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EDITO : Pâques au balcon, Noël aux tisons?
De Niort à La Rochelle, de Parthenay à Champdeniers, les terrasses ont eu du succès cette semaine. Ce soir, mes voisins et voisines ont également dîné dehors, côté jardin, en prenant le temps de ressortir leur table du cabanon et d'épousseter ce qui avait été mis de côté pendant l'hiver. Surtout, bien noter sur le calendrier la première soirée au jardin!
Il y a quelques jours encore, nous nous extasions du printemps, du retour des beaux jours et des premières hirondelles. Mais là coup de théâtre, une chaleur presque estivale s’impose, bousculant les saisons et nos repères. Ce glissement rapide, désormais familier, n’est pas anodin. Il nous rappelle que le climat change, et avec lui notre rapport au temps, à la nature… et à nos façons de consommer.
Car à peine les températures grimpent-elles que tout un décor bien rodé se met en place. Les rayons se remplissent de barbecues flambant neufs, de salons de jardin dernier cri, de grillades prêtes à consommer...ça vous dit quelque chose? L’été est là, ou du moins, on nous invite à le croire, à le vivre, à l’acheter. Cette mise en scène commerciale bien huilée anticipe nos envies et les transforme en besoins immédiats. A grands coups de shorts, de robes, et de tongs dernier cri!
A l’heure où les saisons se dérèglent, cette fuite en avant interroge. Avons-nous vraiment besoin de tout renouveler chaque année ? De suivre ce rythme imposé qui confond plaisir et consommation ? Derrière les images de convivialité et de partage, se cache souvent une logique d’accumulation qui épuise autant les ressources que le sens.
Profiter des beaux jours, oui. Cela commence par exemple au jardin en ce moment, chacun y va de ses semis, de ses planches de pommes de terre et d'un peu de compost pour enrichir le tout. On retrouve des sensations, on salive d'avance à l'idée de la première jardinière de légumes du printemps autour de laquelle on aura plaisir à se retrouver, cuisiner et partager, bien sûr. Des moments simples, où l'on savoure ce que la saison nous apporte.
Se croire en plein mois de Juillet, non. N'anticipons pas trop les salades de tomates ou de concombres, au risque d'être déçus, il viendront bien assez tôt de nos contrées. Patience et longueur de temps nous disait Jean de La Fontaine.
Je crois que la pluie arrive ce week-end, seraient-ils capables de nous faire le coup de la bonne vieille raclette?
Bon week-end à toutes et à tous.
Julie