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Idéologie de la populattion mixte franco-algérienne

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Isis

unread,
Sep 25, 2009, 8:11:18 PM9/25/09
to

IDEOLOGIE

DE LA POPULATION MIXTE FRANCO-ALGERIENNE.

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L�id�ologie a souvent exalt� l�union ou l�ind�pendance
des populations en pr�ambule d�un nouveau projet de soci�t�. Elle a, en
revanche, moins int�gr� (signe des temps) la capacit� des populations mixtes
� rapprocher ou s�parer leurs pays parentaux en ramenant leurs relations de
toute nature � une plus juste pond�ration.

Pour mieux comprendre cette aptitude, la mise en
perspective du positionnement identitaire des mixtes est n�cessaire,
particuli�rement au croisement phare, en 2012, de l��lection pr�sidentielle
fran�aise et du cinquanti�me anniversaire de l�ind�pendance alg�rienne.

Ainsi, dans le cas particulier de la population
mixte franco-alg�rienne, les rapports entre pays parentaux sont encore
marqu�s par la rupture brutale, en 62, d�une union plus que centenaire. Se
sont ajout�es ensuite, les difficult�s de la d�colonisation que chacun,
aujourd�hui, en France et en Alg�rie, affronte avec d�autres pays
partenaires. Viennent, enfin, les effets calamiteux de l�option de
croissance �conomique qui freinent la redistribution et la consommation au
grand dam des populations dans un contexte impitoyable de concurrence
mondialis�e. L�impact le plus spectaculaire du d�couplage entre la vie
sociale et l��conomie, c�est l�amplification des in�galit�s et des
frustrations. L�exclusion creuse la division et pose un grave dilemme de
transformation sociale. Les classes dirigeantes masquent ce dilemme en en
faisant porter la responsabilit� � l�autre pays parental. Chacun ferme sa
porte obstin�ment, alors qu�il s�agit prioritairement de d�sarmer les
haines, de tourner la page et d�ouvrir un nouveau champ de coop�ration. Un
climat de rancune trouble les rapports binationaux et hypoth�que l�avenir.

Dans ces conditions, travailler au rapprochement des
deux pays, c�est d�abord affirmer la pr�sence de l�identit� mixte dans le
contexte relationnel des pays parentaux, c�est ensuite mettre en cause la
d�rive alarmante de la d�colonisation et son impact sur l��conomie des pays
parentaux, c�est enfin d�noncer un aspect spectaculaire, dramatique et
humiliant de cette d�rive : l�immigration sauvage.

Articul�e � la sociologie des groupes sociaux et � l��conomie
de croissance concurrentielle, la pr�sente r�flexion formul�e en six th�ses
a pour objet de rendre compte de la probl�matique de positionnement de la
population mixte dans la marche de ses pays parentaux et d�ainsi introduire
le concept de cercle de d�veloppement comme d�fense identitaire des pays de
l�ex-Empire. La th�orie de la coparentalit� sans conjugalit� tir�e de la
jurisprudence des enfants du divorce, sert de guide � l�expos� sans pour
autant fonder l�id�ologie de la mixit�.

Th�se 1 - la mixit� ��biologique�� franco-alg�rienne

1/ Sp�cifier la mixit�

La population mixte des franco-alg�riens a deux ascendances, l�une
en France, l�autre en Alg�rie, et elle pr�sente de ce fait une singularit�
identitaire d�bordant la seule nationalit� fran�aise ou alg�rienne. Aucun
code de la nationalit� ni aucun dirigeant ne peut lui d�nier cette double
appartenance. Pour autant, celle-ci n�a pas pu �tre jusque l� formul�e
ouvertement en termes de droit, ni en France ni en Alg�rie. Le concept de
Nation subit, pourtant, une mutation profonde sous l�influence de la
religion (les valeurs arabo-islamiques, la la�cit�) et de la mondialisation
(�conomie de concurrence et globalisation des march�s).

Cette population mixte est par ailleurs distincte des Fran�ais d�origine
alg�rienne et des Alg�riens d�origine fran�aise bien que ceux-ci soient
d�sign�s sous le m�me vocable de franco-alg�riens. Eux ne sont, en effet,
que des naturalis�s avec des droits conc�d�s (par le robinet du Code de la
nationalit�) mais pas acquis par leur filiation d�origine. La distinction n�est
pas faite pour exclure ou offenser, mais pour affirmer le particularisme des
mixtes mal per�u par les juristes dans chaque pays parental.

Si on d�signe les mixtes sous le vocable global de franco-alg�riens ou qu�on
les range dans la cat�gorie des binationaux , c�est, en v�rit�, pour mieux
taire leur sp�cificit� et refuser d�admettre l�expression juridique de leur
r�alit� sociale. L�espace de vie de la population mixte recouvre, en effet,
non pas un mais deux territoires, et de ce fait, elle subit un proc�s d�intention
incessant et injuste � l�oppos� du sentiment d�appartenance qui la lie � ses
deux pays parentaux .

