> Message du 08/10/08 18:11
> De : "marco petenzi"
> A : "Groupe de discussion photovoltaique"
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> Objet : [producteur-pv] Mauvaise rentabilité du photovoltaique pour les agriculteurs
Bonjour,
Après étude, il est évident que les cotisations sociales versées pénalisent fortement le retour sur investissement ( du coup entre 13 et 16 ans). Cependant si on doit changer la couverture d'un bâtiment, on gagne 1 an de retour sur investissement, cela peut être un bon complément de retraite en fonction de la situation juridique du bâtiment.
Deux derniers éléments: on n'est sur d'avoir du courant "local" et pour les sinistrés de la tempête de 99 qui sont restés une semaine sans électricité cela se compte.
Beaucoup de collègues attendent une révolution technique qui permettrai un meilleur ratio d'efficacité des cellules photo voltaïques. Le temps en agriculture est une des composante du métier on est pas forcément pressé pour de tels investissements.
Par contre si cela devenait une volonté politique de développer le photo voltaïque en zone rurale, tout irait très vite --- En date de : Mer 8.10.08, frank LE BELLLER <frank.le...@wanadoo.fr> a écrit : |
Bonjour,
J’ajoute une remarque sur la notion de temps car beaucoup de personnes physiques ou morales se donnent du temps en tablant sur une hausse de l’efficacité.
Au delà du fait qu’il faut agir maintenant (si l’on a des convictions écolo), je pense que le tarif de vente subventionné tient compte du marché du photovoltaïque : par conséquent si l’efficacité augmente, le prix de vente subventionné devrait baisser également comme cela se pratique en Allemagne.
Cela est normal car il ne faut pas oublier que le mécanisme de tarif subventionné est profondément injuste et donc ne doit pas perdurer éternellement : c’est l’ensemble des consommateurs d’électricité (dont le smicar des banlieues difficiles) et non le contribuable qui finance le fond de compensation qui permet à EDF d’acheter l’électricité verte 5 fois plus cher que le prix auquel elle le revend. Et qui profite généralement de cette subvention ? le bobo qui possède une belle maison au soleil (mais que fait la police ?).
Donc le tarif de vente et la rentabilité d’un projet sont valables à un instant T pour des conditions de marchés données, sauf si il y a une volonté politique encore plus forte de développer les énergies renouvelable, au prix d’une injustice sociale.
Maintenant on pourrait aussi développer l’énorme potentiel PV du monde agricole au prix de règles fiscales claires : cotisations MSA, taxe pro, taxe foncière, délai de récupération de TVA
La plupart des projets sont rentables avec les conditions actuelles, sauf nuage fiscal à l’horizon : La fiscalité tue dans l’œuf des projets qui du coup ne généreront pas de recettes fiscales.
Plutôt que de continuer à taxer le smicar, on pourrait diminuer les taux de la fiscalité issues du PV, recettes qui de toute façon grossiront beaucoup moins vite si on laisse les freins fiscaux actuels en place, donc en théorie même l’Etat et les collectivités sont gagnantes à être moins gourmandes mais sur un plus gros gâteau.
Mais j’imagine que les lobbyers de Hespul du SER etc… y ont pensé avant nous tous et ont compris qu’une fiscalité aménagée est une des pistes les plus utiles pour développer rapidement le PV.
Lionel Guyot
Directeur Général

De :
produc...@googlegroups.com [mailto:produc...@googlegroups.com] De la
part de vecten vincent
Envoyé : dimanche 12 octobre 2008 09:15
À : produc...@googlegroups.com
Objet : [producteur-pv] Re : [producteur-pv] Re: Mauvaise
rentabilité du photovoltaique pour les agriculteurs