PhD: Soutenance de thèse de Lu CHEN, ethnographie des bouquinistes des quais de Seine

0 views
Skip to first unread message

Respatrimoni Network

unread,
Jun 13, 2026, 4:01:49 AM (3 days ago) Jun 13
to respat...@googlegroups.com
Voici l’annonce de la soutenance de thèse de Lu CHEN, 

Déambulation et retrouvailles.

Une ethnologie du livre de seconde main sur les quais de la Seine


La soutenance aura lieu le mardi 16 juin 2026 à 13h30, à l’Université Paris

Cité, 45 rue des Saints Pères, 75006 Paris, salle des thèses (bâtiment Jacob, 5e étage)



devant un jury composé de :


M. Vincent CHABAULT, Professeur, Université Gustave Eiffel, LISIS, Rapporteur

Mme Sophie CHEVALIER, Professeure, Université Picardie Jules Verne, Habiter

le monde, Rapporteuse

Mme Sophie CORBILLÉ, Professeure, Sorbonne Université, CELSA, GRIPIC,

Examinatrice

Mme Véronique DASSIÉ, Chargée de recherches, CNRS, Examinatrice

M. Octave DEBARY, Professeur, Université Paris Cité, CANTHEL, Directeur de

thèse

M. Thierry PAQUOT, Professeur Émérite, Institut d’urbanisme de Paris, UPEC,

Examinateur



Résumé de la thèse :


Entre 2022 et 2024, j’ai arpenté les quais de la Seine. Non pas en flâneuse, mais en

ethnographe : aux côtés des bouquinistes, des chineurs, des amateurs et des passants

qui font encore vivre ces boîtes vertes, vestiges d’un Paris marchand et poétique.

Mon terrain, ce sont ces livres de seconde main qui voyagent de main en main,

portant les plis, les notes, les auréoles du temps.

Qu’est-ce qui transforme un objet standardisé – un livre imprimé à des milliers

d’exemplaires – en un exemplaire unique, chargé d’histoires ? Par quels gestes,

quelles rencontres, quelles attentions silencieuses un vieux livre cesse-t-il d’être une

chose pour devenir un opérateur de liens ?


Cette thèse raconte ces métamorphoses ordinaires. Elle observe, à hauteur de

femme, comment les bouquinistes restaurent, disposent, transmettent – artisans

d’une patrimonialisation discrète, sans labels ni cérémonies. Elle écoute ceux qui

achètent, feuillètent, repartent avec un ouvrage comme on emporte un rêve ou un

souvenir réveillé.


Contre une pensée qui verrait dans le livre d’occasion une simple marchandise

déchue, ou au contraire un fétiche patrimonial figé, je défends une autre hypothèse :

le livre de seconde main vit. Il circule. Sa valeur n’est pas donnée une fois pour toutes

– elle se joue dans l’échange, la présence, l’événement de la rencontre.

Les quais deviennent alors un espace liminal, à la fois bord de Seine et bord du temps

: on y conserve et on y laisse partir, on y transmet et on y oublie. L’économie qui s’y

déploie tient moins du profit que de l’attente, moins du stock que du geste.

Au fond, cette ethnographie ne se contente pas de décrire ce qui se perd ou ce qui

persiste. Elle participe à ce mouvement. En écrivant ces trajectoires, elle contribue à

faire tenir ensemble ce qui résiste – des attachements modestes, des mémoires

fragiles, des livres qui continuent de parler parce que quelqu’un, un jour, a pris le

temps de les tendre.


Mots-clés : quais de la Seine – bouquinistes – livres de seconde main – circulation –

patrimoine vivant – ethnographie – attachement – économie de la présence






--
Network of Researchers on Heritagisations
Réseau des chercheurs sur les patrimonialisations
res.pa...@gmail.com
respatrimoni.wordpress.com
http://groups.google.fr/group/respatrimoni
Thèse Lu CHEN, UPC.pdf
Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages