Le projet d'ouvrir à Toulon une antenne de l'université portugaise privée Fernando Pessoa pour former des professionnels de santé (dentistes, orthophonistes, pharmaciens) semble fort compromis. Le flou de sa mise en oeuvre a fait vivement réagir ses partenaires et les autorités françaises ou portugaises.
Ainsi, le Centre hospitalier intercommunal (CHI), qui accueille cette filiale de l'université Pessoa dans un bâtiment désaffecté a décidé de ne plus l'héberger : " On nous avait parlé de sciences humaines, mais lorsque nous avons découvert qu'il s'agissait d'études de santé, nous avons décidé de résilier la convention précaire d'un an ", indique Frédéric Rodrigues, secrétaire général du CHI.
De son côté, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, a demandé à la rectrice de l'académie de Nice de saisir le procureur pour infraction au code de l'éducation. Car, outre l'utilisation estimée frauduleuse du mot " université ", réservé aux établissements publics, la rectrice déplore que le projet ait fait une déclaration incomplète : il manque le nom et le curriculum vitae des professeurs, et pour la pharmacie, la description des équipements, laboratoire, bibliothèque, jardin médicinal.
" Ce sont des exigences minimales pour former des professionnels de santé, rappelle Geneviève Fioraso. Par ailleurs, l'année est facturée entre 7 500 et 9 500 euros. Je trouve presque immoral d'exploiter ainsi le désarroi des jeunes. " Elle rappelle que " l'Etat italien a déjà interdit deux fois une telle implantation. "
Les responsables français de l'université privée restent évasifs : " J'ai en vue un laboratoire pour le cursus de pharmacie, qui démarrera en janvier ", indique Jacques Lachamp, responsable de cette filière. " Nous négocions avec des dentistes, notamment parisiens, pour nos stagiaires en odontologie ", assure Bruno Ravaz, vice-président. " Nous délivrerons un diplôme portugais, valable dans l'Union européenne, si bien que ces règles ne nous sont peut-être pas applicables ", estime M. Ravaz, par ailleurs avocat, qui envisage de porter l'affaire devant la Cour de justice de l'Union européenne.
Signalements
Le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur portugais, João Filipe Queiró, est tout aussi net : " L'expression "diplôme portugais" peut faire croire aux lecteurs qu'il s'agit de diplômes universitaires reconnus officiellement au Portugal, ce qui n'est pas le cas. Les cours que l'université citée dispense au Portugal ont certes été reconnus par l'Agence portugaise d'évaluation et d'accréditation, mais n'ont pas vocation à être dispensés en France. (...) En effet, cette accréditation tient compte des conditions et des lieux des cours, du corps enseignant, des installations. Elle n'est donc pas transférable par une université d'un pays à l'autre. Ainsi, l'université Fernando Pessoa, même dans le cas de diplômes qu'elle octroie, n'a pas la compétence pour délivrer des diplômes portugais en France. "
Par ailleurs, l'université Fernando Pessoa a été repérée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui met en cause une formation délivrée à Porto (Portugal) mais aussi à Ivry (Val-de-Marne) en " fasciathérapie ", une technique de massage corporel. " Dans le domaine de la santé, ces pratiques que je qualifie de charlatanisme car non évaluées scientifiquement, font souvent le lit de dérives sectaires ", observe Serge Blisko, président de la Miviludes, qui fait état de plusieurs signalements. Le conseil de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes a prévenu le 22 juin que " les techniques de fasciathérapie ne peuvent être présentées comme salutaires, puisqu'insuffisamment prouvées et potentiellement illusoires ".
Isabelle Rey-Lefebvre
Devenir dentiste, pharmacien ou orthophoniste sans passer de concours... A Toulon, c'est en train de devenir possible depuis l'ouverture, à la rentrée, d'une antenne de l'université privée portugaise Fernando-Pessoa.
Installé dans un bâtiment désaffecté du centre hospitalier de La Garde, commune voisine de Toulon, ce nouvel établissement ne compte, pour l'instant, qu'une douzaine d'étudiants en odontologie (chirurgie dentaire) et huit apprentis orthophonistes, admis sur dossier et contre un chèque de 9 500 euros, pour les premiers, 7 500 euros pour les seconds. Si tout va bien, ils décrocheront un diplôme portugais qui, en vertu des équivalences et des règles européennes, leur permettra d'exercer en France. Une stratégie redoutable pour éviter le numerus clausus qui bloque chaque année des dizaines de milliers d'étudiants français.
