La nouvelle a été annoncée par un nouveau communiqué de presse
signé par le président-directeur général de la compagnie, Louis
Brassard, hier après-midi.
Il a été impossible de joindre le responsable des ressources
humaines, Guy Sénéchal, pour en apprendre davantage sur ces mises à
pied et pour savoir combien de cadres étaient touchés dans le lot.
M. Brassard indique également dans le communiqué que 240 emplois
seront maintenus pour le redémarrage de la ligne 1 de production de
panneaux de particules et des trois lignes de mélamine.
Il admet que certains de ces emplois sont maintenus en surplus des
opérations régulières de la ligne 1, pour procéder à des
opérations spéciales de nettoyage, démantèlement, inspection,
remise en condition et surveillance reliées à la ligne 2, qui a été
particulièrement affectée par la déflagration et l'incendie.
«Si la ligne 2 était reconstruite, la grande majorité des
travailleurs réintégreraient leur poste. Par contre, la période
nécessaire est encore inconnue. Une décision quant à la
reconstruction de la ligne 2 devrait être connue d'ici quatre à six
semaines», assure Louis Brassard.
Tafisa travaille également à mettre en place, avec les autorités
compétentes, différents programmes visant à atténuer les impacts de
ces pertes d'emplois temporaires.
Deux employés de la compagnie, accompagnés par les pompiers, ont pu
se rendre hier dans la partie de l'usine sinistrée, où s'est produite
l'explosion, et ont pu prendre des photos.
Il y aurait encore des foyers d'incendie sous la tôle des murs et les
restes du toit au sol. Peu d'employés travailleraient actuellement
chez Tafisa, une dizaine tout au plus.
Il semblerait que l'attente et l'incertitude quant à l'avenir de la
ligne 2 de production, détruite lundi dernier par l'explosion,
commencent à peser lourd sur le moral de certains employés.
La CSST autorise la reprise du travail à l'expédition
L'inspecteur de la Commission de la santé et de la sécurité au
travail n'était pas présent sur le site du sinistre, hier.
L'organisme attend les résultats des différentes enquêtes
instituées par le Service de protection-incendie de Lac-Mégantic, la
compagnie d'assurance de l'entreprise et les services internes de
Tafisa. Mais elle a déjà autorisé pour hier la reprise du travail au
service de l'expédition.
Avant d'en faire autant pour la ligne 1 de production de panneaux
particules, la CSST attend les attestations des ingénieurs en
structure, en électricité et en mécanique, toujours préalables à
la reprise d'un travail sécuritaire pour les employés.
Levée de l'avis d'ébulition
Dans un autre ordre d'idée, la Ville de Lac-Mégantic a levé l'avis
d'ébullition de l'eau qui avait été émis à la suite du pompage
d'énormes quantités d'eau nécessaires pour éteindre l'incendie de
lundi.
Source:
http://www.lapresseaffaires.com/nouvelles/texte_complet.php?id=8,2004,0,042006,1262451.html