Collège, grève du 11 juin : appel SEGPA et 1er degré CGT/FO/SUD éducation
Communiqué des syndicats des personnels du 1er degré SNUDI FO, CGT Educ’action et Sud Education
Les syndicats SNUDI FO, CGT Educ’action et Sud Education des personnels du 1er
degré de l’Education nationale réunis le 2 juin 2015 à Montreuil,
apportent leur plein et entier soutien à la grève du 11 juin dans le 2nd
degré initiée par le SNES FSU et le SNEP FSU, le SN FO LC et le SNETAA
FO, CGT Educ’action, SUD Education, SIES et SNCL pour exiger
l’abrogation de la réforme du collège.
Le SNUDI FO, la CGT Educ’action et Sud Education condamnent le
passage en force décidé par la ministre de l’Education nationale qui a
publié le décret portant sur la réforme du collège au lendemain de la
puissante grève du 19 mai.
Ils considèrent que cette méthode traduit le profond mépris de la ministre vis à vis des
personnels et de leurs organisations syndicales.
Ils considèrent que la réforme du collège qui transfert une partie des
enseignements sous l’autorité du conseil d’administration du collège
n’est que la déclinaison dans le 2nd degré de la territorialisation déjà en route dans le 1er degré via les PEdT et la réforme des rythmes scolaires.
Ils considèrent que le 1er degré est aussi directement impacté par cette réforme du collège, notamment à travers :
- le projet de circulaire ministérielle mettant en cause l’existence
même des SEGPA et des conséquences désastreuses pour les personnels y
exerçant et pour les élèves,
- la mise en place de conseils communs école - collège découlant de la
mise en place de l’école du socle qui s’intègrent aussi dans le nouveau
dispositif de la réforme du collège.
En conséquence le SNUDI FO, la CGT Educ’action et Sud Education appellent les
personnels du 1er degré enseignant en
SEGPA à participer à la grève du 11 juin pour exiger l’abrogation de la
réforme du collège et l’abandon pur et simple du projet de circulaire
ministérielle sur les SEGPA.
Considérant que la jonction des personnels du 1er et du 2nd degré est non seulement
nécessaire mais qu’elle est à l’ordre du jour dans la grève pour
l’abrogation du décret sur la réforme du collège mais aussi pour
l’abrogation de tous les décrets instaurant la
territorialisation dans l’Education nationale (PEdt - Rythmes
scolaires...) le SNUDI FO, la CGT Educ’action et Sud Education appellent
les personnels du 1er degré à discuter de cette proposition de grève le 11 juin.
SUD Education contre la réforme des collectivités territoriales
Motion d’actualité du VIIe congrès de la fédération Sud éducation
Prévue pour janvier 2016, la fusion des régions est la première étape de la réforme des collectivités territoriales.
Cette réforme a un sens : mettre en musique au niveau territorial, la
politique d’austérité exigée par le patronat, orchestrée par la
communauté européenne et mise en œuvre par le gouvernement Hollande.
Travailleur-se-s et usagers en seront les premières victimes :
- licenciements des agents,
- suppression ou privatisation des services publics,
- renforcement du pouvoir des potentat-e-s locaux-les,
-
l’éloignement des habitants des centres de pouvoir.
Le septième congrès de la fédération des syndicats de SUD Education
dénonce cette réforme et exige son retrait. Les jeudi et vendredi 25
& 26 juin prochains, les présidents de région se réuniront à Rouen
pour fêter ce déni de démocratie et cette destruction des services
publics.
Petit kit de survie face à la hiérarchie
Pressions hiérarchiques, harcèlement, vexations en tout
genre, abus de pouvoir sont devenus un mode de gestion des personnels,
tant dans le secteur privé que dans le public. Avec l’individualisation
des relations, chacunE tend à se sentir seulE et démuniE devant les
petits chefs et, parfois, cela donne lieu à des conséquences
dramatiques.
Pour éviter le pire, quelques conseils de bons sens à diffuser largement sur nos lieux de travail :
Ne pas rester isoléE : il ne faut jamais garder pour
soi, comme une maladie honteuse, les vexations et humiliations infligées
par les petits chefs. Il faut en parler autour de soi et rendre public
ce que la hiérarchie voudrait cantonner à la relation individuelle. Il
n’y a aucune honte à parler. Si honte il y a, elle doit retomber sur les
chefs.
Refuser de rencontrer unE supérieurE hiérarchique en tête à tête :
il faut toujours se faire accompagner par unE collègue qui pourra
témoigner de ce qui a été dit et pourra en faire un compte-rendu écrit.
De plus, la présence d’une tierce personne permet le plus souvent
d’éviter les tentatives de déstabilisation et met un frein aux ardeurs
autoritaires des petits chefs. Les camarades de Sud seront toujours
disponibles pour vous accompagner.
Ne jamais se confier à un chef : unE supérieurE
hiérarchique n’est pas unE collègue comme unE autre. Tout ce que vous
aurez confié sur votre vie personnelle pourra un jour être retourné
contre
vous. Si vous avez besoin de parler, confiez-vous plutôt à unE collègue en qui vous avez confiance.
Le texte complet sur Sud Education 92 :
http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article1297
Bac pro bradé à l’oral ; du 6 au 10 juillet ce sont les soldes : une épreuve dénaturée !
