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IDEOLOGIE DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE.

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Isis

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Oct 12, 2009, 2:23:58 PM10/12/09
to
L�IDEOLOGIE

DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE

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L�id�ologie a souvent exalt� l�union ou l�ind�pendance
des populations en pr�ambule d�un nouveau projet de soci�t�. Elle a,
en revanche, moins int�gr� (signe des temps) la capacit� des populations
mixtes � rapprocher ou s�parer leurs pays parentaux en ramenant leurs
relations de toute nature � une plus juste pond�ration.
Pour mieux comprendre cette aptitude, la mise en
perspective du positionnement identitaire des mixtes est n�cessaire,
particuli�rement au croisement phare, en 2012, de l��lection pr�sidentielle
fran�aise et du cinquanti�me anniversaire de l�ind�pendance alg�rienne.
Ainsi, dans le cas particulier de la population mixte franco-alg�rienne,
les rapports entre pays parentaux sont encore marqu�s par la rupture
brutale, en 62, d�une union plus que centenaire. Se sont ajout�es ensuite,
les difficult�s de la d�colonisation que chacun, aujourd�hui, en France eten
Alg�rie, affronte avec d�autres pays partenaires. Viennent, enfin, les
effets calamiteux de l�option de croissance �conomique qui freinent la
redistribution et la consommation au grand dam des populations dans un
contexte impitoyable de concurrence mondialis�e. L�impact le plus
spectaculairedu d�couplage entre la vie sociale et l��conomie, c�est l�amplification
des in�galit�s et des frustrations. L�exclusion creuse la division et pose
un grave dilemme de transformation sociale. Les classes dirigeantes masquent
ce dilemme en en faisant porter la responsabilit� � l�autre pays parental.
Chacun ferme saporte obstin�ment, alors qu�il s�agit prioritairement de
d�sarmer les haines, detourner la page et d�ouvrir un nouveau champ de
coop�ration. Un climat de rancune trouble les rapports binationaux et
hypoth�que l�avenir.

Dans ces conditions, travailler au rapprochement des deux pays,c�est d�abord
affirmer la pr�sence de l�identit� mixte dans le contexte relationnel des
pays parentaux, c�est ensuite mettre en cause la d�rive alarmante de la
d�colonisation et son impact sur l��conomie des pays parentaux, c�est enfin
d�noncer un aspect spectaculaire, dramatique et humiliant de cette d�rive :
l�immigration sauvage.

Articul�e � la sociologie des groupes sociaux et � l��conomie de croissance
concurrentielle, la pr�sente r�flexion formul�e en six th�ses a pour objet
de rendre compte de la probl�matique de positionnement de la population
mixte dans la marche de ses pays parentaux et d�ainsi introduire le concept
de cercle de d�veloppement comme d�fense identitaire des pays de l�ex-Empire.

La th�orie de la coparentalit� sans conjugalit� tir�e de la jurisprudence
des enfants du divorce, nourrit la d�monstration sans pour autant couvrir
tout le champ id�ologique de la mixit�. Du point de vue doctrinal, les
pr�conisations s�inspirent de l��thique associative plut�t que commutative.

THESE 1 - LA MIXITE ��BIOLOGIQUE�� FRANCO-ALGERIENNE


1/ Sp�cifier la mixit�

La population mixte des franco-alg�riens a deux ascendances,
l�une en France, l�autre en Alg�rie, et elle pr�sente de ce fait une
singularit� identitaire d�bordant la seule nationalit� fran�aise ou
alg�rienne. Aucun code de la nationalit� ni aucun dirigeant ne peut lui
d�nier cette double appartenance. Pour autant, celle-ci n�a pas pu �tre
jusque l� formul�e ouvertement en termes de droit, ni en France ni en
Alg�rie. Le concept de Nation subit, pourtant, une mutation profonde sous l�influence
de la religion (les valeurs arabo-islamiques, la la�cit�) et de la
mondialisation (�conomie de concurrence et globalisation des march�s).

Cette population mixte est par ailleurs distincte des Fran�ais d�origine
alg�rienne et des Alg�riens d�origine fran�aise bien que ceux-ci soient
d�sign�s sous le m�me vocable de franco-alg�riens. Eux ne sont, en effet,
que des naturalis�s avec des droits conc�d�s (par le robinet du Code de la
nationalit�), mais pas acquis par leur filiation d�origine. La distinction n�est
pas faite pour exclure ou offenser, mais pour affirmer le particularisme des
mixtes mal per�u par les juristes dans chaque pays parental.

Si on d�signe les mixtes sous le vocable global de franco-alg�riens ou qu�on
les range dans la cat�gorie des binationaux , c�est, en v�rit�, pour mieux
taire leur sp�cificit� et refuser d�admettre l�expression juridique de leur
r�alit� sociale. L�espace de vie de la population mixte recouvre, en effet,
non pas un mais deux territoires, et de ce fait, elle subit un proc�s d�intention
incessant et injuste � l�oppos� du sentiment d�appartenance qui la lie � ses
deux pays parentaux .

