RE [rqiiac] Une présidente de syndicat qui rejoint le point de vue des OC

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rdion...@ssss.gouv.qc.ca

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19 mai 2009, 18:23:1519/05/2009
à RenÚ Lachapelle,RQIIAC-liste,rqi...@googlegroups.com


J’étais pour le moins étonné et perplexe après la lecture du courriel de mon confrère René Lachapelle.


Étonné que le contenu du courriel se limite à une Libre opinion parue dans Le Devoir sous la plume de madame Monique Pauzé alors que notre confrère nous a habitué à des textes substantiels.  Son opinion (s’il s’agit bien d’une opinion) n’apparaissant que dans l’objet du message.  C’est alors que je me suis souvenu qu’il était à la retraite.


Perplexe, car je ne savais trop comment interpréter cette opinion de mon confrère soutenant qu’«une présidente de syndicat rejoint le point de vue des OC.  De quel point de vue est-il question et de quel OC ?  Est-ce le point de vue des organismes communautaires ou celui des organisateurs communautaires ?  Peut-être ai-je manqué un débat d’organisateurs communautaires ayant dégagé un consensus ou encore une décision du RQIIAC dont je n’aurais pas pris connaissance ?  D’autant plus perplexe que cette polémique autour de la Fondation Chagnon et de son association avec différents ministères du gouvernement du Québec traverse aussi les discussions d’une partie de l’équipe d’organisateurs communautaires de Laval et que rien de ce que j’ai entendu jusqu’à maintenant ne me permet d’associer une majorité d’organisateurs communautaires de mon équipe à l’opinion de madame Pauzé.


Quoi qu’il en soit, la nature de plusieurs arguments qui circulent présentement me questionne suffisamment pour que je décide d’apporter mon grain de sel à ce débat.  Le texte de madame Pauzé constituant l’étincelle de démarrage.


La nature du texte de madame Pauzé est essentiellement politique.  Politique en ce sens qu’il est un point de vue d’un groupe d’intérêt dans le débat ayant cour dans la cité.  Politique aussi par
l’utilisation qu’elle fait de la Fondation Chagnon et de Québec en forme pour disqualifier le Rapport Ménard et remettre en question les choix du gouvernement afin de pouvoir affirmer en conclusion que la lutte au décrochage scolaire ne pourra réussir que dans un passage obligé par les enseignants et l’école publique.  Elle remplit ainsi l’un des rôles d’acteurs sociaux que lui confère son titre de présidente d’un syndicat d’enseignants.


Le texte de madame Pauzé se structure autour de quatre points principaux.


Elle justifie la raison d’être de son texte en introduction.

Elle dit que le Rapport Ménard n’apporte rien de neuf.

La présence de la Fondation Chagnon dans les écoles, ce n’est pas bon.

Les enseignants et un réseau d’école publique fort sont les meilleurs outils contre le décrochage scolaire.


Dans les lignes qui suivent je n’aborderai que ce qui touche la Fondation Chagnon, Québec en forme (QEF) et les PPP.  Je laisse donc volontairement de côté le rapport Ménard, le rapport des États généraux de l’éducation, l’hypothèse de l’astuce politicienne du gouvernement Charest ainsi que le débat sur les meilleures façons de lutter contre le décrochage scolaire.




Concernant la Fondation Chagnon, et Québec en forme, madame Pauzé nous dit que «notre propre expérience avec les interventions de la Fondation Chagnon, par l’entremise du projet «Québec en forme», nous amène à remettre en question le bien-fondé de sa présence dans nos écoles.  La fondation ne fait pas qu’investir de l’argent; elle s’investit en imposant ses conditions, ses directives.»


Concernant les raisons invoquées par madame Pauzé pour justifier cette remise en question (QEF intervient dans la grille horaire et dérange les habitudes des enseignants) il suffit de gratter un peu pour réaliser que leurs bien fondé n’est peut-être pas aussi solide qu’elle le laisse entendre.


