Dans mes longues flâneries printanières, j’aime aux soleils rasant m’arrêter sur les bords des chemins pour contempler la folle avoine mais aussi les orges avec leurs barbes frissonnantes et les blés orgueilleux dressant leurs épis garnis vers le ciel. Pendant que ces marées blondes et ondulantes me rappellent de si nombreux tableaux impressionnistes, déjà les moissonneuses battent à plein régime laissant augurer de généreuses moissons. Après un hiver qui n’en finissait pas de déverser sur nous un déluge biblique, la saison nouvelle enfin arrivait...accompagnée d’une canicule jamais vue à cette époque de l’année...et ça recommence pour la semaine qui vient. Canicule qui nous oblige -c’est un comble- à nous claquemurer entre quatre murs, portes, rideaux et volets verrouillés. Nous voilà avachis sur nos canapés, ahanant dans une navrante obscurité car bien que le solstice nous gâte de la plus belle des lumières, nous voilà punis d’enfermement. Nous essaierons quand même de profiter de cette belle fête de la St Jean étroitement liée au solstice d’été, un moment où le pouvoir de la nature et de la lumière sont à leurs apogées, symbolisant ainsi le potentiel de croissance et de renouveau intérieur. Traditionnellement, on la fêtait avec de grands brasiers autour desquels on dansait des rondes endiablées...mais cette année encore, nous éviterons les feux de joie afin d’éviter des départs de feux. Mes amis, je vous laisse dans cette torpeur toute méridionale. Portez-vous bien. p
Une pensée émue à l’attention d’Anne Guyot née Marchesseau, décédée à Champeaux ce 18 juin. Elle fut entre autres de celles qui furent les pionnières des premiers Jardiniers du Paradis. Sûr que ces Jardiniers là l’accueilleront dans leur Paradis avec amour et gentillesse.
Et je vais moi aussi vous laisser un message de gratitude : merci d'avoir pris le temps de lire cet édito jusqu'au bout car sans vous il n'aurait aucune raison d'exister.
Julie