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Re: Compte rendu atelier Dan

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Mohomodou Houssouba

unread,
Feb 6, 2016, 4:35:03 PM2/6/16
to communi...@lists.mozilla.org, thomas...@flashcable.ch
Cher Monsia,

Merci pour cette restitution précise de vos travaux. Je me réjouis de voir que l'équipe dan s'est ainsi considérablement étoffée.

Comme promis j'ai inscrit les deux nouvelles adresses email à la liste. Ils recevront ainsi les messages échangés. Bienvenue aux trois nouveaux: Zeh Emmanuel, Kpan Josephine et Gondo Desseu Jean.

Je tiens à remercier vivement Japhet pour sa persévérance depuis l'atelier de mi-mai 2105 à Bamako et te féliciter toi-même pour ton abnégation au service des promoteurs des langues dan et toura en Côte d'Ivoire.

Vous avez posé des questions pertinentes que je ne tenterai pas d'y répondre dans les détails. Je les remets plutôt devant mes collègues qui sont positionnés chacun d'une façon différente vis à vis de Mozilla: 

Arky qui est ingénieur et formateur (employé de Mozilla)
Théo Chevalier qui est localisateur principal de Firefox en français (autant que je sache, enseignant en France)
Dwayne Bailey qui est un des fondateurs du Réseau africain de localisation (Anloc) et de l'entreprise Translate qui a créé Pootle, la plateforme de traduction que nous utilisons, donc prestataire de services pour Mozilla.

Moi, je suis localisateur (langue songhay) en premier lieu. Vous voyez que nous avons des rapports différents à Mozilla.

Là, il faut faire une première clarification. Comme organisation, Mozilla est un arbre à deux branches principales:

1) la Fondation Mozilla qui est une entité non lucrative qui supporte une cause spécifique, même si un peu diffuse: la liberté et l'indépendance de l'internet qui se traduiront en accès libre et équitable aux outils et ressources informatiques/numériques au niveau mondial.

2) La Corporation Mozilla qui gagne de l'argent de ses prestations de services et en investit dans la recherche, le développement de nouveaux produits, etc. Par exemple, le fait que Google paie Mozilla pour mettre son moteur de recherche dans Firefox. Ou la tentative de proposer un système d'opération (Firefox OS) pour smartphone qui vient de tourner court, la réorientation de Firefox OS vers les "objets connectés". Par ex. des frigos et téléviseurs connectés à l'internet et opérant intelligemment... Je n'en suis pas un spécialiste, mais beaucoup croient que c'est l'avenir.

Un autre niveau de clarification: Firefox est un produit, d'ailleurs le produit principal de Mozilla. Des millions de gens l'utilisent dans 80 langues de par le monde. C'est certainement le navigateur le plus traduit et mis à disposition dans des langues dont beaucoup n'ont pas de débouchés commerciaux à vrai dire. Voulez-vous savoir combien de gens utilisent Firefox en songhay, bien que le produit existe depuis 2011? Très peu, mais tout peut changer très vite.

Disons que si le gouvernement malien qui se prépare à officialiser de langues comme le songhay décrète que les ordinateurs distribués dans les administrations et écoles doivent être impérativement équipées de logiciels et applications dans les langues officielles? D'une part, il y aura une incitation à installer les outils localisés disponibles, de l'autre à financer la localisation/traduction dans les langues qui n'en disposent pas. Donc il y a une dimension de politique nationale plus déterminante que tout rôle que Mozilla pourrait jouer.

Maintenant à vos questions:

1) Que gagne Mozilla de mon travail de localisation, du vôtre? Il est clair que même si les retombées commerciales ne sont pas immédiates pour toutes les langues, Mozilla tire un prestige de son "multilinguisme" qui sert d'outil de marketing. De toutes les façons, Mozilla se voit comme une "entreprise sociale" avant tout. Avec 80 à 90 langues utilisées dans Firefox, elle peut se prévaloir d'un mérite particulier. Même si certaines de ces langues n'ont qu'une poignée d'utilisateurs courants, d'ailleurs pour des raisons diverses: le manque de connexion est le premier handicap à la distribution des versions localisées en langues africaines. Les premiers utilisateurs sont souvent dans les campagnes, donc des zones jusque-là largement déconnectées des réseaux électriques ou du web.

2) Mozilla peut-elle, doit-elle financer l'équipement des traducteurs? Là aussi, j'espère qu'Arky vous répondra sur les pratiques au niveau de Mozilla. L'organisation n'est pas sans moyens. Elle finance différentes manifestations qui tournent autour de la formation des programmeurs, des traducteurs et personnes de liaison avec différentes communautés linguistiques ou nationales. Il y a aussi un service marketing pour les produits et encore une fois il y a un mix de commercial et de social.

