Réforme du collège : communiqué et pétition de l’intersyndicale
Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF,
SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et
SIES-FAEN dénoncent la publication des textes concernant la
réforme du collège au soir même d’une grève majoritaire dans les
collèges. Cette provocation et ce mépris des personnels sont
contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une
réforme contre les professionnels.
Elles dénoncent les manœuvres de récupération politiciennes et les amalgames.
Elles demandent l’abrogation de ces textes, décret et arrêté, et la
reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège. En tout état
de cause, elles refusent de discuter des modalités d’application de
cette réforme.
Elles appellent les personnels à signer et faire signer la pétition
intersyndicale, à poursuivre les mobilisations en cours : assemblées
générales, délégations, rassemblements etc., et à mettre en débat une
journée de grève nationale en juin.
Elles appellent d’ores et déjà à faire du jeudi 4 juin une nouvelle
journée nationale de mobilisation dans tous les collèges : heures
d’information syndicale, rencontres et débats avec les parents.
Pétition intersyndicale
La publication du décret et de l’arrêté définissant l’organisation du
collège à partir de la rentrée 2016 met en place une réforme du collège
plus bureaucratique que pédagogique qui ne répondra pas aux besoins de
formation de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et
mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux
qualifications sur le territoire.
Elle est de plus un affront à une profession qui se bat au quotidien pour la réussite des jeunes qui lui sont confiés.
Pour un collège égalitaire, construire la grève jusqu’à l’abrogation
Motion d’actualité du VIIe congrès de la fédération SUD éducation
La publication au Journal Officiel des textes de la réforme du
collège au lendemain d’une grève importante confirme la volonté du
ministère de passer en force et son refus d’entendre les personnels. La
lutte doit s’amplifier pour imposer l’abrogation de cette réforme.
L’intersyndicale doit annoncer rapidement et fermement la date de la
grève nationale prévue en juin.
Ces dernières semaines, le débat public a été confisqué, comme si la
seule alternative était de défendre cette réforme de « modernisation »
libérale ou de la refuser au nom d’un collège passéiste, inégalitaire et
élitiste. Nous dénonçons les récupérations politiques de la droite et
de l’extrême droite. Les personnels doivent s’organiser pour refuser que
des groupes réactionnaires s’approprient leur mobilisation.
Nous ne partageons rien avec celles et ceux qui critiquent cette réforme
au nom du refus d’approches pédagogiques des enseignements. Nous
revendiquons des moyens à la hauteur des besoins et nous luttons pour un
collège égalitaire avec un enseignement polytechnique qui garantisse à
tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils
soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des
pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
Ce n’est pas la direction de la réforme ministérielle. Dans un contexte
d’austérité, cette réforme ne prévoit aucune disposition pour améliorer
les conditions de travail des personnels et les conditions
d’apprentissage pour les élèves. Elle remettrait en cause le collège
unique, accentuerait encore les inégalités, augmenterait l’autonomie des
(chefs d’)établissements, induisant une concurrence toujours plus
grande entre collègues, équipes, disciplines et établissements tout en
multipliant des hiérarchies intermédiaires, dans la continuité des
réformes statutaires sur les « missions et services ». Cette réforme
modifie l’organisation des enseignements et des disciplines, selon des
modalités imposées qui ont été définies sans les personnels.
La fédération SUD éducation appelle les personnels :
à mener une campagne d’explication à la population des enjeux de cette réforme
à signer la pétition intersyndicale pour l’abrogation du décret et de l’arrêté « collège 2016 »
à étendre la mobilisation à l’ensemble des personnels de la maternelle à l’université
à mettre en discussion dans les AG la grève reconductible jusqu’à l’abrogation
à élaborer collectivement les revendications pour un autre collège et les moyens d’y parvenir
Lire l’article :
http://www.sudeducation.org/Pour-un-college-egalitaire.html
SOLIDAIRES
CONSTRUISONS LA CONVERGENCE DES LUTTES !
