5 mars 2026 : Barbara Kurowska (collaboratrice
scientifique, responsable de l'archive en charge des témoignages
(Zeitzeugenarchiv), Dokumentatonszentrum Flucht, Vertreibung,
Versöhnung. (Centre de documentation Déplacement, Expulsion,
Réconciliation) Berlin), « Ambivalent
Histories: Negotiating Victimhood and Responsibility at Berlin’s
Documentation Centre for Displacement, Expulsion, Reconciliation »
In 2021, the Documentation Centre for Displacement, Expulsion,
Reconciliation opened in Berlin after more than a decade of public and
international controversy. At the heart of this debate lay the question
of how to integrate the history of the forced migration of some twelve
million Germans at the end of the Second World War into a broader
narrative of German perpetratorship and responsibility for the
atrocities committed during the war. This intervention offers insights
into the curatorial and commemorative practice of establishing a
memorial museum with a permanent exhibition. Particular attention will
be given to the collection of oral history interviews and the diverse
narratives that have emerged from them.
19 mars 2026 : Victor Santos Rodriguez (Boursier Postdoc. Mobility du Fonds national suisse (FNS), Centre de recherches internationales (CERI), Sciences Po Paris), « (In)sécurisation des migrations, coercitions reproductives et silenciation »
Cette intervention examinera le phénomène d’(in)sécurisation des
migrations sous l’angle des injustices reproductives et épistémiques. Le
propos se fondera sur le cas de la Suisse où les coercitions
reproductives ont formé une composante structurelle du modèle de gestion
des migrations. Le régime migratoire helvétique s’est en effet
historiquement appuyé sur un sous-prolétariat de femmes immigrées dont
le travail invisible est extrait au bénéfice de l’économie mais dont les
droits reproductifs sont niés aux fins de la lutte contre la
« surpopulation étrangère » (Überfremdung). L’intervention
donnera à comprendre les liens entre l’interdiction de faire famille et
les mécanismes de silenciation dans un contexte de mise au travail des
populations immigrées. Les enjeux du genre, du soin (care) et de la mémoire se trouveront au cœur de la discussion.
2 avril 2026 : Karen Akoka (Université Paris-Nanterre, ISP) et Linda Guerry (associée au LARHRA et collaboratrice scientifique à l'IEH2, Université de Genève), « Collecter,
analyser et restituer les mémoires de migrations de femmes. Réflexions
sur une recherche création en cours dans une vallée drômoise »
16 avril 2026 : Programme en cours d’élaboration
30 avril 2026 : Domitille Blanco (socio-anthropologue, chercheuse associée au Centre Max-Weber), « Exposer des photographies de famille de rescapé·es du génocide des Tutsi : un accès au passé ? »
Une enquête menée en France et au Rwanda sur les photographies de
famille datant d’avant le génocide m’a conduite à interroger le rôle de
ces photos dans les processus de remémoration et de transmission. Selon
leur âge et leur parcours, leurs détenteur.rices n’ont pas tous
connaissance de l’histoire du cliché ou de la personne photographiée.
Leur matérialité et leur statut ont changé dans le temps et dans
l’espace. En les insérant dans l'exposition
Rwanda 1994. Photographies survivantes, photos manquantes, créée avec des
Rwandais.es vivant en France, nous nous demanderons ce que ce nouveau déplacement provoque.
Grâce au soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah,
Domitille Blanco réalise un post-doctorat sur la transmission de la
mémoire familiale chez les vétérans canadiens de la mission de paix de
l’ONU, la Minuar, déployée au Rwanda en 1994.
7 mai 2026 : Programme en cours d’élaboration
21 mai 2026 : Conclusion