Cher·es collègues,
Je suis heureuse de vous annoncer la soutenance de ma thèse de doctorat en science politique intitulée :
"Gibiers de police". Expériences du pouvoir punitif policier
La soutenance aura lieu le mercredi 3 juin à 14h à l’IEP de Saint-Germain en Laye (5 rue Pasteur, St Germain en Laye), en salle B, Bâtiment B.
Elle se tiendra en présentiel uniquement.
Pour y participer, merci de remplir le formulaire à ce lien ou d’écrire à dailler...@gmail.com
Elle sera suivie d’un pot, auquel vous êtes chaleureusement convié·es.
Le jury sera composé de :
· M. Emmanuel Blanchard, Professeur des universités, Science Po Saint Germain en Laye (directeur de thèse)
· Mme Vanessa Codaccioni, Professeure des universités, Université Paris 8 (rapporteure)
· M. Gilles Favarel-Garrigues, Directeur de recherche, CNRS (examinateur)
· M. Alexis Spire, Directeur de recherche, CNRS (rapporteur)
· Mme Sylvie Tissot, Professeure des universités, Université Paris 8 (examinatrice)
· Mme Cécile Vigour, Directrice de recherche, CNRS (examinatrice)
Résumé de la thèse :
Cette thèse porte sur les expériences de police de publics qui y sont le plus souvent et le plus durement confrontés, les « gibiers de police ».
À partir d’une démarche d’enquête par entretiens auprès de jeunes hommes « multi-verbalisés », elle analyse les rapports ordinaires à la police de ces publics, tels qu’ils les vivent, les comprennent, leur donnent sens et en gardent mémoire. Cette recherche s’intéresse à la fois aux interprétations qu’ils donnent à ces expériences, aux conséquences que celles-ci entraînent sur eux, et aux réactions et formes résistances qu’ils mettent en œuvre.
Des amendes répétées aux contrôles et fouilles, en passant par de fréquentes conduites au poste de police pour « vérification d’identité » et des épisodes de racisme explicite ou de violences physiques, les expériences de police de ces publics sont traversées par la prégnance de leur caractère punitif. Cette dimension centrale constitue le fil rouge de la thèse.
Les récits font apparaître deux facettes du répertoire punitif policier : justice policière d’une part, lorsque les policier·es sont investi·es du pouvoir de juger, comme c’est le cas avec la procédure d’amende forfaitaire, et police justicière d’autre part, lorsqu’ils et elles détournent certaines de leurs prérogatives légales afin de punir leurs cibles.
Cette thèse contribue à poser les jalons d’une sociologie de l’expérience de police et invite à penser et théoriser le pouvoir punitif de la police.
Mots clés : Police, Justice, Pouvoir punitif, Multi-verbalisation, Expérience, Rapports ordinaires à l’État
Bien à vous,
Aline Daillère