Evoquer Saïd Mekbel en ce huitième anniversaire de son assassinat ne relève
pas d'une simple commémoration. A Bouraoui, les islamistes reprennent
l'espace de ses chroniques, et à El Djahidhiya, on ne lit pas Tahar Djaout.
Saïd Mekbel et les faiseurs de ténèbres
Ce qui s'est passé à la cité universitaire Bouraoui à El Harrach, où les
islamistes de l'Ugel, organisation fasciste de Mahfoud Nahnah, ont empêché
avec tous les moyens un gala pour fêter le retour de l'honneur retrouvé du
foot grâce à la JSK, est lié à une autre invective, même modulée par son
auteur, l'insulte faite à Tahar Djaout par un homme de lettres, considéré
comme écrivain « engagé » dans les années 1970. L'Université, depuis une
dizaine d'années, a vu graduellement ses campus, ses modules et ses
ambiances accaparés par le discours islamiste au point où les rares
compétences qui s'y distinguent sont perçues comme des cas d'espèce. Et ceux
qui en représentent le symbole actif de l'intellect ont été étêtés par
l'islamisme, qu'ils soient écrivains, journalistes, chercheurs ou
enseignants. Et le huitième anniversaire de l'assassinat de Saïd Mekbel
n'est pas une simple commémoration puisque le mal continue et touche aux
racines de la régénération des compétences intellectuelles, scientifiques,
nourries aux sciences humaines et sociales. Saïd Mekbel semble reprendre son
malicieux mais foudroyant sourire quand, devant cette hécatombe, il
continuait de graver la brièveté de ses phrases incisives. Ses Billets
avaient la particularité de donner du sens à la tragédie pour mieux traduire
la conjoncture politique du pays qui allait à vau-l'eau, ce qui rend ses
écrits toujours actuels. Aussi, au moment où la polémique sur la libération
ou non de Ali Benhadj alimente, la cour de Bouteflika, qui attend de lui
rendre les honneurs, l'on ne peut s'empêcher d'évoquer un certain billet où
il s'interrogeait sur la probabilité d'une sortie de prison du numéro deux
de l'ex-FIS . Ces « émirs » tournés au ridicule constituaient le suc de ses
chroniques. Mais voilà qu'on foudroie Tahar Djaout, qu'on essaie d'expliquer
ce pour quoi il a été tué à bout portant, confiant, généreux, comme s'il eut
fallu, pour nous convaincre, chercher, comme cette récidive de l'autre
Tahar, des justifications pour excuser l'idéologie islamiste, totalitaire,
en réduire la portée politique d'un tel meurtre. Pour ce Tahar, qui n'a
contribué en rien dans la compréhension littéraire, c'est le moins qu'on
puisse attendre d'une association littéraire, de la critique, le dramaturge
Abdelkader Alloula a pris position, mais « il n'a pas su se protéger », et
il applique cette règle sécuritaire à l'écrivain arabophone, Merzak
Bagtache. Pauvres donc élites qui n'ont pu recevoir un gilet pare-balles de
la part du Pouvoir pour les prémunir de la chasse aux intellectuels par
laquelle ce dernier s'est illustré depuis la guerre de Libération. Cet autre
Tahar voit également en Rachid Boudjedra un écrivain talentueux, qui eut
gagné de la hauteur en se préservant des interventions politiques publiques.
Tahar Djaout a une réponse et elle se trouve dans deux de ses livres. Les
Vigiles d'abord, ce texte pamphlet dont le personnage,
chercheur-universitaire, travaillant sur l'amélioration d'un métier à tisser
sera suspecté de fomenter un coup d'Etat par les autorités de l'ombre d'une
capitale livrée à la prédation. Il sera soumis à une traque quotidienne,
ridiculisé par de petits employés de mairie lorsqu'il leur présenta un
dossier d'agrément pour son projet scientifique qui jure avec les autres
plus nombreux et plus attractifs, d'ouverture de commerce par les chercheurs
de beurre. Il sera soumis aux questions les plus dégradantes sur sa personne
et sa filiation dans les locaux de la préfecture où il sollicita en vain la
délivrance d'un passeport. Ce Mahfoudh Lamjad, ainsi s'appelle-t-il,
n'est-il pas le concentré de cette intelligentsia algérienne soumise à la
loi de la prédation. L'autre livre, que l'autre Tahar devrait lire, est
Posthume. Son titre à lui seul contient cette sémantique du vacillement des
idées vers l'invective, quand bien même serait-elle modulée, arrondie. C'est
Le dernier été de la raison écrit en 1991, texte précurseur sur cette nuit
des FV (Frères vigilants) - ainsi les désignent Tahar Djaout et Saïd Mekbel.
