DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE
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L�id�ologie a souvent exalt� l�union ou l�ind�pendance des populations
en pr�ambule d�un nouveau projet de soci�t�. Elle a, en revanche, moins
int�gr� (signe
des temps) la capacit� des populations mixtes � rapprocher ou s�parer leurs
pays
parentaux en ramenant leurs relations de toute nature � une plus juste
pond�ration.
Pour mieux comprendre cette aptitude, la mise en perspective du
positionnement identitaire des mixtes est n�cessaire, particuli�rement au
croisement
phare, en 2012, de l��lection pr�sidentielle fran�aise et du cinquanti�me
anniversaire de
l�ind�pendance alg�rienne.
Ainsi, dans le cas particulier de la population mixte franco-alg�rienne,
les rapports entre pays parentaux sont encore marqu�s par la rupture
brutale, en 62,
d�une union plus que centenaire. Se sont ajout�es ensuite, les difficult�s
de la
d�colonisation que chacun, aujourd�hui, en France et en Alg�rie, affronte
avec d�autres
pays partenaires. Viennent, enfin, les effets calamiteux de l�option de
croissance
�conomique qui freinent la redistribution et la consommation au grand dam
des
populations dans un contexte impitoyable de concurrence mondialis�e. L�impact
le plus
spectaculaire du d�couplage entre la vie sociale et l��conomie, c�est l�amplification
des
in�galit�s et des frustrations. L�exclusion creuse la division et pose un
grave dilemme de
transformation sociale. Les classes dirigeantes masquent ce dilemme en en
faisant
porter la responsabilit� � l�autre pays parental. Chacun ferme sa porte
obstin�ment,
alors qu�il s�agit prioritairement de d�sarmer les haines, de tourner la
page et d�ouvrir un
nouveau champ de coop�ration. Un climat de rancune trouble les rapports
binationaux
et hypoth�que l�avenir.
Dans ces conditions, travailler au rapprochement des deux pays, c�est
d�abord affirmer la pr�sence de l�identit� mixte dans le contexte
relationnel des pays
parentaux, c�est ensuite mettre en cause la d�rive alarmante de la
d�colonisation et son
impact sur l��conomie des pays parentaux, c�est enfin d�noncer un aspect
spectaculaire, dramatique et humiliant de cette d�rive : l�immigration
sauvage.
Articul�e � la sociologie des groupes sociaux et � l��conomie de croissance
concurrentielle, la pr�sente r�flexion formul�e en six th�ses a pour objet
de rendre
compte de la probl�matique de positionnement de la population mixte dans la
marche
de ses pays parentaux et d�ainsi introduire le concept de cercle de
d�veloppement
comme d�fense identitaire des pays de l�ex-Empire. La th�orie de la
coparentalit� sans
conjugalit� tir�e de la jurisprudence des enfants du divorce, inspire l�expos�
sans pour
autant fonder l�id�ologie de la mixit�.
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Th�se 1 - la mixit� ��biologique�� franco-alg�rienne
1/ Sp�cifier la mixit�
La population mixte des franco-alg�riens a deux ascendances, l�une en
France,
l�autre en Alg�rie, et elle pr�sente de ce fait une singularit� identitaire
d�bordant la
seule nationalit� fran�aise ou alg�rienne. Aucun code de la nationalit� ni
aucun
dirigeant ne peut lui d�nier cette double appartenance. Pour autant,
celle-ci n�a pas pu
�tre jusque l� formul�e ouvertement en termes de droit, ni en France ni en
Alg�rie. Le
concept de Nation subit, pourtant, une mutation profonde sous l�influence de
la religion
(les valeurs arabo-islamiques, la la�cit�) et de la mondialisation (�conomie
de
concurrence et globalisation des march�s).
Cette population mixte est par ailleurs distincte des Fran�ais d�origine
alg�rienne
et des Alg�riens d�origine fran�aise bien que ceux-ci soient d�sign�s sous
le m�me
vocable de franco-alg�riens. Eux ne sont, en effet, que des naturalis�s avec
des droits
conc�d�s (par le robinet du Code de la nationalit�) mais pas acquis par leur
filiation
d�origine. La distinction n�est pas faite pour exclure ou offenser, mais
pour affirmer le
particularisme des mixtes mal per�u par les juristes dans chaque pays
parental.
Si on d�signe les mixtes sous le vocable global de franco-alg�riens ou qu�on
les range
dans la cat�gorie des binationaux , c�est, en v�rit�, pour mieux taire leur
sp�cificit� et
refuser d�admettre l�expression juridique de leur r�alit� sociale. L�espace
de vie de la
population mixte recouvre, en effet, non pas un mais deux territoires, et de
ce fait, elle
subit un proc�s d�intention incessant et injuste � l�oppos� du sentiment d�appartenance
qui la lie � ses deux pays parentaux .
En clair, les juristes des deux rives n�ont pas su ni voulu singulariser la
population mixte
lors des n�gociations d�ind�pendance, en 1962, ne cherchant alors � d�finir
en priorit�
que le statut des territoires et de la population globale des pays
parentaux. Comme s�il
s��tait agi de laisser les ind�pendantistes s�enfermer dans un nouvel espace
national
h�rit� de la colonisation avec une population sociologiquement diff�renci�e.
