LE DIALOGUE EN RDC POURQUOI FAIRE

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B.K.

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Aug 13, 2015, 2:04:35 AM8/13/15
to MILITANT ANTI CRETINISATION

Il faut regarder la RDC en face : il est complètement illusoire de croire que solliciter le dialogue avec l'énigmatique rejeton parviendra à réhabiliter « la vérité des urnes ».
Nous avons le choix entre persévérer dans l’illusion en misant sur ce dialogue ou prendre à bras le corps les problèmes de la RDC et réformer entièrement notre manière de penser en distinguant dialogue avec l'imposture ou un vrai dialogue inter congolais et lutte pacifique.
On a beau vouloir flirter avec le mot dialogue, la vérité demeure que Kanambe gouverne la RDC parce que la communauté internationale le soutient ostensiblement. Ne pas admettre cette réalité aussi atroce que cela puisse paraître pour le peuple congolais meurtri, c'est de l’inconscience et une démission de l’intelligence. La question naïve est toujours , est-ce vrai ? Le mécanisme par lequel se construit la guerre au Congo-Zaïre dans sa décourageante et enrageante complexité. L’écheveau des intérêts économiques, stratégiques, nucléaires et technologiques dans cette partie du monde, selon une dynamique aussi perverse que rigoureuse de Washington, grisé par son sentiment de supériorité militaire et morale avec le concours absurde de Londres, Bruxelles, Jérusalem, Ottawa et l’ONU. Nous ne pouvons pas comprendre la tolérance et la complaisance à l'égard des fraudes massives aux élections présidentielles de 2011 en RDC si l'on ne connaît pas le pacte conclu entre Joseph Kabila et « la communauté internationale »lors du scrutin de 2006. « La condition pour que Joseph Kabila reste au pouvoir était qu'il se taise sur les actions de Paul Kagame et des troupes rwandaises à l'Est du pays » (cfr Charles Onana EUROPE, CRIME ET CENSURE AU CONGO)
Ce n’est pas facile car nous traînons avec nous un très lourd conditionnement historique, intellectuel, sur le suprématie de la communauté internationale.

En 2011, les résultats de l'élection présidentielle ont été officialisés le 16 décembre, proclamant Joseph Kabila réélu à 48,9 % contre Étienne Tshisekedi, 32,3 %. Les résultats des élections présidentiels de 2011 souffrent de discrédits mais personne n'arrive à les prouver.
Les chefs d'État de la région des Grands Lacs réunis en sommet a Kampala (Ouganda), avaient reconnu l'élection de Joseph Kabila. De son côté, si la communauté internationale reconnaissait qu'il y avait eu certaines irrégularités dans ce scrutin présidentiel, il n'apparaissait pas certain que ces irrégularités aient changé l'ordre des résultats. 
Ces résultats ont été rejetés « en bloc » par Étienne Tshisekedi, les qualifiants de "provocation faite à notre peuple" et s’autoproclame président élu, il appelle au "calme" et à la "vigilance", "jusqu'au moment où je donnerai un mot d'ordre selon les événements à venir", a-t-il ajouté sans donner plus de précisions. Une attente désespérée sans fin du mot d'ordre. Aussi, il a refusé de saisir la Cour suprême de Justice, en considérant qu'elle était trop proche du candidat Kabila. : "Cette cour, c'est une institution privée de M. Kabila. On ne peut pas leur faire l'honneur de recourir aux juges de la cour. Ce serait leur reconnaître une certaine légitimité. Je ne le ferai jamais", a déclaré M. Tshisekedi. Dans un état d'esprit rebelle l'on a la conviction d'être dans son bon droit dans l'optique de celui qui, d'abord, se positionne contre l'imposture, désavoue la cour suprême de justice. Il a également fait appel à la communauté internationale pour faire en sorte que "le sang des Congolais ne puisse plus couler sur le sol de ce pays". 
Solliciter le dialogue entre UDPS et alliés et PPRD et alliés n'est -il pas une remise en cause sévère et un véritable désaveu d'avoir été élu, d'avoir évoqué l'imperium ?
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 L’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo, avait affirmé que l’élection de Joseph Kabila « n’était conforme ni à la vérité ni à la justice des urnes ». Sur le même ton que l’Église catholique, la Fondation Carter et les observateurs mandatés par l’Union européenne avaient, eux aussi, rejeté les résultats officiels qui donnaient Joseph Kabila vainqueur. 
C'est à dire que le pouvoir de Kinshasa ne s'appuie pas sur le consentement populaire. La RDC n'a pas un président de la république, qui est l'expression du consentement de congolais. La modification de la constitution congolaise et du mode de scrutin lance avant l'heure une campagne électorale où tout semblait joué d'avance... à savoir la "réélection" sans grande difficulté du président sortant Joseph Kabila.

B.K.Mac

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