Appel à vivre en villages écologiques (suite) : questions pratiques, première partie.

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Gilles ROBERT

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Dec 18, 2008, 1:02:53 PM12/18/08
to mori...@googlegroups.com

Appel à vivre en villages écologiques sur une immense propriété disponible immédiatement et gratuitement.


Suite du texte de présentation de 6 pages :

Questions pratiques, première partie.


courte réponse aux personnes qui demandent : « Et concrètement, comment démarre ce projet ? »


Concrètement,  les personnes qui veulent aller en Guyane, et qui habitent eu Eurasie ouest ou Afrique du Nord sont conviées à un rassemblement d' été dans la nature, en fait commençant dès le printemps car le calendrier de la nature impose cette utilisation du temps : printemps pour mise en place des jardins potagers, pour que les légumes soient récoltables en juillet et août, période où les personnes qui veulent faire connaissance pour constituer des groupes d' ami(e)s et des bandes d' enfants complices, avant le Grand Départ, ces personnes se retrouveront dans la Nature, pour plusieurs semaines ou mois, selon les disponibilités de chacun...Se contenter de se retrouver en ville pour discuter dans un café est tout à fait insuffisant, et seul le partage convivial d'une vie concrête dans la nature permet de faire réellement et durablement connaissance, et de décider vraiment si oui ou non, on est prêt à partir avec ces autres personnes ainsi rencontrées, pour d'abord visiter les lieux, ces 10 ou 12 rivières à remonter à la pagaie, puis choisir où construire les 3 premiers villages, et installer les premiers jardins en ouvrant les clairières dans la forêt, selon la technique millénaire du jardinage itinérant sur brûlis, qui permet de cultiver écologiquement sans avoir besoin du moindre intrant extérieur : efficacité garantie : pour une calorie investie, on en récolte 19, ce qui est de l'ordre du record du monde, constaté dans les moindres détails par Jacques Lizot au cours des 23 années qu' il a passé chez les Indiens Yanomami !


Mais le minimum de présence conseillé lors de ce rassemblement en Europe est de 1 mois et demi.


Et pour les volontaires pour la Guyane, être déjà dans l' équipe de mise en place des jardins.


D' habitude, au Rassemblement annuel européen des Guerriers de l' Arc en Ciel, il y a un premier temps de préparation qui se nomme « Seed camp » : une équipe vient en avance pour cela. Ce sera nous en grande partie ! L'histoire des « Guerriers de l'Arc en Ciel » est venue de la prophétie des Indiens Hopi des années 1960 qui a incité dès 1967 avec Gary Snyder l'organisation du premier rassemblement dit "gathering of Tribes" puis avec Woodstock, l' été 1969, décision de lancer les rassemblements des Guerriers (Warriors) de l' Arc en Ciel (Rainbow), le premier aux USA en Oregon 1971, le premier en Europe à la frontière italo-suisse 1981, clin d'œil à la première communauté hippie du monde, celle de Gusto Gräser vers 1900, à Monte Vérita, près d' Ascona, celui de 2008 en Serbie, celui de 2009, ce sera en Ukraine, comme décidé au tipi de vision, à la fin des deux mois en Serbie, par discussion des jours et des jours, jusqu' à obtention de l' unanimité suivant le principe amérindien du consensus avec bâton de Parole, et écoute des temps de silence…


Nous, issus du camp d' entraînement à la vie dans la nature , en autonomie totale, en Pologne, été 2007, suivi du même camp en Suède, comme l' année d' avant, et toujours avec des ami(e)s formés dans le Wisconsin, USA, avec les Indiens Ojibwè (voir le livre d'Eric Navet sur « la philosophie sauvage », à leur sujet, éditions Homnisphères) Tamarak Outdoor Survival School (site internet teachingdrum)…


Nous, issus de ces camps pour apprendre les gestes de la vie dans et de la nature, ainsi que l' habitude sociale de vivre en tribu, nous aiderons bénévolement le Rainbow Européen 2009 en Ukraine, en nous occupant des jardins, puis en juin des constructions légères pour accueillir les 3000 à 6000 jeunes qui vont venir, en respectant traditionnellement  depuis 1971 la triple injonction :

no drug
no alcool
no dog


et en amenant à pied, les voitures restant loin derrière au parking obligatoire, après des heures de marche, croulant sous les charges, les perches de tipi, les éléments de yourtes et autres abris temporaires, ce qui permet de camper et de vivre agréablement dans la nature : instruments de musique, de travail du bois, de cuisine, de jardinage...Pas d' électricité, de piles, et tout matériel sophistiqué, pas de portables , ordinateurs etc ...
Nous, on se chargera de construire dans la joie et la bonne humeur les nombreux WC écolos, les douches à chauffage au bois, les cuisines, les lieux de stockage de la nourriture, les abris -poubelles, et les multiples autres abris, pour que le rassemblement fonctionne bien en cas de pluie.


Tous les jours, repas en immense cercle.

Tous les jours, pleins d' ateliers proposés.