Si celle-ci
n�est arabe que par la langue et la religion, ces ajouts de l�identit� sont
cependant les
liens puissants d�un rattachement � un royaume de foi en confrontation
explosive,
aujourd�hui, avec l��tat de droit conqu�rant des autres cultures port�es par
la
mondialisation. De ce r�glement a d�coul� un d�ni de justice profond � l��gard
des
mixtes (aggrav� par la divergence des droits nationaux) d��tre censur�s,
sanctionn�s ou
m�me rejet�s, sans consid�ration de leur double appartenance (de Boumediene
�
Bouteflika la vindicte n�a fait que s�amplifier et s�exacerber, laissant la
France, s�duite
par l�Europe, heureuse de s��clipser, mais d�membr�e( lois et ordonnances de
l�Etat
fran�ais, de 1832 � 1962, en passant notamment par celles de 1834, 1865 ,
1919, 1936, 1940,
1946, 1956, 1958. D�aucuns ont vu la France jet�e hors d�Alg�rie en 62 ,
comme elle le
fut hors de la Moselle en 1940).
2/ De l�importance de sp�cifier la mixit�.
Chez les bi-nationaux d�adoption, le choix se porte vers les valeurs d�un
seul pays
parental, par filiation ou par option. A l�inverse chez les mixtes, branche
principale de la
population franco-alg�rienne, le sentiment va aux deux pays parentaux et, si
des al�as
surviennent, ce sentiment s�exerce dans un esprit de raccordement, de
r��quilibrage
relationnel, d�apaisement, comme cela s�observe aussi chez les enfants de
couples
divorc�s, hors du conditionnement �ducatif.
Cette diff�rence des mixtes ne peut encore se vivre ni s�ordonner dans un
cadre institutionnel. Seules quelques conventions restreintes ont �t�
sign�es. En l��tat,
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les binationaux d�adoption sont mieux prot�g�s (et tol�r�s par les
arri�re-pens�es
politiques de la jurisprudence) que les mixtes, alors que les deux
populations jouent la
r�conciliation parentale sur deux plans diff�rents, plus mat�rialiste et
commercial pour
les uns, plus affectif et id�aliste pour les autres. Les premiers sont plus
r�gionalistes,
communautaristes, tactiquement la�cs et plus ins�r�s dans une �conomie
souterraine
qui les promeut. Dans l�envie. Les seconds plus unionistes, respectueux de l�alt�rit�
et
de l�identit� des pays, soucieux de solidarit� et de partage, souvent
oppositionnels dans
le malaise de n��tre pas dans un environnement social plus ouvert et
attentif. Dans
l�amour. Aux deux la solidarit� parentale est essentielle.
Franco-alg�rien, c�est un socle identitaire �mergent que la d�colonisation
d�couvre tel
le Mont St Michel � mar�e basse. Le probl�me r�current c�est que quelque
cinq millions
de personnes sont coinc�es sur ce socle entre le marteau et l�enclume de
deux droits
nationaux sourcilleux, volontiers antagoniques.
Les pays parentaux h�sitent n�anmoins � cr�er un espace social
consensuel en faveur de la populations mixte ayant aussi pour objectif de
cr�er un
mod�le de circulation des biens et des personnes g�n�ralisable aux pays de l�ex-
Empire. Typique de leurs craintes r�ciproques de manipulation, un pays
propose un
Trait� d�amiti�, l�autre un Trait� d�union m�diterran�enne.
Th�se 2 - Ali�nation parentale et coparentalit�
1/ N�gationnisme parental de la mixit�
a/ Le diktat des juristes des deux pays parentaux
- Le divorce des deux pays parentaux, n�goci� en 62 entre pays parentaux,
n�a pas envisag� le cas juridique de la population mixte, contrainte de se
placer sous
l�autorit� exclusive de l�un ou de l�autre pays, nonobstant sa double
appartenance
parentale.
- le diktat des juristes plonge � l��vidence la mixit� dans le silence des
tombes
et ne permet pas d�ouvrir les d�bats d�adaptation n�cessaires
- le droit national a impos� � la mixit� le principe de la nation bunker,
alors que
la croissance concurrentielle est, aujourd�hui, le cheval de Troie de la
mondialisation
ouvrant et livrant les nations aux forces cosmopolites du march� et que, de
surcro�t, ce
type de croissance est devenu le levier de l�immigration sauvage et de la
traite n�gri�re.
b/ L�ali�nation monoparentale comme chez les enfants du divorce
- Le caract�re identitaire de la mixit� est contest� par certains dirigeants
sur
les deux rives. Leur d�nigrement est surtout puis� dans la culpabilit� d�avoir
eux-m�mes
transgress�, au nom de leur singularit�, des r�gles de vie n�anmoins
valoris�es par leur
propre r�volte. Ce d�nigrement blessant et infond� de l�identit� mixte donne
� leurs
auteurs et porte-voix le sentiment gonflant don-quichotesque de laver le
pass� de leur
condition originelle. Ces coryph�es d�un purisme imaginaire, dont ils
seraient le mod�le
parfait, oeuvrent encore pour la purification ethno-culturelle dans les
chapelles d�un
concept colonial de la Nation p�rim� .
- P�sent aussi les clich�s de certains politiciens infantiles. Ces h�ritiers
de l�ind�pendance, en incitant le �� Parti du copier-coller de l�arabit�
moyen-orientale�� �
�craser le �� Parti de la France��, oublient que ��nos anc�tres les Gaulois��
descendent de
l�homme de Cro-Magnon, un �migr� civilis� venu du Moyen-Orient.
