Bonjour à toutes et à tous,
La dernière séance de l’année 2026 du séminaire « Genre et monde carcéral » aura lieu le
vendredi 5 juin, de 14h à 17h et portera sur la thématique « Judiciarisation des violences conjugales et régimes de genre ».
La séance se tiendra en mode hybride. Pour celles et ceux qui peuvent contribuer à nos échanges en présentiel, la séance aura lieu à l’Université Paris-Cité,
Bat Olympe de Gouges, salle 628 (8 place Paul Ricœur, 75013 Paris).
Au plaisir de vous retrouver pour ces prochains échanges,
Les responsables scientifiques : Natacha Chetcuti-Osorovitz (MCF, HDR en sociologie CentraleSupélec et LCSP Université Paris-Cité), Valérie Icard (MCF en science politique, Institut catholique de Paris, chercheuse associée au Cesdip et au CEET/Cnam)
& Amélie Bescont (Docteure en science politique, Sciences Po).
Séance 6. Judiciarisation des violences conjugales et régimes de genre
· Clémentine Teboulle, Doctorante en sociologie et assistante d’enseignement, Université Catholique de Louvain - CIRTES et Université Paris Cité – LCSP
Titre de l’intervention : La cour d’assises comme terrain d’enquête des féminicides conjugaux
Résumé :
Ancrée dans une recherche doctorale sur le jugement des meurtres conjugaux et de leurs tentatives, cette communication se fonde sur les premiers matériaux collectés au sein
de cinq juridictions françaises. Elle retrace, à partir de l'étude d'un procès de féminicide conjugal, la construction d'un dispositif d’enquête destiné à saisir la place des rapports sociaux dans le traitement pénal des violences masculines contre les femmes.
L’appréhension de ce premier cas permet de développer tout particulièrement les évolutions du cadre éthique et méthodologique de cette recherche.
· Marine Deleaunay, Chercheuse postdoctorale en Sociologie, FNS/FNRS, Université de Lausanne/Université Libre de Bruxelles
Titre de l’intervention : De la catégorisation institutionnelle à la qualification pénale : logiques probatoires et gestionnaires du traitement policier et judiciaire des violences conjugales
Résumé : À quelles conditions une situation de violence conjugale devient-elle une affaire pénale légitime ? À partir de situations révélées lors d’interpellations et de dépôts de plainte, je propose d’examiner l’ambivalence des attentes à l’égard des
plaignantes, invitées à participer à l’administration de la preuve en mobilisant des ressources discrètes, compatibles avec les représentations d’une victime vulnérable. Mon analyse soulignera également le rôle central du discernement professionnel dans l’élaboration
et la circulation des catégorisations des victimes et des situations dans le processus judiciaire.
NB : Cet événement a reçu le soutien de l’appel à projets « Animations Scientifique » de la faculté Sociétés & Humanités de l’Université Paris Cité.