En clair, les juristes des deux rives n�ont pas su ni voulu singulariser la
population mixte lors des n�gociations d�ind�pendance, en 1962, ne cherchant
alors � d�finir en priorit� que le statut des territoires et de la
population globale des pays parentaux. Comme s�il s��tait agi de laisser
les ind�pendantistes s�enfermer dans un nouvel espace national h�rit� de la
colonisation avec une population sociologiquement diff�renci�e. Si
celle-ci n�est arabe que par la langue et la religion, ces ajouts de l�identit�
sont cependant les liens puissants d�un rattachement � un royaume de foi en
confrontation explosive, aujourd�hui, avec l��tat de droit conqu�rant des
autres cultures port�es par la mondialisation. De ce r�glement a d�coul� un
d�ni de justice profond � l��gard des mixtes (aggrav� par la divergence des
droits nationaux) d��tre censur�s, sanctionn�s ou m�me rejet�s, sans
consid�ration de leur double appartenance (de Boumediene � Bouteflika la
vindicte n�a fait que s�amplifier et s�exacerber, laissant la France,
s�duite par l�Europe, heureuse de s��clipser, mais d�membr�e. D�aucuns ont
vu la France jet�e hors d�Alg�rie en 62 , comme elle le fut hors de la
Moselle en 1940).

2/ De l�importance de sp�cifier la mixit�.

Chez les bi-nationaux d�adoption, le choix se porte vers les valeurs d�un
seul pays parental, par filiation ou par option. A l�inverse chez les
mixtes, branche principale de la population franco-alg�rienne, le sentiment
va aux deux pays parentaux et, si des al�as surviennent, ce sentiment s�exerce
dans un esprit de raccordement, de r��quilibrage relationnel, d�apaisement,
comme cela s�observe aussi chez les enfants de couples divorc�s, hors du
conditionnement �ducatif.

Cette diff�rence des mixtes ne peut encore se vivre ni s�ordonner
dans un cadre institutionnel. Seules quelques conventions restreintes ont
�t� sign�es. En l��tat,

les binationaux d�adoption sont mieux prot�g�s (et tol�r�s par les
arri�re-pens�es politiques de la jurisprudence) que les mixtes, alors que
les deux populations jouent la r�conciliation parentale sur deux plans
diff�rents, plus mat�rialiste et commercial pour les uns, plus affectif et
id�aliste pour les autres. Les premiers sont plus ancr�s dans la tradition,
r�gionalistes, communautaristes, tactiquement la�cs et plus ins�r�s dans une
�conomie souterraine qui les favorise . Les seconds plus unionistes,
respectueux de l�alt�rit� et de l�identit� des pays, soucieux de solidarit�
et de partage, souvent oppositionnels dans le malaise de n��tre pas dans un
environnement social plus ouvert. Aux deux la solidarit� parentale est
essentielle.

Franco-alg�rien, c�est un socle identitaire �mergent que la d�colonisation
d�couvre tel le Mont St Michel � mar�e basse. Le probl�me r�current c�est
que quelque cinq millions de personnes sont coinc�es sur ce socle entre le
marteau et l�enclume de deux droits nationaux sourcilleux, volontiers
antagoniques.

Les pays parentaux h�sitent n�anmoins � cr�er un
espace social consensuel en faveur de la populations mixte ayant aussi pour
objectif de cr�er un mod�le de circulation des biens et des personnes
g�n�ralisable aux pays de l�ex-Empire. Typique de leurs craintes r�ciproques
de manipulation, un pays propose un Trait� d�amiti�, l�autre un Trait� d�union
m�diterran�enne.

Th�se 2 - Ali�nation parentale et coparentalit�

1/ N�gationnisme parental de la mixit�

a/ Le diktat des juristes des deux pays parentaux

- Le divorce des deux pays parentaux, n�goci� en 62 entre
pays parentaux, n�a pas envisag� le cas juridique de la population mixte,
contrainte de se placer sous l�autorit� exclusive de l�un ou de l�autre
pays, nonobstant sa double appartenance parentale.

- le diktat des juristes plonge � l��vidence la mixit� dans
le silence des tombes et ne permet pas d�ouvrir les d�bats d�adaptation
n�cessaires

- le droit national a impos� � la mixit� le principe de la
nation bunker, alors que la croissance concurrentielle est, aujourd�hui, le
cheval de Troie de la mondialisation ouvrant et livrant les nations aux
forces cosmopolites du march� et que, de surcro�t, ce type de croissance est
devenu le levier de l�immigration sauvage et de la traite n�gri�re.

b/ L�ali�nation monoparentale comme chez les enfants du
divorce

- Le caract�re identitaire de la mixit� est contest� par
certains dirigeants sur les deux rives. Leur d�nigrement est surtout puis�
dans la culpabilit� d�avoir eux-m�mes transgress�, au nom de leur
singularit�, des r�gles de vie n�anmoins valoris�es par leur propre r�volte.
Ce d�nigrement blessant et infond� de l�identit� mixte donne � leurs auteurs
et porte-voix le sentiment gonflant don-quichotesque de laver le pass� de
leur condition originelle. Ces coryph�es d�un purisme imaginaire, dont ils
seraient le mod�le parfait, oeuvrent encore pour la purification
ethno-culturelle dans les chapelles d�un concept colonial de la Nation
p�rim� .

- P�sent aussi les clich�s de certains politiciens
infantiles. Ces h�ritiers de l�ind�pendance, en incitant le �� Parti du
copier-coller de l�arabit� moyen-orientale�� � �craser le �� Parti de la
France��, oublient que ��nos anc�tres les Gaulois�� descendent de l�homme de
Cro-Magnon, un �migr� civilis� venu du Moyen-Orient.