En clair, les juristes des deux rives n�ont pas su ni voulu singulariser la
population mixte lors des n�gociations d�ind�pendance, en 1962, ne cherchant
alors � d�finir en priorit� que le statut des territoires et de la
population globale des pays parentaux. Comme s�il s��tait agi de laisser les
ind�pendantistes s�enfermer dans un nouvel espace national h�rit� de la
colonisation avec une population sociologiquement diff�renci�e. Si celle-ci
n�est arabe que par la langue et la religion, ces ajouts de l�identit� sont
cependant les liens puissants d�un rattachement � un royaume de foi en
confrontation explosive, aujourd�hui, avec l��tat de droit conqu�rant des
autres cultures port�es par la mondialisation. De ce r�glement a d�coul� un
d�ni de justice profond � l��gard des mixtes (aggrav� par la divergence des
droits nationaux) d��tre censur�s, sanctionn�s ou m�me rejet�s, sans
consid�ration de leur double appartenance.

De Boumediene � Bouteflika, la vindicte n�a fait que s�amplifier et s�exacerber,
laissant la France, s�duite par l�Europe, heureuse de s��clipser, mais
d�membr�e ( : lois et ordonnances de l�Etat fran�ais relatives � l�Alg�rie,
de 1832 � 1962, en passant par celles de 1834, 1865 , 1919, 1936, 1940,
1946, 1956, 1958. D�aucuns ont vu la France jet�e hors d�Alg�rie en 62,
comme elle le fut hors de la Moselle en 1940).

2/ De l�importance de sp�cifier la mixit�.

Chez les bi-nationaux d�adoption, le choix se porte vers les valeurs d�un
seul pays parental, par filiation ou par option. A l�inverse chez les
mixtes, branche principale de la population franco-alg�rienne, le sentiment
va aux deux pays parentaux et, si des al�as surviennent, ce sentiment s�exerce
dans un esprit de raccordement, de r��quilibrage relationnel, d�apaisement,
comme cela s�observe aussi chez les enfants de couples divorc�s, hors du
conditionnement �ducatif.

Cette diff�rence des mixtes ne peut encore se vivre ni s�ordonner
dans un cadre institutionnel. Seules quelques conventions restreintes ont
�t� sign�es. En l��tat, les binationaux d�adoption sont mieux prot�g�s (et
tol�r�s par les arri�re-pens�es politiques de la jurisprudence) que les
mixtes, alors que les deux populations jouent la r�conciliation parentale
sur deux plans diff�rents, plus mat�rialiste et commercial pour les uns,
plus affectif et id�aliste pour les autres. Les premiers sont plus
r�gionalistes, communautaristes, tactiquement la�cs et plus ins�r�s dans
une �conomie souterraine qui les promeut. Dans l�envie.
Les seconds plus unionistes, respectueux de l�alt�rit� et de l�identit� des
pays, soucieux de solidarit� et de partage, souvent oppositionnels dans le
malaise de n��tre pas dans un environnement social plus ouvert et attentif.
Dans l�affectivit�. Aux deux (et leurs proches) la solidarit� parentale est
essentielle.

Franco-alg�rien, c�est un socle identitaire �mergent que la d�colonisation
d�couvre tel le Mont St Michel � mar�e basse. Le probl�me r�current c�est
que quelque cinq millions de personnes sont toujours coinc�es sur ce socle
entre le marteau et l�enclume de deux droits nationaux sourcilleux,
volontiers antagoniques.
Les pays parentaux h�sitent n�anmoins � cr�er un espace social
consensuel en faveur de la populations mixte ayant aussi pour objectif de
cr�er un mod�le de circulation des biens et des personnes g�n�ralisable aux
pays de l�ex-Empire. Typique de leurs craintes r�ciproques de manipulation,
un pays propose un Trait� d�amiti�, l�autre un Trait� d�union
m�diterran�enne.Aucun n�est agr��.

THESE 2 - ALIENATION PARENTALE ET COPARENTALITE


1/ N�gationnisme de la mixit� par les pays parentaux

a/ Le diktat des juristes des deux pays parentaux

- Le divorce des deux pays parentaux, n�goci� en 62 entre pays
parentaux, n�a pas envisag� le cas juridique de la population mixte,
contraintede se placer sous l�autorit� exclusive de l�un ou de l�autre pays,
nonobstant sa double appartenance parentale.

- le diktat des juristes plonge � l��vidence la mixit� dans le silence
des tombes et ne permet pas d�ouvrir les d�bats d�adaptation n�cessaires.

- le droit national a impos� � la mixit� le principe de la nation bunker,
alors que la croissance concurrentielle est, aujourd�hui, le cheval de Troie
de la mondialisation ouvrant et livrant les nations aux forces cosmopolites
du march� et que, de surcro�t, ce type de croissance est devenu le levier
de l�immigration sauvage et de la traite n�gri�re.

b/ L�ali�nation monoparentale, comme chez les enfants du divorce

- Le caract�re identitaire de la mixit� est contest� par certains
dirigeants sur les deux rives de la M�diterran�e. Leur d�nigrement est
surtout puis� dans la culpabilit� d�avoir eux-m�mes transgress�, au nom
de leur singularit�, des r�gles de vie n�anmoins valoris�es par leur
propre r�volte. Ce d�nigrement blessant et infond� de l�identit�
mixte donne � leurs auteurs et porte-voix le sentiment gonflant
don-quichotesque de laver le pass� de leur condition originelle. Ces
coryph�es d�un purisme imaginaire, dont ils seraient l�incarnation vivante,
oeuvrent encore pour une purification ethno-culturelle dans les chapelles
d�un concept colonial de la Nation p�rim� .

- P�sent aussi les clich�s infantiles d�autres politiciens. Ces
h�ritiers de l�ind�pendantisme, en incitant le �� Parti du copier-coller de
l�arabit� moyen-orientale�� � �craser le �� Parti de la France��, oublient
que��nos anc�tres les Gaulois�� descendent de l�homme de Cro-Magnon,
un �migr� civilis� venu du Moyen-Orient.

