot d'affirmer (...)
> l'UDB (union des débiles bretons) (...)
> C'est un point de vue absurde ! (...)
> C'est absurde de vous plaindre que Marcel Pagnol (...)
> C'est absurde de vous plaindre que France Inter (...)
> Vous êtes syndicaliste ou quoi ? (...)
Ou avec subtilité :
> Plutôt que friction et incompréhension, je dirais: viols et agressions
> en tous genres. (...)
Ou avec humour :
> Sauf si on joue sur les mots en disant qu'un "Marseillais"
> n'est rien de plus qu'une "personne habitant à Marseille".
F.
> À propos de Marseille, je ne connais pas cette ville. Je cite son nom
> parce que je sais que vous êtes occitan, et il paraît que Marseille a
> maintenant une majorité de non-Européens. Cinquante pour cent de non-
> Européens en 2008 (je ne connais pas les chiffres réels), ça veut sans
> doute dire 90% dans 40 ans (sauf changement de politique). Les
> Marseillais d'origine iront se réfugier ailleurs (mais où ?) et
> vivront plus petitement, en ayant moins d'enfants, en sortant moins
> dans la rue, et en regardant plus la télé. Je ne comprends pas comment
> vous pouvez défendre cette politique.
Le problème est que les Occitans ne font pas assez d’enfants pour
alimenter la machine économique.
Du point de vue de l’État bourgeois, il est plus simple d’importer des
étrangers gratuits que de financer une politique sociale encourageant la
natalité.
> Je remarque que dans votre post, vous
> n'avez pas dit pourquoi vous souteniez le remplacement de population,
> et vous ne dites pas non plus jusqu'où vous voulez aller. Vous ne
> fixez pas de limites.
Pour le capital, la population est un facteur de production qu’il s’agit
d’obtenir au meilleur coût. La Maghrébin est concurrentiel par rapport
au Français.
Pour faire passer la pilule aux Français, une propagande massive est
lancé pour démoniser tous ceux qui remettraient en cause cet économisme
forsené au nom des beaux sentiments.
Il est très difficile d’échapper à ce véritable lavage de cerveaux sur
fond d’expiation de la Shoah et de repentance coloniale.
Neketa ?!
Eus Plugüen on. Pluguen a oa da vezan lonket gant kumuniezh kęr Gemper ha
savet hon eus ur gumuniezh all, da enebin gant... bigoudenned Ploveilh !
Tud Oust France a oar mat diouzh traoů, dreist-holl pa vez anv a wenneien,
bez e c'hellit fiziout enno : "Gwir" vroioů Breizh a hiziv a glot well-wazh
gant embannadurioů Oust France, sklaer eo din.
E kenver brezhoneg n'eus ket a yezh Kerneveg evel ez eus eus al Leoneg eus
an Tregerieg pe eus ar Gwenedeg izel hag uhel...
> E kenver brezhoneg n'eus ket a yezh Kerneveg evel ez eus eus al Leoneg eus
> an Tregerieg pe eus ar Gwenedeg izel hag uhel...
Ur yezh eo ar brezhoneg, enni meur a rannyezh. Met gwir eo, n'eus ket a
rannyezh unvan e Kernev. Met an holl Gerneviz evel an holl Vretoned (ar
vrezhonegerien evel just) a c'hell kompren an eil re ar re all ("a
c'hell en em gompren" a vefe marteze aesoc'h da gompren e brezhoneg?
Pelec'h emañ HG, "Mab e dad", an Difazier Meur?)
K.
N'on ket sur e c'hell forzh peseurt brezhoneger dizesk war e yezh kompren
unan all bennak eveltañ en tu all d'ar brezhonegva, siwazh.
Gant bolontez vat e c'heller atav, moarvat.
El lodenn "Kernevodez" ez eo "Leoneg" tost da vat an hini a gomzer, war
bouez troioù lavar 'zo. Ar pouez mouezh, bepred, a seblant din bezañ heñvel.
