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AFFAIRE BENBOUALIA-BETCHINE

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Sep 27, 1998, 3:00:00 AM9/27/98
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El Watan (10-27-1998) AFFAIRE BENBOUALIA-BETCHINE / «Une hallucinante
machination judiciaire»Après la découverte des détournements de fonds
importants commis par M. Ahmed Betchine, fils du général Betchine, et la
demande de remboursement des sommes qui lui sont dues par ce dernier, M.
Benboualia est entré en conflit avec le général Betchine. Origine du conflit
entre M. Benboualia et le général Betchine

Début juillet 1996, l’adjoint de M. Betchine Ahmed — qui a la responsabilité
de la distribution des journaux — est venu présenter sa démission à M.
Benboualia en lui signalant que M. Betchine Ahmed puisait dans les caisses de
l’unité et qu’il ne voulait pas être considéré comme complice. Après
vérification de cette information auprès des banques, M. Benboualia eut la
confirmation de ces détournements de fonds. Selon une évaluation de M.
Benboualia, le total de ces détournements dépasserait les 30 000 000 DA. M.
Benboualia a alors saisi le père de Ahmed, c’est-à-dire le général Betchine
pour l’informer et lui demander de régulariser la situation. Celui-ci n’a pas
donné suite à cette demande. Il a aussi saisi Mme Betchine pour lui demander
de rembourser les sommes engagées dans la construction de l’usine. Elle a
indirectement refusé mais a reconnu la dette par écrit. Ces remboursements
n’ont jamais eu lieu.Il a demandé la restitution de deux véhicules J5 qui lui
appartiennent et qu’il a mis à la disposition l’un du journal El Acil,
l’autre à la disposition de l’usine de céramique : elle a refusé, et jusqu’à
maintenant ces deux véhicules ne sont toujours pas restitués. Il a demandé au
général Betchine le remboursement des sommes engagées pour la construction de
l’usine, pour l’achat de sa Mercedès et pour le prêt à son gendre : il a
refusé en ne répondant pas et en se défilant. Ayant par ailleurs déjà dépensé
50 000 000 DA (5 000 000 FF) de sa poche pour la société Cirta-Com, M.
Benboualia a alors décidé de se séparer de ses associés. Le 2 juillet 1996,
il a informé son associée ainsi que tous les partenaires de la Cirta-Com
qu’il avait pris la décision irrévocable de procéder à la dissolution de la
Cirta-Com par voie de justice, avec désignation d’un liquidateur, et que le
processus judiciaire devrait être engagé vers la fin du mois d’août 1996. Le
4 juillet 1996, M. Benboualia a suspendu provisoirement l’activité des quoti
diens El Acil, a mis le personnel en congé annuel et fermé les locaux en
attendant que le tribunal de commerce se prononce sur sa demande de
dissolution de la Cirta-Com. Cela a fortement déplu au général Betchine, qui
a envoyé, à deux reprises, deux émissaires à M. Benboualia. Le 26 juillet
1996, le notaire Sikaddour — qui a rédigé les statuts de la société — informe
M. Benboualia que le général Betchine lui demande de lui céder la société
Cirta-Com, sinon «il le ferait pourrir en prison».Le 30 juillet 1996, le
notaire Sikaddour est revenu avec le même discours.M. Benboualia le charge de
transmettre au général Betchine une proposition d’arrangement en trois points
: a) lui céder la société contre la somme engagée par lui (et lui seul), soit
5 milliards de centimes (5 millions de francs français),b) se partager la
société,c) le général Betchine lui cède sa part moyennant dédommagement même
s’il n’a jamais mis le moindre centime dans cette affaire. Le 1er août 1996,
le général Betchine lui envoie cette fois-ci l’avocat Derbal Salah à son
domicile (à 19 h) pour lui signifier qu’il a pris unilatéralement la décision
de confier la gérance de la société à l’avocat Derbal, et que s’il s’oppose à
cette décision, il ne reverra plus jamais ses enfants. M. Benboualia refuse
catégoriquement de se plier à ses exigences en ajoutant : «S’il veut prendre
la société, je suis prêt à lui accorder un échéancier notarié de paiement.»Le