- la r�futation vient aussi de ceux nombreux en France, qui, exc�d�s
par les d�bordements de l�immigration sauvage, contestent la
sp�cification identitaire de la mixit�. Pour eux, le m�tissage et la
diversit� qu�ils louangent volontiers et sinc�rement, conduisent forc�ment �
l�abandon volontaire de la d�fense identitaire, au motif qu�une partie de la
population mixte a choisi de vivre en France. Ils sont, certes, partisans d�un
monde sans discrimination, mais le r�ve d�effacer les diff�rences sociales
de l�immigration est un v�ux pieux, s�il n�est pas discriminatoire. La
conscience de la singularit� identitaire et minoritaire na�t de cette
ali�nation parentale.

2/ Coparentalit� non antagoniste sans conjugalit�

a - le diktat des juristes n�est pas per�u par les mixtes

comme pertinent ni non plus le mod�le d�int�gration r�publicaine.
L�ali�nation parentale concernant les enfants de couples divorc�s est assez
semblable � cet �gard.
Pour autant, face au rejet, l�attitude des mixtes n�est pas de sp�culer sur
la recherche d�un juste (ou th�orique) �quilibre entre tout ou rien de l�attache
identitaire, mais de lutter inlassablement contre ce qui inf�riorise ou ne
respecte pas la personnalit� et l�identit� de l�un ou l�autre pays parental.
Comme, toutefois, ce combat proc�de d�un humanisme engag�, parsem�
d�h�sitations et de qu�tes enflamm�es, il est, � la fois, solitaire et mal
compris
des deux pays parentaux. Chacun d�eux veut, en effet, la population mixte
rang�e de son seul c�t�. La pression sociale est si forte � cet �gard que se
masquer (modifier son nom, �tre plus royaliste que le roi) ou se plonger
dans
une passion devient l��chappatoire, un refuge de r�bellion, � d�faut d�opposition
utile. Comme par ailleurs, les mixtes ne sont pas responsables de la rupture
des pays parentaux, ils ont aussi le besoin de donner un sensaux relations
entre pays parentaux et d�y trouver des rep�res. Leurs conduites tendent �
reproduire inconsciemment un mod�le d�union transmis par les parents
biologiques. Ainsi, s�exprime et se comprend le besoin de rester librement
li�s aux pays parentaux et de s�impliquer spontan�ment dans la cr�ation
d�une nouvelle vie parentale o� la conjugalit� n�est pas revendiqu�e.

b - Le d�veloppement de chaque pays ne doit pas �vincer la
culture de l�autre pays ni non plus imposer une hi�rarchie des cultures
�difi�e dans le prisme des valeurs de l�un ou l�autre pays.

c - En situation de mixit�, d�fendre les pays parentaux, c�est
admettre le principe du divorce en 62 des deux pays parentaux, au motif
que l�un �tait �cras� par l�autre malgr� un effort r�el de d�veloppement
effectu� par l�autre. Malheureusement, cet effort a �t� r�serv� � la
population europ�enne, en connivence (ne jamais l�oublier) avec les
strat�gies de l�Etat fran�ais (de l�ex-Empire fran�ais) menac� depuis
toujours par ses grands voisins europ�ens (l�Angleterre et son
Commonwealth, l�Allemagne et ses Marches de l�Est..).
Or, non seulement ce principe n�est pas admis, mais le devoir de
m�moire enferme chaque pays parental dans un culte exacerb� des haines de
l�ind�pendance.
Une commission d�historiens aurait d�, depuis longtemps, �valuer les le�ons
de la guerre en dehors du fracas m�diatique passionnel.

D�fendre les pays parentaux, c�est donc avoir
la volont� de respecter la sp�cificit� et la diversit� des deux pays
parentaux,sans reniement des droits imprescriptibles des enfants. C�est,
enfin, faire dela proximit� des pays parentaux et de l�espace mixte
franco-alg�rien une force nouvelle pour le d�veloppement de chacun.

THESE 3 - LA MIXITE DANS LA COPARENTALITE SANS CONJUGALITE

Quelle situation des pays parentaux justifie aujourd�hui de d�fendre les
pays parentaux, l�un par rapport � l�autre, les deux par rapport aux autres
pays ?
Pour la population mixte, la r�ponse est cat�gorique. Les deux pays
parentaux sont engag�s dans un processus de d�composition sociale et
�conomique profond.

1/ La m�canique de d�sagr�gation

a - la mondialisation juxtapose et subordonne impitoyablement les
�conomies par le profit, non par la culture (erreur fr�quente des
id�ologues). L�industrialisation tiers-mondiste a auparavant pr�dispos� les
�conomies nationales � s�affronter sur le march�.

b - le rapport diff�rent � la concurrence des deux �conomies parentales
accentue les d�s�quilibres et ajuste les conditions de l�immigration.

c - la d�colonisation sans gouvernance sociale est d�g�n�rative
(boat-people, harragas, clandestins, sans-papiers, ghettos, hold-up
r�p�titifs de nationalit�, �conomie souterraine, enfermement social,
immigration sauvage et traite n�gri�re...)

d - L�effet levier du diff�rentiel de croissance sur l�immigration conduit �
incriminer le mod�le concurrentiel centr� sur le profit sp�culatif et � lui
opposer un mod�le de croissance comp�titive o� le progr�s social n�est pas
exclu de la productivit�.

