Johann Colin
Publié le jeudi 22 juin 2006
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Jeudi 12 janvier 2006, l’émission « Envoyé Spécial », sur France 2,
présentait un reportage intitulé : « Portrait : Olivier Besancenot,
la révolution à la lettre». A la lettre ? Subtile allusion au métier
de facteur du personnage mis en scène dans un portrait soigneusement
dépolitisé.
Une seule question-réponse sous-tend ce portrait d’une durée d’une
demi-heure : Besancenot est-il ou non un produit marketing créé de
toutes pièces par la direction de la LCR pour être plus populaire
auprès de l’électorat, notamment des jeunes ?
Le marketing pour plaire aux jeunes, voilà un crime qu’une chaîne
comme France 2 ne commettrait jamais, elle... [1]
Voici, image par image ou presque, l’analyse minutieuse de ce document.
La bonne question
Avant la diffusion du reportage, les deux présentatrices de
l’émission annoncent la couleur : Olivier Besancenot est « un bon
client, comme on dit dans le métier ». Il est « bien plus populaire
que son organisation ». Olivier Besancenot nous est encore présenté
comme « porte-voix du NON » à la constitution (un « Non » qui,
rappelons-le, n’a pas vraiment eu besoin de porte-voix médiatiques
pour l’emporter, et pour cause : ceux-ci avaient toutes les peines du
monde à se faire entendre) et « amateur de rap et proche du chanteur
Joey Starr ».
Le reportage commence par une séquence de nuit. Olivier Besancenot,
dans sa voiture, se rend à son travail. Voix off de la journaliste,
Alix Bouilhaguet : « Certains en doutent encore, mais il est vraiment
facteur ». Un doute largement imaginaire... Mais nous apprendrons peu
à peu que si Besancenot est vraiment facteur, ce n’est pas un vrai
facteur...
Vraiment facteur. A l’entrée de la Poste, un simple panneau sur une
porte (sans vigile, ni code) stipule : « Entrée interdite à toute
personne étrangère au service ». Ce qu’Alix traduit par : « La Poste
ne nous autorise pas à entrer ». Faisant sans doute allusion aux
conditions de travail des postiers (mais nous n’en saurons rien...),
Besancenot répond : « Il y a des choses qu’on ne veut pas vous
montrer ici ». Et Alix Bouilhaguet de commenter : « Olivier
Besancenot dérange jusque sur son lieu de travail ». Besancenot ou
les journalistes ?
Vraiment facteur, donc. Mais pas un vrai facteur : un personnage.
C’est ce que nous apprend aussitôt (en l’absence de Besancenot parti
travailler...), une question perspicace en voix off : « Qui se cache
derrière le personnage ? » Un personnage que les médias (et donc ce
portrait) contribuent à fabriquer. Mais s’il cache quelqu’un, comment
les médias qui le construisent pourraient-ils le débusquer ? Il faut
alors que celui qui se cache derrière le personnage soit... un autre
personnage, résumé par cette question-réponse : « Une créature
fabriquée de toutes pièces par un parti en mal de publicité ? »
Changement de décor : le reportage nous emmène à l’université d’été
de la LCR, dans « les coulisses de l’écurie du jeune champion ».
Métaphore sportive qui en dit long sur la vision de la politique par
Alix Bouilhaguet. Celle-ci poursuit : « Alain Krivine, l’inusable
patron de la LCR, veille sur son poulain ». Ce terme « inusable »,
employé ici avec un certain mépris, n’a jamais été utilisé sur France
2, à notre connaissance, pour qualifier MM Chirac ou Giscard
d’Estaing. Mais pour les médias, si un leader d’extrême gauche a
passé la cinquantaine, il est « inusable », s’il est jeune, c’est «
une créature fabriquée de toutes pièces par un parti en mal de
publicité » ! Et Alix Bouilhaguet enfonce le clou : « Entre les deux
hommes [...], une même obsession : ne jamais faire passer Olivier
Besancenot pour une création marketing ». Inutile, les médias s’en
chargent.