26 août 1996, des personnes étrangères à la société Cirta-Com, accompagnées
de Betchine Ahmed et de l’avocat Derbal Salah, qui se dit le «nouveau gérant»
de la société, entrent en force au local d’El Acil en arabe. Avisé de cette
intrusion, M. Benboualia se rend à ce local et surprend ces personnes en
train d’emporter une flasheuse en la chargeant dans un J5. A l’arrivée de M.
Benboualia, ces personnes se sont sauvées. Une demoiselle, huissier, était
avec eux. Elle s’est aussi sauvée.M. Benboualia a eu une altercation avec Me
Derbal, qu’il a sermonné vertement en lui faisant observer qu’il n’avait pas
le droit d’ouvrir le local, ni celui d’usurper la fonction de gérant de la
société, ni celui d’emporter le matériel. Le 27 août 1996, des personnes
étrangères, accompagnées de l’avocat Derbal, pénètrent sans autorisation au
local d’El Acil en français, alors qu’il avait été fermé provisoirement par
M. Benboualia jusqu’à l’émergence d’une solution entre lui et son associée.M.
Benboualia fit dresser un constat d’huissier. Des journalistes avaient repris
le travail, autorisés par l’avocat Derbal. Un journaliste déclara à
l’huissier que l’avocat Derbal leur avait dit être le nouveau gérant depuis
le25 août 1996. Rappelons qu’un avocat n’a pas le droit d’être gérant d’une
société sous peine de sanctions. Le 28 août 1996, M. Benboualia trouve les
bureaux du siège d’El Acil en français ouverts à 8 h du matin. - Des
étrangers et des journalistes du journal utilisaient sans autorisation le
matériel informatique. - Pour empêcher ces personnes d’utiliser le matériel,
M. Benboualia — dans le but de préserver les biens de la société dont il
était gérant — a emporté un ordinateur et quelques postes de PAO.- Un
officier de police du commissariat proche, appelé par un journaliste, est
venu le sommer de restituer le matériel. Il faut observer à ce propos que,
s’agissant d’une affaire privée, le policier n’avait pas le droit
d’intervenir. Par ailleurs, seul le gérant Benboualia avait qualité de faire
appel à la police, s’il l’avait estimé nécessaire.- Ce journaliste, encore
une fois, affirme qu’il a été autorisé par l’avocat Derbal qui leur a dit
être le nouveau gérant depuis le 25 août. D’ailleurs, l’avocat Derbal avait
affiché sur le mur du local un papier manuscrit et signé par lui-même
confirmant cela. Cette déclaration du journaliste a été confirmée par lui à
l’audience d’appel du 3 novembre 1996.- M. Benboualia refuse de restituer le
matériel en signalant au policier que — agissant en tant que gérant
statutaire de la société dont il détient par ailleurs 50 % des parts — il ne
fait que protéger son bien et celui de la société pour éviter son utilisation
par des étrangers à la société et que cela n’est donc pas l’affaire de la
police. Il proposa à celui-ci de remettre ce matériel au commissariat contre
une décharge : le policier refusa cette procédure.- De retour à son domicile
vers 18 h, M. Benboualia trouve une convocation le priant de passer d’urgence
au commissariat central. Il s’y rend. Il est placé en garde-à-vue pour 72
heures, c’est-à-dire jusqu’au 31 août 1996. Le 31 août 1996, M. Benboualia
est présenté devant le procureur de la République pour trois chefs
d’inculpation : 1 - plainte de l’avocat Derbal, qui affirme avoir été menacé
par M. Benboualia lorsque celui-ci l’a surpris le 26 août 1996 à l’intérieur
du local d’El Acil en arabe en train d’emporter une flasheuse (alors qu’il
n’en avait pas le droit, en agissant en tant que gérant désigné verbalement
par le général Betchine alors que cela était illégal).Il semble que ni la
police, ni le procureur général, ni le juge d’instruction, ni le tribunal de
Constantine ne se soient rendu compte des infractions commises par l’avocat
Salah Derbal, d’autant plus intolérables que l’avocat Derbal est censé ne pas
ignorer la loi.2 - Plainte du wali de Constantine pour calomnies mensongères,
suite aux articles parus les 23 et 29 juin 1996 dans lesquels M. Benboualia a