Les effectifs sont très modestes, mais les ambitions sont grandes. " Nous accueillerons, à terme, cinquante étudiants par promotion en dentaire et pharmacie, trente en orthophonie. Nous avons prolongé les délais d'inscription jusqu'à mi-janvier pour permettre à ceux qui auront échoué à leur semestre de première année commune aux études de santé - Paces - de nous rejoindre ", explique Bruno Ravaz. Professeur de droit, avocat et ancien président de l'université du Sud-Toulon-Var, M. Ravaz est vice-président de Fernando-Pessoa.
L'université privée, fondée par Salvato Trigo, qui en est le recteur, compte bien exploiter le vivier presque inépuisable des recalés du concours d'entrée en médecine : seuls 16 % des candidats passent directement en deuxième année. " Nous récupérons d'excellents élèves et leur proposons des méthodes pédagogiques personnalisées dans des amphis qui ne sont pas bondés. Nous avons déjà 282 pré-inscriptions ", se félicite-t-il.
Les modalités pratiques du cursus restent, cependant, floues : où et comment se dérouleront les indispensables stages ? Qui seront les professeurs ? Le matériel, pour les dentistes par exemple, sera-t-il fourni ? " Le montant de 9 500 euros de frais d'inscription peut sembler élevé, mais le coût de revient d'un étudiant en odontologie s'élève, pour l'Etat, à au moins 15 000 euros ", rappelle Robert Garcia, président de la conférence des doyens des seize facultés de chirurgie dentaire.
Les porteurs du projet se sont assuré une caution scientifique de poids en la personne du neurologue et psychiatre Boris Cyrulnik, qui a accepté la présidence du conseil scientifique. Le site Internet le présente également comme directeur du département de psychologie, puisque cette université privée envisage de développer aussi des formations en sciences humaines. " Je souhaite créer une université de la petite enfance, pour former des professionnels à cette période-clé de l'éducation ", explique-t-il, même si ce projet n'est mentionné nulle part dans les documents de l'université Pessoa.
L'initiative soulève un tollé parmi les universitaires et les syndicats professionnels. L'Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD) a été la première à s'en émouvoir et à alerter les pouvoirs publics. " Cet établissement à caractère privé va à l'encontre du principe même d'équité de l'enseignement supérieur et détourne directement le système des formations de santé, notamment du numerus clausus ", dit son communiqué. " Pour les dentistes, le nombre maximal d'étudiants admis a été fixé à 1 200, soit des promotions de 25 à 100 étudiants sur l'ensemble des facultés, détaille Gauthier Dot, vice-président de l'UNECD. Et 50 étudiants de plus par an, ce n'est pas anodin. "
La Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) monte elle aussi au créneau : " Nous n'avons aucune garantie sur la qualité des enseignants comme sur les conditions de la formation clinique. Il y a, certes, de très bonnes universités au Portugal, mais nos confrères portugais ne nous ont pas caché que l'université Fernando-Pessoa n'offrait pas un bon niveau d'enseignement ", confie Catherine Mojaïsky, présidente de la CNSD, pour qui " les règles européennes ne doivent pas favoriser une dérégulation des professions de santé ".
Au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'embarras est réel : on réfléchit à une éventuelle action en justice qui pourrait porter sur l'utilisation du terme " université ", mais attaquer la légalité de ce montage n'est pas évident. Devant une tentative identique, l'Etat italien a, lui, révoqué l'autorisation d'ouverture de l'université Pessoa par décret du 23 février 2012. Il y précise qu'il garde la main sur les études en santé, partie intégrante de la politique de santé du pays. Une décision sans doute bientôt contestée devant la Cour de justice européenne. " Si la pression est trop forte, nous irons nous installer en Andorre ou au Luxembourg ", avertit déjà M. Ravaz. En Espagne, elle attend l'accord de l'administration pour démarrer la construction d'une université dans les îles Canaries, qui en comptent pourtant déjà trois.
Depuis quelques années, des étudiants recalés au concours partent faire leurs études médicales ailleurs en Europe, là où aucun quota n'a été mis en place. La Belgique a été à la mode jusqu'à ce qu'elle limite les entrées. La Roumanie a suivi. Cette fois, c'est une université européenne qui vient aux étudiants.
Le conseil de l'ordre des dentistes constatait ainsi que, en 2011, 283 praticiens diplômés hors de nos frontières s'installaient en France, soit près du quart des 1 232 nouveaux inscrits à l'ordre. On retrouve les mêmes proportions chez les pharmaciens et les médecins, et le phénomène s'amplifie d'année en année.
Isabelle Rey-Lefebvre
27 % des médecins qui exercent aujourd'hui en France ont fait leurs études à l'étranger. Parmi eux, 17 % viennent d'Algérie, 16,8 % de Roumanie, 9,9 % de Belgique, 6,1 % de Syrie, 6 % du Maroc, 4,9 % d'Italie, 4,1 % d'Allemagne, 2,5 % de Tunisie, 2,3 % de Madagascar et 2 % du Liban.
