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Votre question est très pertinente car c'est une erreur fréquemment commise en photovoltaïque et qui consiste à faire simplement des sommes de tension ou de courant pour calculer la puissance d'une installation. En fait un module PV n'est ni un générateur de tension ni un générateur de courant mais les deux à la fois et la puissance qu'il délivre est fonction de la charge qu'il alimente. Les explications données précédemment ne sont pas satisfaisantes.
Pour reprendre votre exemple, j'ai fait un petit dessin que vous pouvez récupérer en cliquant sur cette adresse : http://dl.free.fr/qpP0wlT0S
Votre string 1 ( 2 A x 5 V) est représentée par la courbe noire (a) avec son point de puissance maximale A.
Votre string 2 ( 3 A x 8 V) est représentée par la courbe verte (b) avec son point de puissance maximale B.
Vous ne devez pas associer les points de puissance max A + B mais les courbes (a) et (b) pour former la courbe (c) en bleu qui représente la courbe résultante de votre association de modules en parallèle (avec des modules en parallèle on fait la somme des courants, avec des modules en série on fait la somme des tensions).
Cette courbe (c) a une forme un peu bizarre avec en quelque sorte deux points de puissance max, les points B à 24 W et C à 25 W.
Le suiveur de Pmax de votre onduleur (appelé "Mpp tracker" en anglais) va rechercher le point de la courbe (c) où la puissance est maximale, il va donc décrire la courbe rouge (d) et passer de 24 W en B à 25 W en C, en passant par des valeurs inférieures à 20 W dans le creux de la courbe rouge. Au final, la puissance que vous tirerez de votre installation sera très inférieure à la somme des puissances max de vos deux strings. Par exemple, lorsque le suiveur se trouve au point B de la courbe (c) c'est comme si la string 1 n'existait pas.
Voila pourquoi lorsque vous commandez des modules PV, le fabricant vous livre - s'il est consciencieux ! - des modules triés avec des puissances très proches les unes des autres pour éviter ces pertes. Et que certains fabricants d'onduleurs vous proposent des onduleurs avec plusieurs suiveurs de Pmax pour pouvoir assembler des strings hétérogènes ou des strings placées avec des pentes ou des orientations différentes ce qui génère le même phénomène.
Le photovoltaïque c'est simple mais il faut quand même prendre quelques précautions !
Bonne méditation.
jms
De : produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la part de harald
Envoyé : 9 septembre 2008
11:59
À : produc...@googlegroups.com
Objet : [producteur-pv] Re:
string en parallèle de tensions différentes branchés sur 1 onduleur
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Dans un système équilibré à plusieurs "strings" en parallèle, une string peut devenir "réceptrice" lorsqu'elle se trouve à l'ombre par exemple. Pour éviter qu'elle ne chauffe on interpose une diode en série dans chaque branche dès qu'il y a plus de trois branches en parallèle. Lorsqu'il n'y en a que deux, le courant dans la branche réceptrice ne sera jamais plus important que le courant que la branche peut délivrer, donc on évite les diodes séries et les pertes de puissance qu'elles occasionnent.
Pour le PV, il ne s'agit pas de "générateurs" au sens classique de l'électronicien. En réalité c'est la charge qui impose le point de fonctionnement du générateur qui est aussi bien un générateur de tension que de courant. Sur les courbes (a) (b) et (c) de ma petite figure il faut donc ajouter une courbe représentant la charge pour comprendre le fonctionnement. Avec une résistance pure (un radiateur électrique par exemple - oui je sais l'exemple est idiot ! - ou un moteur de pompe dans le cas du pompage photovoltaïque) cette courbe de charge est une droite qui passe par le zéro du graphe et dont la pente est définie par son impédance. Le point de fonctionnement est l'intersection de cette courbe de charge avec la courbe du champ de modules par exemple (a). Dans la journée, lorsque l'ensoleillement augmente, la courbe (a) se dilate le long de l'axe des courants et elle coupe la courbe de charge avec des couples de valeurs courant/tension qui dépendent du moment de la journée. Le bon dimensionnement consiste à combiner les modules pour que la courbe de charge coupe la courbe I(V) du champ de modules au point de puissance maximum lorsque l'ensoleillement est de 700 à 800 W/m².
Avec une installation raccordée au réseau, et un onduleur muni d'un suiveur de Pmax, le fonctionnement est un peu particulier. Le matin lorsque l'onduleur détecte que le champ de modules commence à délivrer une certaine puissance, il va démarrer en se plaçant sur la tension de circuit ouvert (Vco) du champ de modules. Puis il va diminuer la tension jusqu'à trouver le point où la puissance délivrée par les modules est maximale (Pmax). Puis il diminue encore la tension et constatant que la puissance diminue il revient en arrière en augmentant la tension jusqu'à retrouver le Pmax. Et ainsi de suite tout le long de la journée il recherche le Pmax quelque soit l'ensoleillement en oscillant de chaque coté de la puissance maximale. Mon explication est évidemment imagée car en réalité le dispositif électronique est bien plus compliqué qu'un pilotage par la tension mais il permet de comprendre le principe.
Pour répondre à notre ami "ingénieur électronicien retraité" sur l'exemple des 2 strings déséquilibrées, les deux branches de modules sont bien sur à la même tension puisqu'elles sont raccordées en parallèle et chaque branche va délivrer son courant. Les deux courants vont s'additionner mais vu la courbe caractéristique du "petit" module, il ne délivrera pratiquement rien et il risque même d'être récepteur. Une installation déséquilibrée peut être très dangereuse. Dans certaines conditions un module - ou certaines de ses cellules - peut devenir récepteur et chauffer de telle façon que les conducteurs internes vont fondre et conduire à la destruction du module. Ce n'est pas pour rien que les usines de fabrication des modules prennent la précaution de trier les modules et les cellules. Et oui ! chaque cellule (il y en a en général 72 par module) est mesurée sous un dispositif d'éclairement à lampe flash. Les cellules sont ensuite triées par puissances voisines et les modules sont constitués de cellules de la même catégorie. C'est pourquoi on trouve pour un même type de module des puissances qui peuvent être par exemple de 165 ; 170 ; 175 ; 180 et 185 Wc. Tous ces modules ont les mêmes dimensions et le même nombre de cellules et leur différence de puissance est due aux différentes classes de cellules qui les constituent. Ensuite le fournisseur de modules - s'il est consciencieux - vous livrera des modules de la même puissance. S'il est procédé à tout ce travail de tri et de classement dans la fabrication des modules c'est bien qu'il y a perte, et éventuellement danger, à constituer des installations déséquilibrées.
J'espère que mes explications seront assez claires car il n'est pas facile d'être concis pour tenir dans un mel.
Cordialement.
jms
De : produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la part de Jean-Marie Causse
Envoyé : 11 septembre 2008
15:37
À : produc...@googlegroups.com
Objet : [producteur-pv]
string en parallèle de tensions différentes branchés sur 1 onduleur
<BR
Bonjour
Justement
Savez vous si les onduleurs de chez Fronius on un point mmpt different par entré
Il me semblme que les onduleurs IG 15 20 30 ont le meme mais que le 40 et 60 ont en 2 different
Cordialement
De : produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la part de jms
Envoyé : mercredi 10
septembre 2008 12:28