Nous, bien-sûr, ce sera l' atelier "Projet Upak Aptao"


Constitution de groupes affinitaires, plaisir de rencontrer les amis et amies avec qui toi ou moi, nous trouvons très excitant d'envisager de partir pour cet immense et passionnant projet !


Partage d' idées pour aller ensemble gagner de l' argent pour financer la première année d' expédition sur place, avec le chapitre le plus coûteux : l' achat des canoës légers, 6 mètres pour moins de 20 kg, qui faciliterons nos débuts. Humilité du compromis, encore une fois !


Achat dans un grand port européen d' un container de marine d' occasion.
Remise à neuf de ce container. Remplissage avec les 10 à 20 canoës achetés à Köln, Allemagne, chez GATZ KANU, en considérant que pour ce premier groupe de pionnier, nous serons par exemple 20 à 40 personnes, 2 par canoë…Remplissage avec tout le reste, cordages, bâches, moustiquaires cousues par nous avant, barrils étanches, claies de portage, outillage pour travailler le bois et la terre, matériel pour la chasse, la pêche et la cueillettte, pressoirs à main pour sortir le jus toxique du manioc, médicaments, vivres, bref, un peu comme ces explorateurs qui se préparent très sérieusement à traverser l' Antartique à pied, ou à escalader un sommet dans l' Himalaya, c' est la même chose : au début, on est des débutants, on ne sait rien faire, donc on amène tout ce qu' il faut, y compris des chargeurs de piles à énergie solaire, des GPS, des microscopes manuels pour nous faire nous même la
goutte épaisse, afin de distinguer à l' œil  le  falciparum du vivax ou de l' ovalé, et autres vigilances nécessaires pour rester en bonne santé. Le chapitre "médicaments " est important, il n' y a pas encore de chamanes parmi nous !

En général, les naïfs et les rêveurs de type "New Age -baba-cools", que j' appelle par dérision "baba-mous", tant leur cervelle est ramollie, et leur capacité à avoir de la volonté complètement détruite par une trop longue habitude typiquement urbaine et occidentale à refuser tout effort intellectuel et physique pour assumer en face, avec courage, la triste et même horrible réalité, en général ces personnes incapables de discipline personnelle, de bonne hygiène de vie, parlant par exemple de "manger bio", mais tout en fumant des cigarettes (pour sponsoriser la firme capitaliste Marlboro !), passion de ce qui passe dans ses intestins, mais oubli stupide, paresseux, de ce qui va noircir les bronchioles de ses poumons ! ! !
En général, ces personnes incapables de sérieuse réflexion "ça me prend la tête !" et abandonnent dès qu' elles ont lu les premiers détails concernant le passage au concret.

Ces personnes n' ont pas la moindre idée de ce qu' il faut, et qu'il faut vraiment, pour vivre très loin du premier magasin, au fond de la forêt, dans la nature sauvage amazonienne. Elles veulent arriver "les mains dans les poches", avec rien, croyant que la nature "donne tout", et qu' il suffit de "tout fabriquer sur place comme les Indiens". Ce que nos enfants nés sur place sauront faire, mais pas nous ! Pour nous, il nous faudra des années.
Des années de patients efforts, de travail laborieux, de multiples répétitions besogneuses, avant de savoir vraiment faire "comme les Indiens" ! ! !


Ces Baba Mous n' imaginent n' avoir à payer que le billet d' avion pour aller là-bas !

Alors qu' il faut faire des économies dès maintenant, donc se mettre au travail (ce projet n' est pas fait pour les paresseux, les personnes qui se laissent vivre mollement à coup de distractions et de divertissements, ces deux conduites addictives qui font d' énormes ravages chez les jeunes occidentaux!), travailler, ou vendre ses biens, pour avoir par exemple, à titre indicatif , au moins dix fois le prix du billet d' avion...

Comme la plupart d' entre nous sommes pauvres, souvent parce que nous sommes plutôt de tendance idéaliste, rêveuse, ce qui émousse dangereusement le sens des réalités, et le courage pour assumer la triste réalité du monde du salariat, nous proposons de partir où que ce soit en Europe pour travailler ensemble, en collectifs itinérants, avec des camions pour habiter et circuler, des bus aménagés, des Yourtes et des Tipis sur le toit de ces engins achetés d' occasion dans les pays de l' est par exemple, afin d' aller là où sont les meilleurs rapports qualité/prix des corvées agricoles.


Moi, par exemple, j' avais trouvé la tonte des moutons en Corse = je gagnais au bout de 8 saisons d' entraînement, 10 000 euros pour le seul mois de mai, avec des pointes à 400 euros par jour. J' ai arrêté après la tonte de 250 000 brebis, car c' est tout de même éprouvant pour le dos. J' avais une clientèle dans une dizaine de départements du sud de la France, Espagne, Sardaigne etc...Il y a aussi les sapins de Noël au Danemark (on est bien payé aux 5 Kg de branches décoratives, si on va vite), les fleurs en Cornouailles dès janvier, puis on remonte vers le nord de l' Angleterre pour suivre la saison de récolte...La peinture des maisons en bois, à la fin du printemps en Norvège, mais attention, amener du sud européen toute sa nourriture car acheter sur place bouffe tout le salaire, qui semble très élevé, et de fait il l' est, mais la vie est chère en proportion. On me parle aussi des conserveries de poissons en Scandinavie, Islande, et même, on me l'a proposé, berger de rennes l' hiver, avec une moto-neige, pour amener des sacs d' aliments, car avec la politique ethnocidaire de sédentarisation et d' interdiction de franchir les frontières coloniales entre Norvège, Suède, Finlande et Russie, les Samis (Lapons) sont contraints à "intensifier" comme tous les paysans du monde ! ! Il y a aussi les estives en Suisse, avec la traite, c' est mieux payé que si c' est juste pour garder le bétail...


