Bonjour à toutes et à tous,
La cinquième séance de l’année 2026 du séminaire « Genre et monde carcéral » aura lieu le
vendredi 15 mai, de 14h à 17h et portera sur la thématique « Conjugalités, rapports sociaux et enfermement ».
La séance se tiendra en mode hybride. Pour celles et ceux qui peuvent contribuer à nos échanges en présentiel, la séance aura lieu à l’Université Paris-Cité,
Bat Olympe de Gouges, salle 628 (8 place Paul Ricœur, 75013 Paris).
Au plaisir de vous retrouver pour ces prochains échanges,
Les responsables scientifiques : Natacha Chetcuti-Osorovitz (MCF, HDR en sociologie CentraleSupélec et LCSP Université Paris-Cité), Valérie Icard (MCF en science politique, Institut catholique de Paris, chercheuse associée au Cesdip et au CEET/Cnam)
& Amélie Bescont (Docteure en science politique, Sciences Po).
Séance 5. Conjugalités, rapports sociaux et enfermement
· Altéa Lenarduzzi Vaccaro, Doctorante en sociologie-anthropologie à l’université Lumière Lyon 2, Centre Max Weber (UMR 5283), ATER à Sciences Po
Titre de l’intervention : Le couple à l’épreuve de la prison : dynamiques genrées de soutien, d’isolement et de redéfinition selon que l’homme ou la femme soit incarcéré
Résumé : À partir d’une enquête qualitative menée auprès de personnes incarcérées et de leurs partenaires, cette communication analyse les recompositions conjugales induites par l’expérience carcérale et met en évidence de fortes asymétries de genre.
Les femmes incarcérées apparaissent plus fréquemment isolées, tandis que les conjointes d’hommes détenus assurent massivement le maintien du lien. L’incarcération constitue, pour les femmes comme pour les hommes, une épreuve des féminités et des masculinités.
Elle peut ouvrir, pour les femmes, des marges de manœuvre limitées sans constituer un espace d’émancipation, et, pour les hommes, fragiliser l’autonomie en produisant une dépendance accrue au soutien de la partenaire.
· Natacha Chetcuti-Osorovitz, MCF-HDR en sociologie département SHS CentraleSupélec et chercheure au LCSP Université Paris-Cité
Titre de l’intervention : Vies lesbiennes en prison et catégorisation genre, classe race dans le processus d’altérité
Résumé : Si la vie sociale carcérale est toujours marquée par l'enfermement et la confrontation incessante entre différentes logiques d'altérité autour du genre et de la race, la présente proposition de conférence s'intéresse aux conditions de vie sexuelle
et affective des femmes. Comment ces relations se déroulent-elles et quels peuvent être les modes de contrôle disciplinaire auxquels les lesbiennes sont soumises lors de leur incarcération ? Comment, pour quel usage et à quel effet les catégories de genre
et de race sont-elles mobilisées dans cet espace hétéronormatif ?
La recherche s’appuie sur une étude ethnographique menée dans une prison de femmes en France. Elle se fonde sur 42 entretiens avec des détenues et 36 employés et professionnels publics et privés qui ont été réalisés dans une variété d'espaces carcéraux (cellule,
salles d'exercice, ateliers, espaces d'activités culturelles, pédagogiques ou sportives, formation professionnelle, rassemblements collectifs dans la cour ou salles de « loisirs » - spécialement désignées).
NB : Cet événement a reçu le soutien de l’appel à projets « Animations Scientifique » de la faculté Sociétés & Humanités de l’Université Paris Cité.