La coopération
avec les universités des pays en développement
gravement menacée
L'UCL,
l'ULB et l'ULg lancent une pétition pour que
soit garanti le financement de la coopération au
développement, suite au transfert de cette
compétence vers la Fédération
Wallonie-Bruxelles. La Communautés universitaire
est invitée à la signer.
Parmi les mesures d'économie décidées, le 11
mars 2012, par le Gouvernement fédéral belge,
figure la fin du financement par l'État fédéral
de la coopération avec les universités des pays
en développement et le transfert de la charge
vers les Communautés au titre de «compétence
usurpée». Cette décision est lourde de
conséquences: il est très probable que la
Fédération Wallonie-Bruxelles n'aura pas les
moyens financiers d'assumer cette charge.
Il ne fait pourtant aucun doute que les
activités de coopération universitaires au
développement constituent une contribution
majeure au développement des pays du Sud. Depuis
de nombreuses années, les universités se sont
impliquées sans compter dans de multiples
activités de recherche et de formation qui,
menées en étroite collaboration avec les
universités du Sud, ont permis de renforcer
celles-ci en tant que moteurs du développement
de leurs pays. Un arrêt brutal du financement de
ces activités serait catastrophique pour nombre
de nos universités partenaires.
Dans ce contexte, une série de collègues,
sensibles aux problématiques de coopération au
développement, ont choisi de lancer un cri
d'alarme en diffusant une pétition signée par
les recteurs des trois universités complètes.
Elle s'adresse aux autorités fédérales et
communautaires pour leur demander de garantir:
- le maintien des moyens financiers actuels
afin de permettre la poursuite des actions de
coopération universitaire;
- en cas de transfert de cette compétence, la
pétition réclame une transition concertée,
efficace, participative et mûrement réfléchie
dans le respect de toutes les parties
concernées.