Dans ce texte futuriste de ce qu'aurait été l'Algérie sous le règne des
inquisiteurs de la foi, le personnage tient également de ces têtes pensantes
trouées à bout portant par une balle. La tête aurait-elle pu se protéger ?
Qu'aurait-elle pu protéger la boîte crânienne ou ce qu'elle contient, ce
qu'elle pense, ce vers quoi elle aspire ? Absurde raisonnement. Le héros,
donc, est le dernier libraire de la capitale. Tous les autres sont tués,
chassés ou réduits à des ombres fugitives. Le livre, comme Ezzilzel, sont
conspués. Le Livres seul fait foi et loi. Toute autre littérature est
déclarée hors la loi, hors de l'ordre nouveau. La vérité est absolue et la
quête de vérité n'a plus droit au doute. Surtout pas au doute. Ce rapide
voyage littéraire dans l'uvre de Djaout nous ramène à ces inepties pseudo
littéraires, à travers lesquelles la tuerie qui a décimé les intellectuels
algériens aurait pu être évitée pour peu que ces illustres victimes eussent
pris un minimum de précaution, et si celles-ci n'ont pu être observées,
c'est de leur faute et cela relève d'acte inconséquent. Voilà tout le
discours tenu aujourd'hui dans l'ambiance d'une concorde nationale qui a
délivré des passe-droits aux exécuteurs et aux commanditaires de
l'élimination programmée de l'élite du pays. Evoquer Saïd Mekbel dans ce
contexte n'est certainement pas seulement faire acte d'un simple geste de
solidarité de la famille journalistique, mais faire preuve d'inscription de
cette illustre figure de la chronique pamphlétaire dans ce qui reste de «
famille qui avance ». Nous interrogerons-nous dans cette absurde logique
l'auteur de Echouhada yardjioûn ? Cela rendrait en surface la béance
assassine de ces non-dits de ces attaques contre ceux qui ont été
mortellement attaqués. S'agit-il de sa part, en s'exposant dans un
restaurant, près de son journal, d'une réelle méconnaissance de la nature de
l'intégrisme islamiste, lui qui, chaque matin, en extrayait l'immonde et le
vampirique pour en faire une peinture des mots croquants, ciselés et acérés
à la mesure du danger qui les guettait au tournant d'une phrase. En tout
état de cause, cette autre sortie de Ouattar illustre à quel point le combat
de toutes les victimes du terrorisme n'est pas achevé. Imaginons qu'à
Bouzaréah, qu'à Bouraoui, au lieu de cette gent d'ibliss, il y ait eu
Djaout, Mekbel, Alloula, Boukhobza pour un colloque sur la littérature, le
théâtre et la sociologie. On verrait venir de tous les coins du monde femmes
et hommes affluer vers la belle arène du combat noble des idées, on verrait
les livres s'ouvrir et des thèses se développer. Mais Bouraoui, aujourd'hui,
est un cimetière d'idées, une rétraction presque biologique de la pensée, un
caveau où le moindre soupçon de fête n'est pas toléré. Mohammed Dib, par la
voix d'un de ses personnages, Kamel Waed, dans Dieu en Barbarie a eu cette
phrase aussi géniale que lugubre : « A force de vivre dans les ténèbres,
nous avons fini par signer un pacte avec les monstres et les larves qui s'y
trouvent. » Fin de citation.
Mekioussa Chekir
http://www.lematin-dz.net/03122002/jour/le_quotidien.htm
Le 26 mai 1993, Tahar Djaout était tué de deux balles dans la tête par un
mystérieux commando armé.
Huit ans plus tard, le crime n'est pas élucidé et les assassins courent
toujours.