23 % des dentistes installés en 2011 ont étudié hors de France. Sur les 1 232 nouveaux inscrits en 2011 à l'ordre des dentistes, 283 sont titulaires de diplômes étrangers. En 2010, ils étaient 169 sur 1 050 inscrits.
Les cinq pays les plus pourvoyeurs en 2011 sont la Roumanie (146 praticiens dont 3 de nationalité française), l'Espagne (38 praticiens), la Belgique (21), le Portugal (14) et la Pologne (8).
55 000 étudiants étaient inscrits en première année d'études de santé durant l'année universitaire 2011-2012.
13 000 places leur ont été proposées en deuxième année de médecine, dentisterie, pharmacie ou maïeutique.
Le numerus clausus 2012
7 500 places en médecine, 3 095 en pharmacie, 1 200 en odontologie, 1 017 pour les sages-femmes.
Coup dur. Les collectivités locales qui soutiennent le campus de Reims (Marne) de Sciences Po Paris ont décidé de diviser leur subvention par trois. Crise oblige, cette dernière devrait passer de 750 000 euros par an, pour 250 étudiants, à 250 000 euros.
Le financement des six campus régionaux de l'Institut d'études politiques (IEP) parisien - à différencier des IEP de province, comme Lille ou Grenoble - est en effet fragile. C'est ce que note la Cour des comptes dans un rapport : la moitié du budget des six campus - 40 % des étudiants du collège universitaire de l'IEP, soit 600 jeunes - provient des collectivités locales.
Mais Nathalie Jacquet n'est pas inquiète. " Tout cela sera discuté avec le nouvel administrateur - de l'IEP, dirigé provisoirement par Jean Gaeremynck après la mort de Richard Descoings - , explique la directrice du campus de Reims. Nous verrons comment Sciences Po peut se substituer à cette perte. Je n'ai pas la réponse, mais pas l'impression non plus que le campus soit menacé. Cela ne remet pas en question les fondamentaux de son fonctionnement. " Sur un budget total de 2 millions d'euros, la subvention locale est pourtant loin d'être négligeable.
Parmi les antennes locales, Reims est certes à part. Non du fait de sa spécialité, Europe-Amérique du Nord : tous les campus créés par Richard Descoings en ont une. Mais M. Descoings avait des ambitions pour Reims. Séduit par les salles lambrissées du Collège des jésuites, la bâtisse du XVIIe siècle qui loge l'IEP, il voulait en faire " le deuxième campus de Sciences Po ", avec, à terme, 1 800 étudiants, rappelle Serge Pugeault, adjoint à la maire (PS) de Reims. De fait, la cité des sacres n'est qu'à quarante-cinq minutes de Paris en TGV.
Reims est aussi attachée à Sciences Po. L'installation de l'institut a accéléré la rénovation du bâti. " Cela conforte Reims comme ville universitaire ", ajoute M. Pugeault, qui souligne qu'" un étudiant qui vit ici induit 15 000 euros de recettes pour la ville ".
Qu'en est-il des autres sites ? La Cour des comptes relève que le conseil général des Alpes-Maritimes accorde une subvention très fluctuante au campus de Menton : 500 000 euros en 2007, rien en 2010. " Depuis, la dotation s'est stabilisée à 100 000 euros, explique Bernard El-Ghoul, le directeur du site. Le soutien constant des collectivités depuis 2005 me rend serein. " Cela ne représente, il est vrai, que 10 % de son budget.
Sur le campus de Dijon, c'est la moitié... Et c'est la région Bourgogne qui assume le gros de l'effort : 420 000 euros par an. Comme son confrère de Menton, le directeur du site de Dijon, Lukas Macek, se félicite de " la grande fidélité des collectivités ". De fait, la région s'apprête à reconduire la dotation, " à quelques pour-cent près, compte tenu de la crise ", précise Roger Musart, conseiller du président (PS) de région. " Sciences Po a une renommée, justifie-t-il. Sa présence à Dijon contribue à la diversité de notre offre universitaire et à l'attractivité de la Bourgogne. "
Ces intérêts bien compris sont une garantie pour l'IEP. " Cela fait douze ans que nous sommes à Nancy, souligne Francis Vérillaud, directeur des affaires internationales de l'IEP. Malgré les alternances politiques, les collectivités ont toujours soutenu le campus, car il répond à un vrai besoin. Au Havre, par exemple, elles financent un nouveau bâtiment pour Sciences Po. Cela correspond à une stratégie de développement local. "
Avec l'ère post-Descoings s'annoncent cependant des jours maigres. Certains campus pourraient fusionner (comme Nancy et Dijon, par exemple). Mais la direction intérimaire affiche une stratégie opposée. " L'idée, c'est de les faire grossir, indique Françoise Mélonio, doyenne du collège universitaire (les trois premières années d'études). Nous souhaitons stabiliser les effectifs en premier cycle, à 1 500 étudiants par promo, en allant éventuellement jusqu'à moitié à Paris, moitié en province. "
De fait, ces campus incarnent l'internationalisation de l'école. Ils attirent des étudiants étrangers au sein de promotions cosmopolites et sont des laboratoires pédagogiques. Avec des étudiants américains qui n'ont fait ni histoire ni philosophie au lycée et découvrent la dissertation " à la française ", il faut innover.
