N'échappant pas à la tendance, Scierie Tech, à Lac-Drolet, a dû
prendre des mesures pour limiter sa production et ainsi réduire la
quantité de sciures et copeaux qui résulte de ses opérations, compte
tenu des règles sévères imposées par le ministère de
l'Environnement à cet égard, question d'éviter l'accumulation des
copeaux et sciures dans les cours des scieries.
«Le lendemain de l'événement, nous avons rencontré nos employés
des deux quarts de travail, pour les prévenir qu'on serait lourdement
affectés, tout dépendant de l'ampleur des dégâts», déclare Bruno
Paradis, président de Scierie Tech.
«Pour respecter les règles de l'assurance-emploi, nous avons imposé
une période de 14 jours ouvrables de fermeture officielle, avant
l'application de la formule de travail privilégiée par les employés
eux-mêmes.»
Une semaine de travail, pour une semaine de chômage, voilà ce qu'ils
ont retenu, au lieu du travail partagé, rejoignant ce que l'employeur
avait suggéré, soit opérer de façon sporadique, une semaine pour
les employés du quart de nuit et une semaine pour ceux du quart de
jour.
«Actuellement, nos sciures sont expédiées chez Énergez, à
Lac-Mégantic, et nous avons trouvé des débouchés pour 50 pour cent
de nos copeaux, à l'extérieur de la région. Mais on ne pourra pas
maintenir ce rythme très longtemps», confie M. Paradis, qui espère
accélérer bientôt la production.
«Dès qu'on aura la possibilité d'ouvrir des débouchés
supplémentaires et de dégager des sous-produits, de façon à
respecter les normes en matière d'environnement, nous le ferons»,
assure-t-il.
Tafisa achetait cent pour cent des copeaux et sciures produits par
Scierie Tech, soit d'une trentaine de camions-remorques par semaine.
«Maintenant, nous en envoyons à peine deux ou trois par semaine chez
Énergex. Quant aux copeaux d' essences de pin, ce n'est pas facile de
trouver des marchés prêts à nous recevoir», révèle le président.
«Le marché est ébranlé temporairement. Ce qui se passe risque
d'affecter et les prix et les marchés!»
Comme il détient un contrat d'approvisionnement pour cinq ans, Bruno
Paradis souhaite que la ligne 1 de production redémarre rapidement
chez Tafisa. N'étant située qu'à une quinzaine de kilomètres du de
Lac-Mégantic, sa scierie pourrait être la première à
réapprovisionner Tafisa à la reprise des activités.
Source:
http://www.lapresseaffaires.com/partenaires/nouvelles/reference/index.php?id=8,2004,0,052006,1270381.html