e - La mondialisation combine et conjugue, d�un c�t�, une �conomie
confront�e au d�cha�nement de la concurrence (d�localisations, cannibalisme
industriel, ch�mage, d�fenestration des classes moyennes..) et , de l�autre,
une politique de croissance �conomique sans gouvernance sociale qui exclut
une partie de sa population du d�veloppement et la condamne � l�exil et
l�errance et � faire le jeu de sa propre exploitation .

f - Les m�faits de ce levier de croissance sont connus : immigration
sauvage, boat-people, r�gularisation massive des clandestins et des
sans-papiers, hold-ups r�p�t�s de nationalit�s, naturalisations de
complaisance, ghettos, banlieues, communautarisme, r�glementations
s�curitaires, politiques convenues de la ville, travail au noir et en
miettes, discriminations, ch�mage en forme de miroir aux alouettes et de
filet de voltige de l�immigration de mis�re, restos du c�ur, ruptures
culturelles, int�gration en cul de sac, identit�s d�pec�es, int�grismes,
�meutes de quartiers, terrorisme, d�linquance, �conomie souterraine,
mixit� stigmatis�e, fuite �perdue de millions de candidats � l��migration
vers le ��paradis�� capitaliste, partout des guerres barbares entre
d�colonis�s� Chaque jour se nouent des liens inqui�tants entre la
mondialisation lib�rale et une d�colonisation inachev�e, d�tourn�e.
M�me plus besoin d�aller chercher l�immigr� !

g - Immigration sauvage et traite n�gri�re, faussement pr�sent�es
comme un exode volontaire vers le paradis capitaliste, sont un crime contre
l�humanit� dont les juristes s�accommodent.
La Gauche, en France, le sait et fait son m�tier, elle se tait.

2/ La croissance concurrentielle, cheval de Troie de la
mondialisation et levier de l�immigration sauvage

a - l�utopie bris�e du nationalisme et de la libert� des peuples.

La Nation, si ch�re aux ind�pendantistes, mais h�rit�e
de la colonisation et du pouvoir jacobin de 1789, s�est ouverte aux forces
cosmopolites de la mondialisation par le biais de la croissance
concurrentielle et se voit peu � peu absorb�e dans la soci�t� de
consommation de masse (SCM), mod�le in�galitaire et conflictuel de
soci�t� universelle, n� en occident anglo-saxon, encore au stade de
l�enfance et des maladies infantiles (ultra-lib�ralisme).

Dans la typologie des mod�les de soci�t�, la SCM est le dernier concept
extrait du minerai social de notre �poque. Ce qui la diff�rencie de la
soci�t� de consommation (�difi�e hier � l�abri des fronti�res nationales) ,
c�est la notion de masse, d�expansion plan�taire, de globalisation. La SCM
est , en quelque sorte, l��uf et la poule de la mondialisation. Si ce mod�le
laisse entrevoir une solution possible aux probl�mes de la pauvret�,
il peut faire illusion. On observe ainsi que le d�rapage de la concurrence
dans les pays industrialis�s d�sorganise le march� du travail et provoque
l�explosion de l��migration sauvage dans les pays de a p�riph�rie. Un
autre exemple est celui des ��industries industrialisantes��, � haut
coefficient de capital, rendues obsol�tes de fa�on foudroyante par la
comp�tition mondiale, illustration de l�absence totale de
prospective sociale dans les pays en voie de d�veloppement et d�une
coop�ration, qu�on n�glige aussi d�ouvrir en faveur de l�exploitation des
terres et de l�eau dans les r�gions d�aridit� et de pauvret�. Dans ce
tourbillon, la d�colonisation perd son chemin et
exasp�re les anciens nationalistes.. .

Ainsi donc, les h�ritiers de l�ex-Empire sont les premi�res
victimes du � F�hrerprinzip � et d�un nationalisme �ph�m�re qui les endort
par des jeux en trompe-l�oeil (id�alisme, �tatisme, culte du chef, religion,
libre-�change...).
Dans la mondialisation, capitalisme et socialisme ne sont plus que des
formes d�organisation et de production tayloristes, entrecroisables et
alternatives, sans projet social ni identitaire d�fensifs. L�objectif
central de d�veloppement se perd.
Surtout, l��conomie nationale est d�poss�d�e de la gestion traditionnelle de
l��quilibre des facteurs capital-travail. Et pour le comble, la gouvernance
sociale est �cart�e, qui pourtant devait harmoniser et moraliser la
croissance m�me concurrentielle.

b - Croissance concurrentielle, levier de l�immigration sauvage.

La g�n�ralisation de la libre concurrence, orchestr�e au plan
mondial par l�OMC , le FMI et les m�dias, a d�stabilis� la base �conomique
et financi�re des nations. Pour cause, la concurrence et le libre-�change
sont la main de fer de la finance sur les march�s globalis�s. Depuis 25 ans,
la France, comme ses voisins europ�ens, est soumise � des attaques
incessantes et violentes. Surprises par le dumping commercial et menac�es
d�an�antissement, les entreprises nationales font de la r�sistance ou
montent � l�assaut de lignes adverses mal identifi�es, modifient leurs
structures de co�ts et dequalifications, tentent l�innovation,
d�multiplient la sous-traitance, n�gocient alliances, fusions et
d�localisations ....
La cons�quence d�sastreuse de cette course � la survie, ou � la
supr�matie, est connue de tous : ch�mage et recours massif � la main-d��uvre
immigr�e, liquidation des industries traditionnelles, bouleversement de
la vie sociale et nationale....