- la r�futation vient aussi de ceux nombreux en France,
qui, exc�d�s par les d�bordements de l�immigration sauvage, contestent la
sp�cification identitaire de la

mixit�. Pour eux, le m�tissage et la diversit� qu�ils louangent volontiers
et sinc�rement, conduisent forc�ment � l�abandon volontaire de la d�fense
identitaire, au motif qu�une partie de la population mixte a choisi de
vivre en France. Ils sont, certes, partisans d�un monde sans discrimination,
mais le r�ve d�effacer les diff�rences sociales de l�immigration est un v�ux
pieux, s�il n�est pas discriminatoire.

2/ Coparentalit� non antagoniste sans conjugalit�

a - le diktat des juristes n�est pas per�u comme
pertinent ni non plus le mod�le d�int�gration r�publicaine. Ces attitudes de
rejet sur les deux rives sont assez semblables � l�ali�nation parentale
concernant les enfants du divorce.

Pour autant, face au rejet, l�attitude des mixtes n�est pas de sp�culer sur
la recherche d�un juste (ou th�orique) �quilibre entre tout ou rien de l�attache
identitaire, mais de lutter inlassablement contre ce qui inf�riorise ou ne
respecte pas la personnalit� et l�identit� de l�un ou l�autre pays
parental.. Mais, comme ce combat proc�de d�un humanisme engag�, parsem� d�h�sitations
et de qu�tes enflamm�es, il est, � la fois, solitaire et mal compris des
deux pays parentaux. Chacun des deux veut la population mixte rang�e sans
r�serve de son seul c�t�. La pression sociale est si forte que se masquer
(modifier son nom) ou s��chapper dans une passion devient l��chappatoire,
un refuge de r�bellion, � d�faut de r�volte ouverte.

Comme par ailleurs, les mixtes ne sont pas responsables de la rupture des
pays parentaux, ils ont aussi le besoin de donner un sens aux relations
entre pays parentaux et d�y trouver des rep�res. Leurs conduites tendent �
reproduire inconsciemment un mod�le d�union transmis par les parents
biologiques. Ainsi, s�exprime et se comprend le besoin de rester librement
li�s aux pays parentaux et de s�impliquer spontan�ment dans la cr�ation d�une
nouvelle vie parentale o� la conjugalit� n�est pas revendiqu�e.

b - Le d�veloppement de chaque pays ne doit pas �vincer
la culture de l�autre pays ni non plus imposer une hi�rarchie des cultures
�difi�e dans le prisme des valeurs de l�un ou l�autre pays.

c - En situation de mixit�, d�fendre les pays
parentaux, c�est admettre le principe du divorce en 62 des deux pays
parentaux, au motif que l�un �tait �cras� par l�autre malgr� un effort r�el
de d�veloppement effectu� par l�autre. Malheureusement, cet effort a �t�
r�serv� � la population europ�enne, en connivence (ne jamais l�oublier) avec
les strat�gies de l�Etat fran�ais (de l�ex-Empire fran�ais) menac� depuis
toujours par ses grands voisins europ�ens (l�Angleterre et son Commonwealth,
l�Allemagne et ses Marches de l�Est..).

Or, non seulement le principe n�est pas admis, mais le devoir de
m�moire oppos� enferme chaque pays parental dans un culte exacerb� des
haines de l�ind�pendance.

Une commission d�historiens aurait d�, depuis longtemps, �valuer les le�ons
de la guerre en dehors du fracas m�diatique.

D�fendre les pays parentaux, c�est donc
avoir la volont� de respecter la sp�cificit� et la diversit� des deux pays
parentaux, sans reniement des droits imprescriptibles des enfants. C�est,
enfin, faire de la proximit� des pays parentaux et de l�espace mixte
franco-alg�rien une force nouvelle pour le d�veloppement de chacun.

THESE 3 - Implications de la mixit� dans la coparentalit� sans
conjugalit�


Quelle situation des pays parentaux justifie aujourd�hui
de d�fendre les pays parentaux ?

Pour la population mixte, la r�ponse est radicale. Les deux pays parentaux
sont engag�s dans un processus �conomique de destruction identitaire
inacceptable.

1/ La m�canique de d�sagr�gation

a - la mondialisation juxtapose et subordonne impitoyablement les
�conomies par le profit, non par la culture.

b - le rapport diff�rent � la concurrence des �conomies parentales
accentue les d�s�quilibres et ajuste les conditions de l�immigration.

c - la d�colonisation sans gouvernance sociale est d�g�n�rative
(boat-people, harragas, clandestins, sans-papiers, ghettos, hold-up
r�p�titifs de nationalit�, �conomie

souterraine, enfermement social, immigration sauvage et traite n�gri�re...)

d - L�effet levier du diff�rentiel de croissance sur l�immigration
conduit � incriminer le mod�le de croissance concurrentielle centr� sur le
profit et � lui opposer un mod�le de croissance comp�titive o� le progr�s
social n�est pas exclu de la productivit�.