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- la r�futation vient aussi de ceux nombreux en France, qui, exc�d�s par les
d�bordements de l�immigration sauvage, contestent la sp�cification
identitaire de la
mixit�. Pour eux, le m�tissage et la diversit� qu�ils louangent volontiers
et sinc�rement,
conduisent forc�ment � l�abandon volontaire de la d�fense identitaire, au
motif qu�une
partie de la population mixte a choisi de vivre en France. Ils sont, certes,
partisans d�un
monde sans discrimination, mais le r�ve d�effacer les diff�rences sociales
de
l�immigration est un voeux pieux, s�il n�est pas discriminatoire.
2/ Coparentalit� non antagoniste sans conjugalit�
a - le diktat des juristes n�est pas per�u comme pertinent ni non plus le
mod�le d�int�gration r�publicaine. Ces attitudes de rejet sur les deux rives
sont assez
semblables � l�ali�nation parentale concernant les enfants du divorce.
Pour autant, face au rejet, l�attitude des mixtes n�est pas de sp�culer sur
la recherche
d�un juste (ou th�orique) �quilibre entre tout ou rien de l�attache
identitaire, mais de
lutter inlassablement contre ce qui inf�riorise ou ne respecte pas la
personnalit� et
l�identit� de l�un ou l�autre pays parental.. Mais, comme ce combat proc�de
d�un
humanisme engag�, parsem� d�h�sitations et de qu�tes enflamm�es, il est, �
la fois,
solitaire et mal compris des deux pays parentaux. Chacun des deux veut la
population
mixte rang�e sans r�serve de son seul c�t�. La pression sociale est si forte
que se
masquer (modifier son nom) ou s��chapper dans une passion devient l��chappatoire,
un
refuge de r�bellion, � d�faut de r�volte ouverte.
Comme par ailleurs, les mixtes ne sont pas responsables de la rupture des
pays
parentaux, ils ont aussi le besoin de donner un sens aux relations entre
pays parentaux
et d�y trouver des rep�res. Leurs conduites tendent � reproduire
inconsciemment un
mod�le d�union transmis par les parents biologiques. Ainsi, s�exprime et se
comprend le
besoin de rester librement li�s aux pays parentaux et de s�impliquer
spontan�ment dans
la cr�ation d�une nouvelle vie parentale o� la conjugalit� n�est pas
revendiqu�e.
b - Le d�veloppement de chaque pays ne doit pas �vincer la culture de
l�autre pays ni non plus imposer une hi�rarchie des cultures �difi�e dans le
prisme des
valeurs de l�un ou l�autre pays.
c - En situation de mixit�, d�fendre les pays parentaux, c�est admettre le
principe du divorce en 62 des deux pays parentaux, au motif que l�un �tait
�cras� par
l�autre malgr� un effort r�el de d�veloppement effectu� par l�autre.
Malheureusement,
cet effort a �t� r�serv� � la population europ�enne, en connivence (ne
jamais l�oublier)
avec les strat�gies de l�Etat fran�ais (de l�ex-Empire fran�ais) menac�
depuis toujours
par ses grands voisins europ�ens (l�Angleterre et son Commonwealth, l�Allemagne
et
ses Marches de l�Est..).
Or, non seulement le principe n�est pas admis, mais le devoir de m�moire
oppos�
enferme chaque pays parental dans un culte exacerb� des haines de l�ind�pendance.
Une commission d�historiens aurait d�, depuis longtemps, �valuer les le�ons
de la
guerre en dehors du fracas m�diatique.
D�fendre les pays parentaux, c�est donc avoir la volont� de
respecter la sp�cificit� et la diversit� des deux pays parentaux, sans
reniement des
droits imprescriptibles des enfants. C�est, enfin, faire de la proximit� des
pays parentaux
et de l�espace mixte franco-alg�rien une force nouvelle pour le
d�veloppement de
chacun.
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THESE 3 - Implications de la mixit� dans la coparentalit� sans conjugalit�
Quelle situation des pays parentaux justifie aujourd�hui de d�fendre les
pays parentaux ?
Pour la population mixte, la r�ponse est radicale. Les deux pays parentaux
sont
engag�s dans un processus �conomique de destruction identitaire
inacceptable.
1/ La m�canique de d�sagr�gation
a - la mondialisation juxtapose et subordonne impitoyablement les �conomies
par le
profit, non par la culture. (C�est l�erreur d�analyse des dirigeants
religieux et politiques).
b - le rapport diff�rent � la concurrence des �conomies parentales accentue
les
d�s�quilibres et ajuste les conditions de l�immigration.
c - la d�colonisation sans gouvernance sociale est d�g�n�rative
(boat-people,
harragas, clandestins, sans-papiers, ghettos, hold-up r�p�titifs de
nationalit�, �conomie
souterraine, enfermement social, immigration sauvage et traite n�gri�re...)
d - L�effet levier du diff�rentiel de croissance sur l�immigration conduit �
incriminer le
mod�le de croissance concurrentielle centr� sur le profit et � lui opposer
un mod�le de
croissance comp�titive o� le progr�s social n�est pas exclu de la
productivit�.
e - La mondialisation combine et conjugue, d�un c�t�, une �conomie
confront�e au
d�cha�nement de la concurrence (d�localisations, cannibalisme industriel,
ch�mage,
d�fenestration des classes moyennes..) et , de l�autre, une politique de
croissance
�conomique sans gouvernance sociale qui exclut une partie de sa population
du
d�veloppement et la condamne � l�exil et l�errance et � faire le jeu de sa
propre
exploitation .
