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Alger veut récupérer un colonel dissident réfugié en Europe

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Hakim Talbi

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Oct 28, 2007, 1:01:25 PM10/28/07
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Alger veut récupérer un colonel dissident réfugié en Europe

Par José Garçon (journaliste), 27 octobre 2007
http://www.rue89.com/2007/10/27/alger-veut-recuperer
-un-colonel-dissident-refugie-en-europe

C'est le plus haut gradé dissident de l'armée algérienne et Alger rêve
déjà de le récupérer. Exilé en Europe, l'ex-colonel Mohammed Samraoui,
54 ans, a été arrêté lundi en Espagne à la suite d'un mandat d'arrêt
international lancé par Interpol et l'Algérie, indifférente à son
statut de réfugié politique en Allemagne, réclame son extradition.
Mohammed Samraoui, numéro 2 de la direction du contre-espionnage
algérien de mars 1990 à juillet 1992, est l'une des bêtes noires du
régime algérien. Il fut -et reste- le premier et seul officier
supérieur de son pays à témoigner à visage découvert sur les
manipulations et les exactions du haut commandement militaire pendant
la sale guerre de la décennie 90.

C'était en juillet 2002 à Paris. Une cour de justice française
examinait la plainte en diffamation déposée par le général Khaled
Nezzar, ex-homme fort d'Alger, contre Habib Souaïdia, un jeune
lieutenant lui aussi dissident. A la barre des témoins, Mohammed
Samraoui. Précis, calme, cet ingénieur en biochimie, engagé dans
l'armée et recruté par la Sécurité militaire, la toute puissante
police politique du régime, fera soudain pénétrer l'audience au coeur
des ténèbres du pouvoir algérien. Fixant le général Nezzar, il avait
expliqué: "Notre mission était de casser le FIS, l'infiltrer, le
disloquer, créer des faux groupes islamistes et leur attribuer des
actions violentes. Le GIA (groupes islamiques armés, ndlr) est une
création des services de sécurité algériens". Sonné, le général Nezzar
s'était levé: "Tout à fait d'accord avec Samraoui. Les infiltrations
et les coups de Jarnac, c'est partout". Samraoui n'avait pas lâché
prise: "Mais les assassinats quand même, mon général..." Nezzar avait
alors tenté: "15 000 disparus, passons. Mais dire que le GIA est une
émanation des services, là, ça va trop loin...".

Et le procès avait basculé: l'ex-colonel Samraoui venait de donner
corps à une guerre de l'ombre plus complexe que la veulent les
analyses opposant "militaires républicains" et «"fanatiques
islamistes".

Un an plus tard, il détaillera dans un livre publié aux Editions
Denoël, "Chronique des années de Sang", comment les généraux ont
manipulé les Groupes islamiques armés pour asseoir leur pouvoir, puis
pour gérer leurs conflits internes. "J'ai participé en 1992 à
l'annulation du processus électoral de 1991 et à la lutte contre les
réseaux du terrorisme intégriste, parce que j'étais convaincu que
l'intégrisme était une menace pour le pays. On pensait "sauver
l'Algérie" en luttant contre des gens qui mettaient en cause les
fondements de l'Etat républicain, on a été trompés(...). Nos chefs
voulaient produire une violence contrôlée et maîtrisable pour
justifier a posteriori l'annulation des élections et terroriser la
société civile pour la forcer à se ranger derrière l'armée. Cela a
abouti au chaos : à cause du cloisonnement, les agents de différents
services se faisaient la guerre; il devenait impossible de distinguer
entre agents retournés et agents doubles. Sur le terrain, on ne savait
plus qui était qui".

Dès 1992, Samraoui manifeste son désaccord avec la manière dont la
lutte antiterroriste est menée. En septembre, il est muté à
l'ambassade d'Algérie en Allemagne, où il est responsable de la
Sécurité militaire jusqu'à sa désertion en février 1996. « La goutte
qui a fait déborder le vase, c'est quand le général Smaïl Lamari (le
numéro 2 des services secrets, récemment décédé, ndlr) m'a demandé à
Bonn d'organiser la liquidation de deux islamistes algériens réfugiés
en Allemagne. Il voulait, disait-il, "clouer le bec à ces salauds qui
mettent l'Algérie à feu et à sang et nous empêchent d'obtenir plus de
soutien international". Je lui ai répondu que l'Allemagne n'était pas
la France et que, en cas de pépin, il ne trouverait ni Pasqua ni
Pandraud pour nous aider. Quelques mois plus tard, je désertais".