e - La mondialisation combine et conjugue, d�un c�t�, une �conomie
confront�e au d�cha�nement de la concurrence (d�localisations, cannibalisme
industriel, ch�mage, d�fenestration des classes moyennes..) et , de l�autre,
une politique de croissance

�conomique sans gouvernance sociale qui exclut une partie de sa population
du d�veloppement et la condamne � l�exil et l�errance et � faire le jeu de
sa propre exploitation .

f - Les m�faits de ce levier de croissance sont connus : immigration
sauvage, boat-people, r�gularisation massive des clandestins et des sans-
papiers, hold-ups r�p�t�s de nationalit�s, naturalisations de complaisance,
ghettos, banlieues, communautarisme, r�glementations s�curitaires,
politiques convenues de la ville, travail au noir et en miettes,
discriminations, ch�mage en forme de miroir aux alouettes et de filet de
voltige de l�immigration de mis�re, restos du c�ur, ruptures culturelles,
int�gration en cul de sac, identit�s d�pec�es, int�grismes, �meutes de
quartiers, terrorisme, d�linquance, �conomie souterraine, mixit�
stigmatis�e, fuite �perdue de millions de candidats � l��migration vers le
��paradis�� capitaliste, partout des guerres barbares entre d�colonis�s�
Chaque jour se nouent des liens inqui�tants entre la mondialisation lib�rale
et une d�colonisation inachev�e, d�tourn�e. M�me plus besoin d�aller
chercher l�immigr� !

g - Immigration sauvage et traite n�gri�re, faussement pr�sent�es comme
un exode volontaire vers le paradis capitaliste, sont un crime contre l�humanit�
dont les juristes s�accommodent. La Gauche, en France, le sait et fait son
m�tier, elle se tait.

2 / La croissance concurrentielle, cheval de Troie de la
mondialisation

et levier de l�immigration sauvage

a - l�utopie bris�e du nationalisme et de la libert�
des peuples.

La Nation, si ch�re aux
ind�pendantistes, mais h�rit�e de la colonisation et du pouvoir jacobin de
1789, s�est ouverte aux forces cosmopolites de la mondialisation par le
biais de la croissance concurrentielle et se voit peu � peu absorb�e dans la
soci�t� de consommation de masse (SCM), mod�le in�galitaire et

conflictuel de soci�t� universelle, n� en occident anglo-saxon, encore au
stade de l�enfance et des maladies infantiles.

Dans la typologie des mod�les de soci�t�, la SCM est le dernier concept
extrait du minerai social de notre �poque. Ce qui la diff�rencie de la
soci�t� de consommation (�difi�e hier � l�abri des fronti�res nationales) ,
c�est la notion de masse, d�expansion

plan�taire, de globalisation. La SCM est , en quelque sorte, l��uf et la
poule de la mondialisation. Si ce mod�le laisse entrevoir une solution
possible aux probl�mes de la pauvret�, il peut faire illusion. On observe
que le d�rapage de la concurrence dans les pays industrialis�s d�sorganise
le march� du travail et d�clenche l�explosion de l��migration sauvage dans
les pays de la p�riph�rie. Un autre exemple est celui des ��industries
industrialisantes��, � haut coefficient de capital, rendues obsol�tes de
fa�on foudroyante par la comp�tition mondiale, qui sont le meilleur exemple
de l�absence de prospective sociale et d�une coop�ration juste simultan�es,
qu�on n�glige aussi d�ouvrir en faveur de l�exploitation des terres et de l�eau
dans les r�gions d�aridit� et de pauvret�. Dans ce tourbillon, la
d�colonisation perd son chemin et exasp�re les anciens nationalistes.. .

Ainsi donc, les h�ritiers de l�ex-Empire
sont les premi�res victimes du � F�hrerprinzip � et d�un nationalisme
�ph�m�re qui les endort par des jeux en trompe-l�oeil (id�alisme, �tatisme,
culte du chef, religion, libre-�change). Dans la mondialisation, capitalisme
et socialisme ne sont plus que des formes d�organisation et de production
tayloristes, entrecroisables et alternatives, sans projet social ni
identitaire d�fensifs. L��conomie nationale est d�poss�d�e de la gestion
cruciale de l��quilibre des facteurs capital-travail de l��conomie. Pour le
comble, la gouvernance sociale est simultan�ment �cart�e, qui pourtant
devait harmoniser et moraliser la croissance.

b - Croissance concurrentielle, levier de l�immigration
sauvage.

La g�n�ralisation de la libre concurrence,
orchestr�e au plan mondial par l�OMC , le FMI et les m�dias, a d�stabilis�
la base �conomique et financi�re des nations. Depuis 25 ans, la France,
comme ses voisins europ�ens, est soumise � des attaques incessantes et
violentes. Surprises par le dumping commercial et menac�es d�an�antissement,
les entreprises nationales font de la r�sistance ou montent � l�assaut de
lignes adverses mal identifi�es, modifient leurs structures de co�ts et de
qualifications, tentent l�innovation, d�multiplient la sous-traitance,
n�gocient alliances, fusions et d�localisations ....

La cons�quence d�sastreuse de cette course � la survie, ou � la supr�matie,
est connue de tous : ch�mage et recours massif � la main-d��uvre immigr�e,
liquidation des industries traditionnelles, bouleversement de la vie sociale
nationale....