Assassinat de Tahar Djaout : un crime sans coupables
Par Arezki Aït-Larbi (*), Le Matin, 26 mai 2001
En quittant son domicile situé à Baïnem, une cité populaire de la banlieue
ouest d'Alger, Tahar Djaout, écrivain, journaliste et directeur de la
rédaction de l'hebdomadaire Ruptures, ne se doutait pas que sa vie allait
prendre, ce 26 mai 1993, un tournant tragique. Il est 9 h, Tahar Djaout
entre dans sa voiture et allume le moteur. Un jeune homme tapote sur la
vitre avant, comme s'il voulait demander quelque chose. Djaout le regarde :
il se retrouve brusquement face à un canon de revolver. Dans un ultime et
dérisoire réflexe de défense, il lève les mains en bouclier. Une détonation,
puis une seconde Le sort du poète est scellé : touché à la tête, il sombre
dans un coma profond, dont il ne se réveillera jamais. Les agresseurs
jettent le corps encore agité de soubresauts sur le sol, montent dans le
véhicule et démarrent en trombe. Du balcon qui surplombe le parking, des
voisines qui ont vu toute la scène donnent l'alerte. Evacué vers l'hôpital
de Baïnem, Tahar Djaout rendra l'âme une semaine plus tard.
Aveux télévisés
Le 1er juin 1993, au journal de 20 h de la Télévision algérienne, un jeune
homme de 28 ans, Belabassi Abdellah, passe aux aveux. Présenté comme le
chauffeur du commando, il affirme que l'ordre d'abattre Tahar Djaout venait
de Abdelhak Layada, « émir » du GIA, et qu'une fetwa avait été lancée contre
le journaliste, car « il était communiste et avait une plume redoutable qui
influençait les musulmans » ! Puis il donne les noms de ses complices :
Boubekeur Ras-Leghrab, marchand de bonbons et chef du groupe ; Brahimi
Mohamed dit Toufik ; Ahmed Benderka et Abdelkrim Aït-Ouméziane. Il affirme
que pour brouiller les pistes, il devait les déposer à Bab El Oued (environ
15 km de la cité de Baïnem où habitait Djaout) et les récupérer, après
l'attentat, dans un autre endroit. Ultime révélation, il serait l'unique
survivant du commando, ses complices ayant tous été abattus lors
d'accrochages avec les forces de l'ordre.
Saïd Mekbel, le célèbre billettiste du journal Le Matin, ne cache pas son
scepticisme : « On nous annonce que quatre des assassins de Tahar Djaout ont
été tués », écrit-il le lendemain dans « Mesmar Djeha », sa chronique
quotidienne. « Qu'on me pardonne de le dire si brutalement : l'annonce a été
reçue comme un gros gag, elle a même fait rire certains de désespoir. C'est
qu'on ne croit plus rien, on ne croit plus personne. » Ce doute sera
conforté par de curieuses lacunes dans l'enquête. En retrouvant, quelques
heures après l'attentat, le véhicule de Djaout utilisé par les assassins
pour leur fuite, la police s'est empressée de le restituer à la famille,
sans procéder aux expertises d'usage. Les voisines qui, de leur balcon, ont
vu les assassins, n'ont pas été convoquées pour éventuellement les
identifier
« Commanditaires de l'ombre »
Au lendemain de l'enterrement, une vingtaine d'artistes et d'intellectuels
décident de créer un « Comité vérité Tahar Djaout ».
Dans un communiqué publié le 7 juin 1993, ils appellent l'opinion publique à
les soutenir dans leur quête, car, écrivent-ils, « trop de crimes politiques
restent impunis dans notre pays.
Les images de lampistes exhibées à la télé ne pourront masquer les
commanditaires de l'ombre ».
Parmi les signataires, le professeur en psychiatrie Mahfoud Boucebsi, le
chirurgien Soltane Ameur, les écrivains Rachid Mimouni et Nordine Saâdi, le
cinéaste Azzedine Meddour et le journaliste Omar Belhouchet. Saïd Mekbel,
coordinateur du comité, explique ses objectifs : « Nous sommes résolus à
lancer une tradition pour connaître les vrais auteurs et commanditaires de
ces crimes. »
Le lendemain vers 11 h 30, le Pr Boucebsi est assassiné de plusieurs coups
de couteau devant l'entrée de l'hôpital Drid-Hocine, où il était chef de
service.
A 16 h, des policiers se présentent au siège de l'hebdomadaire Ruptures et
demandent « les adresses des membres du comité pour assurer leur
protection » !
Certains d'entre eux refusent, d'autres, sous la pression, choisiront
l'exil.
« L'assassinat du professeur Boucebsi est la preuve que nous avons mis le
doigt sur un point sensible », confie Saïd Mekbel à des amis.