Images suivantes : lors d’un meeting en faveur du « non » au
référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. On y voit José
Bové et Marie-Georges Buffet, qui ne seront pas interviewés. L’équipe
d’Envoyé Spécial a-t-elle soigneusement évité d’interroger ceux qui
pourraient défendre Olivier Besancenot ? Les seules personnes qui
s’exprimeront lors du reportage, hormis des membres de la LCR et
quelques rappeurs, seront en effet des journalistes de marché et des
membres du PS.
Le reportage se poursuit par un « flash-back » sur l’élection
présidentielle de 2002, au soir du premier tour, avec ce
commentaire : « Alain Krivine peut être satisfait, son pari est gagné
». Toujours cette image du grand manitou qui tire les ficelles du
pantin Besancenot.
Artifices
La journaliste s’attarde alors sur l’engagement politique d’Olivier
Besancenot : « Il n’a connu ni la pauvreté, ni la privation », prend-
elle soin de préciser. Pas plus que la plupart des journalistes de
France 2. « A la maison, pas de révolutionnaire, il ira chercher son
maître à penser ailleurs. Ce père en politique », c’est Pierre
Vandewoorde, son ancien professeur d’Allemand. Un « maitre à penser
», bien sûr. Alix Bouilhaguet lui pose alors une question
truculente : « En 4ème, il était comment : il était déjà grande
gueule, révolutionnaire... pénible ? ».
Puis : « C’est pas délicat aussi avec les parents, quand... ? Il a
commencé jeune ! ». Face au silence qui suit ce morceau de phrase
incompréhensible, chargé d’insinuation, la journaliste triomphe : «
La question [sic] dérange ! ». Finalement, quelqu’un se risque à une
réponse. « Gérard Prévot, un autre militant, répond à sa place »,
remarque Alix Bouilhaguet. A la place de Besancenot ? Mais en disant
« IL a commencé jeune », la journaliste a clairement signifié que la
question ne lui était pas posée directement. Rien de plus normal,
donc, qu’Olivier Besancenot ne réponde pas...
Pierre Vandewoorde déclare un peu plus loin : « Ce qui fait la
différence entre nous et une secte, c’est qu’une secte c’est
difficile à quitter. Nous, on n’est pas difficile à quitter ». A
quelle question répond cette comparaison ? Nous ne le saurons pas.
Mais le contexte suggère que c’est Alix Bouilhaguet elle-même qui l’a
risquée hors antenne...
Autre question décisive soulevée par notre « enquêtrice » : « Ses
parents ont-ils nourri des inquiétudes ? Impossible de leur demander
». Pourquoi est-ce impossible ? Et pourquoi ses parents auraient-ils
nourri plus d’inquiétudes que s’il s’était inscrit au Mouvement des
Jeunes Socialistes ou chez les Jeunes Giscardiens ?
Pour Alix Bouilhaguet, tout est marketing chez Besancenot. Quand il
tape dans un ballon, comme des millions de jeunes de son âge, c’est
du marketing : « Marketing ou pas, lui, quand il fait du sport, c’est
forcément un sport populaire ». Et s’il refuse le marketing, c’est
encore... du marketing ! « Rester en dehors du courant, c’est une
marque de fabrique ? ».
Poursuivant la biographie d’Olivier Besancenot, Alix Bouilhaguet nous
apprend alors que pendant ses études, « sa priorité, c’était SA
révolution » (et non pas LA révolution). Puis elle nous emmène au
supermarché Shoppi de Levallois, où Besancenot a été employé pendant
un temps. « Pas de chance pour le patron, le révolutionnaire en herbe
lui impose l’élection d’un délégué du personnel ». A quel âge un
révolutionnaire cesse-t-il d’être « en herbe » ? « Moi, témoigne
alors le patron, j’ai des relations plutôt, on va dire, familiales
avec mes employés, n’importe qui peut venir me voir quand il veut.