Partant de notre expérience régionale (
Les deux propositions de partenariat faites à QEF par des concertations de notre région connaissent un développement qui suit grosso modo les étapes schématisées ci-dessous.
Premièrement QEF, partant du groupe d’âge qu’il cible (-9 mois à 17 ans), s’adresse à des concertations qui couvrent sa cible d’âge.  Deuxièmement, la concertation qui s’intéresse au programme de QEF doit prendre la décision de soumettre ou non une proposition de projet de partenariat à QEF.  Troisièmement, si la proposition de la concertation est acceptée, cette dernière doit créer un Comité d’actions locales (CAL) sur lequel siégeront des représentants de la concertation, ainsi que le représentant de QEF et de la Santé publique.  Finalement les membres de la concertation doivent établir une programmation d’activités admissibles au soutien de QEF et cette programmation doit être complémentaire aux services et activités que ces organisations soutiennent déjà dans le milieu.
), la présence dans une école d’activités financées par QEF ne pourrait s’expliquer que de deux façons.  Soit l’école est membre de la concertation et a elle-même proposé des activités, soit l’école a signé une entente avec un membre de la concertation pour lui permettre d’utiliser ses locaux.  Québec en forme, pas plus que les membres d’une concertation ou l’Agence de la santé et des services sociaux n’ont, à ma connaissance, le pouvoir de réquisitionner les locaux d’une école.

Ainsi, si en Montérégie les choses se déroulent de façon semblable à notre région, madame Pauzé devrait interroger les directions d’école ou la Commission scolaire de sa région.


Madame Pauzé laisse entendre que derrière Québec en forme, il n’y a que la Fondation Chagnon.  Or un protocole d’entente (juin 2007) entre la Fondation et le Ministre de la Santé et des services sociaux, par et au nom du Gouvernement du Québec, nous apprend que QEF (incorporé en 2002) est issu d’une entente conclue entre le Gouvernement (par l’entremise du MELS et du MSSS) et la Fondation.  Même si ce protocole d’entente n’a pas largement circulé, une simple consultation du site WEB du Registraire des entreprises et de celui de Québec en forme nous apprend que le conseil d’administration de QEF est composé par 50% d’administrateurs provenant de différents ministères, d’une administratrice provenant de Centraide et de deux administrateurs dont la filiation serait autres.  La seule filiation claire avec la Fondation Chagnon est incarnée par le président du conseil et un des fils Chagnon.  


Pour plus de détails, suivre le lien suivant :

http://www.quebecenforme.org/quebec_forme/conseil_dadministration

Il est donc abusif de prétendre que QEF et la Fondation Chagnon, c’est du pareil au même.


Ceci nous indique donc que l’administration des programmes d’intervention se fait conjointement par des représentants de l’État et de la Fondation et que cette dernière n’en a donc plus
l’exclusivité.


Ceci explique peut-être le fait que dans ma région, le représentant de QEF est toujours accompagné d’un représentant de la Santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux lorsqu’il tient des rencontres d’information et que les deux sont présents sur les comités d’actions locales de QEF.


Si cette pratique est généralisée à la grandeur du Québec, cela soulève la question de savoir pourquoi la Fondation Chagnon, qui faisait jusqu’alors cavalier seul, a-t-elle décidé de s’associer avec différents ministères du gouvernement du Québec ?


Mon hypothèse est que la Fondation Chagnon a tiré les conséquences politiques de ses expériences plus ou moins heureuses d’intervention solo auprès des communautés.  Réalisant qu’elle parvenait plus ou moins bien à établir des relations constructives avec les milieux auxquels elle s’associait, elle aurait revu sa stratégie et décidé de proposer une association aux ministères ayant l’expertise des organisations du milieux oeuvrant dans les problématiques sociales auxquelles s’intéressait la Fondation.


Madame Pauzé poursuit sa critique en tentant de jeter le doute sur l’odeur de ces alléchants millions.  Elle tente de les démonisés parce qu’ils sont d’origine commerciale, que Vidéotron s’est abreuvée aux mamelles de l’État et qu’ils ont été mis à l’abri du fisc.  Laissant, par cette dernière affirmation, sous-entendre qu’il y a peut-être malice chez les acteurs.


Ces reproches, par la façon dont ils sont formulés, me semblent reposer sur des implicites de nature morale (certains diraient idéologiques).