Pour compenser l�attaque des march�s, il a fallu partout l�cher
brutalement la bride aux r�glementations, parfois par exc�s des dirigeants.
La traite n�gri�re a explos� dans la combinaison et la conjugaison des
politiques de croissance et l�appontement des march�s .

c - Le communautarisme, r�gulation n�o-lib�rale des rapports sociaux.

L�ampleur des vagues migratoires et les diff�rences
culturelles opposent l�identit� des uns � celle des autres. Dans ce contexte
et sans forcer le trait, les techniques d�int�gration des immigr�s
paraissent encorelargement inspir�es des vieilles m�thodes psychanalytiques
de r��ducation appliqu�es aux opposants politiques en URSS : broyer, ou
mieux, tuer l��migr� dans l�immigr�. Mais, la m�thode d�int�gration reste
inefficace au plan collectif. La communautarisation est ainsi devenue le
mode principal de r�gulation des rapports sociaux.

La question est donc, non pas de v�tir l�immigr� par force ou
persuasion d�une nouvelle identit�, mais de lui permettre d�exprimer la
sienne et de s�y accomplir dans la cohabitation des cultures. Les promoteurs
de l�int�gration en cul de sac sont, certes, partisans d�un monde sans
discrimination, mais leur r�ve d�effacer les diff�rences sociales ne fait
que reporter les probl�mes de cohabitation sur les g�n�rations � venir,
alors qu�on ne peut les r�soudre que par une ��immigration autrement��.
Selon eux, la culture du pays d�accueil serait le lieu transcendantal de
toutes les cohabitations, mais ils oublient que ce sont les ponts ouverts
entre les cultures qui rendent possible la cohabitation et non la dictature
culturelle . Avec le m�me argumentaire h�rit� de la colonisation, l�Alg�rie
a �radiqu� apr�s l�ind�pendance les acquis culturels fran�ais, comme si la
richesse d�une culture �tait de d�truire l�autre culture.

Un tableau art nouveau remarquable de Mucha symbolise bien la r�silience
identitaire face � l�encha�nement culturel (Lottery of National Unity -
Prague1912). L�opposition des mixtes � l�apartheid culturel est totale.
Face aux immenses obstacles du d�veloppement cultures et religions ont
l�exigence de se faire la courte-�chelle, pas de se combattre.

THESE 4 - LA CONVERGENCE

1/ La convergence, une utopie ?

La convergence est un processus d��volution des mod�les de
soci�t� vers le mod�le g�n�ral de la SCM initi� par le lib�ralisme
financier. Elle a l�avantage de se pr�senter comme une rupture de tous les
enfermements engendr�s par des empires orgueilleux et des nations bunkers
h�rit�es de a d�colonisation. Mais, la libert� gagn�e par les canonni�res de
la concurrence dans l�idylle de la convergence cache mal des objectifs qui
pour �tre �loign�s n�en sont pas moins redoutables et font durablement
complot.

Ainsi, alors que la population mondiale explose, la mondialisation, en
apparence guide de la SCM, maintient un double conflit r�current
ingouvernable � court terme. D�abord, celui du partage des ressources
(la financiarisation de l��conomie n�est pas ma�tris�e). Ensuite, de la
configuration de la plate-forme sociale de lancement de la conqu�te
spatiale et, concomitamment, de l�exploitation industrielle des ressources
en �nergie et des rayonnements de l�espace.


a - Significativement, peu de tenants de l�orthodoxie doctrinale se sentent
interpell�s par le slogan pol�mique suivant: "Capitalisme, socialisme, m�me
combat ".
Leur apathie �teint d��vidence, ou marginalise (ah, Walras !), l�opposition
id�ologique s�culaire entre patrons et travailleurs. Et, si le mod�le
concurrentiel provoque des effets pervers calamiteux (exclusions,
d�pendances, bouleversement social), ceux-ci sont d�autant plus n�glig�s
par l�Etat que l�opposition ancestrale capitalisme-socialisme et sa
fonction structurante de l�ordre social tendent � se transformer en
alliance synchrone des forces locales antagonistes face � l�ennemi commun
venu d�ailleurs (mondialisation, financiarisation non ma�tris�e de l��conomie
et autres exc�s orientaux anglo-saxons), comme s�unissent dans les Cit�s
les bandes rivales contre la police, ennemi principal venu d�ailleurs.
Concilier les int�r�ts antagoniques au lieu de les opposer est un mot d�ordre

b - Les capitaux internationaux qu�on disait invisibles avant la crise,
d�couvrent que la part des profits sp�culatifs devient plus importante que
la part contributive allou�e au d�veloppement. Au regard de la pauvret� dans
le monde, ce qui pose probl�me c�est que la part emport�e par des int�r�ts
particuliers est recycl�e ind�finiment dans le profit sp�culatif, v�rifiant
l�adage selon lequel �argent mange l�argent ...et d�vaste l��conomie
sociale. Dans la phase actuelle de mont�e en puissance de la mondialisation
et de mise sous tutelle des nations, le FMI n�est pas pr�t d�arr�ter l�engrenage
et prend le risque de provoquer un big-bang �conomique .

L�immigration sauvage, sanctifi�e ou d�test�e, joue donc, un r�le moteur
dans le changement de degr�, voire de nature, du rapport K-W , qui a labour�
les si�cles pass�s. Il ne s�agit m�me plus de tenir les salaires sous la
barre des rendements.