Depuis, Samraoui réside en Allemagne. Passionné d'échec -il préside
une fédération- c'est en plein milieu d'un tournoi qu'il a été arrêté
à Madrid. Au moment où les autorités algériennes mises sur la sellette
par le Comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève, semblent
décidées à faire taire leurs opposants à l'étranger. Alger vient ainsi
d'annoncer le jugement d'un chef islamiste Hassan Hattab et de "cinq
autres terroristes". Parmi eux: Rachid Mesli, un avocat algérien
réfugié en Suisse et très actif dans la défense des droits de l'Homme.

Hakim Talbi

unread,
Oct 28, 2007, 1:02:34 PM10/28/07
to

Hakim Talbi

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Oct 28, 2007, 1:04:23 PM10/28/07
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Les révélations du colonel Mohamed Samraoui de la DRS à Al Jazeera

L'autre version de la " république "

Nasreddine Yacine, algeria-watch, 6 août 2001

Que va-t-on trouver au colonel Mohamed Samraoui dit Habib pour le
descendre en flamme ? La presse algérienne n'a pas encore été briefée
pour fournir des " éléments " biographiques sur cet ex-officier
supérieur des services spéciaux algériens (DRS). Dans quelques jours
probablement, les Salima Tlemçani, Mounir Boudjemaâ, Nacer
Belhadjoudja, N. Sebti... et autres Anis Rahmani, honorables
correspondants du colonel hadj Zoubir (chargé de l'information à la
DRS), vont " sévir " à coup d'" infos " pour tenter de discréditer
l'auteur des témoignages accablants sur la guerre qui a lieu en
Algérie depuis 1992.
L'émission Bila Houdoud de la chaîne de télévision satellite
Aljazeera, diffusée mercredi dernier en début de soirée, n'est pas
passée inaperçue. Ils étaient certainement des millions d'algériens à
l'avoir suivie. Le lendemain, elle était le sujet de discussion numéro
un dans les cafés et dans les longues chaînes interminables pour
l'acquisition du fameux formulaire de demande de logement locatif.
C'est que les révélations de ce colonel de la DRS ont de quoi choquer
les " âmes sensibles " " foncièrement républicaines ". Mohamed
Samraoui se dit prêt à témoigner devant le tribunal pénal
international (TPI) et ramener les preuves de ce qu'il avance. En
attendant cet heureux événement, ici les principaux extraits de
l'intervention du colonel Mohamed Samraoui :

L'arrêt du processus électoral et la répression du FIS

" Le 29 décembre 1991, je m'étais rendu à Blida pour rencontrer le
colonel Abdelmalek Bendjedid (frère du président Chadli Bendjedid)
pour lui faire part des rumeurs et des bruits qui circulent à propos
de l'imminence d'un coup d'Etat contre le président. Abdelmalek me
fait part à son tour, en me demandant de garder cela pour moi tout
seul, des décisions qui allaient être prises par Chadli en
l'occurrence le limogeage des généraux Toufik (patron de la DRS) et de
Khaled Nezzar (ministre de la Défense) et leur remplacement
respectivement par le général Kamel Lahrache et Dib Makhlouf ".

" Larbi Belkheir est derrière l'idée des camps du Sud, de la
dissolution du FIS et l'assassinat de Boudiaf ".

" Après les résultats du premier tour des élections législatives, nous
avons rencontré plusieurs chefs de partis politiques, dont des petits
partis que je ne citerai pas, pour connaître leur avis sur la
situation ".

" Mahfoud Nahnah, que j'ai rencontré le 27 décembre en compagnie du
commandant Guettouchi Amar, a exprimé son refus des résultats et était
favorable à l'arrêt du processus électoral ".

" D'autres contacts ont été entrepris avec la société civile dont
Benhamouda de l'UGTA pour connaître leurs avis sur cette nouvelle
situation et leur demander de bouger en faveur de l'annulation des
résultats des élections ".

" Nous, les officiers, étions également favorables pour l'arrêt du
processus électoral. Et pour cause, les hauts responsables de l'armée
(généraux) nous ont dressé un tableau noir du FIS en prédisant des
lendemains apocalyptiques en cas de l'accession de ce dernier au
pouvoir. Ce n'est que plus tard que j'ai compris qu'ils avaient monté
tout cela pour leur propre bien et non celui de l'Algérie, et de peur
d'être jugés ".

" Le président Chadli Bendjedid a rencontré Abdelkader Hachani et lui
a promis la poursuite du processus électoral. A la suite de cette
rencontre, une conclave entre les généraux a eu lieu au commandement
des forces terrestres à Aïn Naâdja. C'est là qu'a été décidé l'arrêt
du processus électoral ".

" Le 1er janvier 1992, le général Smaïn (qui était colonel à l'époque)
m'a chargé de contacter le général Mohamed Lamari. Contact pris, ce
dernier m'ordonne de choisir 7 ou 8 de mes proches collaborateurs en
qui j'ai totale confiance et de les ramener le 4 janvier pour "une
opération secrète", me dit-il ".