En interne, l'extension territoriale ne convainc pas tout le monde. " En tant qu'enseignants-chercheurs, nous sommes très critiques vis-à-vis de cette "croissance à la Jean-Marie Messier" qui ignore le corps académique, prévient Claire Andrieu, professeure à Paris. Sous prétexte d'aider la province, on pénalise l'existant. A vouloir le social et l'excellence, Paris et la province, la grenouille explose... "
Les universités et les IEP de province étaient également inquiets. Mais les choses évoluent. Gilles Baillat, nouveau président de l'université de Reims, se dit satisfait. " Cela a fait prendre conscience à la ville qu'en soutenant Sciences Po, elle devait aussi soutenir l'université. Ce qu'elle fait aujourd'hui. Nous ne sommes donc pas jaloux ! "
Benoît Floc'h
Antennes de Sciences Po Paris En 2010, l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris a accueilli, en premier cycle, 2 700 étudiants à Paris et 1 140 sur ses six campus régionaux : Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Poitiers, Reims. Tous cycles confondus, l'IEP comptait 11 000 étudiants en 2011.
IEP de province A côté existent des instituts d'études politiques régionaux (Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse), formellement liés à la Fondation nationale des sciences politiques, qui gère l'IEP parisien. Ils accueillaient en tout 12 000 étudiants en 2011. Hors Bordeaux et Grenoble, ils organisent un concours commun.
QUESTIONS À...
CHRISTIAN DUVAL réagit à l'implantation, près de son établissement, du campus de Menton (Alpes-Maritimes), l'un des six campus en régions de Sciences Po Paris.
Quelle a été votre réaction lorsque Sciences Po Paris a décidé d'ouvrir un campus à Menton ?
D'abord une réaction de rejet car nous n'avions pas été contactés. Nous estimions que cette émanation de Sciences Po Paris n'avait aucune légitimité pour s'installer, puisque nous existions et avions fait nos preuves. On voyait là une démarche parisienne qui venait coloniser la province. Enfin, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ne voulait pas que l'on coopère avec le campus de Menton, estimant que c'était une initiative des Alpes-Maritimes d'accueillir un ersatz de Sciences Po Paris pour concurrencer un établissement qui avait déjà fait ses preuves.
Ersatz ? Le mot n'est-il pas fort ?
Ces campus, financés en partie par la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), sont une édulcoration de Sciences Po Paris. Ils ont quelques têtes d'affiche pour faire cours aux étudiants, mais ensuite, ils recrutent des enseignants locaux.
La FNSP n'est-elle pas censée aider les IEP régionaux ?
Sur le papier, oui. En réalité, elle ne le fait pas. La FNSP ne nous a jamais donné 1 centime ni même un poste. Or, si l'Etat avait forcé la FNSP à nous aider, il n'y aurait jamais eu de campus de Sciences Po Paris, et la fondation nationale aurait vraiment mérité son nom.
Ce campus vous fait-il concurrence ?
Pas du tout ! Il ne nous a pas retiré un seul étudiant. Je comprends qu'un étudiant qui réussit les concours de Sciences Po Paris et d'Aix choisisse éventuellement d'aller à Paris, mais, honnêtement, s'il ne réussit pas Paris, il préférera venir étudier chez nous plutôt que d'aller à Menton. Néanmoins, ces campus nous ont obligés à être dynamique et attirant. Nous avons mis en place un concours commun avec cinq autres IEP et nous préparons un concours d'entrée en Chine pour les quatrième et cinquième années, ainsi que dans tous les territoires d'outre-mer.
Avez-vous totalement abandonné l'idée de travailler avec le campus de Menton ?
Nos autorités régionales n'apprécieraient pas. Aujourd'hui, nous nous ignorons. Il considère que nous n'existons pas et nous faisons de même.
Propos recueillis par Nathalie Brafman
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