Bonjour à toutes et à tous,
Ce livre constitue l’aboutissement d’un travail engagé à l’occasion de ma thèse de doctorat, réalisée au Cevipof à Sciences Po et soutenue en 2022.
Résumé : A partir de l’analyse d’une série de controverses scientifiques qui, depuis la naissance de la pénalité libérale, ont marqué la réflexion portant sur le sort des femmes justiciables, cet ouvrage réinterroge les principaux arguments qui ont légitimé
le traitement différentiel de leurs illégalismes. A l’aune d’une perspective féministe et intersectionnelle, il revient sur les réponses que les savoirs sur le crime produits depuis lors ont apporté aux interrogations suivantes : les femmes constituent-elles
des sujets pénaux comme les autres ? Dans quelle mesure peuvent-elles être reconnues responsables de leurs crimes ? Quelle incidence les caractéristiques associées à leur sexe, à leur genre, mais aussi à leur ethnicité, à leur classe sociale, à leur âge ou
à leur orientation sexuelle, doivent-elles avoir sur la nature des relations que les pouvoirs (para-)pénaux entretiennent avec elles ? Et enfin, les progrès en matière d’égalité nous enjoignent-ils désormais à calquer le traitement judiciaire et pénal des
femmes sur celui des hommes ? En retraçant cet itinéraire intellectuel, cet ouvrage met à jour les racines épistémiques des arguments qui sont mobilisés actuellement dans le débat public qui entoure la question de savoir s’il vaut mieux punir ou excuser les
femmes justiciables qui passent à l’acte dans un contexte de violences de genre.
Au plaisir d’échanger avec
certain.es d’entre vous autour de ces enjeux,
Bonne lecture.
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Amélie Bescont
Docteure en Science Politique