Pour compenser l�attaque des march�s, il a fallu
partout l�cher brutalement la bride aux r�glementations, parfois par exc�s
des dirigeants. La traite n�gri�re a explos� dans la combinaison et la
conjugaison des politiques de croissance et l�appontement des march�s .

c - Le communautarisme, r�gulation n�o-lib�rale des
rapports sociaux.

L�ampleur des vagues migratoires et
les diff�rences culturelles opposent l�identit� des uns � celle des autres.
Dans ce contexte et sans forcer le trait, les techniques d�int�gration des
immigr�s paraissent encore largement inspir�es des vieilles m�thodes
psychanalytiques de r��ducation appliqu�es aux opposants politiques en URSS
: broyer, ou mieux, tuer l��migr� dans l�immigr�. Mais, la m�thode

d�int�gration reste inefficace au plan collectif. La communautarisation est
ainsi devenue le mode principal de r�gulation des rapports sociaux.

La question est donc, non pas de v�tir l�immigr� par
force ou persuasion d�une nouvelle identit�, mais de lui permettre d�exprimer
la sienne et de s�y accomplir dans la cohabitation des cultures. Les
promoteurs de l�int�gration en cul de sac sont, certes, partisans d�un monde
sans discrimination, mais le r�ve d�effacer les diff�rences sociales est un
v�u pieux. Leur r�ve ne fait que reporter les probl�mes de cohabitation sur
les g�n�rations � venir, alors qu�on ne peut les r�soudre que par une ��immigration
autrement��. Pour convaincre l�auditoire, ils pr�tendent que la culture du
pays d�accueil serait le lieu transcendantal de toutes les cohabitations.
Avec le m�me argumentaire, l�Alg�rie a �radiqu� apr�s l�ind�pendance les
acquis culturels fran�ais, comme si la richesse d�une culture �tait de
d�truire l�autre culture.

L�opposition des mixtes � la s�gr�gation est totale: cultures et religions
ont l�exigence de se faire la courte-�chelle face aux immenses obstacles du
d�veloppement. Le tableau art nouveau de Mucha symbolise bien quelle
r�sistance peut le mieux s�opposer aux forces du m�pris et de l��touffement
(Lotery of national unity. Prague1912).

THESE 4 LA CONVERGENCE

1/ La convergence, une utopie ?

La convergence est un processus d��volution des
mod�les de soci�t� vers le mod�le g�n�ral de la SCM initi� par le
lib�ralisme financier. Elle a l�avantage de se pr�senter comme une rupture
de tous les enfermements engendr�s par des empires orgueilleux et des
nations bunkers h�rit�es de la d�colonisation. Mais, la libert� gagn�e par
les canonni�res de la concurrence dans l�idylle de la convergence cache mal
des objectifs qui pour �tre �loign�s n�en sont pas moins redoutables et font
durablement complots.

Ainsi, alors que la population mondiale explose, la mondialisation, en
apparence guide

de la SCM, maintient un double conflit r�current ingouvernable � court
terme. D�abord, celui du partage des ressources (la financiarisation de l��conomie
n�est pas ma�tris�e). Ensuite, de la configuration de la plate-forme sociale
de lancement de la conqu�te spatiale et, concomitamment, de l�exploitation
industrielle des ressources en �nergie et des rayonnements de l�espace.

Significativement, peu de tenants de l�orthodoxie doctrinale se sentent
interpell�s par le slogan pol�mique suivant: "Capitalisme, socialisme, m�me
combat ". Leur apathie �teint l�opposition id�ologique s�culaire entre
capitalisme et socialisme, patrons et travailleurs. Le conflit majeur se
transforme, en effet, en collaboration telle que entreprises et travailleurs
s�unissent (ou sont condamn�s � s'unir) dans un m�me combat contre un danger
venu d�ailleurs, comme s�unissent dans les Cit�s les bandes rivales contre
la police, ennemi principal venu d�ailleurs.

a - Et, si le mod�le concurrentiel provoque des effets
pervers calamiteux (exclusions, d�pendances, bouleversement social), ceux-ci
sont d�autant plus n�glig�s par l�Etat que l�opposition ancestrale
capitalisme-socialisme (patrons-travailleurs), et sa fonction structurante
de l�ordre social, tendent � se transformer en alliance synchrone des
forces locales antagoniques face � l�ennemi commun venu d�ailleurs
(mondialisation, financiarisation non ma�tris�e de l��conomie et autres
exc�s orientaux anglo-saxons)

b - Les capitaux internationaux qu�on disait invisibles
avant la crise, d�couvrent que la croissance des profits sp�culatifs devient
plus importante que la part contributive allou�e au d�veloppement. Ce qui
pose probl�me au regard de la pauvret� dans le monde, c�est que la part
emport�e par des groupes d�int�r�t priv�s est recycl�e ind�finiment dans le
profit sp�culatif, v�rifiant l�adage selon lequel l�argent mange l�argent
...et d�vaste l��conomie sociale.

L�immigration sauvage sanctifi�e joue donc, un r�le moteur dans le
changement de degr�, voire de nature, du rapport K-W , qui a labour� les
si�cles pass�s.

Au lieu d'affronter cette question fondamentale au
moment o� se multiplient les gr�ves dures, les socialistes fran�ais,
pourtant au centre du questionnement, se retranchent dans les faux-semblants
th�oriques, les pirouettes politiques et les querelles de personnes
d�risoires aux approches �lectorales !