DU 6 AU 10 JUILLET CE SONT LES SOLDES :
Une épreuve de rattrapage dénaturée !
Si nous ne sommes pas opposés au principe d’une épreuve de
rattrapage pour les candidat-es des baccalauréats professionnels, les
conditions dans lesquelles celle-ci est mise en place sont toujours
inacceptables !Pour y accéder, un-e élève doit avoir une moyenne globale
située entre 8/20 et 10/20 et un minimum de 10/20 sur la partie pro.
L’oral noté sur 20 est divisé en deux épreuves de 15 minutes notées sur 10 :
- une en maths ou sciences en industriel ou une en maths ou spécialité en tertiaire.
- une en français ou histoire géographie.
Est reçu tout-e élève ayant au moins 10, après calcul de la moyenne des deux notes obtenues à l’oral et aux épreuves terminales.
Le coefficient attribué à cette épreuve (50 % de l’examen) conduit à
rendre négligeables les enseignements généraux et même les enseignements
professionnels
théoriques dans l’obtention du baccalauréat.
Malgré les « efforts » pour augmenter artificiellement les résultats du
bac pro (CCF, épreuves de contrôle), pour la troisième année
consécutive, le taux de réussite au Bac pro est largement inférieur à
celui des filières générales et technologiques.
Par ailleurs, en raison du décrochage élevé depuis la mise en place du
cursus en trois ans, seuls 53% des élèves intégrant un bac obtiennent le
diplôme.
Pour Sud, une remise à plat totale de la réforme s’impose
SOLIDAIRES[/bleu violet]
TOUS ENSEMBLE A GUERET LES 13 et 14 JUIN
POUR LA RECONQUETE DES SERVICES PUBLICS !
Le gouvernement diminue la voilure des services publics en les plaçant sous le joug d’une cure d’austérité sans précédent : 50 Mds€ de réduction des dépenses publiques d’ici 2017soit 20 Mds€ pour la protection sociale,19 Mds€ pour l’Etat, 11Mds€ pour les collectivités territoriales. Il a même encore alourdit cette ponction drastique de 4 Mds€.
Le gouvernement continue d’appliquer le credo libéral d’une relance
économique par la compression des dépenses et du secteur public, la
multiplication des cadeaux aux entreprises, malgré l’échec de cette
politique dans les faits. La dette se creuse au lieu de se réduire, les
actionnaires font des profits, et la crise est toujours là.
Une autre politique économique de relance est
possible, fondée sur une augmentation des bas salaires et des minima
sociaux, sur l’investissement public et par une réforme fiscale juste.
La transition écologique doit être partie prenante de cette politique.
Les paradis fiscaux, c’est l’enfer ! Soutien à Thomas Coutrot
L’union syndicale Solidaires dénonce la procédure engagée contre
Thomas Coutrot (Porte parole d’Attac) et sa convocation au commissariat
du 11e arrondissement de Paris le
mercredi 10 juin. Le 7 mars, Attac menait une action en réquisitionnant 5
chaises dans l’agence BNP Paribas de Paris Voltaire pour exiger la
fermeture des 7 filiales de la banque aux îles Caïmans.
La fraude et l’évasion fiscale coûtent chaque année de 60 à 80 milliards
d’euros à l’État Français. Les grandes banques françaises et
internationales, qui jouent un rôle clé dans l’industrie de l’évasion
fiscale, n’ont toujours pas changé leurs pratiques.
Tant que HSBC n’aura pas remboursé et que BNP Paribas n’aura pas fermé
ses filiales aux îles Caïmans, les actions des « faucheurs de chaises »
sont totalement légitimes pour dénoncer ces banques qui dépouillent
l’État français, empêchent la transition et imposent les politiques
d’austérité aux populations.
Dialogue social : La fable de l’emploi de Valls !
Pour Solidaires :
- le contrat de travail n’est pas « sauvé » comme
annoncé, étant donné l’ensemble des attaques subies ces dernières années
comme l’accroissement des CDD. Par ailleurs, l’effectivité des droits
attachés à ces contrats est de plus en plus rabotée par les attaques
successives contre les prudhommes.
- les dispositifs
d’allégement de cotisations sociales et d’allégements fiscaux (CICE,
pacte de responsabilité, etc.) mis en place sans contrepartie réelle et
sans dispositifs de contrôle n’ont à aucun moment permis d’assurer la
sauvegarde des emplois, de pérenniser l’outil industriel ou d’accroitre
les investissements. A contrario les profits et dividendes se sont
envolés.
- les solutions apportées à la désaffection de
l’apprentissage avec, par exemple, le projet d’augmenter la durée
maximale de travail des apprenti-e-s et la suppression des dispositifs
de contrôle, n’ont pas permis d’y pallier, bien au contraire.
pour la démocratie
pour la liberté de circulation
contre la dictature de la finance
et les politiques d’austérité
Ce 20 juin sera la journée internationale des réfugiés, et c’est aussi
le premier jour de la semaine de solidarité auxquels les mouvements
sociaux de Grèce nous demandent de participer. L’Europe forteresse tente
d’empêcher des milliers de réfugié-es de rejoindre son sol. Cette Union
européenne, celle qui autorise la libre circulation de la finance et
des capitaux, veut empêcher le peuple grec de prendre en main ses
décisions politiques sauf à se voir, lui aussi rejeté hors des
frontières de l’Union.
A très bientôt !