Connaissant le terrain particulièrement difficile de la localisation en Afrique, nous essayons tous d'expliquer les problèmes matériels et techniques (manque d'électricité, de connexion et d'ordinateur, ou même de transport) auxquels vous êtes confrontés. Mais, c'est comme l'œuf et le poussin. Du côté de Mozilla, on voit beaucoup de projets initiés en Afrique mais qui peinent à bouger. J'ose dire qu'il y a même un certain scepticisme par rapport à la durabilité des projets. C'est un test important pour nous tous. Jusqu’en début 2011, sans compter l'arabe, Firefox sortait uniquement en afrikaans (pour le continent africain). En 2011-2012, Firefox sortira d'abord en 6 langues africaines et atteint le sommet autour de 12 langues. Aujourd'hui, ça tourne autour de cinq (acholi, afrikaans, fulfulde, songhay et xhosa). Donc deux en Afrique du Sud, une en Afrique de l'Est (anglophone) et deux en Afrique de l'Ouest (francophone). 

Du côté des volontaires, la réalité est que les moyens de base dont le citoyen ordinaire dispose ailleurs ne sont pas là. Donc, même armée de la plus ferme volonté, ils auront des difficultés à éviter que les projets s'enlisent.

Je connais le problème et il va sans dire que je n'y ai pas de solution. Mais j'ose dire que si une équipe démontre sa détermination à travers des avancées réelles, elle a plus de change de demander une aide d'une organisation. Que ce soit Mozilla ou une autre. Dans notre cas au début en 2009, c'était plutôt Anloc que dirigeait Dwayne.

Ma philosophie est de continuer à faire un plaidoyer convainquant auprès de nos dirigeants pour donner les moyens modestes qui permettent de faire le travail. Comme je disais hier, plusieurs sources peuvent être mises à contribution. Mais, la solution la plus durable est celle dont la communauté maîtrise les tenants et les aboutissants. Elle doit être moins chère et durable. On pourrait en parler davantage prochainement.

Encore une fois, courage et bonne suite. J'espère que les autres équipes partageront avec nous des occasions similaires dans les prochaines semaines.

Cordialement,
Mohomodou Houssouba

 


On 06.02.16 12:10, Fan Diomande wrote:
Cheres toutes, chers tous,
Voici en quelques lignes le compte rendu de l'atelier de formation sur la localisation de Firefox os que nous avons eu à Man en Côte d'Ivoire.
Je le mets en pièce jointe à votre attention. 
Veuillez trouver aussi, sur Dropbox les quelques photos dudit atelier. 
Monsia Fan


_______________________________________________
community-mali mailing list
communi...@lists.mozilla.org
https://lists.mozilla.org/listinfo/community-mali

Mohomodou Houssouba

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Feb 6, 2016, 4:45:30 PM2/6/16
to communi...@lists.mozilla.org, thomas...@flashcable.ch
Pour votre information, ici un article en français qui a passé sur le réseau Mozilla France, sur le sort de Firefox OS mentionné auparavant:
https://firefoxos.mozfr.org/post/2016/02/Firefox-OS-passe-des-smartphones-aux-objets-connectes
--

Arky/Dwayne/Théo:

Questions from the new localizers in Côte d'Ivoire at the Dan localization workshop:

1) What does Mozilla gain from localizing in different languages (i.e their work on Firefox in Dan)?
2) Can/will Mozilla fund basic equipment (i.e a computer) for a team working in rural area, away from basic amenities like regular access to internet?

My tentative answers have been posted and Google Translate should go a long way there! If not, let us know.

Thanks and best regards,
Mohomodou

Mohomodou Houssouba

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Feb 7, 2016, 5:52:28 AM2/7/16
to communi...@lists.mozilla.org
-------- Forwarded Message --------
Subject: Re: Compte rendu atelier Dan
Date: Sun, 7 Feb 2016 07:57:01 +0100
From: Thomas Bearth <thomas...@flashcable.ch>
To: Mohomodou Houssouba <m...@bollag-areal.ch>, communi...@lists.mozilla.org


Cher Mohomodou (chers tous)

Un grand merci d'avoir pris le temps de faire ainsi le tour de la question.

Cela m'éclaire, moi aussi, sur beaucoup de points: structure de Mozilla, mode de fonctionnement et enfin ta pensée concernant les ressources conformément au principe qu'à celui qui a (c'est-à-dire travaille bien avec les moyens souvent plus que modestes à sa disposition), il lui sera donné. La localisation prend ainsi un double sens, l'un plutôt technique l'autre matériel, financier etc. Ne répondra au critère pérenne de durabilité que ce qui est ancré et cherche à s'auto-financer localement. Ceci dit, il est clair que sans rien rien ne peut se faire non plus, la mobilisation des apports externes peut être un bienfait de part et d'autre, la participation même à fonds perdu n'est pas une perte comme l'illustre la philosophie multilingue de Firefox.