dénoncé une transaction douteuse cautionnée par l’Administration ayant pour
objet la cession d’un terrain de 30 ha à un prix symbolique, au profit d’un
promoteur immobilier de Constantine, destiné initialement à la construction
de 3 000 logements... Cette plainte a été déposée le 25 août, précisément au
moment où le conflit entre M. Benboualia et le général Betchine était à son
paroxysme.3 - Vol de biens d’associés et outrage aux forces de l’ordre avec
procédure de flagrant délit. La plainte est déposée et signée par l’avocat
Derbal au nom de Mme Guedidi Aïcha-Baya. Le fait que M. Benboualia ait mis en
lieu sûr le matériel en question pour le soustraire à l’utilisation de
personnes étrangères à la société a été considéré par l’avocat Salah Derbal
de «vol de biens d’associés». Cette interprétation singulière de l’acte de M.
Benboualia — qui pourtant avait agi en tant que gérant, conformément à
l’article 15 de l’acte de gérance — a été retenue par le procureur
général.Par ailleurs, le fait que M. Benboualia ait répondu au policier que —
s’agissant d’un litige de nature commerciale entre deux associés — il n’était
d’aucune manière concerné par cette affaire a été considéré par le procureur
général comme un outrage aux forces de l’ordre. Pour ces deux motifs, M.
Benboualia a été condamné par le tribunal correctionnel de Constantine à deux
ans de prison ferme (14 septembre 1996). La cour d’appel a confirmé le
jugement (3 novembre 1997) malgré les dénonciations faites par les avocats de
la défense — en première instance et en appel — de l’incompétence de la
juridiction pénale. En effet, s’agissant d’un litige entre deux associés
d’une même société, ce litige est du ressort exclusif du tribunal de commerce
et non du tribunal correctionnel. Les avocats de la défense ont aussi dénoncé
la violation par le tribunal de l’article 59 du code de procédure pénale
relatif à la procédure de flagrant délit.Malheureusement, ni le tribunal ni
la cour d’appel n’ont répondu aux moyens légaux soulevés par les conclusions
écrites déposées par la défense dans ce sens comme la procédure leur en fait
obligation. Suite à la confirmation de la peine par la cour d’appel de
Constantine (3 novembre 1997), M. Benboualia n’a pas fait de pourvoi en
cassation car il avait à choisir entre deux possibilités : ou bien introduire
le pourvoi et cela impliquait pour lui de faire la totalité de sa peine car
il était persuadé qu’au niveau de la Cour suprême le général Betchine avait
une influence lourde et directe. On verra par la suite les signes extérieurs
flagrants de cette influence occulte ; ou bien ne pas faire le pourvoi et
pouvoir alors bénéficier d’une grâce et être libéré avant les deux ans
écoulés. Il a préféré la seconde solution. Malheureusement, le procureur
général de Constantine a fait un pourvoi en cassation pour aggraver la peine,
ce qui a empêché M. Benboualia de bénéficier d’une grâce. La Cour suprême a
cassé l’arrêt de la cour d’appel à la fin du mois de juin 1998. L’affaire
sera réexaminée par la cour d’appel de Constantine, composée différemment.
Cependant, à la date d’aujourd’hui (5 septembre 1998), la défense n’a pas
encore reçu de notification de la Cour suprême.Le 18 septembre 1996, quatre
employés du journal El Acil, à leur tête l’avocat Salah Derbal, accompagnés
de quelques ouvriers d’un atelier de ferronnerie tentent de forcer la porte
du journal El Acil en arabe pour prendre le matériel du journal — arrêté de
parution depuis le 4 juillet 1996 — sans aucune autorisation du tribunal. Un
fils de M. Benboualia a essayé de les en empêcher. L’avocat Derbal s’y est
opposé avec ses compagnons en lui disant : «Nous sommes les nouveaux patrons
du journal El Acil», puis l’a menacé de le mettre en prison en lui disant :
«Vous ne voulez pas comprendre. Ton père je l’ai mis en prison et toi aussi
tu vas le rejoindre. Tu seras comme lui un repris de justice.»Une plainte a
été déposée au procureur de la République de Constantine. La plainte n’a pas
eu de suite.