P'edon yaouank, tregont vloaz 'zo, e oan aet kuit diouzh Pluguen war varc'h
houarn war zu bro Leon santel war varc'h houarn. Ar vro a seblantas din
bezan kemmet trumm (ha pergen ar brezhoneg), paz on en em gavet en Hanveg
deiz ar marc'had. chomet e oan tri devezh gant daou baotr kozh er menez,
brezhoneg ganto eveljust, ha pa raen anv eus dazont ar yezh, a welen du du,
e respontas una anezho ne oa ket posubl-doue ez afe kuit ar yezh diouzh
Hanveg...
diradennañ Ploue, diveinañ Berrien ha divrezhonegañ Henveg, tri zra dibosubl
d'an aotrou Doue ?
siwazh, n'eman ket kont evel se hiziv an deiz, tregont vloaz war lerc'h.
A mon avis, l'économisme ne se cache pas derrière les beaux
sentiments. Au contraire, les explications économiques sont un
paravent pour l'idéologie de l'immigration.
L'immigration a tendance à faire baisser le salaire des personnes non
qualifiées, ce qui est intéressant pour les employeurs. Mais si on
leur faisait payer le coût de l'immigration (mise au chômage des
Européens non qualifiés, destruction de l'école, criminalité...),
alors ça leur reviendrait beaucoup plus cher d'employer des
Maghrébins.
Au lieu de demander au gouvernement de leur fournir de la main
d'oeuvre à bon marché, les employeurs qui n'emploient pas d'immigrés
pourraient aussi bien demander à bénéficier de baisses d'impôts. Ce
serait aussi avantageux pour eux, et ça permettrait de préserver le
reste de la société. Mais l'objectif est l'immigration pour
l'immigration, et non l'immigration pour enrichir les employeurs.
L'objectif n'est pas non plus de faire remonter la natalité. La faible
natalité européenne n'est pas un gros problème, sauf justement, dans
un contexte d'immigration massive, car on obtient alors un
remplacement de population. Il faut ajouter que l'immigration du tiers-
monde a évidemment pour effet de faire baisser massivement la natalité
européenne. On dit parfois que les immigrés vont aider à payer les
retraites. En réalité, ils rendent la tâche de financer les retraites
bien plus difficile, car en plus des retraites, les Européens doivent
maintenant payer pour entretenir les immigrés sous-performants, pour
construire des prisons, payer les frais de scolarité privée, etc. Mais
le plus grave pour l'économie va être le pourcentage de plus en plus
faible d'Européens dans les nouvelles générations. Le résultat est que
l'économie européenne va se rapprocher de celle du tiers-monde. Sauf
si on se lance dans une politique de rapatriement généralisé.
En conclusion, le problème est idéologique. Il faudrait demander à
Éole quelles sont ses motivations profondes, mais je doute qu'il sache
nous répondre.
Quant à l'immigration, c'est évidemment la bête conséquence de
politiques économiques prises dans la facilité. Elle permet de combler
les déséquilibres et de répondre à la demande. Il est ridicule de
croire que l'immigration serait un but en soi : tout le monde convient
qu'il s'agit d'un arrachement, sauf deux trois internationalistes
soixante-huitards attardés. L'immigration a une finalité bien claire.
Evidemment, tout cela ne vaut que si l'on considère l'économie pour
l'économie. L'immigration est une solution optimale dans le système
économique dégagé des impératifs culturels et sociaux. Le véritable
ennemi, c'est donc l'économisme, ce médecin qui ne prescrit que pour
lui-même.
> A mon avis, l'économisme ne se cache pas derrière les beaux
> sentiments. Au contraire, les explications économiques sont un
> paravent pour l'idéologie de l'immigration.
Qu’est-ce qui motive l’idéologie de l’immigration alors?
C'est maintenir un vaste proletariat permetant de faire baisser le
cout des salaires aux capitalistes chez les locaux. L'immigration
permet de le maintenir dans la crainte du chomage et dans la
soumission aux capitaliste. C'est un phenomène classique detruire
l'organisation du proletariat.
La destruction systematique de la fonction publique est un autre
exemple. C'est là où les prolétaires sont de mieux organisés
--> J'aimerais bien le savoir !
