Le Québec manque d'investissements par sa propre faute.

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ANNA

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Apr 16, 2006, 10:13:35 AM4/16/06
to qc.mrcdugranit
Selon l'enquête annuelle de Statistique Canada, les investissements
privés et publics n'augmenteront que de 0,9% au Québec en 2006. Ils
croîtront de 6,1% pour l'ensemble du Canada.

Le Québec aura ainsi la plus faible croissance des investissements
après Terre-Neuve (- 6,9%), parmi les provinces.

La stagnation des investissements prévus au Québec en 2006 suit une
autre année de misère. En effet, ceux-ci n'ont progressé que de 1%
au Québec en 2005, alors que la hausse a été de 7,1% pour le pays.
C'est au Québec que la croissance des investissements a été la
plus faible, parmi les provinces en 2005. Ce n'est pas avec de telles
statistiques que le Québec augmentera sa part des investissements
réalisés au Canada. Celle-ci est passée de 20%, en 2004, à 18,9%,
en 2005, et elle devrait toucher 18,1% en 2006, un niveau déjà
observé dans le passé. Or, le Québec possède 23,5% de la population
du Canada et son produit intérieur brut représente 20,5 % de celui du
pays.

Les investissements sont l'un des principaux facteurs de
développement d'un pays, car ceux-ci sont à la base de la richesse
d'une nation. C'est pour cela que tous les pays se battent pour
attirer les investissements étrangers. Les investissements accroissent
la production de biens et de services, créent des emplois, renforcent
l'assiette fiscale d'un pays, augmentent sa compétitivité et
contribuent à la prospérité de ses habitants. Un pays où les
investissements reculent ou stagnent ne peut que reculer ou stagner.
Voilà pourquoi, il faut en faire une priorité et accepter, parfois,
certains inconvénients qui peuvent les accompagner.

Le fait que le Québec n'obtienne pas sa part des investissements
réalisés au Canada nuit au niveau de vie relatif des Québécois,
comparativement à celui des autres Canadiens. C'est une situation
que toute collectivité doit considérer comme inacceptable, si elle
veut améliorer son propre sort et celui des générations qui suivent.
Malheureusement, on ne voit pas beaucoup de monde monter aux barricades
pour défendre les projets d'investissement. En réalité, on
s'active davantage à les bloquer.

Cette analyse est sans doute désagréable à lire et même
décourageante, mais elle est néanmoins réaliste. Pour renverser
cette situation, ce qui est sans doute le voeu de tous, il faut
améliorer le climat économique au Québec. C'est toute une côte à
remonter.

En effet, selon un récent document de l'Institut Fraser, qui a
étudié le climat d'investissement au Canada, le Québec arrive au
dernier rang des provinces, avec un score de 3,5 sur une échelle de 0
à 10. Ce résultat est basé sur les pointages obtenus pour sept
critères d'évaluation objectifs. Voici ces critères, avec le rang
du Québec pour chacun d'eux: le taux d'impôt sur les profits
(1er), la prudence dans les finances publiques (9e), l'impôt des
particuliers (8e), l'état des infrastructures de transport (7e), la
taxe sur le capital des entreprises (9e), la flexibilité du marché du
travail (10e) et le fardeau réglementaire (10e). Pour ce dernier
critère, le pointage est tiré des résultats d'un sondage réalisé
pour la Fédération canadienne de l'entreprise
indépendante.

Le rapport de l'Institut Fraser (critiqué à tort par la gauche
québécoise) inclut aussi les résultats d'un sondage sur les
perceptions des gestionnaires de portefeuille à propos du climat
d'investissement dans l'ensemble des provinces. Selon cette
évaluation subjective, le Québec obtient un score de 5,8, ce qui le
place alors au 4e rang des provinces après l'Alberta, la
Colombie-Britannique et l'Ontario, qui obtiennent d'ailleurs les
mêmes rangs, d'après les critères objectifs. Selon les auteurs, la
différence entre les deux résultats au Québec vient de la perception
du climat d'investissement selon les gestionnaires de portefeuilles
de Montréal, qui sont sans doute nombreux dans l'échantillon des
personnes interviewées.

Que faire pour accroître les investissements au Québec? La réponse
est simple: assainir les finances publiques, réduire les impôts des
particuliers, baisser la taxe sur le capital des entreprises, rendre
plus flexible le marché du travail, alléger le fardeau
réglementaire, se montrer plus ouvert aux projets d'investissement
et arrêter de tout analyser sur la base de la question
constitutionnelle.

Facile à dire, mais difficile à faire, certes. Toutes ces actions
sont de notre ressort, mais elles nécessitent un changement des
mentalités. Il faut une plus grande responsabilitsation des individus
et une réduction des attentes envers l'État, qui n'a pour seul
argent que celui qu'il prend dans nos poches. À défaut de quoi,
c'est un héritage pourri que nous laisserons aux générations
montantes. Est-ce cela que nous voulons? Bien sûr que non. Alors...
Source:
http://www.lesaffaires.com/fr/Aujourdhui/detail.asp?id=227449&id_section=472

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