Tahar Hani Professeur de mathematiques Auteur (A suivre)

 

 


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Sep 27, 1998, 3:00:00 AM9/27/98
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Voila la vraie MAFIA

El Watan (10-26-1998)

AFFAIRE BENBOUALIA-BETCHINE / «Une hallucinante machination judiciaire»Après
la découverte des détournements de fonds importants commis par M. Ahmed
Betchine, fils du général Betchine, et la demande de remboursement des sommes
qui lui sont dues par ce dernier, M. Benboualia est entré en conflit avec le

général Betchine.Cet épisode qui lui valut par la suite d’être condamné à
neuf ans de prison ferme et à 520 millions de dinars d’amende.Tous les
Algériens ont entendu parler de l’affaire Réda Benboualia, patron de
l’entreprise immobilière Geric de Constantine et propriétaire à 50 % de la
Sarl Cirta-Com — dont le siège social est également à Constantine —, éditrice
des trois quotidiens L’Authentique, El Acil en arabe et El Acil en français,
les autres 50 % étant détenus par Mme Betchine, née Guedidi Aïcha-Baya. M.
Benboualia a été condamné en 1996 à deux ans de prison ferme par le tribunal
correctionnel de Constantine, condamnation confirmée en appel. Avant sa
sortie de prison en août 1998, il a été condamné à sept ans de prison ferme
et à 520 millions de dinars(52 millions de FF) en mai 1998 par la cour
d’assises de Constantine. En même temps, en 1997, il a été «expulsé» de la
Cirta-Com par un jugement incroyable mais vrai du tribunal de commerce de
Constantine, confirmé en appel, puis par la Cour suprême de l’Etat. Je
signale au passage que tout jugement rendu non conformément au droit confirmé
par la Cour suprême donnera lieu à jurisprudence. De sorte que la situation
illégale ainsi cautionnée fera force de loi à l’avenir et sera infligée à
tous les Algériens si rien n’est fait dès maintenant pour remettre les choses
en ordre. Enfin, Mme Betchine, née Guedidi Aïcha-Baya, a tranquillement fait
main basse sur la Cirta-Com qui est devenue sa propriété personnelle suite à
un acte notarié illégal (30 septembre 1997), non sans avoir au passage
dépouillé M. Benboualia d’une très forte somme d’argent, (plus de 15 millions
de dinars), toujours grâce au tribunal de commerce de Constantine et avec la
bénédiction de la Cour suprême de l’Etat. Une chape de plomb a pesé sur
l’affaire Benboualia comme si elle était un secret d’Etat.M. Benboualia —
victime d’une agression mafieuse, perfide et machiavélique — a été gravement
atteint dans son honneur, dans ses biens et dans sa vie. N’ayant aucun moyen
de se faire entendre du fond de la prison où il est détenu injustement pour
faire éclater la vérité sur les machinations judiciaire, policière et fiscale
hallucinantes déclenchées à son encontre, il m’a chargé de le faire pour lui.
Etant universitaire scientifique, viscéralement attaché aux valeurs
universelles de justice, de liberté, de vérité et d’honneur, considérant par
ailleurs que ce qui est arrivé à M. Benboualia, beaucoup d’Algériens en ont
certainement souffert (cf. l’affaire Bensaâd), considérant enfin qu’il est de
mon devoir de contribuer, à mon niveau, à la lutte contre les pratiques
mafieuses qui déstabilisent gravement la société algérienne, j‘ai donc
accepté la mission que m’a confiée M. Benboualia malgré l’immense difficulté
qui la caractérise. J‘ai décidé d’aller jusqu’au bout pour faire éclater la
vérité, réhabiliter M. Benboualia et le faire rétablir dans ses droits. Car,
comme cela sera établi par la suite, par-delà la personne de M. Benboualia,
cette affaire concerne tous les Algériens. En effet, le dispositif mis en
œuvre contre lui pour le faire condamner et le ruiner — mettant directement
en cause les autorités locales de Constantine — principalement la direction
des impôts, les services de police et l’appareil judiciaire — ce dispositif
donc peut être utilisé contre n’importe quel citoyen algérien innocent,
quelles que soient les preuves qu’il peut apporter sur son innocence et quel
que soit son degré d’utilité pour la société algérienne.

De la naissance de la Cirta-Com a la première condamnation de M. Benboualia
(14 septembre 1996)

M. Benboualia Mohamed Réda dit Khlil, 55 ans, marié, père de six enfants, est
fils de chahid : son père et sept autres membres de sa famille sont morts
pendant la guerre de Libération nationale (en service commandé). Il avait
alors 12 ans. Il a fait ses études secondaires au lycée d’Aumale de
Constantine jusqu’en terminale (1962), puis l’école d’aviation militaire de
Sofia (1962-66) d’où il est sorti avec le diplôme de pilote de l’armée de
l‘air avec médaille d’or et mention «excellent». Il a servi dans l’armée de
l’air algérienne jusqu’en 1970, puis a dû interrompre son activité pour des
raisons de santé. De 1970 à 1979, il a travaillé comme technicien à la
Sonelec (Société nationale d’électromécanique) à Alger, où il était très
apprécié par tous, puis a créé une entreprise d’éclairage public et bâtiment
(Techner). En novembre 1979, il a créé à Constantine l’entreprise Geric
(Groupe d’étude et de réalisations industrielles et commerciales) qui
s’occupe de la promotion immobilière (construction de logements), avec une
branche commerciale (importation de denrées alimentaires et ronds à
béton...). En 1991, le général Mohamed Betchine — depuis sept ans son voisin
et mis alors à la retraite pour des raisons obscures par le président Chadli
— a demandé à M. Mohamed Diaby, alors directeur d’une agence bancaire du
Crédit populaire d’Algérie à Constantine, de lui présenter M. Benboualia.
C’est ainsi que M. Benboualia fit la connaissance du général Betchine. En
1992, le général Betchine a réussi à convaincre M. Benboualia de créer une
Sarl comprenant trois quotidiens : El Acil en arabe et en français
(quotidiens régionaux) et L’Authentique (quotidien national, domicilié à
Alger), malgré les réticences de celui-ci. Les deux associés, à 50 % chacun,
sont M. Benboualia et Mme Guedidi Aïcha-Baya, épouse du général Betchine.
Ahmed, le fils du général Betchine, avait été placé comme directeur de
l’unité de distribution — donc à ce titre, c’était lui qui collectait
l’argent qui revenait de la diffusion des deux El Acil — et le gendre de
Betchine, Ghalib Djebbour, comme directeur de L’Authentique à Alger. Le 23
juillet 1993, l’épouse de Betchine a signé une procuration à son mari,
établie par le notaire Si Kaddour, pour la représenter entièrement dans cette
société.Par cette procuration, le général Betchine est chargé par son épouse
née Guedidi Aïcha-Baya de «gérer sa part dans la société Cirta-Com. Cette
gérance est pleine et entière, notamment en ce qui concerne le journal El
Acil. Des pleins pouvoirs lui sont conférés...». Initialement, la gérance de
la société avait été confiée à une personne extérieure qui a mis la société
en très grande difficulté financière. Suite à cela, la gérance a été confiée
à M. Benboualia (7 octobre 1993), qui avait — entre autres missions — celle
de «renflouer» la société en utilisant son argent personnel ; ce qu’il fit en
toute confiance.