Lui il voulait être beaucoup plus procédurier, il me parlait de
syndicat ! ». Pas de chance pour le patron, en effet.
Lorsque Besancenot explique que ce n’était pas une vocation pour lui
de devenir facteur, Alix Bouilhaguet renchérit : « C’est pourtant le
métier qu’il a choisi à 23 ans. Pour lui, ce sont les aléas de la
vie. Et si, au contraire, son histoire était celle d’un destin
totalement maîtrisé ? ». En l’absence d’une quelconque justification,
cette question n’est qu’une insinuation... dénuée de sens : qui nous
dira ce qu’est un destin, s’il est totalement maîtrisé ?
« Olivier Besancenot, un facteur comme les autres ? Pas tout à fait
», susurre Alix Bouilhaguet qui, pour établir cette différence, a
recueilli le témoignage d’un expert en « vrais » facteurs, Claude
Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur dont l’hostilité au
mouvement altermondialiste est un gage d’impartialité : «
Culturellement, ce n’est pas vrai, parce que l’environnement dans
lequel il évolue est un environnement beaucoup plus évolué que la
France d’en bas ». Comme chacun sait, les journalistes du Nouvel Obs
sont des spécialistes de la France d’en bas. « Non, il n’est
évidemment pas comme les autres : il vit avec quelqu’un qui travaille
dans le monde de l’édition ». Directrice ou secrétaire, chef de
service ou sous-fifre, on ne saura pas. « Ce n’est pas le mode de vie
habituel, commun de ses petits camarades facteurs ». Quel argument
choc ! Et quel mépris pour les facteurs ! Mais cela suffit à notre «
enquêtrice »...
Olivier Besancenot et les médias
« Envoyé Spécial » s’intéresse aussi aux relations d’Olivier
Besancenot avec les médias. « En peu de temps, Olivier Besancenot est
devenu la coqueluche des médias ». Qui croyait encore que c’était
Sarkozy ?
On voit alors la « coqueluche » lors de son passage dans l’émission «
Les Grosses têtes » [2]. Pour justifier ce passage, Olivier
Besancenot tente une explication : « Il y a une espèce de jugement,
de mépris même un peu social pour une émission qui est écoutée par
les classes populaires ». L’argument a de quoi surprendre. « La Ferme
Célébrité » aussi est une émission populaire...Où s’arrêtent les
compromis, où commence la compromission ? Qu’y a-t-il de plus
méprisant pour les classes populaires ? Mépriser une émission qui les
méprise ou cautionner cette même émission ?
Quoi qu’il en soit, pour Philippe Bouvard, Olivier Besancenot « est
un bon client ». Mais, prend soin de préciser l’animateur, sans
crainte d’être contredit : « on sait bien que derrière cette façade
juvénile et joviale, il y a le monstre froid d’un certain
totalitarisme ! ». Nous savons désormais « qui se cache derrière le
personnage »...
Autre témoin à charge, Jean-Michel Aphatie, journaliste à RTL,
intervient alors : « Sans doute par son discours, il identifie un
petit peu les peurs du moment ». Pour le journaliste de marché,
l’opposition au système libéral ne peut pas être réfléchie, elle
repose donc forcément sur la peur. « Pour autant, la complaisance
parfois, dont font preuve beaucoup de journalistes à son égard est
assez incompréhensible ». D’autant plus incompréhensible que Jean-
Michel n’a jamais été complaisant, surtout pas avec les patrons, ni
avec les partisans du OUI à la constitution...
Sans doute, est-ce pour donner un exemple d’entretien sans
complaisance que s’intercale ici une brève séquence d’un entretien.
Or cette séquence révèle surtout l’arrogance de l’interviewer qui
conclut à la place de son interlocuteur et à contresens de ce qu’il
vient de dire.
