La veille au soir, lorsqu'elle lui avait demandé de partager sa couche, Clem avait pour la première fois refusé.
Pas ce soir Josep.. hum.. pas ce soir Clara.. crois moi, il vaut mieux que tu restes dans ta chambre ce soir.Adyeu.Clem.Elle s'était fâché d'abord qu'il se trompe de nom. Elle avait bien tenté d'insister, mais il se sentait coupable de l'emprisonnement d'Ezilda et refusait sa compagnie et sa protection. Il s'était trompé, c'est vrai, mais elle ne pouvait se résoudre à lui en vouloir.Clara eu le coeur brisé. Un mauvais pressentiment l'assaillait et elle ne retourna pas dans sa chambre. La vue du sang séché sur sa terrasse lui rappelait trop le spectacle l'elle avait découvert.Assise en pelote dans un fauteuil de la bibliothèque, un livre entre les mains et une larme au coin des yeux, elle s'était finalement endormie quelques heures.Le matin n'était pas encore levé lorsqu'elle se réveilla. L'horloge de la bibliothèque indiquait 5h38 seulement. Et son pressentiment n'était toujours pas passé.Elle monta voir si tout était calme dans la maison, si Clem dormait toujours.Mais dans le couloir une porte était ouverte... la sienne.En s'avançant, elle senti les larmes lui monter aux yeux. Elle comprenait déjà ce que cela signifiait mais elle ne voulait pas le croire.Arrivée dans l'encadrement de la porte elle le vit, sanglé, étendu... mort.Un long cri strident réveilla tout le manoir !Clara
Abasourdie par le spectacle affligeant qui s'étalait devant elle, elle tomba à terre. Elle entendit les autres invités restant dans la maison arriver, un à un. Elle les vis se retourner les uns sur les autres, commencer à en désigner un... Martin Dutois... celui qu'elle avait voulu condamner la fois précédente... celui qu'elle n'avait presque jamais vu en compagnie des autres... celui qui lui avait reproché sa certitude passée... celui qui avait tué Clem Yeats... SON Clem...Lorsqu'IL arriva, elle ne pu se contenir et, les ongles en avant, elle se jeta sur lui, le frappant et l'accusant d'assassin et de meurtrier au milieu de sanglots qui secouaient tout son corps.Elle avait oublié toutes les règles de courtoisie et de bienséance. Elle avait mis de côté toute sa séduction calculée et savemment distillée dans ses gestes et ses propos.Elle n'avait plus qu'une idée en tête : écorcher vif ce meurtrier, cet assassin, cet homme abject...Claraen lourde déprime
Elle sentit une main prendre ses hanches fermement et la retirer du combat. Martin avait les joues écorchées et regardait son "sauveur" quand celui-ci finit de pousser Clara du milieu et lui assena à son tour un grand coup qui le soulagea et envoya le jeune suspect au tapis.En se retournant Clara lui envoya un regard de feu. Pourquoi Helios avait-il voulu la séparer de l'aggresseur de son cher Clem ? Elle lui cria après, disant que c'était lui le meurtrier, que c'était lui qui avait voulu tuer Clem deux fois.Lorsqu'il lui dit qu'il le savait, elle demeura muette quelque instants."Si tout le monde le sait, qu'est-ce qu'on attend pour l'envoyer rejoindre ses associés dans les prisons de Métropolibre ?- Ta décision, Clara, lui répondit-il- Mais c'est pas clair ? Evidemment que c'est lui le coupable. Je le pensais déjà hier, ce n'est pas en s'attaquant à Clem de nouveau qu'il va me faire changer d'avis !"Elle avait de nouveau élevé la voix mais cette fois-ci elle s'était faite entendre au moins. Elle avait voté contre Martin Dutois et tout le monde le savait désormais.Les nerfs se relâchaient... Elle ne pouvait supporter cette vision de Clem, étendu en travers de ce lit. Elle s'évanouit dans les bras d'Helios.ClaraD' (pour les matheux)
Elle sentit une main prendre ses hanches fermement et la retirer du combat. Martin avait les joues écorchées et regardait son "sauveur" quand celui-ci finit de pousser Clara du milieu et lui assena à son tour un grand coup qui le soulagea et envoya le jeune suspect au tapis.