La dette de la famille Betchine

M. Benboualia — en plus de la charge financière totale de la société — avait
donc engagé son argent personnel pour lui redonner une santé.Par ailleurs, le
général Betchine était, à l’époque, en train de construire une usine de
céramique à Oued Seguin (wilaya de Mila), dans la région de Constantine. Il
fit état à M. Benboualia de grandes difficultés financières et sollicita son
aide. C’est ainsi que M. Benboualia a bien voulu prêter de l’argent (1994) au
général Betchine pour acheter la Mercedès (220, Elégance, classe C), avec
laquelle il circule actuellement, soit 2 400 000 DA, somme payée par M.
Benboualia. Enfin, le 10 mars 1994, le général Betchine a demandé à M.
Benboualia de prendre la gérance de son usine de céramique de Oued Seguin et
de prendre en charge les frais relatifs à la construction des 30 % du reste
de l’usine. M. Benboualia accepta, faisant une confiance absolue au général
Betchine. Justificatifs à l’appui, ces frais se sont élevés à plus de 70 000
000 DA. Il était entendu — l’entente verbale reposant uniquement sur la
confiance, le sens de l’honneur et le respect de la parole donnée — que
toutes les sommes dont a bénéficié le général Betchine à titre de prêt
devaient être remboursées à M. Benboualia une fois la construction de l’usine
achevée et l’usine devenue productive.Par ailleurs, à la demande du général
Betchine, M. Benboualia, mû par sa confiance absolue en ce dernier, a prêté
la somme de 2 500 000 DA au gendre du général, Ghalib Djebbour qui voulait
créer une société de gardiennage.(A suivre)

Tahar Hani (Professeur de mathématiques - Auteur)

Pousse avec eux

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Sep 27, 1998, 3:00:00 AM9/27/98
to
S'il n'y avait pas le pétrole, on aurait eu probablement une finale à la russe! Un président malade et la mafia aux commandes....
 
En fait, il ne  manque aux Russes que les GIA-AIS-FIS-TALIBANS pour avoir la totale....
 
 
 
Mboudy wrote in message <01bdea85$f360cfc0$3d9c...@sprint.sprintcq>...

Ceux qui sont derrière cette publicité n'ont rien à envier à Betchine. Ils sont tous pareils, de la vermine de la pire espèce. Cela a commencé avec les critiques surprenantes de Boukrouh à l'endroit de Betchine, ensuite l'abracadabrante affaire Bensaad et maintenant le dossier Ben je ne sais qui. Demain, il y aura sûrement d'autres dossiers sur ce Betchine,  jusqu'à ce qu'on parvienne à le mettre hors d'état de nuire, sans doute. Pendant ce temps, les commanditaires de cette publicité, continueront, eux, à sucer le sang des Algériens.


me...@my-dejanews.com a écrit dans l'article <6um9fg$f0l$1...@nnrp1.dejanews.com>...

Mboudy

unread,
Sep 28, 1998, 3:00:00 AM9/28/98
to

Ceux qui sont derrière cette publicité n'ont rien à envier à Betchine. Ils sont tous pareils, de la vermine de la pire espèce. Cela a commencé avec les critiques surprenantes de Boukrouh à l'endroit de Betchine, ensuite l'abracadabrante affaire Bensaad et maintenant le dossier Ben je ne sais qui. Demain, il y aura sûrement d'autres dossiers sur ce Betchine,  jusqu'à ce qu'on parvienne à le mettre hors d'état de nuire, sans doute. Pendant ce temps, les commanditaires de cette publicité, continueront, eux, à sucer le sang des Algériens.


me...@my-dejanews.com a écrit dans l'article <

6um9fg$f0l$1...@nnrp1.dejanews.com>...
>
>

Mboudy

unread,
Sep 28, 1998, 3:00:00 AM9/28/98
to

Excuse-moi, mais est-ce que tu crois vraiment que cette publicité anti-Betchine est motivée par la probité et le sens du sacrifice de la patrie de ceux qui l'ont commanditée ? Il faut être vraiment naïf pour croire à ce scénario. Nous sommes en Algérie, là, rappelle-toi, Medor.


me...@my-dejanews.com a écrit dans l'article <6um7o7$db3$1...@nnrp1.dejanews.com>...