- Jean-Michel Aphatie : « Vous serez candidat en 2007, Olivier
Besancenot ? »
- Olivier Besancenot : « Là pour l’instant, c’est pas à l’ordre du
jour, je préfère discuter du contenu. »
- Jean-Michel Aphatie : « Olivier Besancenot, futur candidat en 2007,
était l’invité d’RTL ce matin. »
« Complaisance médiatique, mais aussi politique, nous explique la
voix off : on ne s’adresse pas à Olivier Besancenot comme à Arlette
Laguiller ». Faut-il comprendre que pour Alix Bouilhaguet, il est
normal de mépriser la porte-parole de Lutte Ouvrière et qu’Olivier
Besancenot mérite le même traitement ? C’est à Jean-Michel Aphatie,
une fois de plus qu’elle laisse le soin de répondre : « Je me
souviens notamment d’un débat où Dominique Strauss-Kahn parlait après
Olivier Besancenot en disant chaque fois : « vous avez raison,
mais... ». Du coup, la crédibilisation de Besancenot est
extraordinaire ». Besancenot crédibilisé par DSK ? On en rit
encore... Mais pour Apathie, peu importe que Besancenot ait eu
effectivement raison ou non, le devoir d’un homme politique
respectable est de le contredire.
Ce que Jean-Michel Aphatie trouve incompréhensible méritait une
explication rationnelle. Seul un expert d’envergure pouvait la
donner. Le politologue Dominique Reynié s’en charge : « Contester
Olivier Besancenot quand on est à gauche, c’est en très peu de temps
se retrouver contre la jeunesse, et à droite ». Naturellement, les
jeunes n’ont pas d’idées, ils votent pour les jeunes !
Claude Askolovitch revient alors à la charge : « Le milieu, la bonne
bourgeoisie, le système est prêt à l’accueillir. Il résiste à ça. Il
résiste à ça comment ? En se montrant encore plus dur, en niant le
fait qu’il à ça en lui [ça quoi ?], en insistant sur le côté populo,
et en se montrant plus méchant qu’il ne l’est. S’il insiste tellement
là-dessus, c’est aussi pour échapper à cette espèce de tentation : «
Vade Retro Satanas ! Non, pas la bourgeoisie, non pas moi ! » Mais si
mon vieux, tu es dedans ! ». Inconsciemment, Askolovitch nous
retracerait-il son propre parcours ?
Images suivantes, dans une manifestation à Paris. Voix off : «
Olivier Besancenot n’a peut-être pas la tête d’un révolutionnaire...
». Ah bon ? Et c’est quoi, la tête d’un révolutionnaire ? « Combien,
parmi ceux qui lui demandent des autographes, connaissent vraiment
son programme ? », se demande Alix Bouilhaguet, soudain soucieuse des
positions défendues par son personnage. Les auditeurs des « Grosses
Têtes » étant rares dans les manifestations, on peut donc penser que
ceux qui viennent saluer Besancenot sont au moins des électeurs de la
LCR, sinon des militants actifs du parti. Ceux-ci doivent sans doute
être des abrutis illettrés, pour ne même pas connaître le programme
de leur candidat...
En tout cas, pour connaître ce programme, ce n’est pas le reportage
qui nous éclairera beaucoup. Sur une demi-heure de jacasseries
inutiles, les idées de la LCR sont résumées en quelques phrases archi-
réductrices. Gérard Filoche, un des fondateurs de la LCR, aujourd’hui
membre du PS, ne nous en dira pas plus. De ses propos, il ne sera
retenu que l’affirmation selon laquelle il trouve au parti « un petit
côté sectaire ».
Plutôt que de débattre sur les idées, « Envoyé Spécial » préfère nous
parler des goûts musicaux d’Olivier Besancenot. Nous savions déjà que
« Marketing ou pas, lui, quand il fait du sport, c’est forcément un
sport populaire ». Nous apprenons désormais que quand il écoute de la
musique : « Son registre, c’est forcément la chanson engagée, le rap
». ... « Forcément », le « portrait » dessiné par Alix Bouilhaguet
doit mettre en lumière - sans artifice, évidemment... - les artifices
du personnage qu’il construit.
