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EDITO « La lecture et l’écriture et comme actes de résistance »
La lecture une oasis en dehors du temps ?
Choisir un ouvrage « au hasard », le caresser, l’ouvrir et sentir l’odeur de l’encre et du papier et enfin décider de ce pacte entre soi et cette liasse de papiers reliés. La lecture demande du temps et de l’espace. Pas de précipitation mais de l’endurance. Bien sûr ce peut être un livre de vacances à lire dans l’herbe d’un pré ou sur une plage mais ce peut-être aussi devant la cheminée ou dans son lit. On fait comme on veut. Alors au fur et à mesure des pages, on découvre un univers dans lequel l’évasion nous mène vers des horizons infinis. Imaginaire, fiction, sociétal, dystopie, politique… Et puis au détour d’un roman (je viens de relire 1984 d’Orwell) on découvre que l’auteur s’est juste trompé de date. 1984 était la préhistoire de la manipulation de masse. Orwell aurait pu appeler son roman 2025. On est en plein dedans. Surveillance, manipulations, fake news, écoutes et traçage de nos moindres fait et gestes…j’abrège. Oui, la lecture peut être un acte de résistance par la simple pensée et la réaction qu’elles peuvent susciter.
L’écriture, un refuge ou une arme ?
En
ces temps assourdissants d’empressement vain, l’écriture reste
un geste lent, conscient, presque subversif. Elle permet de nommer
l’indicible, de donner forme à ce que le monde cherche à
étouffer. Les auteurs, hier comme aujourd’hui, transforment la
page blanche en espace de liberté, où chaque mot devient une prise
de conscience ou un acte de résistance. Je pense soudain à Amélie
Nothomb qui se lève chaque jour à 4h du matin et s’asseyant sur
un simple tabouret et dans cette position inconfortable, elle écrit
à la main sur du papier (acte presque révolutionnaire) pendant
plusieurs heures. Et puis encore dernièrement, nous avons l’exemple
d’écrivains exilés ou embastillés, qui, par leurs écrits disent
leurs vérités en défiant pouvoir politique et bienséance
bourgeoise. Pour eux ce sera parfois la mort, l’oubli et la
censure...mais pas toujours. Leurs œuvres, souvent écrites dans
l’urgence, rappellent que la littérature n’est pas un luxe, mais
une nécessité. Elle questionne, dérange, et parfois même, sauve.
Et si, face à l’uniformisation des discours, écrire était le
dernier bastion de notre singularité ? Et vous, quelle sera votre
prochaine phrase de révolte ?
Portez-vous bien. p