" Le lundi 4 janvier, je suis arrivé avec les dossiers de tous les
membres du FIS. La séance de travail était présidée par le général Aït
Mesbah Sadek. Nous avions décidé d'arrêter les éléments dangereux du
FIS (membres du Majlis Echoura, présidents d'APC, députés élus et les
candidats au 2e tour). En tout 1100 personnes devaient être arrêtés à
Alger. L'opération n'a pas eu lieu comme prévu. Un ordre d'annulation
a été donné, tard dans la soirée, par le général Smaïn. Plus tard, le
nombre des personnes à arrêter a été revu à la hausse. Il est passé à
12 500 entre militants et sympathisants du FIS sur le territoire
national. Ils ont raflé à l'aveuglette pour radicaliser le mouvement
et pousser à la haine de l'Etat ".

" Les camps du sud étaient programmés pour permettre aux gens de
différentes régions de se connaître entre eux ".

" Entre temps, les généraux cherchaient une solution politique à la
destitution de Chadli. Benhabylès, président du Conseil
Constitutionnel, n'a pas voulu entrer dans la combine. Ils ont pensé à
Ben Bella, mais ils ne l'ont pas contacté de peur qu'il ne se retourne
contre eux. Aït Ahmed a été contacté, mais n'a pas accepté. En
démocrate, il n'aurait jamais toléré d'être une marionnette entre les
mains des militaires. Ils ont également pensé à Ahmed Taleb Ibrahimi,
mais Sid-Ahmed Ghozali a refusé en le qualifiant d'"imam en cravate".
C'est de Ali Haroun qu'est venue l'idée de contacter Mohamed Boudiaf
".

" Le 10 janvier 1992, le général Khaled Nezzar a proféré des menaces
contre Chadli, lorsque celui-ci voulait revenir sur son engagement
précédent de démissionner ".

" Au mois de mai 1992, au cours d'une réunion à Chateauneuf (poste de
commandement de la police et caserne des forces spéciales d'Alger,
dans laquelle des disparus sont morts sous la torture) à laquelle
j'avais assisté en compagnie du capitaine Ahmed, les officiers de
police Ouaddah et Tahar Kraâ, le général Smaïn avait déclaré devant
d'autres témoins : "je suis prêt à sacrifier 3 millions d'algériens
pour rétablir l'ordre ".

L'assassinat de Mohamed Boudiaf

" Les premiers litiges entre Boudiaf et les généraux étaient relatifs
au Sahara Occidental, à l'affaire du général Belloucif, et au
changement du chef du gouvernement. Boudiaf voulait limoger Sid-Ahmed
Ghozali pour le remplacer par Amine Abderrahmane ou Saïd Sadi. Il
voulait également déterrer l'affaire Belloucif, mais les généraux n'en
voulaient pas de peur que le dossier ne remonte jusqu'à eux ".

" Informé d'une pseudo tentative d'insurrection, le 5 mars 1992,
qu'aurait dirigé le capitaine Ahmed Chouchène, commandant des forces
spéciales à l'académie de Cherchell, Boudiaf s'est étonné de voir que
dans la liste qu'on lui présente le grade le plus élevé d'une telle
opération est celui de capitaine. Il a donc ordonné le relèvement de
ses fonctions et la mise aux arrêts du général Mohamed Lamari, et la
nomination du général Khelifa Rahim à sa place. D'ailleurs, je défie
quiconque de me montrer un document signé par Mohamed Lamari entre le
29 mars 1992 jusqu'à la mort de Boudiaf ".

" La grenade offensive dont se servit Boumaârafi lors de l'assassinat
de Boudiaf était dans mon bureau. Elle y a été déposée après
l'opération de Télemly dans laquelle sont morts le sous-lieutenant
Tarek et le commandant Guettouchi Amar. Je ne l'ai plus revue depuis
".

" Boumaârafi est l'assassin de Boudiaf. Il a été ajouté à la liste des
éléments du GIS partant pour Annaba par le général Smaïn Lamari après
une entrevue des deux hommes dans le bureau de ce dernier. Smaïn a
chargé le commandant Hamou de signer l'ordre de mission individuel de
Boumaârafi ".

" Après l'assassinat de Boudiaf, Boumaârafi devait être abattu à son
tour par deux de ses collègues. Doué d'une grande intelligence, il a
sauté un mur de deux mètres et s'est livré à la police ".

