INFORMATION PRESSE // « Russie, le retour en arrière » : interview vidéo avec Shaïba et Serafima, du groupe Pussy Riot
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Alexis Prokopiev
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Jul 4, 2013, 10:11:59 AM7/4/13
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INFORMATION PRESSE PROPOSITION VIDEO 4 juillet 2013
« Russie, le retour en arrière » :
interview vidéo avec Shaïba et Serafima, du groupe Pussy Riot
Amnesty International France (AIF) et Russie-Libertés
diffusent une interview vidéo libre de droit - enregistrée à Paris fin
juin 2013 - de deux membres du groupe punk féministe russe, les
Pussy Riot, qui alertent l'opinion publique sur la réalité actuelle du
pays, et sur la situation particulière de leurs trois amies condamnées,
Katia Samoutsevitch, Nadia Tolonnikova et Maria Alekhina.
« On assiste en Russie à une dégradation
sauvage de la situation des droits humains ». C'est par ses mots que
Shaïba, membre du groupe Pussy Riot en visite confidentielle en France
fin juin 2013, commence un long entretien vidéo avec Amnesty International
France et Russie-Libertés.
L'interview proposée est exceptionnelle,
car il leur est extrêmement difficile de s'exprimer aujourd'hui en Russie
ou à l'étranger, par peur de poursuites à leur encontre ou de représailles
contre leurs amies emprisonnées.
Entrée en vigueur lundi 1er juillet, la
loi incriminant le blasphème prévoit de fortes amendes et des peines
allant jusqu'à trois ans d'emprisonnement lorsque des actions publiques
jugées irrespectueuses ou insultantes envers des convictions religieuses
sont menées dans des lieux de culte.
Cette offensive législative contre la liberté
de conscience intervient à la suite du procès et de la condamnation,
en 2012, de trois membres de Pussy Riot pour « hooliganisme fondé sur
la haine religieuse ».
Le groupe avait chanté une chanson contestataire
dans la plus grande cathédrale orthodoxe de Moscou.
Depuis les élections législative et présidentielle,
la Russie a connu une forte vague de contestation populaire, violemment
réprimée par les autorités. AIF et Russie-Libertés observent des atteintes
graves à toute forme d'opposition, à la liberté d'expression, à l'encontre
de rassemblement et des associations de droits humains.