ARIEGE : Les chasseurs sortent l'artillerie lourde

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Louis DOLLO

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Nov 23, 2009, 9:28:21 PM11/23/09
to Revue de Presse

Les chasseurs sortent l'artillerie lourde

Colère. Ils rejettent l'arrêté bis que le préfet vient de valider et ont décidé d'attaquer ce texte devant le tribunal administratif de Toulouse.

Au bout de leur fusil, les chasseurs ont l'arrêté préfectoral bis organisant la chasse et le jugement du tribunal administratif de Toulouse. Photo DDM, Archives.

Au bout de leur fusil, les chasseurs ont l'arrêté préfectoral bis organisant la chasse et le jugement du tribunal administratif de Toulouse. Photo DDM, Archives.

La fédération de chasse ne désarme pas. En désaccord total avec l'arrêté bis que la préfecture vient de valider, et qui organise la chasse dans le département en tenant compte des recommandations de la justice, la puissante association ariégeoise présidée par Jean-Luc Fernandez a décidé d'attaquer ce texte devant le tribunal administratif de Toulouse. Le recours a été déposé dans le courant de la semaine dernière et les juges pourraient statuer rapidement, dans les jours qui viennent. Sur le fond, c'est encore l'ours qui n'en finit pas de titiller le courroux des chasseurs ariégeois. La préfecture, en effet, avait donc pour mission des juges de mettre en « place des mesures de protection de l'ours », notamment par rapport aux battues. L'arrêté préfectoral demande ainsi aux chasseurs de se faire agents de l'office national de la chasse et de signaler la présence de l'ours, puis de stopper toute action de chasse.

« Les chasseurs ne sont pas les supplétifs de l'État, s'insurge Jean-Luc Fernandez. Ce n'est pas notre rôle. Et le préfet n'a pas compétence pour prendre des décisions en ce qui concerne la protection de l'ours, alors qu'il n'existe aucun texte de loi sur cette question ».

BOîTE A GIFLES

Débouté de leur demande de révision du jugement rendu en début d'automne, demande étudiée et rejetée par le juge qui avait rendu ce même jugement d'ailleurs, les chasseurs se lancent dans deux nouveaux recours : « Le Conseil d'État a été saisi, détaille Jean-Luc Fernandez. Nous avons décidé de sortir l'artillerie lourde. Et nous poursuivons également devant la cour d'appel le jugement rendu par le tribunal administratif de Toulouse ». Et d'utiliser alors une image qui colle plus avec la bagarre de rues qu'avec la justice : « Quand on ouvre la boîte à gifles, on va jusqu'au bout ». Désormais, les chasseurs veulent donc avoir satisfaction de leurs revendications sur toute la ligne : ils exigent que l'interdiction de la chasse au Grand Tetras et au Lagopède soit levée, comme cela s'est passé, notamment, dans les Pyrénées-Atlantiques, où les chasseurs ont eu raison devant le tribunal administratif. Et, bien évidemment, ils n'acceptent pas que l'on parle de limiter le droit de chasse en raison de la présence de l'ours.

 Publié le 23/11/2009 11:55 | Laurent Gauthey

 

 

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