2/ Inventer un nouveau protectionnisme.

D��lections en �lections, la d�ception des mixtes � l��gard de
la classe politique, ne finit pas de cro�tre. Or, dans la crise actuelle,
une question explosive illumine le ciel politique, mais dont personne ne
parle: quid de l�immigration sauvage ? Pourtant, non seulement elle est
d�testable et humiliante, mais surtout quasi tout le monde la c�toie au
quotidien. Elle a permis de d�sagr�ger le monde du travail, de r�duire les
co�ts salariaux et de sauvegarder les profits de la croissance
concurrentielle dans une mondialisation qui nous emporte. Elle est aussi un
instrument commode de la d�r�gulation, du blocage ou du lissage des co�ts d�exploitation
et du recul syndical. Mais, � quelles conditions de destruction du cadre de
vie se font ces conqu�tes de la mondialisation, la d�fense des marges, l�emploi
sans contr�le des catapultes du profit, la guerre concurrentielle ! Pour
quel projet de soci�t� se r�alisent ces reculades pr�sent�es comme des
avanc�es vers un nouvel eldorado de l�humanit� de plus en plus bord� de
ruines ?

Si, donc, l�anticapitalisme est d�pass� et que le
lib�ralisme reste aveugle, o� trouver les r�f�rentiels de lutte quand on s�aper�oit
que les doctrines de l��conomie

sociale et politique, m�me internationalistes, n�ont �t� con�ues depuis l�av�nement
des mercantilistes, il y a cinq si�cles, que par rapport au march� national
int�rieur ?

L�histoire ne manque pas de r�ponses. G. Gurvitch
et R. Aron, entre autres, l�avaient pressenti : capitalisme et socialisme s�appellent
l�un l�autre, m�me en se combattant, et se recomposent en convergence
incessante de Ricardo, Keynes, Schumpeter � Jean Monnet. Forts de cette
v�rit� basique dans l��tape actuelle de la mondialisation, reste � savoir,
quand l�homme selon Nietzsche jaillit en politique pour vaincre nos mis�res
et casser le th��tre des illusions ?

3/ - Espace social de la population mixte binationale, un
projet.

a - Tutelle double des pays parentaux

Structure de repr�sentation. Tutelle � parit� des deux pays parentaux

b - Reconnaissance du caract�re unique et de l�exception des
sources de droit

de la population mixte franco-alg�rienne dans l�UE.

c - Subsidiarit�

Application du principe de subsidiarit� UE dans les domaines
prioritaires.

d - Financement des projets mixtes d�aide au d�veloppement
en Alg�rie et

de coop�ration et formation en France par les fonds structurels.


THESE 5 - COMBAT POLITIQUE

L�immigration sauvage r�sulte en
large partie de la conjugaison de deux politiques de croissance. En France,
elle se double maintenant d�une immigration massive et agressive engendr�e
par l��conomie souterraine, affranchie des r�gles de vie collective du pays
d�accueil. L�immigration globale est, en effet, de moins en moins celle du
travail et de la mis�re. Paradoxalement, elle se fait plus revancharde .

Si, en France, on parle
abondamment d�Europe sociale, il faut, aussi, en Alg�rie, et dans les pays
de l�ex-Empire, parler de croissance sociale et non plus de croissance
�conomique. La supercherie, � cet �gard, a trop dur� et produit

trop d�effets pervers. Dans les ann�es 60, le mot ��d�veloppement�� disait
clairement que la gouvernance sociale faisait partie du concept.
Malheureusement, un foss� profond a �t� creus� au fil des ann�es entre le
r�ve de r�partition �galitaire des ind�pendantistes et, aujourd�hui, la
distribution malthusienne des fruits de la croissance.

1/ Combattre les pouponni�res de la traite n�gri�re et l�immigration
sauvage

a - La traite n�gri�re, un drame social.

La traite n�gri�re est un mouvement migratoire g�n�r�
par une croissance concurrentielle ouverte dans un cadre �conomique nouveau
trop vite confront� aux forces multiples de la mondialisation qui l�encerclent.
Entre deux pays, si un pays r�siste moins qu�un autre, l��quation de la
tenaille migratoire est simple : le plus r�sistant attire une fraction de
population d�laiss�e par l�autre pays. Le transfert n�exige m�me pas d�aller
la chercher et de l�emmener de force vers un lieu d�exploitation ou de
consommation.

Parqu�es derri�re leurs fronti�res nationales, coup�es
du partage des richesses, les populations d�laiss�es, n�ont plus d�autre
r�ve de libert� et de survie que dans leur fuite vers l��tranger. Harragas,
boat-people, sans papiers, faux touristes, malades, clandestins, faux
�tudiants, hommes, femmes, enfants... ils arrivent par

milliers, affrontant seuls les obstacles au risque de leur vie et de leur
libert�, se retranchant, ensuite, dans les ghettos-pouponni�res de la traite
n�gri�re pour sauvegarder le bien pr�cieux de leur identit�. Jet�s sur le
pav� des villes pour une vie soi-disant meilleure, les immigr�s finissent
par concevoir une �gale rancune � l�encontre du pays d�accueil.

