Je sais qu'il peut sembler inopportun à moins de 24h de l'annonce de la "revivification" / "création" de notre parti politique Afek de se poser la question de l'existence même des partis politiques. Mais c'est nécessaire de créer un débat interne pour avoir au minima les éléments de langage et au mieux un parti politique proactif aux expressions des besoins de la société civile.
Durant les vacances estivales j'ai eu à lire deux ouvrages traitant de cette thématique:
Ces lectures résultent d'une interrogation générale qui traverse la société tunisienne du rôle des partis politiques voire de son désamour frontal, sans concession, pour les partis politiques (je crois même avoir vu un commentaire à ce propos de Yassine sur ce sujet suite à la publication du sondage réalisé par Sigma / Hassen Zargouni) versus le rôle de la société civile. Cette interrogation s'est faite plus insistante au visionnage du documentaire de Serge Moatti "Méditerranéennes mille et un combats" qui reprend magnifiquement le parcours de ces femmes militantes d'une cause locale qui se transforme en cause nationale voire méditerranéenne.
L'idée qui revient le plus souvent dans les lectures est de "freiner les tendances oligarchiques de l'organisation" y compris parmi les libéraux. Les ONG tirent leur force d'une organisation sans leadership marquée et d'une organisation à plat qui peut inter-réagir avec la base.
Lorsqu'on lit Barak Obama "Les rêves de mon père" on se rend bien compte de l'impact de son vécu en tant qu'ONG au sein des ghettos de Chicago sur l'organisation de son staff de campagne (lors des primaires démocrates).
A toutes fins utiles.
PS: j'ai vu passer un tweet longuement retweeter sur "l'argument" / "non argument" de la jeunesse du parti Afek. Il nous faut une équipe de tweeters....pour offrir nos contres arguments.