" Le 29 juin 1992, juste après l'assassinat de Boudiaf, nous
(responsables des services de sécurité de l'armée) eûmes une réunion
avec Khaled Nezzar qui nous a déclaré d'emblée, sans qu'aucune enquête
ne soit menée, que "le commandant Hamou est innocent". Il a ensuite
réclamé le soutien des services de sécurité pour continuer sa mission
".

" Même condamné à mort, Boumaârafi ne sera pas exécuté ".

" Le 1er instigateur de l'assassinat de Boudiaf est le général Smaïn
Lamari ".

La naissance du GIA

" J'ai assisté à la naissance du GIA. Il a été créé pendant l'été 1991
par le commandant Guettouchi Amar, mort au cours d'une opération anti-
terroriste à Télemly. Il était secondé par le capitaine Djaâfar chargé
d'éditer les communiqués et de les transmettre aux journalistes ".

" Chebouti, fondateur du MIA, circulait dans une voiture des services,
une R9 couleur crème ".

Pourquoi la création du GIA ? " Afin de justifier les assassinats
qu'ils commettaient pour se débarrasser notamment de certains
officiers, comme le colonel Salah, le commandant Boumerdès Farouk dit
Rabah, le commandant Djaber, le commandant Hicham (assassiné à
Blida)... Les assassinats de plusieurs officiers restent inexpliqués
".

" Le GIA a été créé pour servir des desseins, mais ses créateurs ont
vite été débordés par d'autres groupes islamiques armés. C'est pour
cela que nous utilisions l'appellation "des GIA" ".

Intervention téléphonique pendant l'émission du capitaine Ahmed
Chouchène, accusé de tentative d'insurrection en mars 1992

" J'ai été kidnappé le 3 mars de la caserne. Mais, lorsque cela a été
découvert, ils ont dû me présenter devant le tribunal militaire de
Béchar et me condamner à 3 années de prison ".

" En novembre 1994, une tentative d'insurrection a été provoquée dans
la prison de Berrouaghia. Un groupe d'intervention rapide (GIR) numéro
80 de la gendarmerie nationale a tiré et blessé 1200 prisonniers. Par
la suite, un autre groupe de la gendarmerie, je répète, un autre
groupe cagoulé, est entré pour décapiter 51 parmi les 1200 prisonniers
et les brûler. Les corps ont été enterrés dans une fosse commune dans
un champ d'exécution de la prison de Berrouaghia. Si des gens ont le
courage d'aller vérifier, les corps y sont toujours ".

Le colonel Semraoui ajoute : " A sa sortie de prison en 1995, le
général Kamel Abderrahmane, patron de la DCSA (Direction Centrale de
la Sécurité des Armées), avait demandé à Chouchène d'être l'adjoint de
Djamel Zitouni l'émir du GIA ".

Missions spéciales

" En 1995, le général Smaïn est venu à Cologne en compagnie du général
Hacène Beldjelti dit Abderrezak (cet unique général issu du sud
algérien était chargé de la sécurité à la présidence de la République
sous la présidence de Liamine Zeroual - ndlr) et plusieurs autres
officiers dont les commandants Merabet Omar et Benguedda Ali, et le
colonel Benabdellah (un homme d'action). Ils voulaient assassiner des
responsables du FIS comme Abdelbaki Sahraoui et Rabah Kébir. Je me
suis opposé à ces opérations ".

" Le colonel Benabdellah Mohamed m'a avoué avoir commis des massacres
dans la région de Blida ".

Hakim Talbi

unread,
Oct 28, 2007, 1:06:38 PM10/28/07
to

inconvenient

unread,
Oct 29, 2007, 12:33:17 AM10/29/07
to

"Hakim Talbi" <talbi...@aol.com> wrote in message
news:1193590885....@y42g2000hsy.googlegroups.com...

inconvenient

unread,
Oct 29, 2007, 7:30:59 PM10/29/07
to
Ceux qui ont invente le polisario sont les memes
createurs des bandes armees de tueurs contre
leur propre peuple .

Ci=apres un Xtrait du rapport ci-dessous corroborant cette
constatation :

"Notre mission était de ..... créer des faux groupes islamistes


>et leur attribuer des actions violentes. Le GIA (groupes islamiques armés,

>ndlr) est une création des services de sécurité algériens".....


"inconvenient" <tr...@awareness.net> wrote in message
news:rqWdnQ-02Jgc_7ja...@comcast.com...

boris ryser

unread,
Oct 31, 2007, 12:02:05 PM10/31/07
to
inconvenient wrote:
> Ceux qui ont invente le polisario sont les memes
> createurs des bandes armees de tueurs contre
> leur propre peuple .

Et toi , mon pauvre, savais-tu qu'avec la marche verte
de plusieurs centaines de pauvres citoyens, comme toi,
il y avait l'aviation qui bombardait les Saharaouis au *napalm* ????


boris ryser

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