Alfred a écrit :
>> Qu’est-ce qui motive l’idéologie de l’immigration alors?
>
> --> J'aimerais bien le savoir !
Les juifs ? les francs-macs ? les rouges ? l'UDB ? Mab e dad ? :-P
p.
Ben non, justement. Si on applique vos critères c'est l'inverse. La
population de la Côte d'Azur a deux sources :
- le néolithique cardial venu par la mer de la Syrie et du Liban actuel
- les colons grecs
Par contre les Bretons appartiennent à un groupe génétique couvrant
l'ensemble de la côte atlantique, de l'Ecosse au Portugal (ainsi que
quelques îlots en Algérie) et représentant l'ancien fond mésolithique et
paléolithique.
Il y a beaucoup plus de différences génétiques entre les marseillais et
les bretons qu'entre les marseillais et les syriens, ce qui n'a bien sûr
aucune importance politique
> Il y a beaucoup plus de différences génétiques entre les marseillais et
> les bretons qu'entre les marseillais et les syriens, ce qui n'a bien sûr
> aucune importance politique
C'est faux. Il y a un dégradé génétique ouest-européen, les afflux
ultérieurs ont peu changé la donne.
Quant à Alfred, il n'a pas vu ma gueule d'autochtone gascon mais qu'il
sache que je ressemble plus à un arabe qu'à un estonien rosé et
porcin.
Mabedad peotramant Tadevab (c'hwi ' oar piv oant da vihanañ?
K.
GS / PS: Cela étant, j'ai moi aussi du mal à comprendre pourquoi
tellement de gens veulent faire venir chez nous ce nombre impressionnant
d'immigrés (et plus ils sont différents de nous, mieux c'est,
apparemment). Par intérêt, pour certains c'est évident, par connerie,
pour d'autre c'est encore plus évident. Mais pour les autres, qui ne
sont a priori ni cons no cupides (s'il en reste)? Expliquez-moi si vous
pouvez.
C'est vrai en général mais pas dans les détails. L'haplogroupe R1b est
nettement plus rare sur la côte méditérannéenne et par contre très
fréquent au Pays Basque et en Gascogne ainsi que sur les rives de la mer
d'Irlande (Pays de Galles, Cornouailles, Ecosse occidentale, Irlande
orientale). La Bretagne est entre les deux avec une présence plus
marquée au nord.
En revanche le complexe E1b1 est plus présent sur les berges de la
Méditérannée et semble correspondre avec le Cardial (la seconde voie
d'expansion de l'agriculture) lui-même d'origine syrienne.
Bien sûr ça ne correspond plus à rien culturellement. Tout juste peut-on
dire que l'Indo-européen a emprunté des mots sémitique à date trés
ancienne et donc qu'ils étaient parlés dans le même coin - à mon avis en
Asie Mineure - mais à part ça....
Par ailleurs, Cavalli Sforza a mis en évidence les traces de l'expansion
grecque dans les gènes des habitants de la Côte d'Azur, ce qui est
logique vu la toponymie. Je reste cependant sceptique sur la viabilité
d'un front hellénique de libération massaliote :-)
>
> Quant à Alfred, il n'a pas vu ma gueule d'autochtone gascon mais qu'il
> sache que je ressemble plus à un arabe qu'à un estonien rosé et
> porcin.
Et les bretons ont en énéral peu à voire avec des grands aryens blonds
aux yeux bleus. Par ailleurs, l'arabe c'est une langue et rien d'autre.
Les invasions islamiques ont effacée le christianisme et les langues
romanes parlées dans la province d'Afrique puis l'exarchat de Carthage
mais la population est restée la même. Si notre ami Alfred veut savoir à
quoi ressemblait Saint-Augustin ou Gordien III il n'a qu'à aller voir
l'épicier algérien du coin. Le père de Jésus pourrait même être du coin
(sa tombe indique Sidon au Liban, cependant).
Allez expliquer ça à un raciste...
Alfred a écrit :
> Admettons qu'en Occitanie, un Estonien se fasse tout de suite
> repérer par son teint rosé et son air porcin, qui tranchent avec l'air
> caprin des Arabes, et avec la beauté naturelle des Occitans...