f - Les m�faits de ce levier de croissance sont connus : immigration
sauvage, boatpeople,
r�gularisation massive des clandestins et des sans- papiers, hold-ups
r�p�t�s
de nationalit�s, naturalisations de complaisance, ghettos, banlieues,
communautarisme,
r�glementations s�curitaires, politiques convenues de la ville, travail au
noir et en
miettes, discriminations, ch�mage en forme de miroir aux alouettes et de
filet de voltige
de l�immigration de mis�re, restos du coeur, ruptures culturelles,
int�gration en cul de
sac, identit�s d�pec�es, int�grismes, �meutes de quartiers, terrorisme,
d�linquance,
�conomie souterraine, mixit� stigmatis�e, fuite �perdue de millions de
candidats �
l��migration vers le ��paradis�� capitaliste, partout des guerres barbares
entre
d�colonis�s� Chaque jour se nouent des liens inqui�tants entre la
mondialisation
lib�rale et une d�colonisation inachev�e, d�tourn�e. M�me plus besoin d�aller
chercher
l�immigr� !
g - Immigration sauvage et traite n�gri�re, faussement pr�sent�es comme un
exode
volontaire vers le paradis capitaliste, sont un crime contre l�humanit� dont
les juristes
s�accommodent. La Gauche, en France, le sait et fait son m�tier, elle se
tait.
2 / La croissance concurrentielle, cheval de Troie de la mondialisation
et levier de l�immigration sauvage
a - l�utopie bris�e du nationalisme et de la libert� des peuples.
La Nation, si ch�re aux ind�pendantistes, mais h�rit�e de
la colonisation et du pouvoir jacobin de 1789, s�est ouverte aux forces
cosmopolites de
la mondialisation par le biais de la croissance concurrentielle et se voit
peu � peu
absorb�e dans la soci�t� de consommation de masse (SCM), mod�le in�galitaire
et
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conflictuel de soci�t� universelle, n� en occident anglo-saxon, encore au
stade de
l�enfance et des maladies infantiles.
Dans la typologie des mod�les de soci�t�, la SCM est le dernier concept
extrait du
minerai social de notre �poque. Ce qui la diff�rencie de la soci�t� de
consommation
(�difi�e hier � l�abri des fronti�res nationales) , c�est la notion de
masse, d�expansion
plan�taire, de globalisation. La SCM est , en quelque sorte, l�oeuf et la
poule de la
mondialisation. Si ce mod�le laisse entrevoir une solution possible aux
probl�mes de la
pauvret�, il peut faire illusion. On observe que le d�rapage de la
concurrence dans les
pays industrialis�s d�sorganise le march� du travail et enclenche l�explosion
de
l��migration sauvage dans les pays de la p�riph�rie. Un autre exemple est
celui des
��industries industrialisantes��, � haut coefficient de capital, rendues
obsol�tes de fa�on
foudroyante par la comp�tition mondiale, qui sont le meilleur exemple de l�absence
de
prospective sociale et d�une coop�ration juste simultan�es, qu�on n�glige
aussi d�ouvrir
en faveur de l�exploitation des terres et de l�eau dans les r�gions d�aridit�
et de
pauvret�. Dans ce tourbillon, la d�colonisation perd son chemin et exasp�re
les
anciens nationalistes.. .
Ainsi donc, les h�ritiers de l�ex-Empire sont les premi�res
victimes du � F�hrerprinzip � et d�un nationalisme �ph�m�re qui les endort
par des jeux
en trompe-l�oeil (id�alisme, �tatisme, culte du chef, religion,
libre-�change). Dans la
mondialisation, capitalisme et socialisme ne sont plus que des formes d�organisation
et
de production tayloristes, entrecroisables et alternatives, sans projet
social ni identitaire
d�fensifs. L��conomie nationale est d�poss�d�e de la gestion cruciale de l��quilibre
des
facteurs capital-travail de l��conomie. Pour le comble, la gouvernance
sociale est
simultan�ment �cart�e, qui pourtant devait harmoniser et moraliser la
croissance.
b - Croissance concurrentielle, levier de l�immigration sauvage.
La g�n�ralisation de la libre concurrence, orchestr�e au plan
mondial par l�OMC , le FMI et les m�dias, a d�stabilis� la base �conomique
et
financi�re des nations. Depuis 25 ans, la France, comme ses voisins
europ�ens, est
soumise � des attaques incessantes et violentes. Surprises par le dumping
commercial
et menac�es d�an�antissement, les entreprises nationales font de la
r�sistance ou
montent � l�assaut de lignes adverses mal identifi�es, modifient leurs
structures de co�ts
et de qualifications, tentent l�innovation, d�multiplient la sous-traitance,
n�gocient
alliances, fusions et d�localisations ....
La cons�quence d�sastreuse de cette course � la survie, ou � la supr�matie,
est
connue de tous : ch�mage et recours massif � la main-d�oeuvre immigr�e,
liquidation
des industries traditionnelles, bouleversement de la vie sociale
nationale....
Pour compenser l�attaque des march�s, il a fallu partout l�cher
brutalement la bride aux r�glementations, parfois par exc�s des dirigeants.