Au lieu d'affronter cette question fondamentale au moment o� se multiplient
les gr�ves dures, les socialistes fran�ais, pourtant au centre du
questionnement, se retranchent dans les faux-semblants th�oriques, les
pirouettes politiques et les querelles de personnes d�risoires aux approches
�lectorales !


2/ Immigration ��autrement��, urgence de la coop�ration.


D��lections en �lections, la d�ception des mixtes � l��gard de la classe
politique, ne finit pas de cro�tre. Or, dans la crise actuelle, une question
explosive illumine le ciel politique, mais dont personne ne parle: quid de
l�immigration sauvage ? Pourtant, non seulement elle est d�testable et
humiliante, mais surtout quasi tout le monde la c�toie au quotidien.
Elle a permis de d�sagr�ger le monde du travail, de r�duire
les co�ts salariaux et de sauvegarder les profits de la croissance
concurrentielle dans une mondialisation qui nous emporte. Elle est aussi
un instrument commode de la d�r�gulation, du blocage ou du lissage
des co�ts d�exploitation et du recul syndical.

Mais, � quelles conditions de destruction du cadre de vie se font ces
conqu�tes de la mondialisation, la d�fense des marges, l�emploi sans
contr�le des catapultes du profit, la guerre concurrentielle ! Pour quel
projet de soci�t� se r�alisent ces reculades pr�sent�es comme des
avanc�es vers un nouvel eldorado de l�humanit� de plus
en plus bord� de ruines ?

Si, donc, l�anticapitalisme est d�pass� et que le lib�ralisme reste
aveugle, o� trouver les r�f�rentiels de lutte quand on s�aper�oit que les
doctrines de l��conomie sociale et politique, m�me internationalistes, n�ont
�t� con�ues que par rapport au march� national int�rieur, depuis l�av�nement
des mercantilistes, il y a cinq si�cles ?

L�histoire ne manque pas de r�ponses. G. Gurvitch et R. Aron,
entre autres, l�avaient pressenti : capitalisme et socialisme s�appellent l�un
l�autre, en se combattant, et se recomposent en convergence incessante de
Ricardo, Keynes, Schumpeter � Jean Monnet. Reste � savoir, quand
l�homme selon Nietzsche jaillit en politique pour vaincre nos mis�res et
casser le th��tre des illusions ?

3/ Espace social de la population mixte binationale,
un plan d�cennal de construction.

a - Tutelle double des pays parentaux
Structure de repr�sentation. Tutelle � parit� des deux pays parentaux
b - Reconnaissance du caract�re unique et de l�exception des sources
de droit de la population mixte franco-alg�rienne dans l�UE.
c - Subsidiarit�
Application du principe de subsidiarit� UE dans les domaines prioritaires.
d - Financement des projets mixtes d�aide au d�veloppement en
Alg�rie (mise en valeur du Sahara) et de coop�ration et formation en
France (agriculture, industrie et universit� franco-alg�rienne) par les
fonds structurels.


THESE 5 - COMBAT POUR LE DEVELOPPEMENT


L�immigration sauvage r�sulte en large partie de la
conjugaison de deux politiques de croissance. En France, elle se double
maintenant d�une immigration massive et agressive engendr�e par l��conomie
souterraine, affranchie des r�gles de vie collective du pays d�accueil. L�immigration
est, en effet, de moins en moins celle du travail et de la mis�re.
Paradoxalement, elle se fait plus revancharde .
Si, en France, on parle abondamment d�Europe sociale, il faut, aussi, en
Alg�rie, et dans les pays de l�ex-Empire, parler de croissance sociale et
non plus de croissance �conomique. La supercherie, � cet �gard, a trop dur�
et produit trop d�effets pervers. Dans les ann�es 60, le mot ��d�veloppement��
disait clairement que la gouvernance sociale faisait partie du concept.
Malheureusement, un foss� profond a �t� creus� au fil des ann�es
entre le r�ve de r�partition �galitaire des ind�pendantistes et, aujourd�hui,
la distribution malthusienne des fruits de la croissance.


1/ Combattre les pouponni�res de la traite n�gri�re et de l�immigration
sauvage


a - La traite n�gri�re, un drame social.

La traite n�gri�re est un mouvement migratoire g�n�r� par une
croissance concurrentielle ouverte dans un cadre �conomique trop vite
confront�aux forces multiples de la mondialisation qui l�encerclent. Entre
deux pays, si un pays r�siste moins qu�un autre, l��quation de la tenaille
migratoire est simple : le plus r�sistant attire une fraction de population
d�laiss�e par l�autre pays. Le transfert n�exige m�me pas d�aller la
chercher et de l�emmener de force vers un lieu d�exploitation ou de
consommation.
Parqu�es derri�re leurs fronti�res nationales, coup�es du partage des
richesses, les populations d�laiss�es, n�ont plus d�autre r�ve de libert� et
de survie que dans leur fuite vers l��tranger. Harragas, boat-people, sans
papiers, faux touristes, malades, clandestins, faux �tudiants, hommes,
femmes, enfants... ils arrivent par milliers, affrontant seuls les obstacles
au risque de leur vie et de leur libert�, se retranchant, ensuite, dans les
ghettos-pouponni�res de la traite n�gri�re pour sauvegarder le bien
pr�cieux de leur identit�. Jet�s sur le pav� des villes pour une vie
soi-disant meilleure, les immigr�s finissent par concevoir une �gale
rancune � l�encontre du pays d�accueil.

