Deux
promoteurs immobiliers montréalais affirment
que la conversion de tours de bureaux
vacantes en logements peut contribuer à
augmenter l'offre résidentielle au
centre-ville, mais qu'elle ne réglera pas la
crise de l'abordabilité en raison de coûts
de transformation très élevés. Armco Québec
a récemment terminé la conversion de
l'ancienne tour de la Standard Life, sur la
rue Sherbrooke, en un immeuble résidentiel
de 211 logements baptisé « Le Samuel »,
tandis que Prime Properties transforme
actuellement une autre tour de bureaux du
boulevard Robert-Bourassa en 196
appartements. Les promoteurs expliquent que
ces projets coûtent à peu près aussi cher
qu'une construction neuve sur un terrain
vacant, notamment parce que les anciens
immeubles de bureaux nécessitent souvent des
mise à niveau majeures des systèmes de
plomberie, d'électricité, de sécurité
incendie, des ascenseurs ainsi qu'une
conformité aux normes sismiques et au Code
du bâtiment actuel. Résultat : les loyers
demeurent relativement élevés, certains
logements du Samuel se louant à plus de 2000
$ par mois. Les experts du secteur
soulignent que la réussite de ces
conversions dépend surtout du choix initial
de l'immeuble, notamment de la taille des
étages, de la conformité des cages
d'escalier et du zonage déjà permis. Bien
que ces projets permettent d'ajouter des
logements plus rapidement que des
constructions neuves et de réduire les taux
d'inoccupation des bureaux du centre-ville,
plusieurs experts préviennent qu'en
l'absence de subventions gouvernementales
importantes, ils ne permettront pas de créer
une grande quantité de logements abordables.
Certains citent notamment le programme de
subventions de Calgary comme modèle
potentiel pour rendre ce type de conversion
plus viable financièrement.
Two
Montreal real estate developers say
converting vacant office towers into
residential buildings can help add housing
supply downtown, but it is unlikely to solve
the affordability crisis because conversion
costs remain extremely high. Armco Québec
recently completed the transformation of the
former Standard Life office tower on
Sherbrooke Street into "Le Samuel", a
211-unit residential building, while Prime
Properties is converting another office
tower on Robert-Bourassa Boulevard into 196
apartments. Developers say these projects
cost roughly the same as building a new
structure on vacant land because older
office buildings often need major upgrades
to plumbing, electrical systems, fire
safety, elevators, and compliance with
earthquake proofs and building codes. As a
result, rents in these converted buildings
remain relatively expensive, with some units
at Le Samuel renting for more than $2,000
per month. Industry experts say successful
conversions depend heavily on choosing the
right buildings, particularly those with
smaller floor plates, compliant stairwells,
and flexible zoning. While conversions can
bring housing to the market faster than new
construction and reduce downtown office
vacancies, experts caution that without
substantial government subsidies, they are
unlikely to generate large amounts of
affordable housing. Some observers point to
Calgary's subsidy program for office
conversions as a possible model for making
such projects more financially viable.
Source
: ICI Radio-Canada, La conversion de tours
en logements ne règlera pas la crise, selon
deux promoteurs, 10 mai 2026