Alors que l'Alfred se reconnaît à son scrotum artificiellement
éléphantesque ?
> C'est évident qu'en Occitanie comme ailleurs, la majorité des gens
> préfèreraient être envahis par des Estoniens que par des Arabes, ne
> serait-ce que pour des raisons de sécurité.
C'est évident, oui :-) Un envahisseur offrant la sécurité, ça rappelle
le bon temps, nicht wahr Alfred ? :-)
p.
> C'est évident qu'en Occitanie comme ailleurs, la majorité des gens
> préfèreraient être envahis par des Estoniens que par des Arabes,
Comme vous, un de mes meilleurs amis de jeunesse avait une aversion
profonde contre les Arabes et les Juifs. Il est aujourd’hui marié avec
une femme mi-arabe, mi-juive.
J’espère que vous utilisez un pseudonyme que vous tenez bien secret. Ça
ferait mauvais effet s’il vous arrivait la même "mésaventure" qu’à mon
ami et que vos enfants retrouvent ces écrits.
> J’espère que vous utilisez un pseudonyme que vous tenez bien secret.
Dans la mesure où il est largement intervenu sur le même thème durant des
années avec son vrai nom sur scb, et qu'il se loupe régulièrement dans
l'envoi de ses messages avec résurgence intempestive de son identité civile,
ce n'est pas gagné...
fu2 scb
F.
S'il y a un problème, ce n'est pas de savoir qui j'aime et qui j'aime
pas, mais c'est que des gens qui s'intéressent à la langue et culture
occitanes (Buthus, Eole, Un.gas...), et qui veulent se distinguer des
Français, refusent de critiquer la politique du remplacement de
population. (Vous le voyez comment, l'avenir de l'Occitanie ? ) Je
pense que les générations futures se demanderont quelle mouche vous a
piqués.
> S'il y a un problème, ce n'est pas de savoir qui j'aime et qui j'aime
> pas, mais c'est que des gens qui s'intéressent à la langue et culture
> occitanes (Buthus, Eole, Un.gas...), et qui veulent se distinguer des
> Français, refusent de critiquer la politique du remplacement de
> population. (Vous le voyez comment, l'avenir de l'Occitanie ? ) Je
> pense que les générations futures se demanderont quelle mouche vous a
> piqués.
Quand les Allemands de l’Est quittaient leur paradis socialiste, on
disait qu’ils votaient avec les pieds.
Aujourd’nui, les Européens votent avec leur sexe et ne font pas d’enfants.
Concrètement, que voulez-vous y faire?
Pourquoi blâmer l’étranger qui vient occuper l’espace de ceux qui ont
choisi l’extinction?
Pour ce qui est du remplacement de population, il est réel. Mais à
vous de cibler ceux qui l'encouragent : les immigrés ne font
qu'occuper l'espace laissé libre comme le dit Buthus. Et si cet espace
est libre, c'est qu'on a fait de la place (remembrement agricole,
industrialisation, tertiarisation, urbanisation, mobilité
interne, ...).
Et maintenant, time for psychanalysis : je confesse une haine des
Français du Nord. Voyez-vous, ce que vous ressentez à la vue de ces
pauvres Arabes que l'on a fait venir sur les ordres de nos patrons, de
nos restaurateurs et autres exploiteurs patentés, moi c'est face aux
Ch'tis, aux Picards, aux Lorrains, ... que je le ressens. Tous ces
jojos du Nord de la France qui viennent construire leur pavillon de
merde dans mon Béarn, ces militaires, fonctionnaires avec leurs gosses
blondinets et leurs voyelles nasalisées. :-)
Evidemment, ce que je dis est outrancier volontairement, mais si
remplacement de population il y a, ce n'est pas de la Kabylie qu'il
vient.
En fait, moi pas connaître l'Estonie.
