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L'Algerie est gouverné par des clans SS

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Droit et Justice

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Jan 19, 2002, 4:18:04 PM1/19/02
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Tout en promettant des révélations fracassantes

La défense demande une enquête impartiale et objective dans l’affaire Frik Bachir

Dimanche 20 janvier 2002

Par Mohamed Ouanezar

L’affaire de l’incarcération de l’ex-wali d’Oran, M. Frik Bachir, ne cesse d’avoir des ramifications spectaculaires. La défense de Frik, par le biais de maître Benbraham Mokhtaria vient de monter au créneau, accusant «le wali d’Oran, M. Kouadri Mostefaï Mustapha d’avoir fomenté ce complot et d’avoir créé de toutes pièces cette affaire», lance Me Benbraham, et de s’interroger : «A quel groupe de pression obéit le wali d’Oran ?»Dans un entretien téléphonique, l’avocate de Frik Bachir, qui fait partie d’un collectif de cinq avocats, a fait savoir l’intention de la défense de «déposer plainte contre le wali d’Oran ainsi que le chef de la sûreté d’Oran, pour avoir transcendé la législation en la matière pour le premier, et pour avoir divulgué des secrets d’instruction pour le deuxième».Et d’affirmer que «des têtes vont tomber». Notre interlocutrice ajoutera que «beaucoup d’anomalies et autres irrégularités entachent ce dossier, où les droits élémentaires du justiciable n’ont pas été observés ni respectés».On croit savoir également que pas moins de 55 personnes sont citées dans le dossier et devraient comparaître devant la justice.«C’est aberrant ! Cela veut dire que toute personne ayant acheté un logement ou un lot de terrain devra être appelée à la barre. Or, il s’agit là de transactions tout ce qu’il y a de légal. Et encore, mon client n’a rien signé», ajoutera-t-elle.En revanche, l’avocate de la défense promet des révélations fracassantes au sujet de certains hauts responsables de l’Etat, dont le wali d’Oran. «Le dossier d’Alger va s’ouvrir, tout le monde est au courant de ces lots de terrain dans les coopératives de Hydra et de Ouled Fayet. Le wali d’Oran a également des affaires à Alger», ajoute Me Benbraham Au sujet du mandat de dépôt de son mandant, tout en récusant la procédure, l’avocate rappelle qu’un appel a été introduit pour la libération inconditionnelle de M. Frik. «Nous avons déposé un appel de la mise en dépôt et ce, conformément à l’article 123 et suite de la loi 01/08 du 26 juin 2001», lance-t-elle. On croit savoir d’un autre côté que l’ex-wali d’Oran «n’a eu connaissance de la plainte que le mardi 15 janvier 2002».La défense estime également qu’«un wali n’a pas le droit de déposer une plainte contre un autre wali, ni de diligenter une enquête contre son collègue. Encore moins pour la Sûreté de wilaya. Ce que nous demandons, c’est une enquête impartiale et objective».Notre interlocutrice nous fera savoir que son mandant, qui «s’était présenté devant le juge de la cour suprême en toute confiance, était loin de se douter qu’il allait faire l’objet d’un vaste complot, et d’ajouter que M. Frik était en contact téléphonique permanent avec le wali d’Oran, M. Kouadri, qui lui avait dit qu’il avait reçu des instructions du président de la République afin d’ouvrir une enquête à son sujet». L’avocate ajoutera qu’«après renseignements, aucune partie militaire ou civile n’avait émis une telle instruction, et quand bien même le Président le voudrait, des cadres adéquats et des structures indiquées telles que le ministère de l’Intérieur peuvent le faire». La défense ne pense pas moins qu’il faille faire appel à Bouteflika en sa qualité de magistrat suprême afin de trancher cette affaire.Aussi, on prend soin de rappeler que le procureur général près la cour suprême, «n’a même pas entendu mon client pour prononcer une mise sous mandat de dépôt».M. Frik Bachir, qui «a été “embarqué” de façon irrégulière par des policiers autres que ceux de la circonscription, avait même précisé au juge qu’il avait les preuves nécessaires dans son cartable, ils n’ont rien voulu savoir. Ils devaient répondre à une injonction». L’affaire promet des rebondissements spectaculaires…    

M. O. 

 
 
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