Edito n°18 : Ouverture exceptionnelle vendredi 1er mai 9h-16h lors de la fête des planteset fermeture le lendemain

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PORTEURS DE VIVRES

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to Adhérents et sympathisants de l'association Porteurs de Vivres
Bonjour et bienvenue dans votre Edito hebdomadaire !

🥖Pain 
Pour du bon pain bio livré mercredi prochain, la commande se fait sur https://www.porteursdevivres.fr/index.php/boutique/ avant dimanche soir 20h.
Il y aura quelques pains bio et local de Dilay vendredi 1er mai à l'épicerie qui sera ouverte exceptionnellement de 9h à 16h en parallèle de la fête des plantes. ATTENTION, nous serons fermés le lendemain. N'oubliez pas que le pain se congèle bien si besoin ! 
Rappel : Si vous commandez pour la première fois du pain sur notre site refait à neuf depuis la mi-mars, vous devrez vous recréer un compte.

AGENDA

Voir les posts de notre compte facebook récapitulant les dernières actualités.

Vendredi 1er mai :
Ouverture de l'épicerie en continu le 1er mai de 9h à 16h, inscription sur le planning des bénévoles habituel
Notre président Pierre est aussi le président de l'association des Jardiniers du Paradis : contactez-le au 06 63 97 32 41ou à l'adresse  pierre....@gmail.com
si vous souhaitez donner un peu de temps avant/pendant/après cette grande fête locale.
N'oubliez pas de prévoir un peu de temps pour faire un tour à la fête des plantes où vous trouverez plus de 70 exposants dont une de nos boulangères Rose-Elise (rupture de stock observée en début d'après-midi lors des éditions précédentes). Si vous voulez avoir du choix pour les plantes venez tôt, cela vous permettrait de profiter aussi des conférences, causeries et ateliers !

Mardi 19 mai : n'oubliez pas notre Assemblée Générale dès 18h30 (invitation avec procuration à venir début mai)

Voir les événements de l'association Culture vagabonde (apéro concert le 30 mai 19h à la salle des fêtes de Champdeniers, stand tenu lors la 7ème édition des Estivales sur Roc le 26 juin dès 18h30 à St Christophe-sur-roc)

Une actualité à faire passer ?
Envoyez-la à editoAROBASEporteursdevivres.fr.

APPEL A BENEVOLES 
Quelles que soient vos compétences et vos disponibilités, vous pourrez toujours vous rendre utile.

SUR PLACE : Inscrivez-vous sur le planning en ligne et/ou échangez avec d'autres bénévoles pour les actions réalisées en dehors des heures d'ouverture. 

A DISTANCE :  Besoin d'une nouvelle personne pour prendre en charge de nouvelles commandes groupées, mais aussi pour assurer l'envoi de cet édito quand les responsables sont en congés :-). Intéressé(e) pour faire partie de l'aventure ? Contactez-nous par email en répondant à ce message avec votre numéro de téléphone pour échanger de vive voix  ou discutez-en directement à l'épicerie


EDITO : Une expression entendue enfant par Julie

"Marguerite les bas bleus"

Cette expression me vient de mon pépé Gilbert , « pépé Cuffies » du nom de son village natal, celui qui avait toujours le bon mot au bon moment. Je l’entends encore redire « Tiens v’là Marguerite les bas bleus » quand j’étais petite. J’ai le sentiment que cette expression a toujours fait partie de mes souvenirs d’enfance, tout comme « vindiou la belle agache, quel beau corbeau qui s’envole ». Figurez-vous que récemment , grâce à la lecture de l’œuvre d’Ernest Pérochon, les creux de maison, je viens de découvrir l’origine de cette expression. Je suis tombée dessus par hasard et je me suis dit « Ah c’est ça alors ! »

J’imagine que vous avez, vous aussi au cours de vos lectures diverses et variées, trouvé des réponses ou une révélation à des questionnements ou des sujets qui font partie de votre quotidien ? De mon côté, je me demande surtout comment cette expression a pu traverser la France depuis les Deux-Sèvres jusqu’à l’Aisne. Y’avait-il des similitudes dans les conditions paysannes de l’époque ? Mais revenons à nos moutons, ou à nos chèvres plutôt.

Dans Les Creux de maison, Ernest Pérochon nous entraîne dans les campagnes deux-sévriennes du début du XXᵉ siècle où il y décrit des vies modestes, souvent rudes, tapies dans ce qu’il appelle les « creux de maison ». Ces creux ne sont pas seulement des recoins d’habitation, sombres et mal chauffés. Ce aussi des lieux sociaux, des petits hameaux reculés, où vivent les oubliés, les pauvres, les invisibles. C’est là que l’on croise Marguerite, « les bas bleus ». ( ça y est on y vient, j’ai pris du temps mais j’y arrive). Une enfant qui, en plein hiver, va de ferme en ferme mendier de quoi survivre. Ses jambes, marquées par le froid, lui valent ce surnom à la fois descriptif et cruel. Elle ne porte pas de bas, faute de moyens , mais ses mollets, marbrés de bleu témoignent de la rigueur de l’hiver. Quand je regarde ma fille, j’en ai gros sur le cœur, tous les enfants n’ont pas eu les mêmes chances à cette époque. En a-t-elle seulement conscience ? Non, trop jeune encore. Et pourtant à 5 ans, d’autres n’ont pas eu le choix.

Un siècle plus tard, ces images semblent appartenir à un autre monde. Cependant, les creux de maison n’ont pas complètement disparu, ils ont simplement changé de forme.

Aujourd’hui, dans nos campagnes, la pauvreté, car on ne parle plus de misère, se cache dans des exploitations fragilisées, dans des revenus incertains, dans l’endettement et la solitude. Elle est présente dans les silences, les inquiétudes face à l’avenir et la difficulté à transmettre. Les agriculteurs ne mendient plus leur pain mais beaucoup peinent à vivre dignement de leur travail.

Cette situation est révélatrice d’autres creux : ceux de l’accès à une alimentation de qualité, d’une société où bien manger devient, pour certains, un luxe. Entre ceux qui produisent et ceux qui consomment, le lien s’est distendu, complexifié, parfois rompu. Une incompréhension s’est installée entre des choix productivistes, d’exportation et de rentabilité d’exploitation là où d’autres font le choix de s’installer en maraîchage et de nourrir le territoire localement, sainement et durablement,

Alors, que faire de ces creux ? Les ignorer, comme hier, au risque de laisser s’y installer durablement les fragilités ? Ou choisir de les combler, modestement mais concrètement, en faisant notre part ? Je crois que depuis le début, notre épicerie associative a choisi cette seconde voie. Elle ne prétend pas tout résoudre mais elle agit là où elle le peut : en recréant du lien, en rapprochant producteurs et habitants et en redonnant du sens à l’acte d’achat. Se nourrir est un acte militant, ne l’oublions pas. Ce faisant, elle permet de mieux rémunérer ceux qui produisent, tout en facilitant l’accès à une alimentation de qualité pour tous. C’est un geste simple, mais essentiel, qui refuse que les creux soient mis de côté.

Il nous revient, collectivement, de veiller à ce que personne, ni dans les champs ni autour de nos tables, ne soit relégué dans les creux de notre société.


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