Voilà ce que je lis sur wikipedia :
"L'Estonie est connue pour être un des premier pays au monde dans
l'innovation et l'usage des nouvelles technologies. C'est en Estonie
qu'à été mis au point le logiciel Skype. C'est également en Estonie
qu'à été créé le logiciel peer-to-peer Kazaa. 100% du pays est couvert
par le wifi."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Estonie
Pour des gens occidentalisés au 19ème siècle (tout comme l'Algérie) je
trouve qu'ils ont un comportement assez européen.
> Pour ce qui est du remplacement de population, il est réel. Mais à
> vous de cibler ceux qui l'encouragent : les immigrés ne font
> qu'occuper l'espace laissé libre comme le dit Buthus.
C'est ce que je fais: je critique ceux qui encouragent l'immigration.
Mais vous n'avez pas l'air de réaliser que vous même, vous encouragez
l'immigration. En tout cas, vous découragez la critique de la
politique d'immigration.
> si remplacement de population il y a,
> ce n'est pas de la Kabylie qu'il vient.
Ben si, le remplacement vient de Kabylie, même s'il vient aussi du
Nord de la France.
Vous n'avez qu'à vous opposer publiquement aux deux.
De plus, une bonne partie des gens du Nord de la France qui viennent
construire leur pavillon de merde dans votre Béarn quittent leur
région d'origine à cause de l'immigration.
Personnellement, ça me gênerait beaucoup moins d'avoir une immigration
occitane qu'une immigration arabe, et je suis sûr que la plupart des
Occitans préféreraient que leurs immigrés viennent de Dunkerque plutôt
que d'Alger.
Et de nos jours, les Européens votent avec leurs pieds en fuyant les
villes envahies par les immigrés (mais tout en continuant à voter pour
les mauvais politiciens !).
> Concrètement, que voulez-vous y faire?
- arrêter de dire que c'est cool de se faire remplacer
- arrêter l'immigration
- rapatrier les immigrés
> Pourquoi blâmer l’étranger
Je ne blâme pas, je renvoie à la maison.
(enfin..., je VOUDRAIS les renvoyer).
C'est ceux qui organisent l'immigration qui sont à blâmer, et c'est
contre eux qu'il faut se révolter.
> qui vient occuper
> l’espace de ceux qui ont choisi l’extinction?
Rien ne permet de dire que les Européens qui n'ont pas d'enfants
souhaitent l'extrinction de leur propre race.
C'est justement quand la natalité européenne diminue qu'il faudrait
arrêter toute immigration en attendant que la natalité reparte.
En fait, les partisans de notre extinction sont ceux qui organisent
l'immigration et qui essayent d'intimider les contestataires.
--
Pour revenir à ce que je disais plus haut :
Comment peut on relativiser les différences entre Occitans et immigrés
arabes tout en s'intéressant aux Diferéncios entre lou lengodoucian e
l’occitan ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Vous savez
bien qu'avec l'immigration, il ne va
rien rester ni de l'un ni de l'autre.
>> Concrètement, que voulez-vous y faire?
>
> - arrêter de dire que c'est cool de se faire remplacer
> - arrêter l'immigration
> - rapatrier les immigrés
Est-ce que ces déclarations et mesures inciteront les femmes européennes
à engendrer davantage d’enfants?
Il y a quelques années, j’étais en camping avec mon petit neveu de 2
ans. Régulièrement, il s’échappait et allait dans les tentes des
voisins. La plupart des gens le chassait comme un petit chien: "Allez!
Va-t-en. Q’est’ tu fais là?!". Un jour, il est allé chez les voisins
arabes. Ils nous l’ont ramené en riant et il avait un biscuit à la main.
Un gamin blond comme les blés chassé par des Chtis et des Parigots et
traité comme un petit prince par des Arabes.
Ça dit tout.
> Rien ne permet de dire que les Européens qui n'ont pas d'enfants
> souhaitent l'extrinction de leur propre race.
Vous pouvez ergoter tant que vous voulez sur leurs souhaits, le résultat
de leur comportement est là.
> C'est justement quand la natalité européenne diminue qu'il faudrait
> arrêter toute immigration en attendant que la natalité reparte.
Pourquoi la natalité repartirait?
