Mauvaise rentabilité du photovoltaique pour les agriculteurs

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marco petenzi

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Oct 7, 2008, 12:49:38 PM10/7/08
to Groupe de discussion photovoltaique
Bonjour,
Deux de mes clients agriculteurs ont annulé leurs projets de 36 kW
chacun après une étude de rentabilité réalisée par leurs centre de
gestion.
Cette étude ferait apparaître une mauvaise rentabilité du fait des
charges sociales, etc.
Dans les 2 cas, il s'agit d'EARL imposées au réel.
Avez-vous déjà eu ce type de retour ?
Je suis preneur de "bonnes" expériences d'agriculteurs car il me
semble que le centre de gestion freine un peu trop l'enthousiasme PV
Merci de vos réponses

Marco Petenzi
Installateur
mpe...@champnumerique.com
06 07 06 00 95

frank LE BELLLER

unread,
Oct 8, 2008, 1:27:45 PM10/8/08
to produc...@googlegroups.com
Bsr , suis agriculteur egalement et ai le projet de 200 m ² de panneaux . Ils ont peut être annulé du fait qu'une activité annexe peut rentrée dans le benefice agricole( BA) mais à condition qu'il ne dépasse pas 50% du CA (chiffre d'affaire) de l'exploitant .Si non il peut y avoir de gros inconvénients,  d'autant que cela vient renforcer  le BA et donc le taux que l'on doit payer avec la MSA (notre securité sociale agricole ) et cela peut être trés conséquent . C'est dommage qu'ils ne pensent que rentabilité....mais chaque situation est différente et souvent complexe car pour certain la retraite n'est pas loin , c'est des tracasseries ....
Cordialement
Frank




> Message du 08/10/08 18:11
> De : "marco petenzi"
> A : "Groupe de discussion photovoltaique"
> Copie à :
> Objet : [producteur-pv] Mauvaise rentabilité du photovoltaique pour les agriculteurs

mailto: NOG

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Oct 10, 2008, 6:14:47 AM10/10/08
to Groupe de discussion photovoltaique
Bonjour,
Cela me surprends un peu MAIS, j'ai moi aussi constaté que beaucoup de
comptable préfère la solution mise en location qu'investissement en
propre.
Je confirme la "limite" de 50% du BA et également le plafond de 100
000€ de CA [en dépassant, il faut créer une autre structure (SARL par
exemple)].
Dans votre cas, soit effectivement, ils avaient déjà trop de revenus
diversifiés (gite rural...), soit leur situation financière risquait
d'être mise en péril à cause de cet engagement [pour 36kWc, cela
m'étonne quand même car c'est relativement peu coûteux] : s'ils
avaient dejà des emprunts en cours, ils pouvaient s'exposer, en en
démarrant un nouveau, à ne plus pouvoir faire face à des charges
ponctuels [genre un tracteur OUT] réellement dans leur exploitation
"basique et prioritaire".
Il serait peut-être bon d'essayer de les contacter pour qu'ils
expliquent les motivations de ce manque de rentabilité : notre filière
a besoin de beaucoup de communication. Ce matin, j'étais avec une
architecte qui, certes, se penche sur l'impact énergétique des
bâtiments MAIS, les règles et tenants et aboutissants du PV, elle ne
les connait pas!
A nous d'essayer de les expliciter [en direct avec eux ou via votre
clients].

Cordialement

PS : Surtout qu'en limitant à 36, vous aviez des frais faibles, les
assureurs suivent facilement...

Fraançois

vecten vincent

unread,
Oct 12, 2008, 3:15:20 AM10/12/08
to produc...@googlegroups.com
Bonjour,
 
Après étude, il est évident que les cotisations sociales versées pénalisent fortement le retour sur investissement ( du coup entre 13 et 16 ans). Cependant si on doit changer la couverture d'un bâtiment, on gagne 1 an de retour sur investissement, cela peut être un bon complément de retraite en fonction de la situation juridique du bâtiment.
Deux derniers éléments: on n'est sur d'avoir du courant "local" et pour les sinistrés de la tempête de 99 qui sont restés une semaine sans électricité cela se compte.
                                    Beaucoup de collègues attendent une révolution technique qui permettrai un meilleur ratio d'efficacité des cellules photo voltaïques. Le temps en agriculture est une des composante du métier on est pas forcément pressé pour de tels investissements.
Par contre si cela devenait une volonté politique de développer le photo voltaïque en zone rurale, tout irait très vite 

--- En date de : Mer 8.10.08, frank LE BELLLER <frank.le...@wanadoo.fr> a écrit :

Lionel Guyot

unread,
Oct 15, 2008, 6:25:45 AM10/15/08
to produc...@googlegroups.com

Bonjour,

 

J’ajoute une remarque sur la notion de temps car beaucoup de personnes physiques ou morales se donnent du temps en tablant sur une hausse de l’efficacité.

 

Au delà du fait qu’il faut agir maintenant (si l’on a des convictions écolo), je pense que le tarif de vente subventionné tient compte du marché du photovoltaïque : par conséquent si l’efficacité augmente, le prix de vente subventionné devrait baisser également comme cela se pratique en Allemagne.

 

Cela est normal car il ne faut pas oublier que le mécanisme de tarif subventionné est profondément injuste et donc ne doit pas perdurer éternellement : c’est l’ensemble des consommateurs d’électricité (dont le smicar des banlieues difficiles) et non le contribuable qui finance le fond de compensation qui permet à EDF d’acheter l’électricité verte 5 fois plus cher que le prix auquel elle le revend. Et qui profite généralement de cette subvention ? le bobo qui possède une belle maison au soleil (mais que fait la police ?).

 

Donc le tarif de vente et la rentabilité d’un projet sont valables à un instant T pour des conditions de marchés données, sauf si il y a une volonté politique encore plus forte de développer les énergies renouvelable, au prix d’une injustice sociale.

 

Maintenant on pourrait aussi développer l’énorme potentiel PV du monde agricole au prix de règles fiscales claires : cotisations MSA, taxe pro, taxe foncière, délai de récupération de TVA

La plupart des projets sont rentables avec les conditions actuelles, sauf nuage fiscal à l’horizon : La fiscalité tue dans l’œuf des projets qui du coup ne généreront pas de recettes fiscales.

 

Plutôt que de continuer à taxer le smicar, on pourrait diminuer les taux de la fiscalité issues du PV, recettes qui de toute façon grossiront beaucoup moins vite si on laisse les freins fiscaux actuels en place, donc en théorie même l’Etat et les collectivités sont gagnantes à être moins gourmandes mais sur un plus gros gâteau.

 

Mais j’imagine que les lobbyers de Hespul du SER etc… y ont pensé avant nous tous et ont compris qu’une fiscalité aménagée est une des pistes les plus utiles pour développer rapidement le PV.

 

Lionel Guyot

Directeur Général

lgu...@solafin.com

www.solafin.com

+33 6 33 30 76 94

cid:image001.png@01C81253.A9C0CEB0

 

 

 

 

 

 

 

De : produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la part de vecten vincent
Envoyé : dimanche 12 octobre 2008 09:15
À : produc...@googlegroups.com
Objet : [producteur-pv] Re : [producteur-pv] Re: Mauvaise rentabilité du photovoltaique pour les agriculteurs

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