NOUVEAU SCANDALE DES SERVICES DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE :
Inaya, 1 an, est rendue à son père, malgré ses plusieurs condamnations pour violences exercées ses enfants. Elle est tuée dans les jours qui suivent.
Jusqu’à la découverte du corps 18 mois plus tard, les rapports administratifs font état « d’une situation rassurante » concernant la famille
AFFAIRE INAYA :
INNOCENCE EN DANGER SE CONSTITUE PARTIE CIVILE
Le père ayant été condamné 2 fois, à 14 mois de prison ferme, puis à 2 ans de prison ferme, pour violences exercées sur ses enfants, la famille d’Inaya est suivie par les services sociaux. Compte tenu de cette violence, les enfants sont provisoirement placés et le père les récupère le week-end. Il n’effectue aucun jour de prison et aucune mesure d’éloignement n’est prise à son encontre.
« Ambiance familiale sereine constatée »
Ses enfants lui sont rendus avec une mesure d’assistance éducative. Mesure inadaptée, compte tenu du danger encouru par les enfants, et qui ne permet d’ailleurs pas de remarquer qu’Inaya est décédée.
Pire encore, la mesure éducative est rapidement levée, le dossier mentionne « l’ambiance familiale sereine constatée » et une « situation rassurante » ( Inaya est déjà décédée sous les coups de ses parents).
18 mois plus tard, l’école fait un signalement pour suspicion de maltraitance sur le frère d’Inaya, le juge décide du placement des 3 enfants. Au moment d'appliquer cette mesure, Inaya est introuvable. Les parents sont arrêtés, l’enquête révèle que l'enfant est décédée sous leurs coups depuis au moins 18 mois.
Responsabilité des services de la protection de l’enfance et la Justice
De façon criante, l’affaire Inaya remet en question la responsabilité des services de la protection de l’enfance et la Justice.
- Comment, sous une mesure éducative peut-on ne pas s’apercevoir qu’une enfant est morte ?
- Comment la situation a-t-elle été jugée rassurante sans avoir vu les enfants ?
- Comment une ambiance sereine a-elle été constatée lorsque les deux enfants qui ont survécu, portent, au moment du signalement de l’école : des coups et des plaies sur le front, œdèmes au menton, des griffures sur la joue, des lésions cicatricielles des ecchymoses dans le dos… ?
- Pourquoi les enfants ont-ils été remis à une personne reconnue violente?
Encore une fois, Innocence en Danger demande combien d’Inaya, combien de Fiona, combien de Thyphaine, faudra-t-il pour que nos institutions interviennent efficacement?
Pour ce scandale aujourd’hui révélé, combien de scandales passés sous silence ?
La maltraitance des enfants est aujourd’hui un fléau national, qui doit interpeller tous nos dirigeants.
Chaque jour en France, deux enfants meurent sous les coups de leurs parents. Trop souvent, il ne s’agit pas d’un enfant mort accidentellement ou de façon imprévisible. Le décès d’Inaya aurait pu et aurait dû être évité
Innocence en Danger se porte partie civile dans l'affaire Inaya pour interpeller les citoyens et les institutions sur les dysfonctionnements liées à la protection des enfants