Ces dispositifs électroniques sont déjà présents dans la plupart
des camions. La vitesse maximale des poids lourds serait limitée à
105 kilomètres à l'heure.
L'Association du camionnage du Québec voit dans cette mesure des
avantages pour l'environnement et la sécurité: une diminution de la
consommation de carburant, d'émissions de gaz à effet de serre et du
nombre d'accidents.
L'Association du camionnage estime que la limite de vitesse à 105
kilomètres à l'heure pourrait faire économiser chaque année 10 000
litres de carburant par camion.
Le président de Robert Transport, Claude Robert, estime que cette
mesure permettrait aussi de discipliner l'industrie. « Il y a des
entreprises qui se spécialisent à faire du recrutement chez des
chauffeurs qui, pour eux, faire de la vitesse et rouler avec des heures
excessives, ça fait partie de leur mode de fonctionnement », dit-il.
Certains camionneurs, particulièrement les camionneurs indépendants,
s'opposent à cette limite de vitesse et croient que ce sont plutôt
les entreprises de transport qu'il faut discipliner.
Ils estiment aussi que la limite de vitesse pourrait avoir des effets
néfastes: « Je trouve que c'est une belle vitesse, mais par contre,
si on roule tous à 105, on va tous se suivre à la queue leu leu, on
va engorger les routes », soutient l'un d'eux.
Pour sa part, l'Association québécoise de lutte contre la pollution
atmosphérique (AQLPA) salue l'initiative des associations de
camionnage. Selon le président de l'AQLPA, André Bélisle, cela
constitue une preuve que la protection de l'environnement et la
rentabilité économique peuvent coexister. De son côté, le ministre
des Transports, Michel Després va soumettre l'idée à la prochaine
rencontre des ministres canadiens du Transport.