Éducation
Ces dernières semaines, le débat public a été confisqué, comme si la
seule alternative était de défendre cette réforme de « modernisation »
libérale ou de la refuser au nom d’un collège passéiste, inégalitaire et
élitiste. Nous dénonçons les récupérations politiques de la droite et
de l’extrême droite. Les personnels doivent s’organiser pour refuser que
des groupes réactionnaires s’approprient leur mobilisation.
Nous ne partageons rien avec celles et ceux qui critiquent cette
réforme au nom du refus d’approches pédagogiques des enseignements. Nous
revendiquons des moyens à la hauteur des besoins et nous luttons pour
un collège égalitaire avec un enseignement polytechnique qui garantisse à
tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils
soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des
pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
Ce n’est pas la direction de la réforme ministérielle. Dans un
contexte d’austérité, cette réforme ne prévoit aucune disposition pour
améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions
d’apprentissage pour les élèves. Elle remettrait en cause le collège
unique, accentuerait encore les inégalités, augmenterait l’autonomie des
(chefs d’)établissements, induisant une concurrence toujours plus
grande entre collègues, équipes, disciplines et établissements tout en
multipliant des hiérarchies intermédiaires, dans la continuité des
réformes statutaires sur les « missions et services ». Cette réforme modifierait l’organisation des
enseignements et des disciplines, selon des modalités imposées qui ont
été définies sans les personnels.
Bac pro bradé à l'oral.
Du 6 au 10 juillet ce sont les soldes : une épreuve dénaturée !
Si nous ne sommes pas opposés au principe d’une épreuve de rattrapage
pour les candidat-es des baccalauréats professionnels, les conditions
dans lesquelles celle-ci est mise en place sont toujours inacceptables !
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Le fichier Base Elèves devant la Cour administrative d'appel de Paris.
L’Éducation nationale persiste en
effet dans son refus systématique d’appliquer le droit d’opposition à
ce fichier aux parents qui le demandent. A l’heure de la multiplication
des fichiers à tous les niveaux mais aussi des risques avérés de
manipulation, tout est fait pour banaliser ce fichier.
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Solidaires
dans les luttes :
Retraites : Nouvelle provocation du patronat
Forts reculs sociaux pour les retraites complémentaires... pour les généraliser ensuite à l'ensemble des retraites.
Le patronat montre les dents dans les
négociations des régimes de retraite complémentaires du privé, dentes
d'autant plus longues que les reculs sociaux qu'il propose remettent en
cause des principes fondamentaux. Au delà des 13 millions de
retraité-es du privé bénéficiant de ces retraites complémentaires,
c'est bien toute la population qui est visée.
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Expressions Solidaires.
Au sommaire du numéro 71 du journal national de Solidaires à lire ici... :
- Edito : Salaires, vous avez dit sale ère !
- Dossier central : Projet de loi " dialogue social" : la voix du patronat ?
- Double page affichage : Pour une Europe sans frontières
- Loi renseignement : Tous fichés, Tous coupables ?
- Trois questions à Altermondes
- Brèves
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Non à la surveillance généralisée
Rassemblement lundi 8 juin à Paris contre le projet de loi "renseignement"
Le 9 juin, le Sénat est appelé à voter le projet de loi sur le renseignement. Les débats ont eu lieu depuis le
mois d’avril dans le cadre de la procédure d’urgence. Malgré une opposition citoyenne qui est allée en
s’amplifiant, le texte soumis au vote consacre un dispositif qui expose les citoyens à des mesures de
surveillance de masse, mises en oeuvre dans l’opacité, sans contrôle réel et met en danger les mobilisations
sociales et politiques comme le droit d’informer et d’être informé.
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Victoire des ouvriers de Renault Bursa.
L'union syndicale Solidaires,
Solidaires Industrie et les syndicats SUD Renault saluent la victoire
remportée par les ouvriers de Renault à Bursa (Turquie) au terme de
deux semaines d'une grève qui avait gagné toute la zone industrielle.
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Solidaires International.
Au sommaire du n°82 à lire ici... :
- Grèce :
à la rencontre des dispensaires sociaux autogérés
- Suisse : une
convention collective au rabais pour la poste
- Iran : message de
soutien des syndicats français
- Russie : liberté immédiate pour
Alexandr Koltchenko !
- Corée : grève nationale le 24 avril
- Qatar : l’esclavage durera au moins six mois encore
- Palestine : la
Fédération Générale des Syndicats Indépendants
- Turquie : victoire
des ouvriers de Renault Bursa
- Maroc : soutien aux grévistes des
conserveries Doha à Agadir
- Tunisie : des grèves dans de nombreux
secteurs
- Bosnie : DITA à Tuzla, usine occupée depuis le 6 juin 2013.
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Loi sur le dialogue social : une duperie et des régressions.
Le
1er
juin
2015
Après
la
fin
des
débats,
débutés
le
26
mai
dernier
à
l’Assemblée
Nationale,
le
gouvernent
s’enorgueillit
de
l’avancée
sociale
que
constituerait,
selon
lui,
l’adoption,
le
2
juin
prochain,
de
son
projet
de
loi
relatif
au
dialogue
social
et
à
l’emploi. Il
n’en
est
rien.
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Affaire Tefal : défendons l'inspection du travail !
Le 5 juin 2015, une inspectrice du travail de Haute-Savoie est citée à comparaître devant
le tribunal correctionnel d’Annecy en tant que prévenue pour recel (passible de 5 ans
d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende) et violation du secret professionnel (un an d’emprisonnement
et 15 000 euros d’amende) à la suite d’une plainte déposée par l’entreprise TEFAL.
Son crime ? Avoir dénoncé, en 2013, les pressions extérieures indues et les tentatives de déstabilisation
de la part de l’entreprise Tefal (dont elle assurait le contrôle).
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Le 17 juin, relaxe pour les 9 de la conf' !
Le 28 octobre 2014, les débats au
tribunal d’instance
d’Amiens avaient duré toute la journée et nombre d’arguments soulevés
pouvaient justifier la relaxe des 9 prévenu-e-s. Pourtant, il a fallu
moins d’une heure au tribunal
d’Amiens pour les condamner à des peines allant d’amendes jusqu’à 5
mois de prison avec sursis pour dégradation en réunion et refus de
prélèvement ADN. Les peines
prononcées ont été plus sévères que les réquisitoires du
parquet qui avait qualifié le dossier « d’éminemment
politique » !
Dans ces conditions, la Confédération Paysanne a choisi
de faire appel de ce jugement.
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