"Les
chefs susdits cèdent la souveraineté dudit district au Comité
d'Études du Haut-Congo (...) ils leur cèdent en outre en toute
propriété, à perpétuité et à l'exclusion de toute autre
personne (...) les terrains et les droits nécessaires pour exploiter
toujours les ressources du pays et pour (...) développer les
relations commerciales et autres (...)" . En mai 1885.
Coquilhat, qui a assisté à la signature de plusieurs de ces textes ne nous explique pas comment et en quelle langue on a fait comprendre aux chefs la portée des termes "souveraineté" et "toute propriété à perpétuité"
Il est certain que ces textes ont été sujet à des interprétations très divergentes et ont en conséquent à l'origine de bien de querelles et de "combats" entre les contractants.
La contrepartie était un paiement immédiat et une rétribution mensuelle qui pourrait être suspendue si les termes du contrat n'étaient pas respectés.
127
ans plus tard nous y sommes encore; « Lemira, Traité de
Nice... » Faut-il encore
de longues démonstrations pour parvenir enfin à comprendre
qu’en RDC il n’y pas d’intellectuel. L’intellectuel
est en fait un bâtisseur de système et en RDC on oublie qu’il
est aussi maître de la vie sociale
et le compagnon de
l’âme du peuple.
Avec les signataires de traité de Nice,
l’identification de l’intellectuel au Congo est de l’ordre de
la pure spéculation détachée de l’ordre de la vie concrète
et pratique de la RDC.
L’histoire de l'État indépendant du Congo doit donner au congolais à profusion des raisons de se battre et des motifs de se venger. C’est aussi d’employer directement l’histoire à des fins d’endoctrinement idéologique. C’est l’identité nationaliste qui est nourrie par l’histoire et c’est pour défendre la nation que l’on part en guerre contre l’ignorance.
B.K. Mac