> Comment peut on relativiser les différences entre Occitans et immigrés
> arabes tout en s'intéressant aux Diferéncios entre lou lengodoucian e
> l’occitan ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Vous savez
> bien qu'avec l'immigration, il ne va
> rien rester ni de l'un ni de l'autre.
Je suis rital, Éole espingouin.
Nous savons les humiliations qu’ont essuyées nos grands-parents
immigrés. Nous aimerions qu’elles soient épargnées aux immigrés actuels.
Si vous avez des enfants, il est extrêmement problable que eux ou leurs
petits enfants se marient avec des gens venus d’Afrique ou d’Asie. Il
est même probable que vous finissiez par trouver ça bien. Y avez-vous
déjà songé?
> Personnellement, ça me gênerait beaucoup moins d'avoir une immigration
> occitane qu'une immigration arabe, et je suis sûr que la plupart des
> Occitans préféreraient que leurs immigrés viennent de Dunkerque plutôt
> que d'Alger.
>
Les Arabes sont parqués dans des cités, on ne les voit qu'en centre-
ville qu'ils quittent pour rejoindre leurs tours avec les derniers
trams, métros ou bus. Les beaufs du Nord, eux, sont partout, surtout
dans les petits villages où ils constituent parfois la majorité. Sans
parler des grands propriétaires du Nord qui se sont taillés des
parcelles immenses maïsicoles dans les Landes au détriment des
populations locales. Et puis cet affreux accent qui gagne du terrain,
ces parents nouveaux-riches installés dans leur mas provençal (les
conséquences de l'occitanisme et de son unité du Sud ...) et imbus
d'eux-mêmes, appuyés sur leur 4*4 devant le spectacle fantastique de
leurs gosses à la sortie des écoles qui éructent des "ha bên ouain".
Je vomis ces têtes du Nord, lourdes, robustes, pataudes et sans
caractère qui abandonnent leur nation pour venir vivre au soleil chez
nous et ensuite nous imposer du biloute et autres expressions
dégénérées à longueur de journée. Le gavache, voilà l'ennemi.
> Comment peut on relativiser les différences entre Occitans et immigrés
> arabes tout en s'intéressant aux Diferéncios entre lou lengodoucian e
> l’occitan ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Vous savez
> bien qu'avec l'immigration, il ne va
> rien rester ni de l'un ni de l'autre.
Il ne restera rien du monde tel que nous le connaissons car ainsi il
en va. A moins d'une récession mondiale qui amène les pays à se
replier sur eux-mêmes, rien n'arrêtera la mondialisation.
Vous mettez sinon le doigt où ça fait mal : nos débats sont souvent
vains, balayés par la dure réalité. Et comme il n'y a pire fou que le
romantique qui souhaite changer le monde plutôt que de changer lui-
même, nous n'agissons pas.
> Personnellement, ça me gênerait beaucoup moins d'avoir une immigration
> occitane qu'une immigration arabe, et je suis sûr que la plupart des
> Occitans préféreraient que leurs immigrés viennent de Dunkerque plutôt
> que d'Alger.
Je n’ai pas vraiment l’impression que les gens de Dunkerque présentent
des qualités de gentillesse et d’honnêteté qui les placent nettement
au-dessus des gens venus du Maghreb ou d’ailleurs.
Un de mes potes est vigile de supermarché, il m’a souvent dit que les
"Arabes" piquaient en moyenne nettement moins que les "Français de souche".
Ledit pote ayant des idées très à droite des vôtres, j’exclus toute
bienpensance de sa part.
Kantreer
"loeizig" <loe...@orange.fr> a écrit
> Je suis surpris qu'aucun ténor de ce forum dédié à la culture bretonne ne
> se soit manifesté pour amorcer un débat.
> L'avortement, la religion , la franc-maçonnerie ou la pornographie sont
> sans doute des sujets plus truculents et croustillants. On pourrait même
> nous faire croire qu'ils sont spécifiquement bretons ...
>
> Loeiz
>
"Les gens du nord ont dans les yeux le bleu qui manque a leur decor"
Gaston Ghrenassia ( de Grenade , en arabe) plus connu sous le non de
Enrico Massias
K.