Ils n�ignorent pourtant pas que le mouvement migratoire a comme aboutissant
la soci�t� de consommation de masse id�alis�e par le lib�ralisme. A
d�charge, les migrants y trouvent une possibilit� d�acc�s � des activit�s
que la d�r�gulation et la d�r�glementation ont d�lest� de leurs d�fenses.
Beaucoup de petits commerce et de trafics prosp�rent sur ce terreau.
L�Alg�rie pour eux est un cauchemar qui d�passe tout.

Les politiques de la ville l�ont aussi compris. Elles entretiennent les
pouponni�res de la traite au profit de l��conomie (main-d�oeuvre, commerce,
consommation, et exportations agissent avec l�espoir d�assagir et conqu�rir
cette population (d�mographie, survie des caisses de retraites, rentabilit�
des fonds de pension...), oubliant volontiers de faire entendre que l�accueil
dans l�un n�exon�re pas l�exclusion dans l�autre. (Aux Etats-Unis, le
pr�sident Obama vient d�ouvrir plus justement un grand espoir de coop�ration
directe avec les populations des pays pauvres) .

Caricaturalement, l�immigration est prise en tenaille. On voit,
d�un c�t�, une �conomie fragilis�e par un lib�ralisme aventureux r�clamer
une main-d��uvre bon march� afin de d�lester ses charges et faire face � la
concurrence impitoyable du march�, tandis que de l�autre, l��conomie est
encore marqu�e par son capitalisme �tatique et d�laisse les r�alit�s
sociales afin d�atteindre des objectifs de croissance (constitution d�un
outil industriel d�cal�) dont les retomb�es ne b�n�ficient qu�� une partie
r�duite de la population.


b - Les pouponni�res de la traite, un scandale social.


Les pouponni�res de la traite ont des visages connus : ghettos, quartiers,
cit�s, banlieues... Ce sont les points de chute, de rassemblement et de
rayonnement de l�immigration sauvage. Avec Giscard d�Estaing ( Monsieur
regroupement familial), la France est pass�e de l�image des anciens
bidonvilles et baraquements pour travailleurs c�libataires immigr�s, � celle
des banlieues et ghettos regroupant les familles immigr�es de l��poque
post-coloniale. La fonction de ces pouponni�res est double : int�grer
l�immigr� ou, � l�inverse, le marginaliser pour mieux l�exclure, dans le
respect formel de l��tat de droit...

Trois faits marquent les deux derni�res d�cennies :

- La vague migratoire d�verse chaque jour dans ces lieux de pr�carit� et de
solidarit�le tout venant de l�immigration sauvage.
- on a de moins en moins affaire � une immigration de mis�re et de travail
sous contr�le, comme c��tait le cas avant l�ind�pendance des pays colonis�s,
- on assiste � une multiplication et une extension sans pr�c�dent des
pouponni�res dans ou autour des villes secou�es par la diff�rence
persistante de statut social entre les nationaux et les nouveaux citoyens.

Les d�rapages et l�ambigu�t� de l�accueil viennent de
l�incapacit� politique et administrative d�affronter la diff�rence de
probl�matique entre deux types de pouponni�res : le ghetto social et le
ghetto ethnique. Le premier mobilise contre l�exclusion et la pr�carit�.
Il est plus ancien, conflictuel, mais int�grateur. Le ghetto ethnique en
revanche, dresse une communaut� �trang�re contre l�organisation sociale du
pays d�accueil b�tie elle sur une �conomie locale. Ce ghetto est antagonique
et violent dans la d�fense de son territoire.

Les deux types de ghetto ont en commun de s�appuyer largement sur
l��conomie souterraine (drogue, d�linquance, trafics en tous genres) pour
compenser l�insuffisance des revenus officiels ( travail, assistance
sociale, petit commerce). Le financement de l�immigration sauvage serait
� d�battre ouvertement, mais, le pactole int�resse aussi les deux Etats
et des politiciens dont la situation d�pend de ces soupapes de s�curit� .

Ce qui est v�ritablement nouveau dans les ghettos, c�est que l�image de
l�effort reste partout pitoyable. La honte est sur celui qui travaille dur,
gagne peu et vit mal. La fiert� encense la combine, le jeu, la triche, le
trafic,
l�argent facile. L�exemple des salaires monstrueux et des aides sociales
faciles est ravageur.Au fond du ghetto, s��largit la cour des miracles.
Mais, les filles r�ussissent mieux � l��cole et sont plus battantes au
travail
que les gar�ons. La fonction matrimoniale supplante la vanit� du patriarcat.

Pour r�duire les pathologies sociales (notamment contenir les bandes et
l�extr�misme religieux) et pour renforcer l��tat de droit r�publicain, on
a multipli� les politiques s�curitaires. Mais, celles-ci sont mal adapt�es
et mal appliqu�es. Derri�re la bonhomie de l�imagerie officielle et le
laisser aller d�apparence lib�rale affich� (r�guli�rement �corn�s par les
�meutes de quartiers et les bavures polici�res ou politiques), force est
de constater que l��conomie souterraine et l�opacit� du traditionalisme
familial amplifient tentaculairement l�appontement et la croissance
migratoires, ainsi que le communautarisme.