Fetah Benabid

unread,
Sep 29, 1998, 3:00:00 AM9/29/98
to

|Excuse-moi, mais est-ce que tu crois vraiment que cette publicité
|anti-Betchine est motivée par la probité et le sens du sacrifice de la
|patrie de ceux qui l'ont commanditée ? Il faut être vraiment naïf pour
|croire à ce scénario. Nous sommes en Algérie, là, rappelle-toi, Medor.
|
|


Sur le plan des pratiques, la democratie est juste un spectacle publique
d'affrontements des forces antagoniques. De ce point de vue, l'Algerie,
grace a certains, notemment la presse independante, s'achemine vers la bonne
voie et tout autre analyse qui voudrait decredibiser ce genre de publication
qui met a nu et offre a la place publique ce que jadis se tramait en
catimini est tout simplement malvenu car dengereux pour notre democratie
naissante.

salutations
Fetah

Mboudy

unread,
Sep 29, 1998, 3:00:00 AM9/29/98
to

Rappelle-toi lorsqu'à l'époque où Chadli prit les rênes du pouvoir,  il s'est instauré un climat de chasse aux sorcières contre les hommes de Boumedienne. Ce climat  ambiant qui a déferlé soudainement sur l'Algérie  fut immédiatement relayée par la presse d'alors ( El Moudjahid notamment) pour dénoncer la mauvaise gestion et les détournements de fonds publics par le gouvernement précédent ( Bouteflika en particulier). Peut-on dès lors parler de démocratie naissante puis que la presse s'attaquait à des hommes morts et à ceux qui n'avaient pas la possibilité de se défendre pleinement et entièrement ? La situation d'alors est-elle si différente de celle à laquelle on assiste aujourd'hui, sachant que les jours de Betchine sont comptés? Pourquoi toute cette publicité contre le seul Betchine alors que les Algériens savent que celui-ci n'est pas le seul à mettre en cause dans la responsabilité des détournements des biens publics et dans les manœuvres mafieuses qui  ont réduit l'économie algérienne à l'état de ruine?  Non, je ne crois pas que la presse est impartiale dans les affaires dans lesquelles est impliqué ce Betchine, parce que d'autres individus au plus haut sommet de l'État n'ont rien à lui envier et, tout comme lui, leurs mains sont sales par l'argent et l'affairisme. Les attaques surprenantes dont fait l'objet cet homme ( maître de l'Algérie il ya à peine quelques années), depuis quelques mois et qui ont probablement été parmi les facteurs déterminants qui ont poussé son ami le président à la démission ne procèdent pas d'un exercice démocratique de la part de la presse algérienne comme on veut le croire mais bel et bien de manœuvres opaques des coulisses du pouvoir qui veulent en découdre avec cet homme. La démocratie n'est qu'un prétexte fallacieux pour ceux qui sont derrière cette machination et qui continuent encore à sucer le sang des Algériens.  Quoi qu'on  dise, il n'y a pas de démocratie en Algérie, les institutions en place ne sont qu'une façade et la liberté de la presse qu'un leurre. Voilà la réalité, même si elle est amère.
Salutations.


Fetah Benabid <Fe...@pd.uwa.edu.au> a écrit dans l'article <6upim4$g7d$1...@enyo.uwa.edu.au>...


>
>
> |Excuse-moi, mais est-ce que tu crois vraiment que cette publicité
> |anti-Betchine est motivée par la probité et le sens du sacrifice de la
> |patrie de ceux qui l'ont commanditée ? Il faut être vraiment naïf pour
> |croire à ce scénario. Nous sommes en Algérie, là, rappelle-toi, Medor.
> |
> |
>
>

Fetah Benabid

unread,
Sep 29, 1998, 3:00:00 AM9/29/98
to

Mboudy a écrit dans le message
<01bdeb5e$11b3ef60$021e...@sprint.sprintcq>...

|Rappelle-toi lorsqu'à l'époque où Chadli prit les rênes du pouvoir, il
|s'est instauré un climat de chasse aux sorcières contre les hommes de
|Boumedienne. Ce climat ambiant qui a déferlé soudainement sur l'Algérie
|fut immédiatement relayée par la presse d'alors ( El Moudjahid notamment)
|pour dénoncer la mauvaise gestion et les détournements de fonds publics par
|le gouvernement précédent ( Bouteflika en particulier). Peut-on dès lors
|parler de démocratie naissante puis que la presse s'attaquait à des hommes
|morts et à ceux qui n'avaient pas la possibilité de se défendre pleinement
|et entièrement ? La situation d'alors est-elle si différente de celle à
|laquelle on assiste aujourd'hui, sachant que les jours de Betchine sont
|comptés?