Nous savons tous que «les compagnies sont socialistes lorsque l’économie va mal et capitalistes lorsque qu’elle va bien» (dixit Richard Desjardins).  Lorsque Richard Desjardins lance ce trait, il ne fait pas que décrire de façon neutre un comportement.  Il porte un jugement fondé sur ses valeurs et convictions, les deux adjectifs étant politiquement chargés.


Est-ce qu’un constat général, du type de celui de Richard Desjardins, permet d’accuser Vidéotron de s’être abreuvé pendant des années aux mamelles de l’État ?  Non, car le cas particulier devrait être démontré.  Ne serait-ce que pour accroître la crédibilité du propos.  Ce que fait madame Pauzé, c’est d’utiliser une astuce rhétorique pour que d’une perception générale nous achetions
l’accusation particulière.


Par ailleurs, même en posant comme vrai l’affirmation voulant que Vidéotron se soit abreuvé aux mamelles de l’État, l’argumentaire de madame Pauzé tient mal la route.  Elle rappelle elle-même au début de son article que la Fondation Chagnon doublera les 25 M$ qu’investira le gouvernement.  Ainsi, cet argent venant, selon la prétention de madame Pauzé, des mamelles de l’État, sera en tout ou en partie, investit par la Fondation dans des problématiques sociales dans lesquelles l’État intervient déjà et pour lesquelles il subit les pressions de nombreux acteurs de la société pour investir encore plus.


Pour ce qui est de «l’argent de la vente déposé dans une fondation à l’abri du fisc.» pour permettre à M. Chagnon de jouer les mécènes, l’argument se discrédite par lui-même.  Tant qu’à
l’abri fiscal, il n’est pas nécessaire de réfléchir bien longtemps pour comprendre que les fondations verraient leur pérennité rapidement questionnée s’il n’en était pas ainsi.


Finalement la question de «ce nouveau partenariat public privé».  Ce partenariat public privé est-il aussi nouveau que semble le croire madame Pauzé?  Je ne crois pas et j’y reviendrai ultérieurement dans la suite du présent texte.  Cet argument de madame Pauzé a cependant le mérite d’être en cohérence avec sa position d’acteur social.  L’on comprend aisément qu’une présidente de syndicat d’enseignants d’école publique voit d’un mauvais œil une telle relation entre l’État et une Fondation.  Peux-t-on en dire autant d’une partie du discours qui circule dans le mouvement communautaire?


La véritable préoccupation de madame Pauzé n’est donc pas la Fondation Chagnon et Québec en forme mais bien l’école publique et les enseignants.


Deuxième partie (à venir): «PPP et communautaire :
Blanc bonnet et Bonnet blanc?»





René Lachapelle <renelac...@videotron.ca>@yahoogroupes.fr
Envoyé par : rqi...@yahoogroupes.fr

2009/04/06 08:40

A
RQIIAC-liste <rqi...@yahoogroupes.fr>
cc
Objet
[rqiiac] Une présidente de syndicat qui rejoint le point de vue des OC







Libre opinion - Quel rôle joue la Fondation Chagnon?
Monique Pauzé, Présidente du Syndicat de l'enseignement de Champlain (CSQ)

Le Devoir, Édition du lundi 06 avril 2009
Mots clés : CSQ, Fondation Chagnon, Décrochage scolaire, Éducation, Gouvernement, Québec (province)
La rapidité avec laquelle le gouvernement Charest a répondu aux suggestions du rapport Ménard sur le décrochage scolaire en s'associant à la Fondation Chagnon laisse perplexe. Rappelons que le gouvernement québécois investira 25 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, somme que doublera la Fondation Chagnon.
Malgré tout le tapage qui a entouré la publication du rapport Ménard, force est de constater que l'on n'y réinvente pas la roue. Plusieurs des actions proposées l'ont déjà été par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). D'autres semblent tout droit sorties du rapport des États généraux sur l'éducation publié en 1996.

Le rapport Ménard insiste, dans un premier temps, sur la nécessité de valoriser l'éducation et la persévérance scolaire. La CSQ réclame de faire de l'éducation une priorité nationale.