Hormis les membres de la LCR, ces rappeurs seront les seuls
défenseurs de Besancenot. Pas un seul ouvrier, syndicaliste, militant
associatif ou même simple électeur n’aura été interrogé. Aucun risque
par conséquent qu’il soit question des positions du porte-parole de
la LCR. Il ne doit être question que de son image. Des propos tenus
par les rappeurs, on ne retiendra donc que ceux qui la concernent :
Monsieur R. : « Ce qui me plaît en lui, c’est que [...] c’est simple
et c’est compréhensible ». Joey Starr : « Le petit personnel, moi,
j’en fais partie » (sic ).
Une construction médiatique d’un personnage médiatique
En se prêtant à ce « portrait », quel était l’objectif d’Olivier
Besancenot ? Faire connaître les idées de la formation politique dont
il est le porte-parole ? Défaire la construction médiatique d’une
Amélie Poulain de la contestation ? L’échec était prévisible. En
répondant à sa place, Alix Bouilhaguet referme le piège que,
volontairement ou pas, elle a tendu à son « personnage ».
Le reportage, en effet, touche à sa fin. Alix Bouilhaguet,
énigmatique, s’interroge : « « Que doit-il faire pour ne pas
déchoir ? Peut-être une vie sans politique ? ». De quelle « déchéance
» s’agit-il ? Mystère... Une vie sans politique ? Comme si tout
activité politique était artificielle... « Un homme normal, sans
artifice, sans manipulation, tout au long de ces semaines [oui, vous
lisez bien : plusieurs semaines pour une demi-heure de reportage vide
et creux], c’est le visage qu’Olivier Besancenot a voulu nous
montrer ». Pendant une demi-heure, Alix Bouilhaguet a voulu nous
montrer le contraire. Au prix de fumeuses allégations, jamais
vérifiées, frisant parfois le ridicule. Et les dernières paroles du
reportage ne sont pas les moins drôles : « Parce qu’un jour il ne
sera plus à la mode, en coulisse, la LCR prépare déjà la relève du
porte-parole : une femme, jeune, salariée. Un nouveau casting pour
que la lutte continue ».
Vous avez dit « casting » ? D’un bout à l’autre du reportage, une
même question : Olivier Besancenot est-il une produit « marketing » ?
La réponse était dans la question et dans le principe même de ce «
portrait » qui, par un étrange jeu de miroir, se rend coupable, comme
tant d’autres « enquêtes » journalistiques, de ce que l’enquêtrice
reproche à Olivier Besancenot : marketing, culte de l’image,
complaisance, distance culturelle avec les couches populaires...
Pour s’en convaincre, amusons-nous à appliquer à France 2 la
conclusion d’Alix Bouilhaguet :
« Que doit faire France 2 pour ne pas déchoir ? Peut-être une chaîne
sans politique ? Une émission normale, sans artifice, sans
manipulation : tout au long de ces semaines c’est le visage qu’Envoyé
Spécial a voulu nous montrer. Et parce qu’un jour elle ne sera plus à
la mode, en coulisse, France 2 prépare déjà la relève : une émission
pour les femmes, jeunes, salariées. Avec un nouveau casting pour que
le marketing continue ».
Johann Colin
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[1] L’émission « Envoyé Spécial » est présentée par deux femmes
jeunes au physique plutôt agréable qui ont, il y a quelques années,
remplacé deux animateurs masculins à la cinquantaine bien engagée ;
mais, bien sûr, il ne s’agit absolument pas d’une opération marketing
destinée à faire plus d’audience.
[2] Question de Philippe Bouvard à Besancenot : « Est-ce que la
possession d’une voiture et la propriété d’un petit appartement ne
vous font pas entrer un peu dans le système que vous dénoncez ? »
Répondre à de telles questions permet certainement de faire mieux
connaître les postions de la LCR...