Ce que je retiens de l'epoque de Chadli et je suppose Boumediene- j'etais
encore un enfant a la mort de Boumboum- c'est l'opacite totale; nous autres
Algeriens qui n'avions aucun lien direct avec la nomenklatura de l'epoque,
n'avions meme pas le droit d'une fraction d'information veridique sur les
luttes du cercle du pouvoir, n'avions aucune idee sur qui est qui et qui
fait quoi. Au mieux, on nous abreuvait de phrases "plus langue de bois que
moi tu meurs" genre "Mr X a ete charge d'autre fonctions". A comparer avec
la situation d'aujour'hui, je dis oui, les choses sont differentes. On
commence a avoir une ebauche sur la nature du pouvoir algerien, la maniere
dont les decisions sont prises, et meme les filiations claniques de presque
tous les hommes du pouvoir. Ceci, mon cher je le considere comme un acquis
appreciable pour sortir du monde kafkien dans lequel nous plongeons depuis
des decennies et la sphere du pouvoir n'est plus desormais ce chateau de Mr
K. bien present mais dont l'interieur n'a de realite chez le peuple que via
leur fantasmes car il leur est innaccessible. Je dis donc que du point de
vue de la lisibilite de la vie politique et de la realite du pouvoir les
choses ont bouge, et j'espere que la fin de Zeroual serait la fin definitive
du flou dans le monde politique algerien et dont les coalitions
contre-nature sont un symptome encore vivant . Zeroual par son jeu
d'equilibriste a brouille toute lecture claire de son message et programme
politiques. J'ai connu pas mal de personnes qui ont vote Zeroual parce
qu'elles ont cru saisir un message plutot democrate et modernistre que
conservateur et isalamiste, les pauvres bougres.

Concernant la chasse aux sorcieres dont tu parles, je dois je te confesser
que je ne m'apitoie pas sur ces canailles d'autant plus que la chasse a
l'air de se faire dans la legalite, au moins a ce stade ou les journaux ont
bien le droit de divulguer cette instrumentation outrageante des
institutions du pays.

Revenons a cette affaire, je crois que Betchine reste toujours un homme fort
et influent avec par sa fonction et ses "journaux", donc, pardonne moi cet
emportement " FUCK HIM". Un autre point que je t'estime neglige, c'est le
fait que meme l'institution de justice constantinoise est ciblee, ce que je
trouve noblement audacieux.


Pourquoi toute cette publicité contre le seul Betchine alors que
|les Algériens savent que celui-ci n'est pas le seul à mettre en cause dans
|la responsabilité des détournements des biens publics et dans les manœuvres
|mafieuses qui ont réduit l'économie algérienne à l'état de ruine? Non, je
|ne crois pas que la presse est impartiale dans les affaires dans lesquelles
|est impliqué ce Betchine, parce que d'autres individus au plus haut sommet
|de l'État n'ont rien à lui envier et, tout comme lui, leurs mains sont
|sales par l'argent et l'affairisme.

Molo mon cher Mboudy, je crois qu'aucune presse au monde n'est totalement
impartiale, mais a mon avis le probleme n'est pas la. Le probleme c'est que
ce monsieur Mon cul de Betchine a pietine tout Algerien digne de ce nom par
son comportement, et la presse l'a etale sur la place publique, ce que je
trouve salutaire, et peu importe la facon dont tout cela a ete accompli
parce que l'affaire est tout bonnement trop grave.
Je dois helas m'arrete la.
A bientot
salutations
Fetah

me...@my-dejanews.com

unread,
Sep 29, 1998, 3:00:00 AM9/29/98
to
Hi Fateh,

In article <6upim4$g7d$1...@enyo.uwa.edu.au>,


"Fetah Benabid" <Fe...@pd.uwa.edu.au> wrote:
>
>
> |Excuse-moi, mais est-ce que tu crois vraiment que cette publicité
> |anti-Betchine est motivée par la probité et le sens du sacrifice de la
> |patrie de ceux qui l'ont commanditée ? Il faut être vraiment naïf pour
> |croire à ce scénario. Nous sommes en Algérie, là, rappelle-toi, Medor.

