La troisième séance de l’année 2026 du séminaire « Genre et monde carcéral » aura lieu le
vendredi 6 mars, de 14h à 17h et portera sur la thématique « Régulation des normes de genre et des sexualités en prison
». La séance se tiendra en mode hybride. Pour celles et ceux qui peuvent contribuer à nos échanges en présentiel, la séance aura lieu à l’Université
Paris-Cité, Bat Olympes de Gouges, salle 628 (8 place Paul Ricœur, 75013 Paris).
Pour des questions logistiques, l’inscription est nécessaire (pour la participation en ligne et en présentiel). Merci de vous inscrire avant le mardi 3 mars à partir du lien suivant :
Le programme général des séances de l’année 2026 est disponible sur ce lien : https://drive.google.com/drive/folders/1--EspAoaw21lmIofbQJWmk5Q-R_C7I9s
Au plaisir de vous retrouver pour ces prochains échanges,
Les responsables scientifiques : Natacha Chetcuti-Osorovitz (MCF, HDR en sociologie CentraleSupélec et LCSP Université Paris-Cité), Valérie Icard (MCF
en science politique, Institut catholique de Paris, chercheuse associée au Cesdip et au CEET/Cnam) & Amélie Bescont (Docteure en
science politique, Sciences Po).
Séance 3 : Régulation des normes de genre et des sexualités en prison
· Jean-Sébastien Blanc, Collaborateur scientifique au département de géographie et environnement et maître assistant suppléant à l’Institut des études genre, Université de Genève :
Titre de l’intervention : « Logiques hétéronormatives sous-jacentes aux modalités d’accès à la sexualité en prison »
Résumé : S’appuyant sur des données issues d’une recherche doctorale menée dans deux établissements pénitentiaires suisses entre 2021 et 2022, cette contribution propose une analyse des modalités de régulation de la sexualité en prison. À travers l’étude de l’accès aux « parloirs intimes » - équivalents suisses des unités de vie familiale françaises - ainsi qu’à la pornographie, elle montrera que l’institution carcérale participe à la production de normes d’une « bonne sexualité », principalement fondées sur l’hétérosexualité et la conjugalité. L’analyse croisée de la prise en charge des femmes et des hommes incarcéré.es, tout en mettant en évidence d’importantes différences, soulignera néanmoins la prégnance d’un ordre hétéronormatif.
· Quentin Markarian, Doctorant en droit, département de droit public de l’Université de Genève & Centre de recherches en droit pénal de l’Université libre de Bruxelles
Titre de l’intervention : « La répression de l’homosexualité carcérale au XIXe siècle »
Résumé : Bien que le crime de sodomie ait été aboli en 1791, la promiscuité entre personnes détenues de même sexe suscite, tout au long du XIXe siècle, dégoût et inquiétude parmi les élites et, dans une moindre mesure, au sein de la population carcérale. À partir des discours savants et des archives des autorités, cette intervention montrera comment s’est organisée la répression des relations homosexuelles dans la prison pénale. Elle analysera les multiples formes prises par cette police de l’intimité intra-muros, notamment à travers l’étude des sanctions et des peines prononcées, des dispositifs de surveillance des dortoirs imaginés, ainsi que de l’argumentaire hétéronormatif formulé en faveur de l’adoption législative de l’encellulement individuel