Le 3 décembre 1994, il est abattu à son tour, en plein jour, dans un
restaurant d'Alger.
Les juges ne suivent pas
Début juillet 1994, l'affaire Djaout arrive devant la Cour spéciale d'Alger,
juridiction d'exception créée en 1993 pour juger les affaires de terrorisme,
et aujourd'hui dissoute. Dans le box des accusés, le « chauffeur » Belabassi
Abdellah et « l'émir » Abdelhak Layada, arrêté une année auparavant, ont la
mine crispée. Le procès commence par un coup de théâtre : Belabassi revient
sur ses aveux télévisés et déclare avoir parlé sous la torture. Ses avocats
affirment même détenir la preuve qu'au moment du crime il s'entraînait avec
son club de handball au stade du 5-Juillet. Quant à Layada, déjà condamné à
la peine capitale pour d'autres crimes, il semble tenir à son innocence dans
celui-ci, comme si sa vie en dépendait : « Je ne connaissais même pas Tahar
Djaout, plaide-t-il, je n'ai entendu parler de lui qu'après sa mort »
En effet, au moment de l'attentat, « l'émir » du GIA se trouvait au Maroc
depuis deux mois, avant d'être extradé vers l'Algérie une année plus tard,
suite à d'âpres négociations entre les autorités des deux pays.
Expédié en quelques heures, le procès se termine par un verdict surprenant :
Layada est acquitté et Belabassi, poursuivi pour complicité dans d'autres
attentats, écope d'une peine de dix ans de prison.
Hérésie subversive
A l'annonce de cette sentence, Layada apostrophe les journalistes, venus
nombreux : « La justice m'a innocenté dans cette affaire, j'espère que vous
en tiendrez compte dans vos articles ! » Cet acquittement n'empêchera pas
certains d'entre eux de revenir sur la fable du « poète assassiné par un
marchand de bonbons, sur ordre d'un tôlier ». De bonne foi ou commandités,
ces écrits confortent le classement du dossier judiciaire et évitent les
questions, certes gênantes, mais fondamentales, et qui sont restées, à ce
jour, sans réponse : qui sont les assassins de Tahar Djaout ?
Qui sont leurs commanditaires ?
Dans un pays qui n'a pas fini de sécher ses larmes, de panser ses blessures,
et qui compte encore ses morts par dizaines, cette quête de vérité peut
paraître dérisoire. Pour certains milieux politico-médiatiques qui ont érigé
la propagande du pouvoir au rang de vérité absolue, c'est une hérésie
subversive. Au nom de « la famille qui avance », une formule empruntée au
dernier éditorial de Tahar Djaout et détournée de son sens initial, de
véritables « commissaires politiques » sont chargés de traquer les velléités
de remise en cause du discours officiel : le moindre doute, la plus timide
interrogation sont condamnés comme des « tentatives d'absoudre les
islamistes de leurs crimes » !
Malgré toutes ces manuvres, il reste toutefois une certitude : huit ans
après, l'assassinat de Tahar Djaout, comme tant d'autres, reste une énigme.
Au moment où la presse indépendante, menacée par des lois liberticides, se
mobilise pour sa survie, l'exigence de justice et de vérité sur le sacrifice
de son premier martyr devrait être au premier rang de ses préoccupations.
Au-delà du symbole, il y va de la crédibilité de son combat.
A. A. L.
(*) Journaliste indépendant
algeria-watch en francais
http://www.algeria-watch.de/farticle/presse/tahar_djaout.htm
L'AFFAIRE DJAOUT: UN CRIME POLITIQUE NON ÉLUCIDÉ
L'assassinat du journaliste n'a toujours pas livré ses secrets.
http://www.algeria-interface.com/new/article.php?article_id=137
Violence against Journalists
http://www.fo.hik.se/international/jds00/function_of_the_media/violence.html
Qui a assassiné ces pauvres ?