Absolument d'accord avec toi. A mon avis, le fait de mettre cette lutte
clanique au sein du pouvoir au grand jour démontre d'une nouvelle stratégie
de ce qui se trame aux sein de ces cercles. Mettre à la disposition du grand
publique ce genre d'information n'est ni plus ni moins un leurre car les gens
vont penser d'une certaine liberté de la presse. Peut-on penser qu'un jour en
puisse servir du Betchine comme en-veux-tu-en-voila sans ce faire taper sur
les doigts? MOUSTAHILE, donc le type qui a mis cela en place ne peux être que
supérieur ou égal à Bentchine (peut-être strictement supérieur qui c'est ?!)

>
> Sur le plan des pratiques, la democratie est juste un spectacle publique
> d'affrontements des forces antagoniques. De ce point de vue, l'Algerie,
> grace a certains, notemment la presse independante, s'achemine vers la bonne
> voie et tout autre analyse qui voudrait decredibiser ce genre de publication
> qui met a nu et offre a la place publique ce que jadis se tramait en
> catimini est tout simplement malvenu car dengereux pour notre democratie
> naissante.

Je ne pense pas que cela soit dangereux pour la démocratie car il en dépourvu
de tout caractère démocratique. D'ailleurs l'article n'est pas signé par un
journaliste mais par un certain enseignant à l'université (qui pourrait être
qu'un alias)

A+

Mboudy

unread,
Sep 29, 1998, 3:00:00 AM9/29/98
to


Dans une véritable démocratie, l'engagement d'un journaliste censé épris des règles déontologiques régissant sa profession ne devrait, , avant toute prise de position, se justifier que par une quête la plus rigoureuse possible de la vérité et écarter  autant que faire se peut toute idéologie préconçue , même s'il est appelé à défendre une certaine position idéologique. Le journaliste doit être le plus objectif possible, cela signifie qu'il doit garder une certaine maîtrise de son jugement pour mieux informer ses lecteurs en écartant quelque  schéma préfabriqué et faire abstraction de la tentation d'un quelconque   parti pris et ce,  quelles que soient  les passions qui  entourent  les événements qu'il tente de couvrir.  Or, notre presse, dans le contexte de l'affaire Betchine, s'exprime sous la plume d'intellectuels, fictifs ou réels,  soi-disant à la recherche de la vérité et de la justice en prenant des  positions aussi tranchées qu'absolues  mais qui  expriment, en fait,   la position d'un certain courant idéologique au sein de l'armée.  Cette presse qui verse dans la polémique Betchine, il est clair, qu'elle est liée à ce courant sinon comment on expliquer que depuis quelques mois on assiste à une véritable inquisition contre cet homme. Il y a eu d'abord les critiques surprenantes de Boukrouh qui s'est attelé à écorcher violemment Betchine et le président mais s'est bien gardé à citer le nom de Lamari et ceux de ses hommes, ne serait-ce par des sous-entendus . Est-ce à dire que ces derniers n'ont rien à se reprocher ? Ensuite, l'affaire Bensaad et enfin Benboualia. Cette démarche qui, d'emblée,   apparaît   démocratique est trop suspecte pour croire à l'honnêteté intellectuelle de notre presse et à sa  volonté dans sa quête de la  vérité. Qui te dit que les articles signés par des universitaires soi-disant  épris de justice, ne sont rien d'autre que des informations officielles émanant des services de sécurité aux services de Lamari ? Nous n'avions pas déjà été habitués, il y a à peine quelques années à ce genre d'informations pour le moins suspectes ?

Il est inconcevable qu'on puisse s'attaquer à un homme aussi puissant que Betchine si les détracteurs de celui-ci n'étaient pas protégés par des hommes encore plus puissants. Une Lapalissade.

Oui, je suis d'accord à ce qu'une vermine comme Betchine réponde de ses actes devant le peuple et la justice algérienne mais mettre uniquement cet homme au ban de la société  en taisant ceux qui ont aussi  érigé en système les détournements de fonds publics et la corruption, discrédite cette presse et la décrédibilise aux yeux de l'opinion.

Il va sans dire que le droit d'informer en Algérie est un interdit qui relève exclusivement du bon vouloir des militaires qui détiennent  véritablement les rênes du pouvoir et qui imposent  un système de pensée unique. Aller à contre-courant de ce mode de pensée, c'est s'exposer à une suspension du journal, à sa saisie ou tout simplement à la convocation du directeur du journal par la police pour avoir enfreint les règlements en la matière. Des exemples de telles situations sont légion en Algérie. Prétendre le contraire, c'est refuser de voir la réalité.

Salutations.


Fetah Benabid <Fe...@pd.uwa.edu.au> a écrit dans l'article <6uq3u0$p3u$1...@enyo.uwa.edu.au>...

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