La politique d’austérité du gouvernement atteint tous les secteurs, dans
le privé comme dans le public, avec comme conséquence la poursuite de
la récession économique, et la fragilisation de la société :
précarisation grandissante, salaires, retraites et minima sociaux
bloqués, droits attaqués. Loin de résoudre la question du chômage, le
gouvernement va jusqu’à s’en prendre aux chômeurs eux-mêmes : des
équipes de contrôle de la recherche d’emploi des chômeurs vont être
généralisées ! Le gouvernement remet à l’ordre du jour le contrôle
social mais se refuse à contrôler la finance, à contraindre le patronat
au partage des richesses que les mobilisations sur les salaires
revendiquent légitimement. Dans de nombreux secteurs, la mobilisation
s’organise.
Passons partout à l’offensive !
Nous sommes dans un processus de mobilisation depuis le 9 avril, qui
avait réuni 300 000 manifestants en cortèges dans toute la France. En
région, nombre d’intersyndicales ont su unir leurs forces, cette
détermination doit faire tâche d’huile et redonner confiance aux
salarié-es dans l’action collective. Dans tous les secteurs il faut
définir avec les salarié-es les formes et le contenu des luttes à venir.
Pour Solidaires, c’est de cette manière que nous créerons tous ensemble
les conditions d’une convergence des luttes pour déboucher sur une
mobilisation d’ampleur. C’est ainsi que nous gagnerons !
LA LOI MACRON, C’EST TOUJOURS NON L’intersyndicale
parisienne CGT, FO, FSU et Solidaires poursuit sans relâche son combat
contre la loi Macron : un rassemblement a eu lieu le 12 mai à Paris
devant le Sénat et la lutte continue.
GREVE DANS L’EDUCATION Les enseignants se sont
mobilisés contre la réforme du collège le 19 mai, à l’appel de
l’ensemble des organisations syndicales. Ce n’est qu’un début, le combat
doit continuer. Cette réforme est un prétexte et vise à adapter le
système éducatif aux logiques de rentabilité (autonomie des
établissements, concurrence entre eux, renforcement du pouvoir des chefs
d’établissements dans l’organisation pédagogique des enseignements,
désignation de petits chefs parmi les enseignants…). Solidaires porte au
contraire un projet d’école émancipatrice dotée des moyens nécessaires à
un service public de qualité pour toutes et tous.
MOBILISATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE
Le 19 mai, les Territoriaux étaient aussi dans la rue contre
l’austérité, la désorganisation induite par les restructurations et les
pertes d’effectifs ( réforme territoriale, loi NOTRe - nouvelle
organisation territoriale de la république).
LA SANTE DANS LA LUTTE Le 21 mai Mobilisation à
l’AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, 39 établissements, 90
000 salariés). A cause des réductions d’affectifs, le service public
hospitalier est en péril. La solution est toute trouvée : la RTT est
attaquée par le plan Hirsch ! C’est la porte ouverte à une remise en
cause généralisée des 35h. L’action rebondit le 28 mai. A la Santé, ce
n’est qu’un début, la mobilisation se poursuit le 25 juin avec une
journée de mobilisation unitaire contre le projet de loi santé.
TOUS A GUERET les 13 et 14 juin pour la reconquête des services publics !
Les services publics sont durement attaqués (réforme de la Santé,
réforme ferroviaire, réforme territoriale, éducation…). Battons nous
pour le renouveau des services publics, élément essentiel de cohésion
sociale et de redistribution des richesses pour un mieux vivre ensemble.
L’article :
http://www.solidaires.org/article51075.html
Dossier Les cahiers d’alter n°83
Accords collectifs : Se réapproprier le droit du travail (lexique syndical)
Le gouvernement poursuit la contre-réforme du « dialogue social » en
voulant donner plus de poids aux accords collectifs afin de déroger au
droit du travail et d’imposer ses diktats aux salarié-e-s. Le Premier
ministre a nommé une commission spéciale sur le sujet. Propositions en
septembre.
A l’approche d’un nouveau rapport sur le droit du travail élaboré au
travers du prisme de l’accord collectif, comme souvent, les enjeux sont
difficilement compréhensibles, car (...)
Où sont « les jours heureux » ?
Qui se souvient encore des « jours heureux » du Conseil National de la
résistance ? La FSGT, elle, les porte toujours en étendard, comme lors
des 6e Assises du sport populaire où nous nous sommes rendus. Mais qu’en est-il dans la réalité ?
À la croisée des chemins
Observer, écouter, questionner, échanger : tel était le but de notre déplacement aux 6e Assises nationales et internationales du sport populaire de la FSGT, avec la volonté de savoir où en (...)