2/ Coh�rence du combat

La cr�ation, par une coop�ration volontariste (dirigeants visionnaires
n�cessaires), d�un cercle de d�veloppement d�fensif rassemblant les pays
ex-colonis�s et garantissant une immigration ��autrement��, implique de :

a/ En France, mettre fin � l�immigration sauvage , supprimer les chancres
entretenus par les politiques pouponni�res de la ville (banlieues, cit�s,
quartiers, ghettos..), condamner la manipulation outrageante des codes
de nationalit� en vue de blanchir les hold-ups de nationalit�, condamner
l�apologie de l�int�gration en cul-de-sac (m�me la haine du pays d�origine
ne fait pas l�amour du pays d�accueil).

b/ en Alg�rie, d�noncer les politiques de croissance �conomique sans
gouvernance sociale, r��valuer l�appontement des march�s, transformer les
difficult�s de la population en projet de d�veloppement, ouvrir une capitale
du d�veloppement hydraulique et agricole au Sahara, ouvrir un centre d��tude
et de vulgarisation de la conqu�te spatiale et rendre l�espoir aux
populations d�laiss�es.

c/ Au bout de la cha�ne de l�immigration, mettre en garde la jeunesse
�veill�e, objet de convoitise des partis politiques en qu�te d��lectorat
oui-ouisme, incapable n�anmoins (sous les clich�s des partisans comme
des adversaires de l�int�gration) d�id�ologiser son intronisation en termes
de progr�s et de lutte politique, comme s�il fallait toujours bien s�parer
le milieu familial des valeurs de la soci�t� civile et r�-ancrer un conflit
initial non r�solu, de peur de compromettre ou de trahir les siens. On ne
se bat pas pour un projet de soci�t� libre, mais pour hisser en bloc
l�immigration et son cadre social dans le pays d�accueil. On se bat contre
le rejet des autres, pas pour l�int�gration des siens. La citoyennet� n�est
qu�une arme de conqu�te, pas un lieu de rencontre et d��change apte �
rendre la vie r�publicaine conviviale.

THESE 6 - L�IDEOLOGIE MIXTE : UNE DOCTRINE

DE LA COPARENTALITE SANS CONJUGALITE

A la veille de 2012, l�id�ologie de la population mixte postule comme
th�rapie de la d�rive de la d�colonisation et des d�r�glements du
d�veloppement :

- sur le plan �conomique, de privil�gier la croissance comp�titive par
rapport � la croissanceconcurrentielle, qui hi�rarchise et confronte
pays, cultures et populations.

- sur le plan social, d�instituer la gouvernance sociale comme tamis des
objectifs de croissance �conomique destin� � lutter contre l�exclusion et
les in�galit�s.

- sur le plan politique, de recadrer et d�passer la contradiction
capitalisme-socialisme affaiblie par la convergence des syst�mes �conomiques
et des politiques du profit sp�culateur. La d�fense des �cosyst�mes
identitaires inspir�e de l��thique associative est
prioritaire face aux menaces des blocs �conomiques issus de la
mondialisation, que la croissance concurrentielle rend de plus en plus
agressifs .


1/ Donner du sens, ouvrir des perspectives.


Trois voies d�action et de r�flexion s�imposent pour l�id�ologie mixte :

- Le cercle de d�veloppement est une voie d�ind�pendance, qui ne rejette pas
les acquis des phases pr�c�dentes (autarcie et/ou ouverture au march�
mondial). Il valorise le rassemblement (non la fusion) et la coop�ration,
face � la crise financi�re et � la destruction de l��conomie sociale.

- La gouvernance sociale est le tamis des conditions sociales et
territoriales des objectifs �conomiques plac� sous la tutelle de l�Etat et
du Parlement.

- L�immigration ��autrement�� est une immigration convenue visant � mettre
au service du pays partenaire des moyens humains et mat�riels en vue d�exploiter
ou co-produire dans l�un ou l�autre pays des biens et richesses prioritaires
(mise en valeur du Sahara en Alg�rie, formation et entreprises industrielles
et agricoles en France... ). Elle impose au pays d�origine le devoir de
prot�ger la dignit� et le retour de ses ressortissants .


2/ Elections fran�aises 2012. Un enjeu majeur � poser.

-- ou, la France lib�rale , oublieuse de l�ex-Empire, devient un simple
comptoir commercial, une mani�re de vivre, de parler et de penser en voie
d�absorption et d�effacement , au sein de l�Europe domin�e par les finances
de l�Angleterre (et son Commonwealth) et l�industrie de l�Allemagne
(et ses Marches de l�Est).

-- ou, la France r�volutionnaire, balayant ceux qui occultent la question
vitale et cruciale d�un nouveau projet de soci�t�, choisit :
- soit, d�accueillir tous ceux de l�ex-Empire qui veulent
rejoindre l�hexagone et devenir Fran�ais, et, elle doit, en cons�quence,
s�ing�nier � pr�parer, � la fois, une r�forme constitutionnelle majeure
visant � repr�senter les nouveaux arrivants, et un plan Marshall d�accueil
et d�int�gration de cet apport pour une France multiraciale,
multiconfessionnelle et multiculturelle, sous peine d�imploser et se
d�composer.
Quelque 130 millions de citoyens fran�ais � l�horizon 2050 le justifie.
Mais l�Allemagne et l�Angleterre s�opposeront � l�expansion rapide d�un
partenaire turbulent qui engendrera un nouveau Bonaparte.
- soit, de ren�gocier sa position au sein de l�Europe tenant
compte du cercle de d�veloppement constitu� par les pays de l�ex-empire
dans le respect de la nationalit� et de l�identit� de chacun .


ISBN Benammar Christian - Octobre 2009 (extraits)


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