LISTE DES JOURNALISTES
ET DES TRAVAILLEURS DES MEDIAS ASSASSINES
1993 - 1997
1) DJAOUT Tahar (Ruptures) : 26 mai 1993 à Alger
2) ZENATI Rabah (TV) : 3 août 1993 à Alger
3) BENMENI Abdelhamid (Algérie Actualité) : 9 août 1993 à Alger
4) BAKHTAOUI Saâdeddine (El Minbar) : 11 septembre 1993 à Alger
5) CHERGOU Abderrahmane (Alger Républicain) : 28 septembre 1993 à Alger
6) BOUHIDEL Djamel (Le Nouveau Tell) : 5 octobre 1993 à Blida
7) ABADA Mustapha (TV) : 14 octobre 1993 à Alger
8) YEFSAH Ismaïl (TV) : 18 octobre 1993 à Alger
9) SEBTI Youcef (Collaborateur) : 28 décembre 1993 à Alger
10) KHODJA Rachid (Radio) : 23 janvier 1994 à Alger
11) HIRECHE Abdelkader (TV) : 1er mars 1994 à Alger
12) HASSAINE Mohamed (Alger Républicain) : 1er mars 1994 à Tiaret
13) BENAOUDA Hassan (TV) : 12 mars 1994 à Alger
14) BENZAGHOU Yahia (APS) : 19 mars 1994 à Alger
15) YACEF Abdelmadjid (L'Hebdo Libéré) : 21 mars 1994
16) BENDAHOU Rachid (L'Hebdo Libéré) : 21 mars 1994 à Alger
17) MECEFFEUK Mohamed (El Watan) : 13 avril 1994 à Alger
18) CHERKIT Ferhat (El Moudjahid) : 7 juin 1994 à Alger
19) GUENIFI Hichem (Radio) : 7 juin 1994 à Alger
20) DRISSI Yasmina (Le Soir d'Algérie) : 11 juillet 1994 à Alger
21) LEGOUI Mohamed-Lamine (APS) : 20 juillet 1994 à Boussaâada
22) BOUGHERBAL Khaled (Télédiffusion) : 14 août 1994 à Alger
23) AIT El-HARA Laïd-Ali (Radio) : 17 septembre 1994 à Alger
24) BAROUDI Mouloud (ANAF) : 26 septembre 1994 à Tipaza
25) SBAGHDI Smaïl (APS) : 26 septembre 1994 à Alger
26) BENSAADALLAH Lahcène (El Irchad) : 12 octobre 1994 à Alger
27) BOUTERFIF Tayeb (Radio) : 16 octobre 1994 à Alger
28) ZIANE Farah (Révolution Africaine) : 19 octobre 1994 à Blida
29) BENACHOUR Mohamed-Salah (APS) : 27 octobre 1994 à Blida
30) BOUSSELHAM Kaddour (Horizons) : 27 octobre 1994 à Alger
31) EL-AKEL Yasser : 30 novembre 1994 à Alger
32) ISSAAD Ahmed (Radio) : 30 novembre 1994 à Boufarik
33) LAKHAL Nassereddine : 30 novembre 1994 à Boufarik
34) MEKBEL Saïd (Le Matin) : 3 décembre 1994 à Alger
35) ALIOU-SALAH Zineddine (Liberté) : 6 janvier 1995 à Blida
36) ABOUD Ali (Radio) : 6 janvier 1995 à Alger
37) YAHIAOUI Abdelmadjid : 13 janvier 1995 à Alger
38) OUARI Nacer (TV) : 1er février 1995 à Alger
39) ZAITER Djameleddine (Horizons) : 17 février 1995 à Gdyel
40) OUARHOUM Mahmoud (APS): 1er mars 1995 à Alger
41) HAMMADI Rachida (TV) : 20 mars 1995 à Alger
42) HAMMADI Houria (TV) : 20 mars 1995 à Alger
43) BOUKHERBACHE Ali (El Djoumhouria) : 21 mars 1995 à Alger
44) ABDERRAHMANI Mohamed (El Moudjahid) : 27 mars 1995 à Alger
45) BOUKHEZAR Makhlouf (TV) : 3 avril 1995 à Constantine
46) SAIDJ Azzeddine : 15 mai 1995 à Alger
47) BENAOUDA Bakhti (collaborateur free lance) : 21 mi 1995 à Oran
48) SABOUR Malika (Echourouk El Arabi) : 21 mai 1995 à Alger
49) HEMAZI Mourad (TV) : 27 mai 1995 à Alger
50) TAKOUCHET Ahmed (Radio) : 18 juin 1995 à Alger