Jacques Ménard et ses collègues demandent de renforcer la mobilisation régionale en matière de persévérance scolaire. La CSQ revendique le maintien sur l'ensemble du territoire québécois de l'accessibilité et de la qualité des services éducatifs.

Pas de nouveautés

Inspiré par ce qui s'est fait dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le groupe Ménard propose plusieurs pistes d'intervention pour les milieux défavorisés, en commençant par des services aux parents et aux enfants dès leur naissance. Les actions proposées visent une meilleure intégration au primaire et des interventions précises pour les élèves ayant des retards d'apprentissage. Au secondaire, on prône le maintien des actions déjà existantes en ajoutant l'idée de développer des projets communautaires. Parmi les dix pistes d'action, cinq ciblent donc les milieux défavorisés.

Encore là, rien de nouveau sous le soleil. Dès 1996, les États généraux sur l'éducation soulignaient les avantages d'une intervention précoce par des services à la petite enfance, recommandaient d'assurer les conditions d'accueil nécessaires pour l'intégration des élèves avec les services appropriés et préconisaient de donner un soutien pédagogique et financier particulier dans les zones les plus défavorisées.

Le rapport Ménard fixe l'objectif de diplômés à 80 % d'ici à 2020; les États généraux le fixaient à 85 % avant 2010! Deux sections du rapport Ménard sont consacrées à des initiatives déjà connues. La première section porte sur des expériences québécoises, la seconde, sur des expériences américaines et finlandaises.

On constate donc que la plupart des pistes d'action proposées par le rapport Ménard avaient déjà fait l'objet de recommandations lors des États généraux sur l'éducation ou sont inspirées d'initiatives existantes.

Alors, pourquoi un nouveau rapport sur la réussite? Sommes-nous devant une habile mise en scène pour justifier l'intervention accrue de la fondation privée Chagnon dans le domaine de l'éducation publique?

La lecture du rapport Ménard nous apprend que la Fondation Chagnon a été associée de près à ses travaux. Pourtant, à ce que nous sachions, M. Chagnon n'a pas d'expertise particulière reconnue dans le domaine de l'éducation. Au contraire, notre propre expérience avec les interventions de la Fondation Chagnon, par l'entremise du projet «Québec en forme», nous amène à remettre en question le bien-fondé de sa présence dans nos écoles.

La fondation ne fait pas qu'investir de l'argent; elle s'investit en imposant ses conditions, ses directives. Nous le vivons dans une commission scolaire de la Rive-Sud de Montréal. La fondation intervient dans l'élaboration de la grille horaire au préscolaire. Elle se manifeste également par des activités à l'heure du dîner ou des activités parascolaires, en dehors de la grille horaire.

Il en résulte, par exemple, que le gymnase n'est plus accessible après les heures de cours. Tel enseignant aimerait animer un groupe d'improvisation au gymnase. Impossible! «Québec en forme et la fondation» occupent déjà les lieux. Telle enseignante en éducation physique voudrait mettre en place une activité parascolaire, tâche oblige? Eh bien, ce n'est pas possible les lundi, mardi et mercredi! Résultat: nos enseignants n'ont plus préséance sur les activités d'un organisme privé dans l'école, une institution publique! Pas étonnant que le rapport Ménard ait été aussi discret sur le rôle des enseignants!

Millions alléchants

Bien entendu, les millions de la fondation sont alléchants. Mais encore faudrait-il se rappeler d'où vient l'argent de la Fondation Chagnon. Les millions viennent de la vente à Quebecor de Vidéotron, une entreprise qui s'est abreuvée pendant des années aux mamelles de l'État. L'argent de la vente a été déposé dans une fondation, à l'abri du fisc. Cela permet à M. Chagnon de jouer les mécènes et à Jacques Ménard les philanthropes! Ce nouveau partenariat public-privé (PPP), puisque c'est bien de cela qu'il s'agit, survient au moment où l'on apprend que les subventions publiques aux écoles privées augmentent proportionnellement davantage que les budgets des écoles publiques.

