http://www.decroissance.info/La-decroissance-c-est-la-remise-en
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article61419
http://endehors.org/news/ethnocide-des-indiens-wayampi-de-guyane
http://www.okamag.fr/ :
MAHA Production a réalisé un documentaire cet été sur le Haut Maroni
(Elaé, Twenké, Antécume Pata) mais de retour en France, ils ont eu un
problème au niveau des traductions des intervenants Wayana.
MAHA Production recherche donc d'urgence, un Wayana vivant en France
Métropolitaine et qui pourrait ainsi les aider. Oka.Mag' a eu il y a
quelques mois un mail de sympathie et de soutien d'un certain Naap,
Wayana vivant à Carcassone. S'il consulte ce message ou d'autres
Wayana, ils peuvent contacter MAHA Production au : 01 48 07 57
90 / merci d'avance
http://guyane.lesverts.fr/article.php3?id_article=205 :
Nous sommes dans un nouveau siècle. Des changements globaux
s’annoncent. Ils sont lourds de conséquences. Il faut marquer les
esprits. Nous avons fait ensemble un rêve : la forêt guyanaise est un
trésor bien plus précieux que l’or que l’on veut lui arracher ; en
entrant en fonctions, le nouveau président de la République pourrait
annoncer l’abandon du projet minier "Cambior". Ainsi serait
explicitement indiqué où sont les vraies valeurs. Elles ne peuvent
être dans un minéral, si brillant soit-il. C’est le vivant dont il
faut promouvoir le respect.
http://www.solidarite-guyane.org/SOS_Wayana.htm :
Objet : Demande urgente d’intervention des forces de l’ordre contre
l’orpaillage clandestin sur le Haut-Maroni.
Depuis mars 2008, la région du Haut-Maroni est accablée par la
présence constante et accélérée d’orpailleurs clandestins. D’origines
brésiliennes, ces orpailleurs transitent d’abord du côté surinamais
avant de rejoindre les rives françaises. Le réseau s’établit de
Cabanafo, en passant par Anapaïke jusqu’à Jaopassi, avant de regagner
la crique Lipo-lipo (Petit Maruini).
C’est jour et nuit que les piroguiers remontent le cour du Maroni à
raison d’une quinzaine de pirogues par semaine. Le résultat de cet
orpaillage acharné s’observe de façon flagrante rien qu’en observant
la turbidité de l’eau. Le fleuve est devenu aux yeux de tous le monde,
méconnaissable.
La situation est devenu dramatique pour toutes les populations qui
vivent aux abords des fleuves Tampok et Litani. Il est maintenant
devenu impossible de boire l’eau, de se baigner et de se laver. Nous
ne sommes pas sans vous rappeler qu’aucun réseau d’eau potable n’est
disponible pour toute la population vivant en amont de Maripasoula,
écoles comprises.
La pêche traditionnelle ou pas n’est plus possible, sans parler de la
forte concentration en mercure que doivent absorber les poissons. La
navigations est devenue dangereuse, car l’observation des rochers
affleurants est impossible. De plus, la présence des clandestins crées
une véritable situation d’insécurité. En effet, les clandestins qui
non seulement tue les gibiers protégés (singes atèles, tatous à neuf
bandes…), s’en prennent aussi aux poissons et à la pharmacopée, vont
jusqu’à dérober les cultures des abattis et sont capables de menacer
les gens qui y cultivent ou qui chassent en pleine forêt.
Le résultat de cette présence clandestine est sans appel : apparition
de la prostitution, du trafic de drogues (cocaïne, cannabis, alcool…),
de commerces illicites (chinois, brésiliens), disparition de l’eau
potable et de la nourriture pour les habitants du fleuve. Apparition
de maladies cutanées, gastriques, ORL, rendant les grossesses
inquiétantes et le développement des enfants nouveaux nés ou en bas
âge, incertains. Tous ces sentiment de peur et d’injustice sont forts,
sans parler de celui du pillage de la richesse du sous-sol Guyanais.
De plus, la charte du Parc Amazonien qui englobe les chefs coutumiers
et les acteurs locaux, aboutira dans trois années à la rédaction
convenant aux souhaits et aux attentes de la population.
Nous sommes dans une zone réglementée où le Grand Man et l’ensemble
des capitaines sont d’accord pour un refus catégorique de
l’orpaillage.
Toutes ces richesses qui sont dérobées sans aucune concertation, en
totale impunité, amène l’ensemble de la population Wayana, Emérillon,
Apalaï , et les fonctionnaires d’état…à vous informer de cette
situation urgente et intolérable face à laquelle notre état français
ne prend aucune initiative déterminante. Les opérations Anaconda et
harpi ont été supprimées au grand désarroi de la population.
Nous vous demandons de mettre en place des postes de surveillance à
Petit-Maruini et à Cayodé afin d’empêcher les clandestins de rejoindre
la crique Lipolipo, cela dans le but de nettoyer à la fois nos forêts
et notre fleuve et de protéger nos modes de vie mais aussi et purement
nos vies.
Grand Man Wayana, chef des Wayanas : Touenké Amaïpoti
co-signé par les capitaines des villages de Cayodé, Twenké, Taluwen,
Antécum Pata, Pidima et Elahé : Alimanhé Mélanie, Aloïké Aïwé, Opoya
Taluwen, Palanaïwa Aïtaléwa, Tokotoko Alunawalé, Aloïké Makanali,
Jalukalé Anamaïla, Pidima Pidima.