Pour améliorer les chances d'obtenir des "petites subventions", pourrait-on améliorer la visibilité des résultats, même préliminaires? Pour l'instant il y a les comptes agréés individuellement pour chaque langue. Mais dans chaque cas il y a déjà un travail de terminologie et au-delà, une productivité qui sont déployés et qu'il importerait de rendre visibles au grand public, aux acteurs dans l'arène  (ACALAN, institutions scolaires dont certaines, surtout aux pays sahéliens bénéficient du soutien de la DDC-pourquoi cela ne les intéresserait-il pas à l'âge de l'éducation au numérique?)  et sponsors potentiels d'une part et rendre accessibles aux utilisateurs locuteurs de la langue (même s'ils sont encore en petit nombre) de l'autre.

Il y a enfin une autre initiative dont j'ai connaissance, basée en Suisse mais émanant d'un projet ivoirien ayant fait ses preuves qui m'amène à poser la question en d'autres termes encore: la littéracie numérique - il s'agit bien de cela, n'est-ce pas? - ne se grefferait-elle pas logiquement sur la littéracie tout court. Pourquoi ne serait-elle pas envisagée comme une extension logique - on pourrait même être tenté de dire: obligatoire - de la promotion connue et pratiquée depuis très longtemps sous diverses formes, connue sous les noms d'alphabétisation et de post-alphabétisation? N'empêche que l'appui gouvernemental pour peu qu'il puisse se mettre en branle émanerait de différents ministères, cela ne change rien à l'unité fondamentale de la matière elle-même, de la finalité des moyens mis en oeuvre, ni des compétences à acquérir et à développer.

Bien cordialement

Thomas Bearth
On 06.02.16 12:10, Fan Diomande wrote:
Cheres toutes, chers tous,
Voici en quelques lignes le compte rendu de l'atelier de formation sur la localisation de Firefox os que nous avons eu à Man en Côte d'Ivoire.
Je le mets en pièce jointe à votre attention. 
Veuillez trouver aussi, sur Dropbox les quelques photos dudit atelier. 
Monsia Fan


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communi...@lists.mozilla.org
https://lists.mozilla.org/listinfo/community-mali


-- 


Prof. Dr. Thomas Bearth
Home: Schmittegass 17  CH-8957 Spreitenbach
Phone (home): +41+56'401'57'43

Bureau: AFRICAN LANGUAGES CONSULTANCY 
Bodenäckerstrasse 3, CH-8957 Spreitenbach
Phone (office) +41+56'410’16’77 

Phone (mobile) +41+76'592’56’98 or +41+76'781'07'21

Professor (tit.) of General and African Linguistics
University of Zurich (Switzerland)
Commandeur de l'ordre national du mérite de Côte d'Ivoire

Téléphone mobile en Côte d'Ivoire: +225-01'10'58'14 



Mohomodou Houssouba

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Feb 7, 2016, 5:45:31 PM2/7/16
to Thomas Bearth, communi...@lists.mozilla.org
Cher Thomas,

Merci également pour tes observations qui enrichissent la réflexion.

À mon avis, il y a des options peu coûteuses par lesquelles on peut commencer. Combien coûte l'équipement qui permet à l'équipe de Man de progresser de façon significative dans leur travail les trois prochains mois?
- un ordinateur portable de 15' avec 4 GB / 500 GB  coûte s'acquiert pour ± 500 €
- le coût de connexions périodiques pour mettre à jour les traductions faites hors ligne
- les frais de transport si quelqu'un doit aller en ville pour le faire

Ainsi, on a un coût fixe pour la machine, des clés USB et 3G et d'autres coûts variables qui dépendent du marché ou du prix du carburant.

Je pense voir dans l'ordre de 750-1000 € pour le 1er trimestre. Ce n'est pas une somme énorme, mais un tel investissement peut faire la différence entre 1% de traductions mises en ligne en 90 jours ou 20-30%.

Si on est à Man ou Abidjan, quelles perspectives a-t-on pour lever 1000 € (655 000 CFA)?
- privé: chercher quelqu'un qui fera volontiers un don
- une association (ressortissants, p.ex)
- une institution (nationale ou internationale)

Ou une combinaison d'apports: pour l'accès internet, mettre à contribution les opérateurs de téléphonie et internet mobiles qui finissent souvent des fêtes et autres manifestations sociales. Ils peuvent une fois mettre de l'argent dans quelque chose d'utile.