La traite
n�gri�re a explos� dans la combinaison et la conjugaison des politiques de
croissance
et l�appontement des march�s .
c - Le communautarisme, r�gulation n�o-lib�rale des rapports sociaux.
L�ampleur des vagues migratoires et les diff�rences culturelles
opposent l�identit� des uns � celle des autres. Dans ce contexte et sans
forcer le trait,
les techniques d�int�gration des immigr�s paraissent encore largement
inspir�es des
vieilles m�thodes psychanalytiques de r��ducation appliqu�es aux opposants
politiques
en URSS : broyer, ou mieux, tuer l��migr� dans l�immigr�. Mais, la m�thode
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d�int�gration reste inefficace au plan collectif. La communautarisation est
ainsi devenue
le mode principal de r�gulation des rapports sociaux.
La question est donc, non pas de v�tir l�immigr� par force ou persuasion
d�une nouvelle identit�, mais de lui permettre d�exprimer la sienne et de s�y
accomplir
dans la cohabitation des cultures. Les promoteurs de l�int�gration en cul de
sac sont,
certes, partisans d�un monde sans discrimination, mais le r�ve d�effacer les
diff�rences
sociales est un voeu pieux. Leur r�ve ne fait que reporter les probl�mes de
cohabitation
sur les g�n�rations � venir, alors qu�on ne peut les r�soudre que par une ��immigration
autrement��. Pour convaincre l�auditoire, ils pr�tendent que la culture du
pays d�accueil
serait le lieu transcendantal de toutes les cohabitations. Avec le m�me
argumentaire,
l�Alg�rie a �radiqu� apr�s l�ind�pendance les acquis culturels fran�ais,
comme si la
richesse d�une culture �tait de d�truire l�autre culture.
L�opposition des mixtes � la s�gr�gation est totale: cultures et religions
ont l�exigence de
se faire la courte-�chelle face aux immenses obstacles du d�veloppement. Le
tableau
art nouveau de Mucha symbolise bien pour quelle r�sistance peut le mieux s�opposer
aux forces du m�pris et de l��touffement (Lotery of national unity -
Prague1912).
THESE 4 La convergence
1/ La convergence, une utopie ?
La convergence est un processus d��volution des mod�les de soci�t�
vers le mod�le g�n�ral de la SCM initi� par le lib�ralisme financier. Elle a
l�avantage de
se pr�senter comme une rupture de tous les enfermements engendr�s par des
empires
orgueilleux et des nations bunkers h�rit�es de la d�colonisation. Mais, la
libert� gagn�e
par les canonni�res de la concurrence dans l�idylle de la convergence cache
mal des
objectifs qui pour �tre �loign�s n�en sont pas moins redoutables et font
durablement
complots.
Ainsi, alors que la population mondiale explose, la mondialisation, en
apparence guide
de la SCM, maintient un double conflit r�current ingouvernable � court
terme. D�abord,
celui du partage des ressources (la financiarisation de l��conomie n�est pas
ma�tris�e).
Ensuite, de la configuration de la plate-forme sociale de lancement de la
conqu�te
spatiale et, concomitamment, de l�exploitation industrielle des ressources
en �nergie et
des rayonnements de l�espace.
Significativement, peu de tenants de l�orthodoxie doctrinale se sentent
interpell�s par le
slogan pol�mique suivant: "Capitalisme, socialisme, m�me combat ". Leur
apathie �teint
l�opposition id�ologique s�culaire entre capitalisme et socialisme, patrons
et travailleurs.
Le conflit majeur se transforme, en effet, en collaboration telle que
entreprises et
travailleurs s�unissent (ou sont condamn�s � s'unir) dans un m�me combat
contre un
danger venu d�ailleurs, comme s�unissent dans les Cit�s les bandes rivales
contre la
police, ennemi principal venu d�ailleurs.
a - Et, si le mod�le concurrentiel provoque des effets pervers calamiteux
(exclusions, d�pendances, bouleversement social), ceux-ci sont d�autant plus
n�glig�s
par l�Etat que l�opposition ancestrale capitalisme-socialisme
(patrons-travailleurs), et sa
fonction structurante de l�ordre social, tendent � se transformer en
alliance synchrone
des forces locales antagoniques face � l�ennemi commun venu d�ailleurs
(mondialisation, financiarisation non ma�tris�e de l��conomie et autres
exc�s orientaux
anglo-saxons)
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b - Les capitaux internationaux qu�on disait invisibles avant la crise,
d�couvrent que la part des profits sp�culatifs devient plus importante que
la part
contributive allou�e au d�veloppement. Ce qui pose probl�me au regard de la
pauvret�
dans le monde, c�est que la part emport�e par des groupes d�int�r�t priv�s
est recycl�e
ind�finiment dans le profit sp�culatif, v�rifiant l�adage selon lequel l�argent
mange
l�argent ...et d�vaste l��conomie sociale. Le FMI n�est pas pr�t d�arr�ter l�engrenage.
L�immigration sauvage sanctifi�e joue donc, un r�le moteur dans le
changement de
degr�, voire de nature, du rapport K-W , qui a labour� les si�cles pass�s.
Au lieu d'affronter cette question fondamentale au moment o� se multiplient
les gr�ves dures, les socialistes fran�ais, pourtant au centre du
questionnement, se
retranchent dans les faux-semblants th�oriques, les pirouettes politiques et
les querelles
de personnes d�risoires aux approches �lectorales !