Ils n�ignorent pourtant pas que le mouvement migratoire a comme aboutissant
la soci�t� de consommation de masse id�alis�e par le lib�ralisme. A
d�charge, les migrants y trouvent une possibilit� d�acc�s � des activit�s
que la d�r�gulation et la d�r�glementation ont d�lest� de leurs d�fenses.
Beaucoup de petits commerce et de trafics prosp�rent sur ce terreau. L�Alg�rie
pour eux est un cauchemar qui d�passe tout.

Les politiques de la
ville l�ont aussi compris. Elles entretiennent les pouponni�res de la traite
au profit de l��conomie (main-d�oeuvre, commerce et consommation) et
agissent avec l�espoir d�assagir et conqu�rir cette population, oubliant
volontiers de faire entendre que l�accueil dans l�un n�exon�re pas l�exclusion
dans l�autre. (Aux Etats-Unis, le pr�sident Obama vient d�ouvrir plus
justement un grand espoir de coop�ration directe avec les populations des
pays pauvres) .

Caricaturalement, l�immigration
est prise en tenaille. On voit une �conomie fragilis�e par un lib�ralisme
aventureux r�clamer une main-d��uvre bon march� pour d�lester ses charges et
faire face � la concurrence impitoyable du march�, tandis que l�autre
�conomie encore marqu�e par son capitalisme �tatique d�laisse une partie de
sa population afin d�atteindre des objectifs de croissance dont les
retomb�es ne b�n�ficient qu�� une partie r�duite de la population.

b - Les pouponni�res de la traite, un scandale
social.

Les pouponni�res de la traite ont des visages connus :
ghettos, quartiers, cit�s, banlieues... Ce sont les points de chute, de
rassemblement et de rayonnement

de l�immigration sauvage. Avec Giscard d�Estaing ( Monsieur regroupement
familial),

la France est pass�e de l�image des anciens bidonvilles et baraquements pour
travailleurs c�libataires immigr�s, � celle des banlieues et ghettos

regroupant les familles immigr�es de l��poque post-coloniale. La fonction de
ces pouponni�res est double : int�grer l�immigr� ou, � l�inverse, le
marginaliser pour mieux

l�exclure, dans le respect formel de l��tat de droit...

Trois faits marquent les deux derni�res d�cennies :

- La vague migratoire d�verse chaque jour dans ces lieux de
pr�carit� et de solidarit� le tout venant de l�immigration sauvage.

- on a de moins en moins affaire � une immigration de
mis�re et de travail sous contr�le, comme c��tait le cas avant l�ind�pendance
des pays colonis�s ,

- on assiste � une multiplication et une extension sans
pr�c�dent des pouponni�res dans ou autour des villes secou�es par la
diff�rence persistante de statut social entre les nationaux et les nouveaux
citoyens.

Les d�rapages et l�ambigu�t�
de l�accueil viennent de l�incapacit� politique d�affronter la diff�rence de
probl�matique entre deux types de pouponni�res : le ghetto social et le
ghetto ethnique. Le premier mobilise contre l�exclusion et la pr�carit�. Il
est plus ancien, conflictuel, mais int�grateur. Le ghetto

ethnique en revanche, dresse une communaut� �trang�re contre l�organisation
sociale du pays d�accueil b�tie elle sur une �conomie locale. Ce ghetto est
antagonique et violent dans la d�fense de son territoire.

Les deux types de ghetto ont en commun de s�appuyer largement sur l��conomie
souterraine (drogue, d�linquance, trafics en tous genres) pour survivre ou
r�sister � l�insuffisance des revenus officiels ( travail, assistance
sociale, petit commerce). Le

financement de l�immigration sauvage serait � d�battre, mais, le pactole et
le tr�sor cach� int�ressent aussi les deux Etats et, au-del�, un certain
nombre de politiciens.

Ce qui est v�ritablement nouveau
dans les ghettos, c�est que l�image de l�effort reste partout pitoyable. La
honte est sur celui qui travaille dur, gagne peu et vit mal. La fiert�
encense la combine, le jeu, la triche, le trafic, l�argent facile. L�exemple
des salaires monstrueux et des aides sociales faciles est ravageur. Au fond
du ghetto, s��largit la cour des miracles. Mais, les filles r�ussissent
mieux � l��cole et sont plus battantes au travail que les gar�ons. La
fonction matrimoniale supplante la vanit� du patriarcat.

Pour r�duire les pathologies
sociales (notamment contenir les bandes et l�extr�misme religieux) et pour
renforcer l��tat de droit r�publicain, on a multipli� les politiques
s�curitaires. Mais, celles-ci sont mal adapt�es et mal appliqu�es. Si bien
que derri�re la bonhomie de l�imagerie officielle et le laisser aller d�apparence
lib�rale affich� (r�guli�rement �corn�s par les �meutes de quartiers et les
bavures

polici�res ou politiques), force est de constater que l��conomie souterraine
et l�opacit� du traditionalisme familial amplifient tentaculairement l�appontement
et la croissance migratoires, ainsi que le communautarisme.

