Bonjour à toutes et à tous,
La quatrième séance de l’année 2026 du séminaire « Genre et monde carcéral » aura lieu le
vendredi 17 avril, de 14h à 17h et portera sur la thématique « Classe, race et inégalités sociales ». La séance se tiendra en mode hybride. Pour celles et ceux qui peuvent contribuer à nos échanges en présentiel, la séance aura lieu à l’Université
Paris-Cité, Bat Olympes de Gouges, salle 628 (8 place Paul Ricœur, 75013 Paris).
Pour des questions logistiques, l’inscription est nécessaire (pour la participation en ligne et en présentiel).
Merci de vous inscrire avant le mardi 14 avril à partir du lien suivant :
Au plaisir de vous retrouver pour ces prochains échanges,
Les responsables scientifiques : Amélie Bescont (Docteure en science politique, Sciences Po), Natacha Chetcuti-Osorovitz (MCF, HDR en sociologie CentraleSupélec et LCSP Université Paris-Cité) & Valérie Icard (MCF en science politique, Institut catholique de
Paris, chercheuse associée au Cesdip et au CEET/Cnam).
Séance 4 : Classe, race et inégalités sociales
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Sharie Neira, Doctorante en Sociologie et études de Genre, Université Paris Cité, Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP)
Titre de l’intervention : « "Chacune à sa place" : Genre, "race", classe et travail au sein d’une prison pour femmes dans les Andes péruviennes »
Résumé : En 2017 a été publié le décret « Prisons Productives », qui encourage l’entrée des entreprises privées au sein des établissements pénitentiaires péruviens afin d’embaucher les personnes incarcérées. Ce décret renforce la place historiquement
centrale du travail au sein des prisons péruviennes. À partir de 37 entretiens réalisés avec des femmes privées de leur liberté et avec une dizaine d’acteur·es associé·es au monde carcéral (membres des familles, autorités pénitentiaires, agent∙es de sécurité,
chefs d'entreprises, etc), je présenterai un chapitre en cours d’écriture sur le travail réalisé dans une prison pour femmes située dans les Andes péruviennes. Analyser les activités rémunérées réalisées par les femmes incarcérées depuis une perspective féministe
matérialiste et décoloniale permet de mettre en lumière l’accentuation des rapports sociaux de « genre, race et classe » qu’elles occasionnent et de souligner les divers liens que les femmes tissent avec leur travail. Cette analyse propose quatre figures des
travailleuses incarcérées : les ouvrières, les entrepreneuses, les bonnes et l’artiste.
Titre de l’intervention : « À la croisée des discriminations : la prison »
NB : Cet événement a reçu le soutien de l’appel à projets « Animations Scientifique » de la faculté Sociétés & Humanités de l’Université Paris Cité.