2/ Immigration ��autrement��, urgence de la coop�ration.
D��lections en �lections, la d�ception des mixtes � l��gard de la classe
politique,
ne finit pas de cro�tre. Or, dans la crise actuelle, une question explosive
illumine le ciel
politique, mais dont personne ne parle: quid de l�immigration sauvage ?
Pourtant, non
seulement elle est d�testable et humiliante, mais surtout quasi tout le
monde la c�toie
au quotidien. Elle a permis de d�sagr�ger le monde du travail, de r�duire
les co�ts
salariaux et de sauvegarder les profits de la croissance concurrentielle
dans une
mondialisation qui nous emporte. Elle est aussi un instrument commode de la
d�r�gulation, du blocage ou du lissage des co�ts d�exploitation et du recul
syndical.
Mais, � quelles conditions de destruction du cadre de vie se font ces
conqu�tes de la
mondialisation, la d�fense des marges, l�emploi sans contr�le des catapultes
du profit,
la guerre concurrentielle ! Pour quel projet de soci�t� se r�alisent ces
reculades
pr�sent�es comme des avanc�es vers un nouvel eldorado de l�humanit� de plus
en plus
bord� de ruines ?
Si, donc, l�anticapitalisme est d�pass� et que le lib�ralisme reste aveugle,
o� trouver les r�f�rentiels de lutte quand on s�aper�oit que les doctrines
de l��conomie
sociale et politique, m�me internationalistes, n�ont �t� con�ues depuis l�av�nement
des
mercantilistes, il y a cinq si�cles, que par rapport au march� national
int�rieur ?
L�histoire ne manque pas de r�ponses. G. Gurvitch et R. Aron, entre
autres, l�avaient pressenti : capitalisme et socialisme s�appellent l�un l�autre,
m�me en se
combattant, et se recomposent en convergence incessante de Ricardo, Keynes,
Schumpeter � Jean Monnet. Forts de cette v�rit� basique dans l��tape
actuelle de la
mondialisation, reste � savoir, quand l�homme selon Nietzsche jaillit en
politique pour
vaincre nos mis�res et casser le th��tre des illusions ?
3/ - Espace social de la population mixte binationale, un plan d�cennal.
a - Tutelle double des pays parentaux
Structure de repr�sentation. Tutelle � parit� des deux pays parentaux
b - Reconnaissance du caract�re unique et de l�exception des sources de
droit
de la population mixte franco-alg�rienne dans l�UE.
c - Subsidiarit�
Application du principe de subsidiarit� UE dans les domaines prioritaires.
d - Financement des projets mixtes d�aide au d�veloppement en Alg�rie
(mise en valeur du Sahara) et de coop�ration et formation en France
(agriculture,
industrie et universit� franco-alg�rienne) par les fonds structurels,
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THESE 5 - Combat politique pour le d�veloppement
L�immigration sauvage r�sulte en large partie de la
conjugaison de deux politiques de croissance. En France, elle se double
maintenant
d�une immigration massive et agressive engendr�e par l��conomie souterraine,
affranchie des r�gles de vie collective du pays d�accueil. L�immigration
globale est, en
effet, de moins en moins celle du travail et de la mis�re. Paradoxalement,
elle se fait
plus revancharde .
Si, en France, on parle abondamment d�Europe sociale,
il faut, aussi, en Alg�rie, et dans les pays de l�ex-Empire, parler de
croissance sociale et
non plus de croissance �conomique. La supercherie, � cet �gard, a trop dur�
et produit
trop d�effets pervers. Dans les ann�es 60, le mot ��d�veloppement�� disait
clairement que
la gouvernance sociale faisait partie du concept. Malheureusement, un foss�
profond a
�t� creus� au fil des ann�es entre le r�ve de r�partition �galitaire des
ind�pendantistes
et, aujourd�hui, la distribution malthusienne des fruits de la croissance.
1/ Combattre les pouponni�res de la traite n�gri�re et l�immigration sauvage
a - La traite n�gri�re, un drame social.
La traite n�gri�re est un mouvement migratoire g�n�r� par une croissance
concurrentielle ouverte dans un cadre �conomique trop vite confront� aux
forces
multiples de la mondialisation qui l�encerclent. Entre deux pays, si un pays
r�siste moins
qu�un autre, l��quation de la tenaille migratoire est simple : le plus
r�sistant attire une
fraction de population d�laiss�e par l�autre pays. Le transfert n�exige m�me
pas d�aller
la chercher et de l�emmener de force vers un lieu d�exploitation ou de
consommation.
Parqu�es derri�re leurs fronti�res nationales, coup�es du partage des
richesses, les populations d�laiss�es, n�ont plus d�autre r�ve de libert� et
de survie que
dans leur fuite vers l��tranger. Harragas, boat-people, sans papiers, faux
touristes,
malades, clandestins, faux �tudiants, hommes, femmes, enfants... ils
arrivent par
milliers, affrontant seuls les obstacles au risque de leur vie et de leur
libert�, se
retranchant, ensuite, dans les ghettos-pouponni�res de la traite n�gri�re
pour
sauvegarder le bien pr�cieux de leur identit�. Jet�s sur le pav� des villes
pour une vie
soi-disant meilleure, les immigr�s finissent par concevoir une �gale rancune
� l�encontre
du pays d�accueil.
