2 décembre
: journée de solidarité avec les
étudiant∙e∙s étranger∙ère∙s
Depuis quelques
années, les lois se multiplient pour fermer toutes les voies à la
régularisation. Le gouvernement aura été à l'initiative de quatre
lois, de multiples décrets, circulaires et décisions administratives
qui remettent en cause les droits des étranger∙ère∙s dans notre
pays : liberté de vivre en famille, liberté d'étudier, de travailler,
le droit d'asile ou encore simplement de circuler
Le Ministre de l'Identité nationale et de l'immigration somme les préfet∙e∙s de faire du chiffre et de remplir des quotas d'expulsions. Les rafles se multiplient, les étranger∙ère∙s sans papiers n'osent plus sortir, circuler, aller travailler et étudier. Combien de drames humains faudra-t-il pour que s'arrêtent les contrôles, les perquisitions, les arrestations et les expulsions ?
Les étudiant∙e∙s étranger∙ère∙s ne sont pas épargné∙e∙s et sont aussi frappé∙e∙s de plein fouet par la politique inhumaine du chiffre et de l'immigration choisie du gouvernement, et subissent une précarité administrative et sociale intolérable, contraire à toute considération pédagogique ou scientifique. La législation sur l'accueil des étudiant∙e∙s étranger∙ère∙s est une machine à « fabriquer » des sans-papiers en raison de la lourdeur des démarches administratives et de l'arbitraire des préfectures.
Nous considérons
l'intrusion des préfectures dans l'appréciation des cursus inacceptable.
Elle porte atteinte au droit des étranger∙ère∙s d'étudier dans
des conditions normales, celles de tout étudiant∙e∙s régulièrement
inscrit∙e∙s dans une formation universitaire.
À l'approche de la fin d'année, l'angoisse monte : il ne faut pas rater d'examen, il ne faut pas prendre le risque de se réorienter, sinon la préfecture risque de retirer le titre de séjour, et on risque de se retrouver sans papiers. Les récentes expulsions de Jean de Dieu (Paris 8) et Fatima (Rennes) montrent comment les préfectures profitent des vacances pour arrêter et organiser les éloignements forcés alors qu'ils n'ont pas achevé leurs études.
La politique discriminatoire
et de chasse aux sans papiers doit cesser. Les étranger∙ère∙s
de France doivent être accueillis dignement et dans le respect des
droits de la personne.
Le RUSF réaffirme
son attachement au droit de vivre en famille, d'accéder aux études,
de travailler et au droit d'asile.
Le RUSF organise
une manifestation nationale le jeudi 2 décembre 2008. Cette journée,
marquée par l'organisation d'actions sur tout le territoire, est
relayée à Bordeaux par l'organisation d'un débat public et d'un forum
d'information associatif à Bordeaux 3.
Ce jour doit être
le rendez-vous de la communauté universitaire dans son ensemble - et
de toute personne se sentant solidaire ou concernée- pour manifester
sa solidarité avec les étudiant∙e∙s étranger∙ère∙s,
pour dénoncer la chasse aux étudiant∙e∙s
sans papiers dont le seul tort est d'avoir choisi la France pour étudier,
et se battre pour l'égalité de traitement entre étudiant∙e∙s
français∙e∙s et étranger∙ère∙s.
Tous∙te∙s uni∙e∙s
pour exiger :
L'arrêt des contrôles des parcours universitaires par les préfectures
L'arrêt des expulsions des étranger∙ère∙s
Carte d'étudiant= carte de séjour