2/ Coh�rence du combat

La cr�ation, par une coop�ration volontariste
(dirigeants visionnaires n�cessaires), d�un cercle de d�veloppement d�fensif
rassemblant les pays ex-colonis�s et garantissant une immigration ��autrement��,
implique de :

a/ En France, mettre fin � l�immigration sauvage , supprimer
les chancres entretenus par les politiques pouponni�res de la ville
(banlieues, cit�s, quartiers, ghettos..), condamner la manipulation
outrageante des codes de nationalit� en vue de blanchir les hold-ups de
nationalit�, condamner l�apologie de l�int�gration en cul-de-sac (m�me la
haine du pays d�origine ne fait pas l�amour du pays d�accueil).

b/ en Alg�rie, d�noncer les politiques de croissance
�conomique sans gouvernance sociale, r��valuer l�appontement des march�s,
transformer les difficult�s de la population en projet de d�veloppement,
ouvrir une capitale du d�veloppement hydraulique et agricole au Sahara et un
centre d��tude et de vulgarisation de la conqu�te spatiale, rendre l�espoir
aux populations d�laiss�es.

c/ Au bout de la cha�ne de l�immigration, mettre en garde
la jeunesse �veill�e, objet de convoitise des partis politiques en qu�te d��lectorat,
incapable n�anmoins (sous les clich�s des partisans comme des adversaires de
l�int�gration) d�id�ologiser son intronisation en termes de progr�s et de
lutte politique, comme s�il fallait toujours bien s�parer le milieu familial
des valeurs de la soci�t� civile et r�-ancrer un conflit initial non r�solu,
de peur de compromettre ou de trahir les siens. On ne se bat pas pour un
projet de soci�t� libre, mais pour hisser en bloc l�immigration et son cadre
social dans le pays d�accueil. On se bat contre le rejet des autres, pas
pour l�int�gration des siens. La citoyennet� n�est qu�une arme de conqu�te,
pas un lieu de rencontre et d��change apte � rendre la vie r�publicaine
conviviale

Th�se 6 - L�id�ologie mixte : une doctrine dans la coparentalit�

sans conjugalit�

L�id�ologie de la population mixte postule :

- sur le plan �conomique, de privil�gier la croissance comp�titive par
rapport � la croissance concurrentielle, qui hi�rarchise et confronte
pays, cultures et populations.

- sur le plan social, d�institutionaliser la gouvernance sociale, tamis des
objectifs de croissance �conomique destin� � lutter contre l�exclusion et
les in�galit�s.

- sur le plan politique, de recadrer et d�passer la contradiction
capitalisme-socialisme d�j� affaiblie par la convergence des mod�les
�conomiques et les politiques du profit sp�culateur non contributif. La
d�fense des �cosyst�mes identitaires est prioritaire face aux agressions des
blocs �conomiques issus de la mondialisation.

1/ Donner du sens, ouvrir des perspectives.

Trois voies d�action et de r�flexion s�imposent pour l�id�ologie mixte :

- Le cercle de d�veloppement est une voie d�ind�pendance, qui ne
rejette pas les acquis des phases pr�c�dentes (autarcie et/ou ouverture au
march� mondial). Il valorise le rassemblement -non la fusion- et la
coop�ration, face � la crise financi�re et � la destruction de l��conomie
sociale.

- La gouvernance sociale est le tamis des conditions sociales et
territoriales des objectifs �conomiques plac� sous la tutelle de l�Etat et
du Parlement.

- L�immigration ��autrement�� est une immigration convenue
visant � mettre au service du pays partenaire des moyens humains et
mat�riels en vue d�exploiter ou co-produire dans l�un ou l�autre pays des
biens et richesses prioritaires (exemple :mise en valeur du Sahara en
Alg�rie, formation et exploitations industrielles et agricoles en
France... ). Elle impose au pays d�origine le devoir de prot�ger la dignit�
et le retour de ses ressortissants .

2/ Elections fran�aises 2012. Un dilemme majeur
� poser.

- ou, la France lib�rale , oublieuse de l�ex-Empire, devient un
simple comptoir commercial, une mani�re de vivre, de parler et de penser en
voie d�absorption et

d�effacement , au sein de l�Europe domin�e par les finances de l�Angleterre
(et son Commonwealth) et l�industrie de l�Allemagne (et ses Marches de l�Est).

- ou, la France r�volutionnaire, balayant ceux qui occultent la
question vitale et cruciale d�un nouveau projet de soci�t�, choisit :

- soit, d�accueillir tous ceux de l�ex-Empire
qui veulent rejoindre l�hexagone et devenir Fran�ais, et, elle doit, en
cons�quence, s�ing�nier � pr�parer, � la fois, une r�forme constitutionnelle
majeure visant � repr�senter les nouveaux arrivants, et un plan Marshall d�accueil
et d�int�gration de cet apport pour une France multiraciale,
multiconfessionnelle et multiculturelle, sous peine d�imploser et se
d�composer. Quelque 130 millions de citoyens fran�ais � l�horizon 2050 le
justifie. Mais l�Allemagne et l�Angleterre s�opposeront � l�expansion rapide
d�un partenaire turbulent qui engendrera un nouveau Bonaparte.

- soit, de ren�gocier sa position au sein
de l�Europe tenant compte du cercle de d�veloppement constitu� par les pays
de l�ex-empire selon le principe de l�espace social franco-alg�rien et le
respect de la nationalit� et de l�identit� de chacun .


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