Ils n�ignorent pourtant pas que le mouvement migratoire a comme aboutissant
la
soci�t� de consommation de masse id�alis�e par le lib�ralisme. A d�charge,
les
migrants y trouvent une possibilit� d�acc�s � des activit�s que la
d�r�gulation et la
d�r�glementation ont d�lest� de leurs d�fenses. Beaucoup de petits commerce
et de
trafics prosp�rent sur ce terreau. L�Alg�rie pour eux est un cauchemar qui
d�passe tout.
Les politiques de la ville l�ont aussi compris. Elles
entretiennent les pouponni�res de la traite au profit de l��conomie (main-d�oeuvre,
commerce, consommation, exportations) et agissent avec l�espoir d�assagir et
conqu�rir
cette population (d�mographie, survie des caisses de retraites, rentabilit�
des fonds de
pension...), oubliant volontiers de faire entendre que l�accueil dans l�un n�exon�re
pas
l�exclusion dans l�autre. (Aux Etats-Unis, le pr�sident Obama vient d�ouvrir
plus
justement un grand espoir de coop�ration directe avec les populations des
pays
pauvres) .
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Caricaturalement, l�immigration est prise en tenaille. On
voit une �conomie fragilis�e par un lib�ralisme aventureux r�clamer une
main-d�oeuvre
bon march� pour d�lester ses charges et faire face � la concurrence
impitoyable du
march�, tandis que l�autre �conomie encore marqu�e par son capitalisme
�tatique
d�laisse les r�alit�s sociales afin d�atteindre des objectifs de croissance
dont les
retomb�es ne b�n�ficient qu�� une partie r�duite de la population.
b - Les pouponni�res de la traite, un scandale social.
Les pouponni�res de la traite ont des visages connus : ghettos, quartiers,
cit�s, banlieues... Ce sont les points de chute, de rassemblement et de
rayonnement
de l�immigration sauvage. Avec Giscard d�Estaing ( Monsieur regroupement
familial),
la France est pass�e de l�image des anciens bidonvilles et baraquements pour
travailleurs c�libataires immigr�s, � celle des banlieues et ghettos
regroupant les familles immigr�es de l��poque post-coloniale. La fonction de
ces
pouponni�res est double : int�grer l�immigr� ou, � l�inverse, le
marginaliser pour mieux
l�exclure, dans le respect formel de l��tat de droit...
Trois faits marquent les deux derni�res d�cennies :
- La vague migratoire d�verse chaque jour dans ces lieux de pr�carit� et de
solidarit� le tout venant de l�immigration sauvage.
- on a de moins en moins affaire � une immigration de mis�re et de travail
sous contr�le, comme c��tait le cas avant l�ind�pendance des pays colonis�s
,
- on assiste � une multiplication et une extension sans pr�c�dent des
pouponni�res dans ou autour des villes secou�es par la diff�rence
persistante de statut
social entre les nationaux et les nouveaux citoyens.
Les d�rapages et l�ambigu�t� de l�accueil viennent de
l�incapacit� politique d�affronter la diff�rence de probl�matique entre deux
types de
pouponni�res : le ghetto social et le ghetto ethnique. Le premier mobilise
contre
l�exclusion et la pr�carit�. Il est plus ancien, conflictuel, mais
int�grateur. Le ghetto
ethnique en revanche, dresse une communaut� �trang�re contre l�organisation
sociale
du pays d�accueil b�tie elle sur une �conomie locale. Ce ghetto est
antagonique et
violent dans la d�fense de son territoire.
Les deux types de ghetto ont en commun de s�appuyer largement sur l��conomie
souterraine (drogue, d�linquance, trafics en tous genres) pour compenser l�insuffisance
des revenus officiels ( travail, assistance sociale, petit commerce). Le
financement de
l�immigration sauvage serait � d�battre ouvertement, mais, le pactole
int�resse aussi les
deux Etats et des politiciens dont la situation d�pend de ces soupapes de
s�curit� .
Ce qui est v�ritablement nouveau dans les ghettos, c�est que
l�image de l�effort reste partout pitoyable. La honte est sur celui qui
travaille dur, gagne
peu et vit mal. La fiert� encense la combine, le jeu, la triche, le trafic,
l�argent facile.
L�exemple des salaires monstrueux et des aides sociales faciles est
ravageur. Au fond
du ghetto, s��largit la cour des miracles. Mais, les filles r�ussissent
mieux � l��cole et
sont plus battantes au travail que les gar�ons. La fonction matrimoniale
supplante la
vanit� du patriarcat.
Pour r�duire les pathologies sociales (notamment contenir
les bandes et l�extr�misme religieux) et pour renforcer l��tat de droit
r�publicain, on a
multipli� les politiques s�curitaires. Mais, celles-ci sont mal adapt�es et
mal appliqu�es.
Si bien que derri�re la bonhomie de l�imagerie officielle et le laisser
aller d�apparence
lib�rale affich� (r�guli�rement �corn�s par les �meutes de quartiers et les
bavures
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polici�res ou politiques), force est de constater que l��conomie souterraine
et l�opacit�
du traditionalisme familial amplifient tentaculairement l�appontement et la
croissance
migratoires, ainsi que le communautarisme.