51) HAMOUDA Naïma (Révolution Africaine) : 2 août 1995 à Alger
52) OUAGUENI Ameur (Le Matin) : 21 août 1995 à Alger
53) TAZROUT Saïd (Le Matin): 3 septembre 1995 à Tizi-Ouzou
54) GUERROUI Brahim (El Moudjahid) : 4 septembre 1995 à Alger
55) BRIKH Yasmine : 4 septembre 1995 à Alger
56) GUEBRIOUT Omar : 6 septembre 1995 à Alger
57) BRAHIMI Radja (TV) : 8 septembre 1995 à Dellys
58) BRAHIMI Saïd (TV) : 8 septembre 1995 à Dellys
59) LALLALI Rabah (TV) : 9 septembre 1995 à Alger
60) OURTILANE Omar (El Khabar) : 3 octobre 1995 à Alger
61) SAADAOUI Abdelwahab : 15 octobre 1995 à Alger
62) BOUGUERRA Ahmed : 15 octobre 1995 à Alger
63) DJEBAILI Saïda : 16 octobre 1995 à Alger
64) LAZHAR Ahmed-Mustapha: 16 octobre 1995 à Alger
65) FETTAH Mohamed : 18 octobre 1995 à Alger
66) SERDOUK Nourredine (Liberté) : 2 octobre 1995 à Alger
67) GUERDJOUMA Khaled : 29 octobre 1995 à Alger
68) KHALFOUN Ahmed (APS) : 4 novembre 1995 à Alger
69) MAHIOUT Hamid (Liberté) : 2 décembre 1995 à Alger
70) BENKHERFELLAH Hamidou (Liberté) : 2 décembre 1995 à Alger
71) DAHMANI Khedidja (Echourouk El Arabi) : 5 décembre 1995 à Alger
72) BENDAOUD Abdelkrim : 14 décembre 1995 à Alger
73) BELKACEM Mohamed (TV) : 20 décembre 1995 à Alger
74) MERIOUD Khaled (TV) : 23 décembre 1995 à Alger
75) MEKATI Mohamed (El Moudjahid) : 12 janvier 1996 à Alger
76) ABOULKACEM Khaled (L'indépendant) : 14 janvier 1996 à Alger
77) BOUHACHEK Abdallah (Révolution et Travail) : 10 février 1996 à Alger
78) AIT-MEBAREK Allaoua (Le Soir d'Algérie) : 11 février 1996 à Alger
79) DORBANE Mohamed (Le Soir d'Algérie) : 11 février 1996 à Alger
80) DERAZA Djamel (Le Soir d'Algérie) : 11 février 1996 à Alger
81) ILLOUL Naïma (TV) : 11 février 1996 à Alger
82) BELGHEZLI Achour (Le Pays) : 17 février 1996 à Tizi-Ouzou
83) DRIDECHE Dalila (Le Pays) : 17 février 1996 à Tizi-Ouzou
84) TAAM Mourad (Radio) : 27 février 1996 à Alger
85) SAADI Belkacem : 29 février 1996 à Skikda
86) TRIA Slim (Radio) : 4 mars 1996 à Alger
87) ARABDIOU Djilali (Algérie Actualité) : 12 mars 1996 à Alger
88) AMOUR Yahia : 30 mars 1996 à Alger
89) SLIM El-Hadi : 10 avril 1996 à Alger
90) BOUCHIBI Djamel (El Moudjahid) : 24 avril 1996 à Alger
91) BOUZIANE Farida (Le Pays) : 26 juillet 1996 à Draâ Ben Khedda
92) TOUARI Boualem : 27 juillet 1996 à Alger
93) KESSAB Mohamed : 11 août 1996 à Alger
94) HAMOUI Mokrane : 15 octobre 1996 à Alger
95) ABDICHE Boussaâd (El Moudjahid) : 26 décembre 1996 à Alger
96) BELLACHE Messaoud (El Moudjahid) : 10 janvier 1997 à Alger
97) REGUIEG Si-Ali (TV) : 7 février 1997 à Alger
98) HARROUCHE Abdelwahab (El Moudjahid) : 1er juin 1997 à Alger
99) AIT ADDA Louiza : 26 juin 1997 à Alger
100) TENKHI Ali : 20 août 1997 à Alger
101) BERKANE Zoubida (TV) : 31 août 1997 à Alger
102) TALEB Mohamed : (Collaborateur )
http://pourinfo.ouvaton.org/actualites/islamisme/LISTE%20JOURNALISTES.htm