Pourtant, le rapport des États généraux sur l'éducation recommandait, au contraire, de diminuer les subventions aux écoles privées et de mettre fin à la sélection des meilleurs élèves dans des projets particuliers dans les écoles publiques si l'on voulait lutter efficacement contre le décrochage scolaire et augmenter le taux de diplômés.

Le rapport Ménard a soigneusement évité d'aborder la question des écoles privées et celle des projets particuliers. Il nous invite à nous inspirer de la Finlande, mais en omettant de souligner que les Finlandais associent les succès de leur système d'éducation -- le taux de décrochage est inférieur à 1 % -- en grande partie à l'abolition du réseau des écoles privées et à l'établissement d'un réseau unique d'écoles publiques. Au coeur de ce réseau, on retrouve les enseignants et non des mécènes et des philanthropes autoproclamés.



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jacques_...@ssss.gouv.qc.ca

non lue,
20 mai 2009, 09:21:3920/05/2009
à rdion...@ssss.gouv.qc.ca,RenÚ Lachapelle,rqi...@googlegroups.com,RQIIAC-liste
Salut
Dans la perspective d'un positionnement syndical, je suis assé d'accord
avec toi
"La véritable préoccupation de madame Pauzé n’est donc pas la Fondation
Chagnon et Québec en forme mais bien l’école publique et les enseignants."
Quand l'état devient le précurseur d'association avec les fondations
privées pour le bien commun, les impératifs des nécessités dépassent et
minimisent toutes réflexions sur les idéologies en présence.
Est-ce réellement blanc bonnet, bonnet blanc ?
Jacques



rdion.csssl@ssss.
gouv.qc.ca@google
groups.com A
Envoyé par : RenÚ Lachapelle
rqiiac@googlegrou <renelac...@videotron.ca>
ps.com cc
RQIIAC-liste
<rqi...@yahoogroupes.fr>,
2009-05-19 18:23 rqi...@googlegroups.com
Objet
RE [rqiiac] Une présidente de
Veuillez répondre syndicat qui rejoint le point de
à vue des OC
rdion.csssl@ssss.
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Envoyé par : rqi...@yahoogroupes.fr A
RQIIAC-liste
<rqi...@yahoogroupes.fr>
2009/04/06 08:40 cc
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pierre....@ssss.gouv.qc.ca

non lue,
20 mai 2009, 09:27:1620/05/2009
à rdion...@ssss.gouv.qc.ca,RenÚ Lachapelle,RQIIAC-liste,rqi...@googlegroups.com

Bonjour Robert

Quelques mots pour commenter ton texte, qui soit dit en passant, m'a laissé perplexe.

 

La question principale sous ces «nouveaux» programmes ou démarches ou initiatives est la suivante:  

«Est ce que les responsabilités du financement des interventions sociales dans nos milieux sont en voie de devenir essentiellement privées? (Comme il se fait par ailleurs largement au reste du Canada, en Angleterre et dans d'autres pays) ou bien si l'intervention doit être supportée  par des politiques sociales publiques?

 

Le débat n'est pas fini.

 

Lorsque je lis le texte de Mme Pauzé, avec qui je suis d'accord en passant, je constate qu'elle relève, entre autres, tout simplement le fait que si les Chagnon avaient payé leur juste part d'impôt sur les profits générés par la vente de Videotron, les fonds seraient allés dans les coffres de l'État.

 

Et l'État, qui se dit en mal de moyens financiers remplir sa mission et respecter ses responsabilités, aurait eu des moyens de financer, par des politiques publiques des programmes et mesures...et l'argent n'aurait pas abouti dans une fondation privée qui dicte maintenant comment les choses doivent se passer dans les milieux...

 

Ce qui inquiète, c'est que cette nouvelle façon de faire est une invasion du privé dans les sphères publiques, assumées habituellement par l'État et que cette mode se propage:  ministère de la santé, ministère de la famille...

 

Que les milieux y voient une opportunité ou non, le débat doit aussi se faire localement, mais il une vigilance s'impose vis à vis de ces nouveaux enjeux, qui vont radicalement transformer les pratiques communautaires.

 

Nous aurons peut être l'occasion d'en discuter de vive voix.

Salutations et bonne journée

Pierre Fournier,

organisateur communautaire, CLSC Saint Léonard



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