Bien sûr qu'il y a des programmes nationaux de tel ou tel ministère pour acheter des milliers d'ordinateurs pour des écoles, des services et des projets. Je suis seulement dans l'impossibilité de dire comment ils fonctionnent et par quels chemins la localisation pourrait y être intégrée.

De même pour la coopération bilatérale/internationale. Sur papier, le programme éducation actuel de la DDC est parfait pour notre cause. Depuis 2014, la mode est l'appui au développement des langues véhiculaires transfrontalières avec un accent particulier sur les TIC pour les 5 pays prioritaires (Bénin, Burkina, Mali, Niger, Tchad). Il y a une documentation précise à propos: https://www.shareweb.ch/.

Mais il faut des reins solides pour faire financer un projet par la DDC. Et pour un micro-projet, les chances sont trop minces pour y investir ses énergies.

En fait, les structures étatiques seront les mieux placées pour cela, surtout si elles disposent des compétences pour monter un grand projet. La réalité est que, du moins au Mali, il n'y a pas pratiquement pas de structures qui cherchent activement des financements. L'argent de la DDC qui circule est celui qui est directement mis à disposition de projets arrêtés. Bien sûr si, par ex., l'ACALAN, Karanta et quelques ministères chargés de l'éducation, de la formation ou du numérique approchent la DDC dans ce sens, il y a de chances réelles pour trouver un financement conséquent. Et mieux orienter les priorités de l'action de la coopération.

En somme, je crois que globalement, il y a un décalage entre la politique publique (par ex., la politique linguistique, la politique numérique) et l'action publique. Encore une fois, parlant de la situation au Mali que je suis de près, les documents de politique nationale sont parfaits dans ces deux domaines, mais l'horizon pour une quelconque mise en œuvre reste lointain. Le Plan Mali numérique 2020 dont nous parlions il y a près de deux ans a vu sa première année venir et passer. La deuxième année ne démarre pas très fort non plus. C'est une simple observation, mais j'ai appris à ne pas compter sur des ministères ou agences de coopération qui sont souvent pris dans leur propre agenda et bougent à un rythme totalement différent de ce que l'urgence du moment aurait dicté.

Je ne dis pas qu'il y a des alternatives simples. Mais nous devons réfléchir. Trouver 1000 € ne doit pas coûter plus que 1000 € de travail. L'an passé, pour une collecte préliminaire de données pour le projet Wikipédia Songhay nous avions acheté un ordinateur, un appareil photo et un enregistreur numériques sur fonds privés (cotisations). L'approche est très limitée parce qu'il y a de nouveaux besoins auxquels nous ne pouvons pas continuer à faire face en déboursant de l'argent ainsi. Mais pour moi c'était plus rentable de contribuer à un fonds modeste que de passer énormément de temps pour le faire financer par une organisation externe.

La discussion continue.

Bon début de semaine à toutes et tous,
Mohomodou Houssouba



On 07.02.16 07:57, Thomas Bearth wrote:
Cher Mohomodou (chers tous)

Un grand merci d'avoir pris le temps de faire ainsi le tour de la question.

Cela m'éclaire, moi aussi, sur beaucoup de points: structure de Mozilla, mode de fonctionnement et enfin ta pensée concernant les ressources conformément au principe qu'à celui qui a (c'est-à-dire travaille bien avec les moyens souvent plus que modestes à sa disposition), il lui sera donné. La localisation prend ainsi un double sens, l'un plutôt technique l'autre matériel, financier etc. Ne répondra au critère pérenne de durabilité que ce qui est ancré et cherche à s'auto-financer localement. Ceci dit, il est clair que sans rien rien ne peut se faire non plus, la mobilisation des apports externes peut être un bienfait de part et d'autre, la participation même à fonds perdu n'est pas une perte comme l'illustre la philosophie multilingue de Firefox.

Pour améliorer les chances d'obtenir des "petites subventions", p1ourrait-on améliorer la visibilité des résultats, même préliminaires? Pour l'instant il y a les comptes agréés individuellement pour chaque langue. Mais dans chaque cas il y a déjà un travail de terminologie et au-delà, une productivité qui sont déployés et qu'il importerait de rendre visibles au grand public, aux acteurs dans l'arène  (ACALAN, institutions scolaires dont certaines, surtout aux pays sahéliens bénéficient du soutien de la DDC-pourquoi cela ne les intéresserait-il pas à l'âge de l'éducation au numérique?)  et sponsors potentiels d'une part et rendre accessibles aux utilisateurs locuteurs de la langue (même s'ils sont encore en petit nombre) de l'autre.
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