Si bac plus 3, il y a le plus facile de France des concours d' instit, l' IUFM de Cayenne, avec ensuite possibilité de se faire nommer dans un village amérindien du fond de la forêt, certains et certaines d' entre nous DEVRONS faire cela, c' est indispensable. Salaire en D.O.M. augmenté de 40% comme tous les emplois de fonctionnaires là-bas. Beaucoup de possibilité, même sans diplôme, de se voir nommer instit suppléant ou maître auxiliaire en collège, et aussi pleins de débouchés pour tout ce qui est médecine et para médical, infirmiers-mières, agent de dispensaire du fond de la forêt, psychologue scolaire, assistante sociale, métiers liés à la PJJ, protection judiciaire de la jeunesse, moniteur de canoë- kayac avec les diplômes Jeunesse et Sport (BAFA, etc ...), guide de trekking dans le parc national créé en février 2007, et autres emplois liés à ce "parc Amazonien de Guyane" ...


Pour la réussite de notre projet, certains et certaines d' entre nous devront consacrer leurs premières années à ce genre d' emploi dans le département et région Guyane, ou l' Académie Guyane. Une façon de découvrir facilement le pays, l' ambiance, pas toujours facile sur le littoral : racisme, et autres conflits dans la poudrière des multiples ethnies entrecroisées de cette petite partie occidentalisée de cet immense département à 95% inhabité. Le métier qui permet d' être nommé le plus loin possible en forêt, et de cotoyer déjà les Indiens : celui de "professeur des écoles", avec la titularisation si on passe par la filière normale de l' IUFM de Cayenne : prudence, pour être recruté, faire croire qu' on n' aime pas les Indiens, et qu' on souhaite avoir un poste pas trop loin du littoral, ou à la rigueur, pour la première année, sur le fleuve Maroni ou vers Saint Laurent ou Saint Georges de l' Oyapock. Vouloir plus loin, et vous apparaissez hautement suspect, pour un encadrement qui n' aime que la vie en ville, la vie bourgeoise et la frime dans la société de consommation . Savoir être prudent et astucieux: ne pas dévoiler son jeu, surtout au début. Mais pour nous, il sera indispensable d' avoir des complices, secrètement associés à notre projet, et nommés par ailleurs dans les villages amérindiens du "bout du monde"... Car ultérieurement, dès qu' on aura installé nos trois premiers villages, et réussi nos premiers jardins, nous iront par petits groupes épisodiquement, en "stages" pour apprendre pleins de choses chez les Indiens !
Et là, il sera judicieux d' avoir des alliés, des complices, déjà sur place, avec une couverture administrative justifiant leur présence !

Mais en général, confrontés à ces premiers détails donnant une idée des efforts à faire, les Babas Mous se sauvent ! L' immense majorité des paresseux disparaît du circuit.


Il est donc fondamental de beaucoup communiquer, pour trouver les rares personnes courageuses, s' engageant pour un projet à très long terme, loin du penchant pour le zapping des jeunesses droguées par les habitudes de vie superficielles : juste l' envie de voir, de visiter partout, de "voyager", comme on "voyage" avec les yeux en changeant sans arrêt de chaîne de télé. Société de Consommation, consommer du paysage, des impressions, des émotions. le tout, à toute vitesse, avaler des kilomètres. Ne jamais décider. Ne jamais choisir. Toujours reporter à plus tard le Grand Choix. Et entre autre rester célibataire fait partie de ce comportement de type "zapping" : peur de s'engager pour longtemps, immaturité. Cette société moderne nous infantilise et nous crétinise, ce qui vient d'arriver à la télévision publique française le confirme !


Alors que le plus important pour se préparer concrêtement  au projet Upak Aptao est de parler au maximum de personnes, de diffuser des mails, d' écrire des articles, de parler sur des petites radios ou petites télés alternatives, de faire des sites internet, des blogs, pour découvrir les rares personnes courageuses vraiment prêtes à partir, et à bosser pour cela.
Déjà, maintenant, être capable de s' organiser pour aller en groupe en Ukraine en 2009...


Et sur les 60 millions de français, qu' une personne sur 100 000 est de suite prête , soit 600 personnes = mais elles sont difficiles à trouver !
Merci de communiquer par tous moyens pour les trouver, cherchez vos complices pour ce projet, c' est la première urgence !


Blanc Marron, 10- 12 -2008


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