2/ Coh�rence du combat
La cr�ation, par une coop�ration volontariste (dirigeants visionnaires
n�cessaires), d�un cercle de d�veloppement d�fensif rassemblant les pays
ex-colonis�s
et garantissant une immigration ��autrement��, implique de :
a/ En France, mettre fin � l�immigration sauvage , supprimer les chancres
entretenus par les politiques pouponni�res de la ville (banlieues, cit�s,
quartiers,
ghettos..), condamner la manipulation outrageante des codes de nationalit�
en vue de
blanchir les hold-ups de nationalit�, condamner l�apologie de l�int�gration
en cul-de-sac
(m�me la haine du pays d�origine ne fait pas l�amour du pays d�accueil).
b/ en Alg�rie, d�noncer les politiques de croissance �conomique sans
gouvernance sociale, r��valuer l�appontement des march�s, transformer les
difficult�s
de la population en projet de d�veloppement, ouvrir une capitale du
d�veloppement
hydraulique et agricole au Sahara et un centre d��tude et de vulgarisation
de la
conqu�te spatiale, rendre l�espoir aux populations d�laiss�es.
c/ Au bout de la cha�ne de l�immigration, mettre en garde la jeunesse
�veill�e, objet de convoitise des partis politiques en qu�te d��lectorat,
incapable
n�anmoins (sous les clich�s des partisans comme des adversaires de l�int�gration)
d�id�ologiser son intronisation en termes de progr�s et de lutte politique,
comme s�il
fallait toujours bien s�parer le milieu familial des valeurs de la soci�t�
civile et r�-ancrer
un conflit initial non r�solu, de peur de compromettre ou de trahir les
siens. On ne se bat
pas pour un projet de soci�t� libre, mais pour hisser en bloc l�immigration
et son cadre
social dans le pays d�accueil. On se bat contre le rejet des autres, pas
pour l�int�gration
des siens. La citoyennet� n�est qu�une arme de conqu�te, pas un lieu de
rencontre et
d��change apte � rendre la vie r�publicaine conviviale
Th�se 6 - L�id�ologie mixte : une doctrine de (et dans) la coparentalit�
sans conjugalit�
A la veille de 2012, l�id�ologie de la population mixte postule comme
th�rapie
de la d�rive de la d�colonisation et des d�r�glements du d�veloppement :
- sur le plan �conomique, de privil�gier la croissance comp�titive par
rapport � la
croissance concurrentielle, qui hi�rarchise et confronte pays, cultures et
populations.
- sur le plan social, d�instituer la gouvernance sociale comme tamis des
objectifs de
croissance �conomique destin� � lutter contre l�exclusion et les in�galit�s.
- sur le plan politique, de recadrer et d�passer la contradiction
capitalisme-socialisme
affaiblie par la convergence des syst�mes �conomiques et la pression des
politiques de
profit sp�culateur non contributif. La d�fense des �cosyst�mes identitaires
est prioritaire
face aux confrontations pernicieuses des blocs �conomiques issus de la
mondialisation.
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1/ Donner du sens, ouvrir des perspectives.
Trois voies d�action et de r�flexion s�imposent pour l�id�ologie mixte :
- Le cercle de d�veloppement est une voie d�ind�pendance, qui ne rejette pas
les
acquis des phases pr�c�dentes (autarcie et/ou ouverture au march� mondial).
Il valorise
le rassemblement (non la fusion) et la coop�ration, face � la crise
financi�re et � la
destruction de l��conomie sociale.
- La gouvernance sociale est le tamis des conditions sociales et
territoriales des
objectifs �conomiques plac� sous la tutelle de l�Etat et du Parlement.
- L�immigration ��autrement�� est une immigration convenue visant � mettre
au
service du pays partenaire des moyens humains et mat�riels en vue d�exploiter
ou coproduire
dans l�un ou l�autre pays des biens et richesses prioritaires (mise en
valeur du
Sahara en Alg�rie, formation et entreprises industrielles et agricoles en
France... ). Elle
impose au pays d�origine le devoir de prot�ger la dignit� et le retour de
ses
ressortissants .
2/ Elections fran�aises 2012. Un dilemme majeur � poser.
- ou, la France lib�rale , oublieuse de l�ex-Empire, devient un simple
comptoir
commercial, une mani�re de vivre, de parler et de penser en voie d�absorption
et
d�effacement , au sein de l�Europe domin�e par les finances de l�Angleterre
(et son
Commonwealth) et l�industrie de l�Allemagne (et ses Marches de l�Est).
- ou, la France r�volutionnaire, balayant ceux qui occultent la question
vitale et
cruciale d�un nouveau projet de soci�t�, choisit :
- soit, d�accueillir tous ceux de l�ex-Empire qui veulent rejoindre
l�hexagone et devenir Fran�ais, et, elle doit, en cons�quence, s�ing�nier �
pr�parer, � la
fois, une r�forme constitutionnelle majeure visant � repr�senter les
nouveaux arrivants,
et un plan Marshall d�accueil et d�int�gration de cet apport pour une France
multiraciale,
multiconfessionnelle et multiculturelle, sous peine d�imploser et se
d�composer.
Quelque 130 millions de citoyens fran�ais � l�horizon 2050 le justifie. Mais
l�Allemagne et
l�Angleterre s�opposeront � l�expansion rapide d�un partenaire turbulent qui
engendrera
un nouveau Bonaparte.
- soit, de ren�gocier sa position au sein de l�Europe tenant compte
du cercle de d�veloppement constitu� par les pays de l�ex-empire selon le
principe de
l�espace social franco-alg�rien et dans le respect de la nationalit� et de l�identit�
de
chacun .
Benammar Christian - Septembre 2009
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